Paul Howarth : Le diable dans la peau

Le diable dans la peau
Le diable dans la peau

Résumé

Australie, Queensland, 1885. Une vague de sécheresse conduit la famille McBride au bord de la ruine. Leur terre est stérile, leur bétail affamé. Lorsque la pluie revient enfin, la famille pense être tirée d’affaire. Mais le destin en a décidé autrement. Un soir en rentrant chez eux, Billy et Tommy, les jeunes fils McBride, découvrent leur famille massacrée. Billy soupçonne immédiatement leur ancien vacher aborigène. Les deux garçons se tournent vers John Sullivan, leur riche et cruel voisin, pour qu’il les aide à retrouver le coupable.

L’auteur

Paul Howarth a grandi en Angleterre avant de déménager à Melbourne un peu avant ses trente ans. Il a vécu six ans en Australie et obtenu la double nationalité en 2012.

Mon avis

Un western australien décapant !

Un grand récit d’aventure qui m’a scotchée, j’avais du mal à lâcher le livre même si parfois la violence sourde est à la limite du supportable.

Un livre puissant par sa narration qui tient en haleine le lecteur en le transplantant dans ce Queensland sauvage du dix-neuvième siècle. J’ai senti la chaleur torride, les tempêtes de sable ; l’immersion est totale.

Au milieu de cet enfer, deux orphelins paumés qui cherchent à se venger. Un récit d’apprentissage dans un univers ultra violent, les adultes qui les entourent les poussant à commettre l’irréparable sans leur laisser d’autres choix.

La question que l’on se pose tout du long : comment peuvent-ils s’en sortir ? Qui pourra les aider ?

Poignant et implacable, un récit que je vous recommande chaudement.

Dans les notes de l’auteur, on apprend qu’il s’est basé sur des faits historiques authentiques : « la police indigène du Queensland » a bien existé : cela fait froid dans le dos !

Paru aux éditions Denoël

Traduction de l’anglais (Australie) par Héloïse Esquié

Notation :

Antonia Hayes : La vie étoilée d’Ethan Forsythe

La vie étoilée d'Ethan Forsythe
La vie étoilée d’Ethan Forsythe

Résumé : Ethan est un jeune garçon passionné d’astronomie qui vit dans un monde de galaxies et d’étoiles. Fragile, chahuté à l’école, il grandit avec sa mère à Sydney et ignore tout de son père jusqu’à ce que ce dernier le contacte. Ethan s’interroge sur son étrange famille, particulièrement quand son corps commence à lui jouer des tours.

L’auteur :

Née en 1982 en Australie, Antonia Hayes a vécu à Paris avant de s’installer en Californie. La vie étoilée d’Ethan Forsythe a été salué dès sa parution. Il est en cours de publication dans six pays.

 

Mon avis:

Bouleversant !

Ethan m’a beaucoup émue, j’ai lu rapidement, immédiatement interpellée par l’histoire et je me suis attachée très vite au jeune garçon.

C’est un enfant différent : attiré par les étoiles et la physique quantique, il a du mal à s’intégrer à l’école, les autres enfants se moquent de lui quand il leur parle d’étoiles. Ses camarades l’ont surnommé “Stephen Hawking”.

Il vit avec sa mère uniquement qui le couve. Leurs relations sont touchantes, ils s’adorent. Cependant on comprend assez vite que de lourds secrets enfouis polluent la vie de Claire et de son fils. Quelles conséquences sur leur futur ? Le lecteur accroché par le thème et la figure de l’enfant tourne les pages de plus en plus vite.

Un roman qui explore la difficulté d’être parents, l’amour inconditionnel qui unit parents et enfants, enfin le pardon.

Cette histoire monte crescendo, avec une grande intensité, au sujet plus grave qu’il n’y paraît au premier abord. Je parie qu’un trop plein émotions vous submergera aussi.

Une belle lecture qui remue et laisse songeur après avoir refermé le livre.

Vous ne pourrez pas rester insensible au destin d’Ethan : un courageux et formidable petit bonhomme.

Bravo pour ce premier roman.

 

Le site de l’auteure : http://antoniahayes.com

 

 

Merci aux éditions Autrement.

