Catégorie : <span>LITTERATURE FRANCAISE</span>

Chronique de : Nuit américaine de Pierre Rehov 

Résumé :

Avec Nuit américaine, Pierre Rehov livre l’épopée crépusculaire du rêve américain, la guerre entre la Cosa Nostra et les cartels boliviens pour le contrôle d’Hollywood et le code de l’honneur des affranchis. Telle une balle traçante, Nuit américaine vous propulse aux ultimes frontières du nouveau Far West, là où les parties de poker sont vertigineuses.

L’auteur :

Pierre Rehov est écrivain et reporter de guerre. Spécialiste de la psychopathologie du terrorisme suicide, il est diplômé du Centre de Contre-Terrorisme de l’Université d’Herzliya. Nuit Américain est son deuxième roman chez Cosmopolis.

Ma chronique :

Si vous aimez les ambiances type « Le Parrain » avec des héros marquants aux prises avec la Mafia, ce livre est pour vous.

Avec un rythme trépidant, des rebondissements multiples, entre Rome, New-York et Los Angeles, voici un livre avec lequel il est impossible de s’ennuyer.

Très cinématographique et ponctué de nombreux dialogues, les pages se tournent vite.

J’ai aimé ce héros, Fabio, qui navigue dans ces milieux louches en gardant une forme d’intégrité et notre estime. Son histoire avec  Rafaela lui donne toute son humanité et nous rapproche de lui.

Violence, romantisme, histoire du grand banditisme italien, tous ces thèmes sont présents ici, mêlés au sein d’une histoire touchante.

À découvrir aux éditions Cosmopolis

Notation :

Chronique de :  L’oreiller de la belle Aurore de Pierre Chavot 

Résumé :

Anthelme Ducon-Loisillon… Comment voulez-vous avoir une vie normale avec un prénom et un nom pareils ! De fait, l’existence d’Anthelme, trente-cinq ans, n’a rien d’ordinaire. Ce violoncelliste virtuose, mondialement connu, est indéchiffrable. Le roi des secrets impénétrables, se protégeant de tout ce qui risquerait de menacer son petit univers méticuleusement épinglé et ordonné. Il suffit d’une lettre pour le propulser dans un tourbillon étourdissant.

L’auteur :

Pierre Chavot, vit tout près de Bordeaux. Auteur d’une cinquantaine d’ouvrages, il explore les origines et la symbolique de nos racines et de nos cultures, au travers des religions, des mythologies, des traditions ou encore de l’Histoire. Il publie ici son premier roman.

Ma chronique :

Une histoire pleine de rebondissements avec un héros qui découvre ses ressources intérieures et décide de vivre pleinement sa vie, un premier roman lumineux.

Après une enfance chahutée par des drames et un amour contrarié, la musique et la gastronomie l’aident à affronter sa destinée.

Sa philosophie de vie : vivre intensément en écoutant sa petite voix intérieure, assumer ses passions, accueillir la vie tout simplement.

Ce héros est touchant, sensible et nous ressemble. Cela m’a émue et donné envie de le suivre sur la voix de sa résurrection. 

Les passions qui le guident, toute son histoire, ses atermoiements et ses peurs font écho en nous. 

Suivez Anthelme, vous ne le regretterez pas.

Publié aux éditions Guy Trédaniel.

Chronique de : Requiem de François-Henri Soulié  

Résumé :

Occitanie. 1210. Au bord d’une rivière, on découvre le corps d’une femme sauvagement assassinée. La victime : une des prostituées qui suivent l’armée en campagne. Bientôt, un autre cadavre émasculé est découvert : c’est un Croisé. Le Diable est-il l’instigateur de ces crimes ? Tandis que les barons du Nord déchaînent leur foudre sur les villes du Sud, se peut-il que la folie de leur chef, Simon de Montfort, ait gagné le cœur de ses troupes ?

L’auteur :

François-Henri Soulié est un homme de théâtre aux multiples casquettes : écrivain, comédien, marionnettiste, scénographe, metteur en scène et scénariste. Il a reçu le Prix du premier roman du festival de Beaune en 2016 pour Il n’y a pas de passé simple, paru aux Éditions du Masque. Ce livre a inauguré la série des « Aventures de Skander Corsaro ». Angélus, premier volume de la série « Occitania », est lauréat du Prix France Bleu – Grands Détectives et du prix Historia.

Ma chronique :

Troisième et dernier tome de la trilogie « Occitania » après Angelus et Magnificat, un très bon livre historique. 

Un polar historique en plein moyen âge qui se déroule pendant la croisade des albigeois entre 1209 et 1229. Autant documenté que les deux précédents tomes, l’auteur nous présente en fin de livre le parcours de tous les personnages réels.

