Denis Tillinac : Boulevards des Maréchaux

Boulevards des Maréchaux
Boulevards des Maréchaux

Présentation :

« Je pense à Blondin. Si ce petit voyage me tenait à cœur, c’est aussi à cause de lui. Plusieurs fois, il m’avait raconté l’ébauche de l’esquisse du plan d’un roman qu’il avait envie d’écrire. Un clampin débarque de sa province, échoue sur les Maréchaux, en fait le tour et se prend pour l’un et l’ autre, au gré des comptoirs où il pose le coude. Blondin est mort sans avoir écrit ce roman, je ne voulais pas mourir sans lui avoir rendu cet hommage en faisant le petit tour de mes songeries impériales.»

L’auteur :

Denis Tillinac est né le 26 mai 1947 à Paris. Diplômé de l’IEP de Bordeaux, il a commencé comme journaliste à La Dépêche du Midi. De 1995 à 1997, il a été le représentant personnel du président de la République pour la Francophonie et Président de Renaissance-Afrique-France, association créée à l’initiative de Jacques Chirac. Il a collaboré à de nombreux journaux dont Les Nouvelles littéraires, Madame Figaro et La Montagne, présenté l’émission littéraire Double page avec Michel Cardoze sur RMC jusqu’en 2004.

Mon avis :

Une balade parisienne en compagnie des célèbres maréchaux, cela ne se refuse pas.

Ce texte court, plein de verve nous promène à travers les quartiers habités par ces héros napoléoniens. J’ai aimé le phrasé imagé, vivant et empreint de désenchantement parfois.

Rythmé et rempli d’anecdotes sur l’histoire des maréchaux avec des clins d’œil sur notre monde actuel : le ton oscille entre explications historiques et agacement sur les travers d’aujourd’hui.

J’ai apprécié cette promenade qui donne un autre éclairage du Paris que l’on pense connaître.

Cela m’a donné envie de parcourir ces boulevards en méditant sur les propos de l’auteur.

Paru aux Éditions de la Table Ronde collection La petite Vermillon.

Notation :

Tom Neale : Robinson des mers du Sud

 

Robinson des mers du Sud
Robinson des mers du Sud

Résumé :
Souvarof… un îlot de huit cents mètres de long sur trois cents mètres de large, jeté dans le Pacifique-Sud, à l’écart de toute terre habitée. C’est sur ce caillou de corail que Tom Neale jette son dévolu.
Marin sur les lignes de commerce qui sillonnent le Pacifique et l’océan Indien, puis employé en Nouvelle-Zélande, en Polynésie et aux Hébrides, ce bourlingueur a plus de cinquante ans quand il réalise son vieux rêve : s’établir sur une île déserte.
Il se fait déposer à Souvarof par un bateau ami et entame une vie solitaire qui va durer près de vingt ans, ponctuée de très rares visites, parmi lesquelles celle de Bernard Moitessier.
Robinson des mers du Sud raconte l’extraordinaire aventure d’un homme qui a voulu vivre son paradis sur terre et qui l’a construit, jusqu’à l’épuisement, de ses propres mains.

Depuis la mort de Tom Neale en 1977, l’île est devenue une sorte de sanctuaire : les marins qui y font escale sont priés de contribuer à entretenir le jardin qu’il avait créé.

MON AVIS :

Une petite semaine sur la presqu’île du Cotentin, avec ce livre de poche dans les bagages :
les vacances commencent.

Pour l’auteur de ce merveilleux petit livre par contre cela ne vas pas être des vacances, loin de là.
Mécanicien, bourlingueur, et déjà bien au fait de la vie dans les iles du Pacifique, Tom Neal apprend l’existence de l’îlot Souvarof (ou Suwarrow) sur Rarotonga, la plus grande des îles Cook et décide d’y aller vivre seul, commence alors l’organisation de ce périple extraordinaire avec une volonté et une détermination sans faille.tom1
Calcul des quantités de nourriture, choix des divers matériels et matériaux nécessaire, c’est avec délice que l’on se passionne pour l’aventure de ce personnage attachant, et nous ne sommes pas les seuls,
Sur son île aussi, les autres habitants se passionnent pour l’aventure et l’aident comme ils le peuvent.

Beaucoup de travail l’attend sur l’île d’Anchorage, la plus grande de l’îlot.
L’île ayant servie de poste de surveillance pendant la 2ème guerre, une petite cabane aménagée
attend notre « Robinson » et de là, démarre sa nouvelle vie.
L’énorme différence entre ce livre et les autres « robinsons » c’est tout simplement qu’ici, c’est un choix et pour notre homme et nous, cette différence est flagrante.
Comme il le dit sur le titre du chapitre 4 « ENFIN SEUL ! »

On prend un grand plaisir à vivre avec lui et c’est là, aussi, que l’on se rend compte du courage et de l’énorme quantité de chance qu’il va lui falloir pour tout simplement survivre.

Très agréable à lire, un livre que l’on n’a pas envie de quitter
A partager encore et encore ….Tom2

un petit passage qui m’a bien fait rire et qui donne une bonne idée du bonhomme .

« Je fis aussi l’acquisition d’un grand carré de linoléum de cuisine pour la table.Tout au long de mes années de vagabondage, j’avais toujours voulu, même étant seul, manger sur une nappe, mais sur l’île je pensais qu’un linoléum lavable serait plus pratique. »

Merci beaucoup aux Éditions de la Table Ronde, Édition la petite vermillon, et plus spécialement à Alice.

Notation :