Chronique de : Les pionnières Un arc-en-ciel dans le Bush d’Anna Jacobs

Résumé :

1863. Ismay et Mara, deux orphelines irlandaises de 15 et 11 ans, embarquent pour l’Australie afin de fuir la misère. À peine parvenues sur cette terre sauvage, les voilà séparées l’une de l’autre. Tandis qu’Ismay devient employée de maison au coeur du bush, Mara demeure sous la protection des religieuses de la mission catholique…

L’auteure :

Née en 1941, Anna Jacobs a grandi en Angleterre, dans le Lancashire, avant de s’établir près de Perth, en Australie. Autrice de plus de 80 romans, elle a reçu l’Australian Romantic Book of the Year. Les éditions de l’Archipel ont publié sa trilogie « Cassandra », ainsi que les deux premiers volets de la saga « Swan Hill ».

Ma chronique :

Deuxième tome de cette saga, j’ai suivi avec grand interêt les aventures de ces jeunes pionnières australiennes.

À la fin du premier tome, j’avais déjà envie de connaître la suite et je n’ai pas été déçue.

J’ai aimé les descriptions des destins de ces migrants, anglais ou irlandais, qui arrivent dans un pays immense, au climat difficile et aux conditions de vie parfois rustiques. Un des protagonistes s’étonnant par exemple du manque de train dans ce pays aux distances énormes. 

On retrouve du positif aussi comme l’entraide entre les cultivateurs dans les contrées reculées. Par contre, les indigènes, comme ils sont nommés par les blancs, n’ont pas toujours leur place.

Au programme de ce roman : dépaysement garanti et aventures avec des personnages attachants féminins et masculins.

Un deuxième tome, à la hauteur du premier, que je vous conseille si vous aimez les sagas.

Paru aux éditions de l’Archipel.

Notation :

Chronique de : Flaubert et Louison Colet de Joseph Vebret

Présentation :

Le 28 juillet 1846, Gustave Flaubert, une force de la nature, rencontre Louise Colet dans l’atelier du sculpteur Pradier. De dix ans son aînée, elle est plus connue pour ses frasques et son caractère enflammé que pour ses vers et ses romans. Lui-même sacrifie au « fanatisme de l’art », unique consolation au « ridicule intrinsèque à la vie humaine ». Mais il n’a encore rien publié. Le coup de foudre est immédiat, violent, dévastateur. Louise va-t-elle s’offrir corps et âme à ce jeune homme de vingt-quatre ans ? Pourquoi Gustave s’enfuit-il au bout de trois jours en Normandie, la laissant à sa déconvenue ?

L’auteur :

Auteur de quelque quarante ouvrages (romans, récits historiques, théâtre, anthologies), éditeur, chroniqueur, Joseph Vebret se passionne pour le xixe siècle littéraire.

Ma chronique :

Cet essai combine des extraits de la correspondance entre Louise Colet, Flaubert et le récit de leurs vies.

J’ai aimé cette parfaite alchimie entre ces deux formats qui éclairent les jeunes années du grand écrivain : ses relations avec sa mère omniprésente, ses maladies, ses premiers écrits et la vie parisienne entouré d’autres artistes.

À la fois témoignage d’une époque et portraits de deux artistes, un écrivain en devenir et une poétesse, cet ouvrage m’a beaucoup intéressée.

Leurs relations sont chaotiques : parfois amoureuses et d’autres fois ils se déchirent. Louise n’accepte pas l’éloignement de Gustave qu’elle ne comprend pas. Comment expliquer le refus de Flaubert de la présenter à sa famille ?

L’écriture fluide et le rythme enlevé contribuent à rendre ce texte accessible à tous et captivant.

Je recommande à tous les passionnés de Flaubert cet ouvrage paru aux éditions L’Archipel.

Notation :

Chronique de : Angélique Marquise des anges d’Anne Golon

Résumé :

À peine sortie du couvent, Angélique apprend que le baron de Sancé, son père, l’a promise au riche et inquiétant Joffrey de Peyrac, comte de Toulouse, un homme boiteux et balafré à la réputation sulfureuse. Pour sauver sa famille de la misère, la jeune fille n’a guère le choix. Mais comment vivre avec ce mari qui l’effraie ? Un palais somptueux, le caractère original de Joffrey, son goût pour les sciences et les arts suffiront-ils à la séduire ? L’indépendance du comte de Peyrac provoque le ressentiment de l’Église et du roi lui-même, vainqueur de la Fronde qui vient de ravager la France…

L’auteure :

Voici la version d’origine du roman qu’Anne Golon (Toulon, 1921-Versailles, 2017) fit paraître en 1957, premier tome d’une série qui en compte treize. Il rassemble tous les thèmes qui feront d’Angélique la plus grande fresque historique jamais écrite sur le Grand Siècle, plébiscitée par quelque 150 millions de lecteurs dans le monde.

Ma chronique :

J’ai pris du plaisir à relire ce roman dans cette édition d’origine, une édition augmentée, avec un hommage de sa fille qui éclaire le contexte de sa parution.

