Marco Vichi : Mort à Florence

Mort à Florence
Mort à Florence

Résumé :

Novembre 1966. Giacomo, treize ans, disparaît à la sortie du collège. Faute d’indice, le commissaire Bordelli s’accroche à une mince piste qui le mènera parmi des nostalgiques du fascisme et de Mussolini. Plus que jamais

hanté par la guerre, il affiche une humeur aussi noire que le ciel qui surplombe alors Florence. Rien ne le soulage, ni ses amis, ni son jeune bras droit Piras, ni les plats succulents de Toto, ni même la jolie jeune femme brune dont il fait la connaissance. Quelques jours plus tard, sous l’effet des pluies torrentielles, l’Arno déborde et déverse dans les rues des flots de boue qui paralysent la ville. C’est l’occasion de découvrir un portrait sombre et inédit de la cité toscane où se démène un Bordelli désabusé, mais bien décidé à découvrir la vérité. Cet opus a remporté en 2009 le prix Scerbanenco, la plus haute récompense du polar italien.

L’auteur :

Né en 1957 à Florence, Marco Vichi vit en Toscane. Auteur d’une dizaine de romans, de deux recueils de nouvelles et de plusieurs scénarios, il est classé parmi les meilleurs romanciers italiens de la décennie par le Corriere della Sera.

Mon avis :

Un polar italien avec une bonne intrigue dans un décor et une ambiance parfaitement retranscrits.

Le commissaire Bordelli est un cinquantenaire marqué par la seconde guerre mondiale et le fascisme. Nous sommes dans les années soixante et le suivons dans une enquête compliquée pour retrouver l’assassin d’un enfant. Aidé par son bras droit Piras, il démêle les pistes, traque les rares indices. Il ne supporte pas qu’un crime aussi odieux reste impuni.

Bourru, tenace et tendre aussi quand il se confie à Rosa, une amie, ancienne prostituée. Un de ses proches est un voleur qui va l’épauler aussi.

J’ai aimé ce côté décalé : mélanger des personnages borderline et ce policier assez classique.

Un roman d’atmosphère, ancré dans la réalité des années soixante. L’auteur nous raconte l’inondation dévastatrice de la ville de Florence. Plus d’eau ni électricité, l’Arno qui envahit la ville, une situation dramatique pour les habitants qui ralentit aussi l’enquête déjà compliquée.

Plus âpre et sombre que le célèbre Commissaire Brunetti, avec un contexte politique omniprésent, je vous recommande les aventures de ce commissaire que j’ai suivies avec intérêt.

 

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Notation :

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