Critique de : La femme qui reste d’Anne De Rochas

La femme qui reste

Résumé :

Dans l’Allemagne exsangue et tumultueuse des années vingt, le Bauhaus est plus qu’une école d’art. C’est une promesse. Au sein du grand bâtiment de verre et d’acier, Clara, Holger et Théo vont partager l’aventure intense et créative de la modernité. Les femmes y cherchent leur place. Des liens se tissent. Amitié, amour… Entre rêves d’Amérique et certitudes de Russie, les futurs se dessinent.

L’auteure 

Créatrice textile, Anne de Rochas a collaboré de nombreuses années avec Yves Saint Laurent. En tant que graphiste, elle a travaillé avec des maisons d’éditionmusicale et discographique. Elle partage désormais son temps entre l’écriture et ses projets artistiques. « La Femme qui reste » est son premier roman.

Ma chronique :

Une grande histoire humaine et artistique. 

Le mouvement du Bauhaus qui allie art et technique est toujours présent aujourd’hui. Anne De Rochas nous entraîne au cœur de cette école, entre Dessau et Berlin, en compagnie de trois personnages Cara, Théo et Holger. En ce début de vingtième siècle, les femmes n’ont pas la même place que les hommes et Clara s’en plaint : « Aux hommes l’architecture, aux femmes le tissage… ». 

On y croise aussi de grands artistes comme les peintres Klee et Kandinsky.

Couvrant plusieurs décennies, ce roman dense et riche nous immerge dans 

la vie du Bauhaus. C’est un ouvrage très documenté.

Mon bémol, qui m’a gênée rapidement dans ma lecture, j’ai un peu de mal à le décrire : je dirai que c’est une distanciation avec les personnages, un côté froid, pas ou peu d’émotion ressentie. Je suivais leur parcours comme si c’était un documentaire et non un roman. J’ai donc refermé le livre en me disant : je me suis cultivée mais je n’ai pas passé un grand moment de lecture car je n’ai pas vibré avec les héros de ce livre.

Une lecture davantage recommandée pour s’instruire et découvrir ce courant artistique du Bauhaus. 

Publié aux éditions Les Escales.

Notation :

Critique de : Et la vie reprit son cours de Catherine Bardon

Et la vie reprit son cours

Résumé :

Jour après jour, Ruth se félicite d’avoir écouté sa petite voix intérieure : c’est en effet en République dominicaine, chez elle, qu’il lui fallait poser ses valises. Il lui suffit de regarder Gaya, sa fille. À la voir faire ses premiers pas et grandir aux côtés de ses cousines, elle se sent sereine, apaisée. En retrouvant la terre de son enfance, elle retrouve aussi Almah, sa mère, l’héroïne des Déracinés. Petit à petit, la vie reprend son cours et Ruth – tout comme Arturo et Nathan – sème les graines de sa nouvelle vie. 

L’auteure :

Catherine Bardon est une amoureuse de la République dominicaine où elle a vécu de nombreuses années. Elle est l’autrice de guides de voyage et d’un livre de photographies sur ce pays. Après L’Américaine (Les Escales, 2019), Et la vie reprit son cours est le troisième tome qu’elle consacre à la saga des Déracinés, saluée par de nombreux prix.

Ma chronique :

Très heureuse de retrouver Ruth, Almah et tous les protagonistes de cette formidable saga.

Comme les deux précédents tomes, je l’ai lu vite, et même dévoré en deux jours !

Si le premier tome reste mon épisode préféré pour son intensité dramatique, cette suite a le mérite de nous faire revivre les événements de la fin des années soixante à celles des années soixante-dix. Ces dix années seront mouvementées pour nos héros qui voyagent ou résident entre les États-Unis, Israël et la République Dominicaine. Les grands événements comme la guerre du Vietnam, la guerre des six jours ou la fin de la dictature dominicaine défilent sous nos yeux. L’auteure mélange habilement cette grande histoire et l’intrigue romanesque.

Ruth est au centre de ce troisième livre, une héroïne attachante qui lutte pour vivre ses passions tout en protégeant les siens. L’histoire est émouvante et prenante tout au long du récit.

Oui, cette auteure a du talent et sa passion pour la République dominicaine est palpable lors de cette lecture.

N’hésitez pas et retrouvez la suite de cette saga dépaysante et passionnante.

Parue aux éditions Les Escales.

