Le voyage de Nina de Frédérique Deghelt

Résumé :

Elle s’appelle Nina, comme la chanteuse de jazz Nina Simone. Elle est la little blue girl de ses parents artistes. La vie est une fête jusqu’à leur disparition dans un accident d’avion. Placée chez des grands-parents qu’elle ne connaissait pas, Nina décide l’impossible : s’enfuir et attendre d’avoir la majorité pour revenir. Après tout, elle a depuis toujours voyagé avec son père et sa mère ! Mais entre le voyage insouciant avec deux adultes et la fugue d’une mineure recherchée par les gendarmes, il y a un monde…

L’auteur :

Frédérique Deghelt est une romancière, journaliste, réalisatrice de télévision. Elle est écrivain à temps plein depuis 2009. Ses principaux livres : “Je porte un enfant et dans mes yeux l’étreinte sublime qui l’a conçu” (2007), “La vie d’une autre” (2007), “La grand-mère de Jade” (2009), “Le cordon de soie” (2011) et “La nonne et le brigand”.

Mon avis :

Une adolescente qui fugue après avoir perdu ses parents, voici le départ de cette histoire.

Triste me direz-vous ? Non plutôt émouvant et rafraîchissant.

L’auteure réussit à nous rendre proche Nina avec qui on partage au plus près cette aventure.

La jeune fille fuit ses grand-parents qui l’ont recueillie après le décès de ses parents. Ceux-ci sont sévères, froids et considèrent Nina comme une gamine. Elle s’enfuie pour retrouver une liberté qu’elle a perdu. Ses amis de classe vont l’aider tout au long de son périple, Nina va aussi faire des rencontres multiples, bonnes ou moins bonnes

Ce voyage apaisera-t-il sa souffrance ? L’envie de vivre sera-t-elle renforcée ? Je vous laisse le découvrir.

Un livre poignant avec des personnages attachants et une belle réflexion sur la vie : j’ai apprécié.

Différent des autres livres de cette romancière, pas de plongée dans le surnaturel ou l’irrationnel mais plutôt une histoire assez simple, bien menée et que l’on pose avec regret. Un livre que je conseille et qu’on a envie de partager.

 

 

Notation :

Heather Mallender a disparu de Robert Goddard

Heather

Quatrième de couverture
Quinquagénaire alcoolique et désenchanté, Harry Barnett vit depuis de nombreuses années sur l’île de Rhodes, où il est le gardien de la propriété d’un de ses amis, un homme politique anglais. Quand Heather Mallender arrive à la villa pour se remettre d’un drame personnel, Harry est vite attiré par la jeune femme. Mais, lors d’une balade en montagne, tout bascule : elle disparaît sans laisser de traces et Harry est soupçonné par la police grecque de l’avoir assassinée. Devant l’absence de preuves, il est laissé en liberté. Avec une question qui ne cesse de l’obséder : qu’est-il arrivé à Heather ? Il décide alors de mener l’enquête à partir de sa seule piste : les vingt-quatre dernières photos prises par la jeune femme avant de disparaître. Cliché après cliché, il va ainsi tenter de reconstituer les dernières semaines de la vie de celle-ci, entre la Grèce et l’Angleterre. Mais plus il apprend de choses sur Heather, sur son passé et sur sa vie, et plus le mystère s’épaissit.
Dans une atmosphère mystérieuse et envoûtante, qui n’est pas sans évoquer l’univers de Douglas Kennedy ou celui d’Elizabeth George, Robert Goddard mène d’une main de maître une intrigue foisonnante et nous offre un nouveau chef-d’oeuvre à l’épaisseur romanesque exceptionnelle et au suspense omniprésent.

 

Biographie : Journaliste puis enseignant, Robert Goddard a dirigé un établissement scolaire dans le Devon pendant plusieurs années avant de se consacrer entièrement à l’écriture. Il vit aujourd’hui à Truro, dans les Cornouailles.Robert Goddard a publié vingt et un romans depuis 1986. Longtemps souterraine, son œuvre vient d’être redécouverte en Angleterre et aux États-Unis, où elle connaît un succès sans précédent. Après « Par un matin d’automne » (2010), Heather Mallender a disparu, publié une première fois par Belfond en 1993 sous le titre Les Ombres du passé, est le deuxième ouvrage de Robert Goddard à paraître chez Sonatine Éditions.