 

Notation :

Tamara McKinley : Les orages de l’été

Résumé : En 1947, accompagnée de Gilles, son ami d’enfance secrètement amoureux d’elle, Olivia Hamilton retourne en Australie, où sa mère Eva vient de décéder. Avant de mourir, cette dernière lui a transmis des documents qui ont ébranlé les certitudes de la jeune femme concernant ses origines. Sur place, Olivia retrouve sa sœur aînée Irène, qui cultive à son égard une franche hostilité. Les mystérieuses archives léguées par leur mère seraient-elles à l’origine d’une telle animosité ? Aidée par Maggie, la gérante de la pension où elle loge, Olivia percera un à un les secrets qui enveloppent son enfance. Une fois apaisée, Olivia décidera de rester définitivement en Australie, où se trouve sa vraie famille…

 

L’auteur : Née à Launceston (Tasmanie) en 1948, Tamara McKinley émigre en Grande-Bretagne, où elle intègre un pensionnat de jeunes filles du Sussex. Ses neuf romans, de La Dernière Valse de Mathilda (2005), traduit dans plus de 20 pays, à Et le ciel sera bleu (2015), ont tous paru aux éditions de l’Archipel avant d’être publiés en Archipoche. Tamara McKinley vit sur la côte Sud de l’Angleterre mais retourne régulièrement en Australie pour y puiser l’inspiration de ses romans.

 

Mon avis :

Un très bon cru ce roman de Tamara Mc Kinley, j’ai beaucoup aimé.

Légèrement différent des autres romans, plus noir par moment et avec une forte tension, toujours très dépaysant, une belle aventure.

Sans trop dévoiler l’histoire, je peux vous dire que nous suivons la quête d’Olivia qui revient sur la terre de son enfance après le décès de sa mère. Dès le début du roman, la scène de naufrage nous scotche : réaliste avec une ambiance angoissante, le drame qui se noue sous nos yeux nous accroche immédiatement au récit.

Nous suivons ensuite le périple d’Olivia, arrivée en Australie en compagnie de son ami d’enfance, voyage entrepris pour découvrir certains secrets liés à son enfance.

Un vrai suspense tout du long qui ne retombe jamais autour d’une histoire familiale complexe. Les grands espaces australiens, parfois hostiles sont très bien décrits.

J’ai suivi l’histoire croisée des deux héroïnes Olivia et Maggie avec beaucoup d’intérêt et éprouvé de l’empathie pour tous ces personnages. Le bien et le mal s’affrontent sans cesse, Irène incarne la noirceur, personnage à la limite du caricatural. Une prose cinématographique tout du long nous immerge complètement dans ces contrées australiennes.

Je conseille aux amateurs de sagas et de grands espaces, un récit qui se lit vite avec plaisir.
Retrouvez mes avis sur les précédents livres de Tamara “L’île aux mille couleurs” et “Et le ciel sera bleu“.

Merci à LP Conseils et aux Éditions l’Archipel.

Notation :

Kenneth Cook : À toute berzingue

À toute berzingue
À toute berzingue

Résumé : Katie et Shaw se connaissent depuis vingt-quatre heures à peine. Pourtant, entre eux, c’est déjà « à la vie, à la mort », au sens propre du terme. Coincés dans une petite Honda lancée à toute berzingue sur la piste d’Obiri – six cents kilomètres de fournaise et de poussière au cœur de l’outback australien -, ils sont poursuivis par une monstrueuse créature prête à tout pour les éliminer. Doivent-ils rebrousser chemin et affronter leur assaillant ? Ou continuer leur course folle sur cette piste qui semble mener droit en enfer ?

 

L’auteur : Kenneth Cook (1927-1987) est un journaliste, réalisateur, scénariste et écrivain australien. Né à Lakemba, en Nouvelle-Galles du Sud, il étudia à Fort Street High School. Il a fondé un nouveau parti politique ainsi que la première ferme de papillon en Australie. Il est mort d’une crise cardiaque.

 

Mon avis :

Une traque infernale menée tambour battant.

On retient son souffle tout du long, impressionnant ! J’ai rarement ressenti une tension pareille dans un roman.

Je ne connaissais pas cet auteur et l’accroche du roman m’a interpellée : “Un suspense vertigineux”, ce commentaire a été rédigé par Douglas Kennedy.

J’ai retrouvé dans ce roman l’ambiance du premier récit de Douglas Kennedy : “Cul de sac”.

Nos deux héros, sont prisonniers de l’outback australien essayant d’échapper à une créature prête à tout pour les éliminer.

Tout avait pourtant bien démarré : un jeune homme Shaw croise Katie sur une route, celle-ci, une charmante jeune femme reporter photographe, qui voyage seule dans ces zones désertiques pour préparer des nouveaux articles. Lui, jeune diplômé paysagiste, se rend à Adélaïde pour un entretien d’embauche. Chacun a décidé de prendre son temps pour découvrir ses contrées désolées. Katie a un gros véhicule équipé pour le désert alors que Shaw a une berline classique.

