Chronique de : Bonne nuit mon ange d’Aimee Molloy

Bonne nuit mon ange

Résumé :

Sam Statler et Annie Potter, fraîchement mariés, viennent de quitter New York pour s’installer la petite ville natale de Sam. Annie passe la plupart de ses journées seule et désœuvrée tandis que Sam, thérapeute, reçoit ses patients –majoritairement féminins – dans son cabinet installé au rez-de chaussée de la maison. Ce que Sam ne sait pas, c’est qu’un conduit d’aération dans le plafond permet d’entendre tout ce qui se dit dans la chambre au-dessus…

L’auteure :

Aimee Molloy vit à Brooklyn avec son mari et ses deux filles. « Une mère parfaite » était son premier roman.

Ma critique :

Un thriller angoissant et impossible à lâcher. Ce qui m’a le plus impressionnée, c’est la construction incroyable : j’ai été désarçonnée plus d’une fois par l’enchaînement des événements.

Je l’ai lu rapidement, sur deux jours, ne parvenant pas à me détacher des personnages. Le rythme va crescendo, le début nous happe déjà, avec ce contexte de ville chic feutrée, là où Sam, le psychologue, a grandi puis tout va très vite.

Pas d’hémoglobine ici, plutôt une tension grandissante qui s’accélère après la disparition de Sam. Un huis clos terrifiant se joue sous nos yeux ébahis.

Difficile d’en dire plus sinon que cette auteure est très douée pour balader son lecteur et l’accrocher jusqu’au bout de son intrigue.

Cela me donne très envie de découvrir son premier roman.

Paru aux éditions Les Escales.

Notation :

Critique de : La consolation des inconnus d’Alice Nelson

La consolation des inconnus

Résumé :

Marina, écrivaine et universitaire, habite à Harlem avec son mari Jacob et le fils de ce dernier, Ben, issu d’un premier mariage. Dans la rue, elle fait par hasard la connaissance de Constance, une jeune réfugiée rwandaise, et de son enfant, Gabriel. Marina ressent rapidement l’urgence et la nécessité d’aider ces deux êtres dévastés et à la dérive. Tandis que Constance reste distante et quasiment muette, un lien particulier se noue entre Marina et Gabriel.

L’auteure :

Australienne, Alice Nelson s’est installée à Harlem où elle a trouvé le décor de son premier roman La Consolation des inconnus. Elle est reconnue comme l’une des nouvelles voix de la littérature australienne.

Ma chronique :

Un premier roman très attachant, d’une grande sensibilité, qui raconte les destins croisés de femmes en souffrance.

L’une, réfugiée du Rwanda, ne montre aucune tendresse envers son jeune enfant tandis que Marina s’accroche à ses souvenirs pour tenter de se rappeler une manifestation d’amour de sa mère. 

Marina ne se souvient d’aucune intimité entre Gizela et ses enfants, elle vivait à côté d’eux sans les voir. Quelle tristesse quand Marina avoue être dans l’incapacité à croire au bonheur même lorsqu’il est présent.

Constance, elle, semble insensible à son enfant et incapable de l’aimer : qu’elles horreurs a-t-elle pu traverser se demande Marina ?

Ce récit à la fois triste et lumineux est à lire absolument pour l’écriture poétique et envoûtante. J’ai été conquise aussi par l’émotion et la tendresse qui se dégagent des rapports entre Marina et Jacob, Marina et Ben et l’attachement sans faille de Marina pour Gabriel, ce petit ange.

Un très beau premier roman paru aux éditions Les Escales.

Une auteure que je vais suivre dorénavant.

Notation :

Critique de : La femme qui reste d’Anne De Rochas

La femme qui reste

Résumé :

Dans l’Allemagne exsangue et tumultueuse des années vingt, le Bauhaus est plus qu’une école d’art. C’est une promesse. Au sein du grand bâtiment de verre et d’acier, Clara, Holger et Théo vont partager l’aventure intense et créative de la modernité. Les femmes y cherchent leur place. Des liens se tissent. Amitié, amour… Entre rêves d’Amérique et certitudes de Russie, les futurs se dessinent.

L’auteure 

Créatrice textile, Anne de Rochas a collaboré de nombreuses années avec Yves Saint Laurent. En tant que graphiste, elle a travaillé avec des maisons d’éditionmusicale et discographique. Elle partage désormais son temps entre l’écriture et ses projets artistiques. « La Femme qui reste » est son premier roman.

Ma chronique :

Une grande histoire humaine et artistique. 