 

 

Mon avis

Un roman addictif avec une intrigue complexe très difficile à lâcher. Les ingrédients de ce roman : suspense , psychologie, secrets, ambiance  et un soupçon de mystère. L’histoire débute avec une disparition et se poursuit avec une enquête dans l’île grecque ou Heather a disparu. Ensuite, les événements s’enchaînent et se compliquent au fur et a mesure de la lecture. La construction est originale, la disparue a laissé des photographies qui sont utilisées par l’enquêteur pour remonter le temps. Chaque photo le conduit sur un nouveau lieu et à la rencontre de personnages proches de la disparue.  Harry, l’enquêteur est atypique et n a pas le profil habituel mais il est attachant et très efficace dans son enquête, quel plaisir de le suivre ! L’enquête nous emmène sur de nombreuses pistes dont les fils se dénouent petit à petit, le lecteur est tenu en haleine tout au long de ce pavé de 650 pages. Les rebondissements sont nombreux surtout dans le dernier quart du livre. Ce que j’ai préféré : la mise en scène de l’intrigue qui se corse au fil des pages, la fluidité de l’écriture et la description de la campagne anglaise.

Cet auteur est une belle découverte et je vais lire ses autres romans. Merci Mathilde (ma bibliothécaire préférée !) et mon club littéraire pour la recommandation de ce livre.


L’avis de la presse :
Robert Goddard signe avec Heather Mallender a disparu un pavé à suspense à devenir asocial et insomniaque. Olivia de Lamberterie, Elle

Notation :

Madame Hemingway de Paula McLain

 

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Présentation de l’éditeur

Madame Hemingway est la reconstitution imaginée des amours et du mariage de Ernest Hemingway avec sa première épouse (il en aura quatre), Hadley Richardson. Mariés en un éclair, follement amoureux, les Hemingway embarquent le 8 décembre 1921 à bord du Leopoldina pour Paris la trépidante où ils se retrouvent vite au cœur d’une « génération perdue » d’écrivains expatriés qui compte déjà Gertrude Stein, Ezra Pound, James Joyce, F. Scott et Zelda Fitzgerald.

 

Biographie : 

Diplômée en poésie de l’université du Michigan, boursière du prestigieux national Endowment for the Arts, Paula McLain est l’auteur de deux recueils de poèmes, d’un essai et d’un premier roman, A Ticket to Ride, jamais traduit en français. Elle vit avec ses enfants à Cleveland, dans l’Ohio. 

Mon avis  : Plongée dans le milieu artistique des années 20 à Paris, ce livre est un beau portait de la femme d’un grand écrivain.

Madame Hemingway, qui est le narrateur de l’histoire, soutient son mari dans ses débuts difficiles. Ernest est torturé, extraverti mais surtout possède une très grande confiance dans son potentiel d’écrivain et veut percer à tout prix. Sa femme va tout faire pour l’aider, en dépensant ses économies pour faire vivre le ménage et en l’encourageant à chaque instant.

Leur vie est une fête incessante avec soirées alcoolisées et débridées. Tous leurs amis vivent sur ce rythme endiablé et la plupart sont riches contrairement au couple Hemingway . Hadley, notre héroïne est touchante, sensible et une muse parfaite pour son mari écrivain mais son couple va basculer et la troisième partie du livre nous présente une autre facette de leur vie; mais je n’en dirai pas plus …

Agréable à lire, ce livre m’a charmée et j’ai vécu dans les années 20 au cours de ces pages; j’avais du mal à abandonner les personnages quand je devais le poser.

Une belle lecture et un grand plaisir : je conseille.

Merci Mathilde (ma bibliothécaire préférée !) et mon club littéraire pour la recommandation de ce livre.

 

Pour prolonger l’immersion dans cette époque : «Paris est une fête » d’E. Hemingway qui retrace cette période de sa vie avec Hadley au début des années 20; il a été réédité en juin 2011.

Notation :