Critique de : Une immense sensation de calme de Laurine Roux

Une immense sensation de calme

Résumé :

Au cœur d’une étendue enneigée, une jeune fille rencontre Igor, un être aussi étrange que magnétique. Presque sans échanger un mot, elle va le suivre à travers une nature souveraine et hostile, portée par ce que la jeunesse a d’insolence. Mais plus elle semble proche d’Igor, plus le mystère qui l’entoure s’épaissit.

L’auteure :

Née en 1978, Laurine Roux vit dans les Hautes-Alpes où elle est professeur de lettres modernes.

Ma chronique :

Une écriture hypnotique et poétique pour une histoire hors du commun : un court roman que je n’oublierai pas.

Dès le début de l’histoire, on rentre dans un monde étrange et magnétique : la Toundra avec son immensité, sa blancheur et son froid intense. Comment survivre dans un monde aussi inhospitalier ?

Igor est fort et soutient la jeune fille qui l’a suivi, elle a immédiatement perçu sa force et sa capacité de survie. Emportée par son sauveur et décidée à survivre dans cet environnement hostile où la nature est reine, la jeune fille convoque les esprits comme Baba, son aïeule, savait si bien le faire. Elle leur raconte ses journées et y trouve du réconfort. Son environnement sauvage recèle aussi des trésors, des plantes secrètes, capables de soigner les humains qui s’y intéressent.

Entremêlé de légendes et d’histoires anciennes, ce roman à la frontière de la fable happe le lecteur dès les premières lignes grâce à une écriture ciselée et poétique.

On le lit doucement pour profiter longuement de l’ambiance et frissonner avec les protagonistes.

Un beau roman inoubliable à découvrir sans tarder aux éditions Folio.

Notation :

Critique de : Ces petits rien qui nous animent … de Claire Norton

Ces petits riens qui nous animent

Résumé :

Ce matin-là, Aude est venue trouver refuge au parc des Buttes-Chaumont après avoir découvert l’infidélité de son mari. Alexandre, lui, est contraint de faire un choix entre son grand amour et sa famille. Quant à Nicolas, il s’inquiète des motifs qui ont poussé son frère à annuler le rendez-vous qu’ils avaient ensemble dans ce même parc. Chacun plongé dans ses propres tourments, Aude, Alexandre et Nicolas débouchent en même temps sur le pont qui mène à l’île du Belvédère. 

L’auteure :

Mère de trois enfants, Claire Norton continue de concilier son activité professionnelle dans les ressources humaines avec sa passion pour l’écriture.

Ma chronique :

Rafraîchissant, un livre plein de tendresse et d’émotion qui « rebooste » et donne confiance en la vie.

Sauver une jeune fille bouleversera la vie des trois personnes qui lui viennent en aide, car « ensemble on est plus forts », telle est la leçon de cette belle et douce histoire.

Le roman se lit presque d’une traite grâce au rythme soutenu, petit à petit tous ces êtres cabossés et malmenés par la vie se dévoilent aux autres et se sentent mieux.

Une leçon de vie qui ouvre les yeux à chacun, lorsque les protagonistes découvrent qu’ils ont des ressources insoupçonnées après avoir partagé une grande épreuve avec d’autres. Chacun parvient à prendre de la distance avec son quotidien et à repenser sa vie.

L’amitié et l’entraide sont au cœur de ce roman bouleversant et d’une grande sensibilité, cela fait du bien de partager les aventures de ces personnages.

À lire pour croire à la puissance de l’amitié et avoir confiance en demain.

Paru aux éditions Robert Laffont.

Notation :

Critique de : La place de l’autre d’Émilie Billon

La place de l’autre

Résumé :

Il y a huit ans, Élise, une jeune avocate, a brusquement disparu à Cancale, en Bretagne. Personne n’a plus jamais eu de ses nouvelles. Jusqu’au jour où elle fait transmettre un courrier à un homme, un certain Marceau. En disparaissant, Élise a voulu protéger un secret : elle était la femme de l’ombre, la maîtresse, l’amour illégitime. La femme que l’on juge malgré la sincérité de ses sentiments, malgré sa solitude et son douloureux effacement.

L’auteure :

Émilie Billon a la trentaine. Elle est thérapeute de couple et sexologue. Elle est aussi chroniqueuse radio et conférencière sur les thématiques liées à l’épanouissement personnel. Après son premier roman, Demain, la vie t’appartient (City), elle signe un nouveau livre émouvant et sensible.

Ma chronique :

La place de l’autre ou comment vivre en tant que femme de l’ombre ?

Ce roman à deux voix m’a scotchée : j’ai été prise par l’histoire émouvante, racontée successivement par les deux protagonistes, chacun ayant sa vision de leur amour. C’est une belle et grande histoire d’amour que nos deux héros vont vivre, une vie pourtant difficile puisque cette passion est vécue cachée, Marceau étant marié et père de famille. Élise doit se contenter de moments volés dans la journée et toujours avant dix-huit heures. Ils s’aiment tout en souffrant des séparations et de cette vie cachée.

