Chronique de : Les Échos du souvenir de Tamara Mc Kinley

Les échos du souvenir

Résumé :

1936. À peine arrivée à Paris, la Ville Lumière apparaît à Annabelle Blake, jeune infirmière contrainte de fuir Londres, comme la cité de tous les possibles. Elle y fait la connaissance d’Étienne, poète en devenir, et de Henri, peintre en quête de reconnaissance. Ensemble, ils passent leurs journées à flirter et à prendre du bon temps. Mais ce Paris bohème n’est pas qu’une fête, d’autant que la guerre civile menace en Espagne…

L’auteure :

Née à Launceston (Tasmanie) en 1948, Tamara McKinley quitte l’Australie pour la Grande-Bretagne, où elle intègre un pensionnat de jeunes filles du Sussex. Elle est l’auteure de sagas australiennes – de La Dernière Valse de Mathilda (2005), traduit dans 20 pays

Ma chronique : 

Je suis toujours conquise par les romans de Tamara, j’aime l’ambiance de ses livres et ses intrigues.

Pour une fois, pas de destination lointaine, l’histoire se déroule principalement à Paris avec des incursions en Espagne et à Londres. En fin d’ouvrage, Tamara explique être venue à Paris, invitée par l’éditeur français (L’Archipel) et avoir succombé aussi aux charmes de Paris qui lui ont donnés envie d’écrire cette belle aventure.

Nous allons croiser des peintres dans les années trente, des combattants anti franquistes, des infirmières courageuses puis des résistants.

Français, espagnols ou anglais, tous vont se retrouver au cœur de combats sans merci. Le peintre basque Henri et Annabelle l’infirmière anglaise tissent une idylle dans un monde en guerre.

Tamara met en scène avec talent la guerre d’Espagne, le monde de l’art ou le Paris bohème avec un grand sens du romanesque.

Cette lecture reste dépaysante et délassante, beaucoup d’humanité se dégage de ce récit comme pour les autres publications de cette auteure. C’est aussi pour cette raison que je vous recommande cette lecture.

Paru aux éditions de l’Archipel.

Notation :

Critique de : L’appel du cacatoès noir de John Danalis

L’appel du cacatoès noir

Résumé :

John Danalis a grandi avec un crâne aborigène dans son salon. C’est seulement à 40 ans qu’il comprend l’horreur de la situation. Emporté par l’élan de sa prise de conscience, John décide de tout mettre en œuvre pour restituer Mary – puisque c’est ainsi que le crâne a été affectueusement renommé –  à son peuple.

L’auteur :

John Danalis est un auteur et illustrateur australien. L’Appel du cacatoès noir est son premier récit publié en français.

Ma chronique :

Une histoire vraie incroyable : l’épopée d’un australien blanc à la recherche des origines d’un crâne, objet de décoration de la demeure familiale.

Le pitch alléchant donne envie de se lancer dans cette lecture pour partager le quotidien de cet australien qui enquête sur la tribu auquel appartient le crâne précédemment stocké dans la maison de son père. 

Rédigé sous forme de journal, nous suivons les péripéties du cheminement pour rendre ce crâne à son peuple.

J’ai rapidement été gênée par le style : trop journalistique et par l’écriture plate.

Surtout, je n’ai éprouvé aucune empathie pour les personnages, l’histoire se déroulait sous mes yeux sans que j’arrive à y croire vraiment : comment des australiens éduqués peuvent-ils être aussi ignorants sur la vie des peuples premiers après l’arrivée des colons ? Je n’ai pas réussi à rentrer complètement dans l’histoire.

Je salue néanmoins le courage de l’auteur qui a réussi sa quête tout en changeant profondément. Rendons toute leur place aux peuples originels et ne les oublions pas, telle pourrait être la leçon de cet ouvrage.

Je remercie Babelio et les éditions Marchialy pour cette lecture.

Notation :

Chronique de : Au pays des eucalyptus d’Elizabeth Haran

Au pays des eucalyptus

Résumé :

Nola Grayson est une jeune préceptrice en avance sur son temps. Mais, en 1910, la bonne société londonienne ne veut pas d’une enseignante aux méthodes pédagogiques jugées subversives. Ne prône-t-elle pas, entre autres, l’émancipation de la femme ? Aussi, quand Nola se voit proposer un poste à des milliers de kilomètres de chez elle, en Australie, décide-t-elle de tenter l’aventure. Pleine d’optimisme. Mais, une fois arrivée sur l’île continent, elle déchante

L’auteure :

Née en Rhodésie, l’actuel Zimbabwe, Elizabeth Haran réside avec sa famille à Adélaïde, en Australie. Ses romans, publiés dans dix pays, se sont vendus à plus de 2 millions d’exemplaires dans le monde. Aux éditions de l’Archipel ont paru Le Pays du soleil rouge et Étoiles dans le ciel du Sud.

Ma chronique :

Une grande aventure qui se déroule au début du vingtième siècle dans une région inhospitalière d’Australie.