Notation :

Mes coups de cœur livresques de 2019

Une année riche en découvertes, voici mes 12 romans préférés classés par date de parution, à la suite les documents et ouvrages de développement personnel les plus marquants de l’année :

Edith et Olivier de Michèle Forbes 

Belle-Amie d’Harold Cobert

Tout ce que tu vas vivre de Lorraine Fouchet 

La salle de bal d’Anna Hope

Les déracinés de Catherine Bardon

À la ligne de Joseph Ponthus 

Assassins de Jean-Paul Delfino 

Les vignes de Sarah de Kristen Harnisch 

La fuite en héritage de Paula McGrath 

Mortelle tentation de Christophe Ferré 

Sonate pour Haya de Luize Valente 

Le hameau des purs de Sonja Delzongle 

Autres ouvrages  de la catégorie « document » ou de « développement personnel », coups de cœur de 2019 : 

Ubuntu je suis car tu es de Mungi Ngomane 

Guérir un chemin d’amourette de conscience de Joëlle Maurel

Sagesse du Japon de Mari Fujimoto

Quarante courtes séances de sophrologie d’Alain Zulli

Critique de : Les listes d’Elisabeth de Lulah Ellender

Les listes d’Elizabeth
Les listes d’Elizabeth

Résumé :
Plusieurs années après la mort de sa grand-mère Elisabeth, Lulah Ellender hérite d’un curieux objet – un carnet rempli de listes. Dans ces fragments de la vie quotidienne, Lulah découvre les détails de l’extraordinaire destin d’Elisabeth : son enfance de fille d’ambassadeur dans les années 1930 en Chine, son mariage avec un diplomate britannique et leur vie à Madrid sous Franco, à Beyrouth après la guerre, puis à Rio et à Paris. Tout au long de son existence, ces listes ont été pour elle une source de structure et de réconfort entre le faste de sa vie publique et les troubles de sa vie privée.

L’auteure :
Lulah Ellender est journaliste pour différents magazines britanniques. Elle vit à Lewes avec son mari et ses quatre enfants. Les Listes d’Elisabeth est son premier ouvrage.

Ma chronique :
Un récit touchant qui couvre trois générations grâce aux souvenirs de la grand-mère de l’auteure, femme de diplomate à la vie bien remplie.
Retrouver un carnet rempli de listes puis en écrire un roman témoignage, voilà une belle idée !

Comme le précise l’auteure, une liste permet de détailler le rôle des objets participants à notre vie. Ces objets sont aussi une composante de notre bonheur.
Les listes sont une trace du passé, révélateurs de la vie quotidienne et du caractère du rédacteur. 

J’ai aimé suivre les pas d’Elizabeth qui accompagne son mari autour de la planète, une vie riche et mouvementée avec des déménagements multiples qui nécessitent une grande adaptation.

Au fil de la lecture, l’auteure confie mieux comprendre sa grand-mère et sa mère : un beau voyage intergénérationnel.
À découvrir.

Paru aux éditions Les Escales.

Notation :

Critique de : Sonate pour Haya de Luize Valente

Sonate pour Haya

Résumé :
Lisbonne, 1999. Amalia, une jeune portugaise, ignore tout de sa famille paternelle et n’ose pas questionner son père à ce sujet. Quand elle surprend une conversation concernant son arrière-grand-mère allemande, Amalia décide de partir pour Berlin afin de la rencontrer. Dépositaire du passé familial, cette femme centenaire lui lègue une partition intitulée Sonate pour Haya en plus de nombreuses révélations, avant de quitter le monde paisiblement.

L’auteure :
Née à Rio, Luize Valente est passionnée d’histoire. Elle est journaliste et réalisatrice de documentaires. Sonate pour Haya, son premier roman traduit en français, est un best-seller au Brésil.

Ma chronique :
Un livre bouleversant que j’ai adoré. 
L’histoire est tellement émouvante et prenante que j’avais beaucoup de mal à me détacher du livre. J’ai terminé cette lecture il y a quelques jours et elle me hante toujours.
Lorsque j’ai découvert, en fin de livre, que l’auteure s’est inspirée de faits réels, j’ai été d’autant plus émue.

Amalia part à la recherche de la vérité dans un passé qui la conduit entre le Portugal, Berlin et Rio. Ce passé est douloureux puisqu’il est question de la Shoah. La rencontre avec son aïeule centenaire qui vit toujours à Berlin est le détonateur de sa quête de la vérité. À Rio, le passé remonte à la surface progressivement : l’auteure alterne les chapitres qui déroulent le passé allemand au moment de la seconde guerre mondiale et l’époque contemporaine d’Amalia. 

Le passé se dévoile petit à petit, j’au tourné les pages rapidement, avide de connaître la suite pour comprendre les liens entre ces personnages du passé et cette famille installée à Rio.
L’écriture fluide et le découpage du livre sont addictifs et l’histoire est vraiment bouleversante.

À découvrir absolument ! À offrir pour les fêtes ou à s’offrir.

Paru aux éditions Les Escales.

Notation :