Clélia Renucci : Concours pour le paradis

Concours pour le paradis
Concours pour le paradis

Résumé :

Dans le décor spectaculaire de la Venise renaissante, l’immense toile du Paradis devient un personnage vivant, opposant le génie de Véronèse, du Tintoret et des plus grands maîtres de la ville. Entre rivalités artistiques, trahisons familiales, déchirements politiques, Clélia Renucci fait revivre dans ce premier roman le prodige de la création, ses vertiges et ses drames.

L’auteur :

Clélia Renucci est doctorante en littérature française et enseignante. Elle vit à New-York. Concours pour le Paradis est son premier roman.

Mon avis :

Ce roman intéressant et riche, portrait de Venise aux temps des grands peintres de la Renaissance, m’a déçue je l’avoue.

Emballée par la promesse et le résumé, j’avais très envie de partir à la rencontre de ces grands peintres et de vivre des moments palpitants.

Oui, j’ai partagé le quotidien des vénitiens, de Veronèse, du Tintoret : j’ai découvert un Veronèse survolté et un Tintoret acharné. Ce combat des titans est bien décrit, la plume est précise et la langue érudite, presque trop.

Nous assistons aux disputes, aux coups bas qui durent des années pour l’élaboration de cette grande fresque.

Ce qui m’a manqué : du lyrisme, un petit supplément d’âme, du romanesque peut-être. La lecture est plaisante mais pas assez enthousiasmante.

N’hésitez pas à partager vos commentaires après lecture de ce roman.

Merci aux Matchs de la Rentrée Littéraire organisés par Rakuten.

Notation :

Guinevere Glasfurd : Les mots entre mes mains

Résumé : Helena Jans van der Strom n’est pas une servante comme les autres. Quand elle arrive à Amsterdam pour travailler chez un libraire anglais, la jeune femme, fascinée par les mots, a appris seule à lire et à écrire. Son indépendance et sa soif de savoir trouveront des échos dans le coeur et l’esprit du philosophe René Descartes. Mais dans ce XVIIe siècle d’ombres et de lumières, leur liaison pourrait les perdre. Descartes est catholique, Helena protestante. Il est philosophe, elle est servante. Quel peut être leur avenir ?

Les mots entre mes mains
Les mots entre mes mains

 L’auteur :

Guinevere Glasfurd vit dans les Fens, près de Cambridge. Auteur de nouvelles remarquées, elle a obtenu une bourse du Arts Council England pour l’écriture des Mots entre mes mains, son premier roman.

 

Mon avis :

Une fresque historique remarquable, délicate et sensible.

Envie de découvrir le quotidien à Amsterdam au 16 ème siècle ?

Amateur de roman historique ?

Si vous répondez oui aux deux questions, précipitez-vous.

J’ai aimé croiser la route d’Héléna, jeune servante passionnée par l’écriture au point d’écrire sur son corps pour perfectionner le dessin des lettres.

On déambule avec elle dans les rues d’Amsterdam pour se retrouver dans la maison du libraire qui emploie Helena et accueille le philosophe Descartes. Entre ces deux êtres que tout sépare, se tisse une passion, assumée par le grand auteur. Dans ce siècle où les femmes n’existent qu’au travers le regard des hommes, le courage d’Helena nous bluffe. Libre et indépendante, elle a soif de connaissances et Descartes est subjugué.

Pour ce premier roman, l’auteure s’est inspirée d’une histoire vraie qu’elle parvient à nous rendre vivante et enthousiasmante.

Le style fluide et léger, tout en délicatesse émeut tout en gardant le lecteur accroché au récit.
Une belle découverte.

 

Merci aux éditions Préludes et aux Match de la rentrée littéraire 2016 avec Price Minister.

Notation :

Le cercle des femmes de Sophie Brocas

Résumé :

Le cercle des femmes de Sophie Brocas
Le cercle des femmes de Sophie Brocas

« Je rejoins Maman dans la maison fraîche. Elle poursuit son patient travail de tri : le tas des choses à jeter, le tas des choses à conserver, le tas des choses pour lesquelles on verra plus tard. Qu’est-ce qu’il m’a pris de me mettre à quatre pattes pour regarder sous la grande armoire ? Ma main a tiré à elle une énième boîte à chaussures. J’ai soufflé la pellicule de poussière qui recouvrait son couvercle avant de le soulever. » Réunies durant quelques jours à la campagne à l’occasion des funérailles de leur aïeule et amie, quatre générations de femmes partagent leur intimité et leur deuil. La jeune Lia découvre par inadvertance un secret de famille jalousement gardé pendant soixante ans.

L’auteur : Sophie Brocas travaille aujourd’hui au service de l’État. Le Cercle des femmes est son premier roman.

Mon avis :

Un roman attachant sur la transmission et les conséquences des secrets de famille.

Écrit par une femme et centré sur l’histoire de quatre femmes, de l’arrière-grand-mère à Lia âgée de 20 ans, nous suivons l’évolution de ces quatre vies après la découverte d’un lourd secret de famille.

Lia, en aidant à trier les affaires de son arrière-grand-mère, tombe sur des lettres écrites soixante ans plus tôt. Les secrets mis au jour bouleversent les trois générations de femmes. Et si Alice, qui vient de décéder, était une toute autre femme que ce qu’elle a montré à ses descendantes ? Qui était son mari ? Quelle vie ont-ils eu ? Sol, la fille d’Alice a eu une seule fille et de multiples maris, sa fille, la mère de Lia n’a gardé aucun homme. Comment briser le cercle des femmes se dit Lia ?

Marie, amie d’enfance de l’aïeule, apporte son soutien et son dynamisme à Lia. Au cœur du récit, cette dernière, amie proche d’Alice connaît tous les secrets.

J’ai aimé les vies entrelacées de ces quatre femmes, l’histoire m’a tenue en haleine jusqu’au bout. Le style est fluide, agréable avec une émotion palpable constamment. Les personnages les plus attachants sont Lia et Marie : malgré les soixante ans qui les séparent, elles sont très proches et seule Marie pourra aider Lia à surmonter la malédiction familiale.

Un premier roman à découvrir et que je conseille.

Merci Les matchs de la rentrée littéraire 2014 pour cette lecture.

 

 

 

Notation :