Cette édition du centenaire de la naissance d’Anne Golon est un beau livre avec un encart contenant des photos de l’auteure, sa famille et les couvertures des premières parutions de ses romans.

Le roman est d’abord paru en Allemagne puis seulement après en France, avec l’obligation de noter le prénom de son mari dans les auteurs. En ce début des années soixante, les écrivaines sont peu nombreuses et feraient moins vendre pensent certains.

L’histoire romancée raconte l’obscurantisme de l’époque, la toute puissance du roi et de l’église. Comment résister aux désirs du roi ?

Angélique n’est pas l’écervelée qu’on pourrait imaginer : éduquée et intelligente elle découvre l’alchimie et converse mathématiques avec son mari.

Les péripéties sont nombreuses, la petite et la grande histoire se côtoient au fil des pages. On ne s’ennuie pas avec Angélique et les pages se tournent rapidement.

Une belle histoire qui n’a pris une ride.

À découvrir aux éditions l’Archipel.

Notation :

Chronique de : Le prince aux deux visages de Gilbert Sinoué

Résumé :

Paris, 1962. L’historien Paul Savarus et sa femme sortent enthousiastes de la projection de Lawrence d’Arabie, le film de David Lean. Ils sont bousculés par un spectateur qui paraît hors de lui. L’homme s’appelle Alan Carswell et ne décolère pas. Ce film ? Un conte hollywoodien, à mille lieues de la vérité. Car lui a connu Lawrence, à Oxford, lorsqu’il était étudiant en archéologie. Il sait la vérité sur ce « prince aux deux visages ». À la fois abasourdi et intrigué, Savarus décide de se lancer sur les traces de l’auteur des Sept piliers de la sagesse.

L’auteur :

Gilbert Sinoué est l’auteur de nombreux romans à succès, dont L’Égyptienne (Gallimard, 1993), Le Livre de saphir (Gallimard, 1996), L’Île du couchant (Gallimard, 2010), la trilogie Inch’allah (Flammarion, 2010-2016), Le Faucon (Gallimard, 2020), ou encore L’Envoyé de Dieu (Archipoche, 2021).

Ma chronique :

Ce récit d’une enquête sur la vraie personnalité de Lawrence d’Arabie m’a déçue.

Peut-être parce que je m’attendais à lire un roman d’aventures passionnant et plein de rebondissements.

Or ce roman décortique minutieusement la vie de T.E. Lawrence par le biais des recherches effectuées par un historien qui fouille le passé. Aidé de sa femme psychiatre, il retrouve des lettres de Lauwrence et rencontre d’anciens compagnons ou compagnes. Nous sommes au début des années soixante, les contemporains du héros sont encore en vie.

Si l’on cherche un livre relatant précisément la vie de Lawrence, ce roman peut être un bon choix mais si l’on cherche un roman d’aventures, comme moi, avec du rythme, je ne vous le conseille pas.

Je salue néanmoins les recherches menées par l’auteur pour rendre compte de la vie de cet homme peu ordinaire.

Paru aux éditions L’Archipel.

Notation :

Chronique de : Vers des jours meilleurs de Tamara Mc Kinley

Vers des jours meilleurs

Résumé :

Mai 1942. Quand l’avion de Kitty, jeune aviatrice, s’écrase au sol, elle est transportée d’urgence à l’hôpital de Cliffehaven, sur la côte sud-est de l’Angleterre.

Immobilisée le temps de sa longue convalescence, elle se morfond et s’inquiète : ses blessures l’empêcheront-elles de voler à nouveau, elle qui souhaite par-dessus tout servir sa patrie …

L’auteure :

Tamara McKinley vit sur la côte sud-est de l’Angleterre, où se déroule l’action de sa saga « La Pension du bord de mer », dont voici le septième épisode. Tous ses romans sont disponibles aux éditions de l’Archipel, dont La Dernière Valse de Mathilda, son best-seller traduit dans plus de vingt pays.

Ma chronique :

Comme c’est agréable de retrouver Peggy et les autres pensionnaires de la Pension du bord de mer, je ne m’en lasse pas.

Chaque histoire peut se lire indépendamment comme celle-ci qui nous entraîne dans le monde des pilotes féminines britanniques de la seconde guerre mondiale.

Quel courage : elles doivent affronter les hommes qui leur laisse difficilement une place et l’ennemi qui pilonne l’Angleterre en cette période de 1942.

J’ai aimé découvrir le quotidien d’une jeune pilote et j’ai frémi lors de ses missions périlleuses. Comme à chaque épisode, Peggy reste mon personnage préféré avec son empathie naturelle qui met du baume au cœur de tous ses locataires et proches. Cela fait du bien de lire une belle histoire comme celle-ci.

Partager les aventures de Peggy et ses locataires c’est l’assurance de passer un moment doux, agréable et chaleureux. Tamara McKinley a concocté, une nouvelle fois, une belle aventure pleine d’humanité.

À retrouver aux éditions l’Archipel.

Notation :