Ce roman est très dépaysant tout en étant instructif. J’ai partagé, avec plaisir et émotion, le quotidien d’une exploitation de bovins dans une contrée isolée d’Australie. Une vie compliquée dans ce territoire isolé où la sécheresse sévit ainsi que d’autres calamités comme les invasions de punaises et de sauterelles.

Nora, l’héroïne, a un caractère bien trempé qui sera mis à rude épreuve.

L’auteure décrit ce quotidien des éleveurs de bovins qui côtoient des aborigènes ancrés dans leurs coutumes. Une vraie proximité se noue avec les protagonistes de cette histoire et on s’attache aux personnages. J’ai particulièrement aimé la relation entre Nora, l’anglaise, et les femmes aborigènes : la démonstration des différences et complémentarités entre elles.

L’intrigue est romanesque avec une bonne dose d’aventures, ce qui rend la lecture très fluide.

Une belle découverte publiée aux éditions de l’Archipel.

Notation :

Chronique de : Les pionnières, une place au soleil d’Anna Jacobs

Les pionnières, une place au soleil

Résumé :

Irlande, début des années 1860. Keara Michaels ne quitterait pour rien au monde sa terre natale et ses deux sœurs. Mais le destin est parfois cruel… Enceinte et sans le sou, elle est contrainte de traverser les océans pour gagner l’Australie. Toute seule : le père de son futur enfant, qui est marié, ne l’accompagnera pas. Dans le même temps, Mark Gibson, un chercheur d’or, doit fuir le Lancashire pour échapper à la vengeance de son beau-père. Et tenter sa chance à l’autre bout du monde …

L’auteure :

Née en 1941 Anna Jacobs a grandi en Angleterre, dans le Lancashire, avant de partir vivre en Australie. Auteure de nombreux romans à succès, elle s’est vu décerner l’Australian Romantic Book of the Year en 2006. Les éditions de l’Archipel ont publié sa trilogie « Cassandra » (Le Destin de CassandraCassandra et ses sœurs et L’Héritage de Cassandra, 2018- 2020), disponibles en Archipoche, ainsi que le premier tome de la saga « Swan Hill » : Les Pionniers (2020). 

Ma chronique :

Je découvre cette auteure qui a déjà écrit d’autres sagas qui se déroulent en Australie.

J’ai aimé cette histoire dépaysante et pleine de rebondissements. 

L’histoire se déroule entre l’Angleterre, l’Irlande et l’Australie et dresse le portrait de petites gens prêt à s’exiler pour trouver une meilleure vie. L’Australie, après trois semaines de traversée, est une terre promise gorgée de soleil.

Les hommes cherchent de l’or et les femmes deviennent domestiques. Les plus riches achètent des domaines.

C’est le destin qui attend Mark ou bien Keara, les protagonistes.

Au travers de cette histoire, on découvre le quotidien de ces premiers australiens qui construisent Melbourne ou Perth, petites bourgades dans ces années-là.

L’écriture est fluide, l’intrigue prenante : à la fin du livre je me suis dit qu’il serait difficile d’attendre la parution du prochain tome pour connaître la suite des aventures de Keara, Théo, Maggie ou Mark. Vivement la suite !

Paru aux éditions de l’Archipel.

Notation :

Critique de : La consolation des inconnus d’Alice Nelson

La consolation des inconnus

Résumé :

Marina, écrivaine et universitaire, habite à Harlem avec son mari Jacob et le fils de ce dernier, Ben, issu d’un premier mariage. Dans la rue, elle fait par hasard la connaissance de Constance, une jeune réfugiée rwandaise, et de son enfant, Gabriel. Marina ressent rapidement l’urgence et la nécessité d’aider ces deux êtres dévastés et à la dérive. Tandis que Constance reste distante et quasiment muette, un lien particulier se noue entre Marina et Gabriel.

L’auteure :

Australienne, Alice Nelson s’est installée à Harlem où elle a trouvé le décor de son premier roman La Consolation des inconnus. Elle est reconnue comme l’une des nouvelles voix de la littérature australienne.

Ma chronique :

Un premier roman très attachant, d’une grande sensibilité, qui raconte les destins croisés de femmes en souffrance.

L’une, réfugiée du Rwanda, ne montre aucune tendresse envers son jeune enfant tandis que Marina s’accroche à ses souvenirs pour tenter de se rappeler une manifestation d’amour de sa mère. 

Marina ne se souvient d’aucune intimité entre Gizela et ses enfants, elle vivait à côté d’eux sans les voir. Quelle tristesse quand Marina avoue être dans l’incapacité à croire au bonheur même lorsqu’il est présent.

Constance, elle, semble insensible à son enfant et incapable de l’aimer : qu’elles horreurs a-t-elle pu traverser se demande Marina ?

Ce récit à la fois triste et lumineux est à lire absolument pour l’écriture poétique et envoûtante. J’ai été conquise aussi par l’émotion et la tendresse qui se dégagent des rapports entre Marina et Jacob, Marina et Ben et l’attachement sans faille de Marina pour Gabriel, ce petit ange.

Un très beau premier roman paru aux éditions Les Escales.

Une auteure que je vais suivre dorénavant.

Notation :