La citation de Shakespeare du début du livre résume l’ambiance de cette époque « L’enfer est vide. Tous les démons sont ici ». En effet, les guerriers sont très violents et déterminés, certains combats se terminent en massacre.

L’auteur glisse des clins d’œil aux précédents tomes, avec des personnages qui reviennent : une belle construction littéraire sur trois tomes.

J’ai beaucoup aimé ce titre pour sa plongée immersive dans ce moyen âge occitan, un bon polar historique doublé d’un grand roman d’aventures avec des héros très attachants comme le troubadour et le jeune Olivier.

Épique et instructif, une lecture distrayante que je conseille à tous.

Merci Babelio et les éditions 10 18 pour cette lecture.

Notation :

Chronique de : Les amants du Mont Blanc de Christophe Ferré  

Résumé :

Au pied du Mont-Blanc, à la veille d’un confinement pour cause de pandémie, deux couples qui ne se connaissaient pas sont abattus. Qui était visé ? Et pourquoi ? Un massacre en forme d’énigme… Trois ans plus tard, Léa, journaliste spécialiste de cold cases, se rend à Chamonix pour élucider l’affaire.

L’auteur :

Grand Prix de la nouvelle de l’Académie française, Christophe Ferré a publié plusieurs suspenses aux éditions de l’Archipel, dont Mortelle Tentation, Soleils de sang et La Petite Fille du phare, en cours d’adaptation pour la télévision.

Ma chronique :

Fidèle à son style, Christophe Ferré s’inspire d’un fait divers pour ce nouveau thriller.

Ici, il puise  son inspiration dans la tuerie de Chevaline, une tuerie non élucidée qui s’est déroulée en Haute Savoie.

J’ai toujours un grand plaisir à me plonger dans un polar de C. Ferré, j’aime son style épuré et efficace, la tension forte grandissante au fil des pages et la construction de ses intrigues. De nouveau, la vérité n’éclate qu’en toute fin de récit alors que je n’avais rien vu venir. 

Léa, l’héroïne, est pugnace, volontaire et prête à tout pour faire éclater la vérité malgré les menaces qui pèsent sur elle. Une héroïne attachante, tiraillée entre des indices trompeurs et des témoins qui disparaissent. Plus l’enquête avance et plus le mystère s’épaissit.

L’ambiance montagnarde est bien restituée, le suspense redoutable, j’ai été accrochée tout au long du récit. Un roman très cinématographique, à quand une adaptation télévisuelle ?

Je confirme, C. Ferré a du talent et ce nouveau titre en est une preuve.

À découvrir aux éditions de l’Archipel.

Chronique de : La main sur le cœur d’Yves Harté 

Résumé :

Quand Yves Harté aperçoit le très célèbre tableau du Greco, El caballero de la mano en el pecho (Le Chevalier à la main sur la poitrine), lors d’une rétrospective à Tolède, une chose l’intrigue : la note qui accompagne le portrait diffère d’une autre qu’il a lue autrefois. La première assurait que le modèle était un notable sage et obscur, celle-ci affirme qu’il s’agit d’un aventurier du Siècle d’or, espion et courtisan de Philippe II. Laquelle est vraie ? L’auteur décide de mener l’enquête en Espagne.

L’auteur :

Yves Harté, né en 1954, a été journaliste et grand reporter à Sud-Ouest. Il a reçu le prix Albert-Londres en 1990. Passionné par l’Espagne, il lui a déjà consacré deux ouvrages : Calidad, objet de fierté (Du May, 1992, avec Ermine Herscher), et La Huitième Couleur (Arléa, 2015). La Main sur le cœur est son premier récit personnel, attendu depuis des années.

Ma chronique :

Un récit lumineux qui célèbre l’amitié, la peinture et l’Espagne.

L’auteur entrelace habilement son amitié avec le journaliste Pierre Veilletet et l’histoire d’un tableau d’El Greco.

J’ai suivi avec plaisir la quête de la vérité sur l’origine de ce tableau, l’occasion d’une véritable enquête au cœur des musées espagnols. 

Une plume fluide pour retracer l’histoire artistique et la grande amitié disparue entre les deux journalistes. De souvenirs en réflexions sur l’Espagne et son histoire, l’auteur nous emporte vers un passé plus ou moins lointain entre le seizième siècle et les années quatre-vingt.

Par moment, son histoire et celle du Greco se confondent, sans jamais perdre le lecteur qui reste accroché au récit jusqu’à la fin.

Publié aux éditions Le Cherche Midi collection Les passe-Murailles

Notation :