Le mouvement du Bauhaus qui allie art et technique est toujours présent aujourd’hui. Anne De Rochas nous entraîne au cœur de cette école, entre Dessau et Berlin, en compagnie de trois personnages Cara, Théo et Holger. En ce début de vingtième siècle, les femmes n’ont pas la même place que les hommes et Clara s’en plaint : « Aux hommes l’architecture, aux femmes le tissage… ». 

On y croise aussi de grands artistes comme les peintres Klee et Kandinsky.

Couvrant plusieurs décennies, ce roman dense et riche nous immerge dans 

la vie du Bauhaus. C’est un ouvrage très documenté.

Mon bémol, qui m’a gênée rapidement dans ma lecture, j’ai un peu de mal à le décrire : je dirai que c’est une distanciation avec les personnages, un côté froid, pas ou peu d’émotion ressentie. Je suivais leur parcours comme si c’était un documentaire et non un roman. J’ai donc refermé le livre en me disant : je me suis cultivée mais je n’ai pas passé un grand moment de lecture car je n’ai pas vibré avec les héros de ce livre.

Une lecture davantage recommandée pour s’instruire et découvrir ce courant artistique du Bauhaus. 

Publié aux éditions Les Escales.

Notation :

Critique de : Et la vie reprit son cours de Catherine Bardon

Et la vie reprit son cours

Résumé :

Jour après jour, Ruth se félicite d’avoir écouté sa petite voix intérieure : c’est en effet en République dominicaine, chez elle, qu’il lui fallait poser ses valises. Il lui suffit de regarder Gaya, sa fille. À la voir faire ses premiers pas et grandir aux côtés de ses cousines, elle se sent sereine, apaisée. En retrouvant la terre de son enfance, elle retrouve aussi Almah, sa mère, l’héroïne des Déracinés. Petit à petit, la vie reprend son cours et Ruth – tout comme Arturo et Nathan – sème les graines de sa nouvelle vie. 

L’auteure :

Catherine Bardon est une amoureuse de la République dominicaine où elle a vécu de nombreuses années. Elle est l’autrice de guides de voyage et d’un livre de photographies sur ce pays. Après L’Américaine (Les Escales, 2019), Et la vie reprit son cours est le troisième tome qu’elle consacre à la saga des Déracinés, saluée par de nombreux prix.

Ma chronique :

Très heureuse de retrouver Ruth, Almah et tous les protagonistes de cette formidable saga.

Comme les deux précédents tomes, je l’ai lu vite, et même dévoré en deux jours !

Si le premier tome reste mon épisode préféré pour son intensité dramatique, cette suite a le mérite de nous faire revivre les événements de la fin des années soixante à celles des années soixante-dix. Ces dix années seront mouvementées pour nos héros qui voyagent ou résident entre les États-Unis, Israël et la République Dominicaine. Les grands événements comme la guerre du Vietnam, la guerre des six jours ou la fin de la dictature dominicaine défilent sous nos yeux. L’auteure mélange habilement cette grande histoire et l’intrigue romanesque.

Ruth est au centre de ce troisième livre, une héroïne attachante qui lutte pour vivre ses passions tout en protégeant les siens. L’histoire est émouvante et prenante tout au long du récit.

Oui, cette auteure a du talent et sa passion pour la République dominicaine est palpable lors de cette lecture.

N’hésitez pas et retrouvez la suite de cette saga dépaysante et passionnante.

Parue aux éditions Les Escales.

Notation :

Mes coups de cœur livresques de 2019

Une année riche en découvertes, voici mes 12 romans préférés classés par date de parution, à la suite les documents et ouvrages de développement personnel les plus marquants de l’année :

Edith et Olivier de Michèle Forbes 

Belle-Amie d’Harold Cobert

Tout ce que tu vas vivre de Lorraine Fouchet 

La salle de bal d’Anna Hope

Les déracinés de Catherine Bardon

À la ligne de Joseph Ponthus 

Assassins de Jean-Paul Delfino 

Les vignes de Sarah de Kristen Harnisch 

La fuite en héritage de Paula McGrath 

Mortelle tentation de Christophe Ferré 

Sonate pour Haya de Luize Valente 

Le hameau des purs de Sonja Delzongle 

Autres ouvrages  de la catégorie « document » ou de « développement personnel », coups de cœur de 2019 : 

Ubuntu je suis car tu es de Mungi Ngomane 

Guérir un chemin d’amourette de conscience de Joëlle Maurel

Sagesse du Japon de Mari Fujimoto

Quarante courtes séances de sophrologie d’Alain Zulli