L’histoire débute avec la disparition de l’héroïne et l’auteure a choisi de remonter le temps en passant la parole à chacun. J’ai aimé cette construction qui donne du rythme à la lecture et un certain suspense autour de la disparition d’Elise.

Voici une belle analyse fine autour des amours cachées et du poids des secrets : comment réussir à vivre et à trouver son équilibre tout en restant dans l’ombre d’un homme qu’on adore ?

Après avoir refermé ce livre, on y repense notamment à la dernière partie riche en réflexions sur la place de cette femme de l’ombre.

Je vous recommande cette lecture.

Paru chez City Éditions.

Notation :

Critique de : Et la vie reprit son cours de Catherine Bardon

Et la vie reprit son cours

Résumé :

Jour après jour, Ruth se félicite d’avoir écouté sa petite voix intérieure : c’est en effet en République dominicaine, chez elle, qu’il lui fallait poser ses valises. Il lui suffit de regarder Gaya, sa fille. À la voir faire ses premiers pas et grandir aux côtés de ses cousines, elle se sent sereine, apaisée. En retrouvant la terre de son enfance, elle retrouve aussi Almah, sa mère, l’héroïne des Déracinés. Petit à petit, la vie reprend son cours et Ruth – tout comme Arturo et Nathan – sème les graines de sa nouvelle vie. 

L’auteure :

Catherine Bardon est une amoureuse de la République dominicaine où elle a vécu de nombreuses années. Elle est l’autrice de guides de voyage et d’un livre de photographies sur ce pays. Après L’Américaine (Les Escales, 2019), Et la vie reprit son cours est le troisième tome qu’elle consacre à la saga des Déracinés, saluée par de nombreux prix.

Ma chronique :

Très heureuse de retrouver Ruth, Almah et tous les protagonistes de cette formidable saga.

Comme les deux précédents tomes, je l’ai lu vite, et même dévoré en deux jours !

Si le premier tome reste mon épisode préféré pour son intensité dramatique, cette suite a le mérite de nous faire revivre les événements de la fin des années soixante à celles des années soixante-dix. Ces dix années seront mouvementées pour nos héros qui voyagent ou résident entre les États-Unis, Israël et la République Dominicaine. Les grands événements comme la guerre du Vietnam, la guerre des six jours ou la fin de la dictature dominicaine défilent sous nos yeux. L’auteure mélange habilement cette grande histoire et l’intrigue romanesque.

Ruth est au centre de ce troisième livre, une héroïne attachante qui lutte pour vivre ses passions tout en protégeant les siens. L’histoire est émouvante et prenante tout au long du récit.

Oui, cette auteure a du talent et sa passion pour la République dominicaine est palpable lors de cette lecture.

N’hésitez pas et retrouvez la suite de cette saga dépaysante et passionnante.

Parue aux éditions Les Escales.

Notation :

Critique de : J’ai failli te manquer de Lorraine Fouchet

J’ai failli te manquer

Résumé :

Lise et Cerise n’ont en commun que la rime. Tout oppose la mère et la fille. D’ailleurs c’est simple, Lise voulait un garçon. À la mort d’Axel, mari et père adoré, les deux femmes se retrouvent en tête à tête, et se repoussent comme des aimants réfractaires. Mais une inconnue s’invite dans l’équation…

L’auteure :

Avant de se consacrer à l’écriture, Lorraine Fouchet a été médecin urgentiste. Elle est l’auteur de dix-neuf romans, dont le best-seller Entre ciel et Lou, couronné notamment par le prix Ouest et le prix Bretagne. En 2014, elle a publié J’ai rendez-vous avec toi, lettre ouverte à son père. Elle vit entre les Yvelines et l’île de Groix.

Ma chronique :

Depuis plusieurs années, j’attends toujours le nouveau livre de Lorraine avec impatience, certaine de passer un beau moment de lecture. Et voilà, c’est encore réussi. Je viens de quitter, avec regret, les héros de son nouveau roman : Lise, Cerise, Axel et tous les autres.

Cette histoire a une intensité dramatique plus forte que ces précédents livres, contrebalancée par un humour et une profonde humanité qui font la force de cette auteure.

L’histoire de Cerise, dont le monde s’écroule lorsque son père meurt, est poignante. Comment cohabiter avec une mère qui ne vivait que pour son mari et voulait un fils uniquement ? Cerise a dix-sept et prendra son envol dès sa majorité en choisissant un métier qui lui tient à cœur tout en rendant hommage à son père, écrivain renommé.

J’ai aimé voyager en Namibie ou sur l’île de Groix avec Cerise et la suivre dans ses combats, ses quêtes et ses rêves. Le meilleur conseil donné par son père est le suivant : « le bonheur est réservé à tout le monde ».

Ce livre donne envie de croquer la vie à pleines dents et si possible sur une jolie petite île comme celle de Groix.

Profitez de cette bouffée d’oxygène et d’air marin : embarquez aux côtés de Cerise et ses proches pour une grande aventure humaine.

Publié aux éditions Héloïse d’Ormesson

Notation :