Tout bascule lors de leur deuxième rencontre lorsque Katie se précipite à pied vers Shaw et lui demande de l’aide. Il faut dire que Shaw avait décidé d’emprunter une route dangereuse mais devait s’arrêter à la première étape. Avant de partir, un policier l’a prévenu : ne pas s’aventurer plus loin et surtout ne jamais sortir de la voiture. Avec la température extérieure, on ne peut survivre longtemps sur ces routes isolées. Bien sûr, il a aussi emporté des réserves d’essence et d’eau.

Oui mais l’arrivée de la jeune fille épouvantée change tout ! Une créature horrible a essayé de la violer et lui a pris son véhicule.

Le problème c’est que la créature a décidé de pourchasser les deux jeunes gens.
À partir de là, aucun répit pour le lecteur.
On transpire avec eux : de peur et de chaleur aussi.
Cela monte crescendo…

Un conseil : évitez de le lire le soir avant de dormir.

Sinon, n’hésitez pas, c’est un suspense terriblement efficace.

La préface de Douglas Kennedy campe bien le décor et montre l’importance que cette lecture a eu sur son métier d’écrivain.

Merci aux éditions Autrement.

Notation :

Tamara McKinley : Et le ciel sera bleu

Et le ciel sera bleu
Et le ciel sera bleu

Résumé :

Angleterre, 1939. La vie n’a pas été tendre pour la jeune Sally Turner, 16 ans, qui élève seule son frère de six ans, Ernie, atteint de polio. Leur mère, Florrie, les a abandonnés dès que la guerre a éclaté, et leur père a été appelé sous les drapeaux. Tous deux trouvent alors refuge à Cliffehaven, une bourgade située sur la côte sud de l’Angleterre. Ils y sont accueillis par Peggy Reilly, la propriétaire de la Pension du Bord de Mer et Jim, son mari quelque peu bourru. Sally trouve, auprès de la famille Reilly, un foyer d’adoption qui lui permettra de s’épanouir. Elle obtient un emploi dans une usine de confection d’uniformes, où ses talents de couturière se révèlent. Sally fait de plus la rencontre de John Hicks, un mystérieux pêcheur…

L’auteur :

Née à Launceston (Tasmanie) en 1948, Tamara McKinley émigre en Grande-Bretagne, où elle intègre un pensionnat de jeunes filles du Sussex. Dans la lignée de La Dernière Valse de Mathilda (2005), traduit dans plus de 20 pays, jusqu’à L’Île aux mille couleurs (2015), ses sept romans ont tous paru aux éditions de l’Archipel. Mère de trois enfants, Tamara McKinley vit sur la côte Sud de l’Angleterre, où se déroule l’action de sa nouvelle saga.

Mon avis :

Une belle histoire à dévorer et lorsque c’est terminé, on se dit : vivement la suite !

Une auteure que je suis depuis La dernière valse jusqu’à L’île aux mille couleurs.

Cette fois-ci, nous sommes en Angleterre au début de la seconde guerre mondiale en compagnie de Sally, notre héroïne, une adolescente courageuse qui travaille pour élever son petit frère frappé par la polio.

Les enfants étant éloignés de Londres pour éviter les bombardements, ils se retrouvent hébergés dans une pension en bord de mer. Peggy la propriétaire les adopte en leur offrant un vrai foyer. Le père de Sally n’est pas présent et sa mère préfère s’amuser plutôt que de s’occuper de ses enfants.

La vie sourit enfin à cette fratrie : au milieu de la guerre, ils découvrent des êtres exceptionnels. Une famille composée de la mère,Peggy, quatre enfants et le père Jim, sans oublier le grand-père son chien et ses deux furets, une très grande famille. Beaucoup de bonté et de bienveillance, Peggy veille sur tout ce petit monde avec beaucoup d’amour. Sally peut profiter un peu de la vie, son petit frère s’adapte aussi très bien à sa nouvelle vie.

Mais bien sûr, la vie n’est pas un long fleuve tranquille et de nouvelles épreuves les attendent. Nous sommes aussi en période de guerre.

Pour la suite, je vous conseille de le lire.

Un chouette livre qui démontre que l’entraide, la solidarité et l’amour qui unit ces êtres face à l’adversité peut produire de grandes choses. Un roman qui fait du bien et dont j’attends la suite puisque ce n’est que le premier opus.

N’hésitez pas et foncez.

Merci à LP Conseils et aux Editions l’Archipel.

 

Notation :