Chronique de : Une scandaleuse supercherie de Lynn Messina 

Résumé :

Miss Beatrice Hyde-Clare est bien décidée à ne plus jamais se mêler de ce qui ne la regarde pas. Donc, quand un dandy s’écroule raide mort à ses pieds, elle ne ressent aucune envie d’enquêter. Vraiment aucune. Sauf que l’arme du crime lui est étrangement familière… 

L’auteure :

Lynn Messina est l’autrice de plus d’une douzaine de romans, dont le best-seller Fashionistas qui a été traduit en seize langues. Elle a régulièrement écrit pour la presse, notamment pour la chronique « Modern Love » du New York Times. Lynn vit à New York avec ses fils.

Ma chronique :

Comme une série télé, au fil des épisodes on s’attache de plus en plus aux personnages. Ce deuxième tome des enquêtes de Béatrice Hyde-Clare est davantage rythmé et m’a accrochée rapidement.

Le premier tome installait les personnages, un peu trop descriptif dans les premières pages.

Ici, l’action démarre vite et les deux personnages principaux, Béa et le duc, ont évolué. Le duc est moins narquois et plus prévenant, plus sympathique. Béa a pris de l’assurance et son caractère s’est affirmé.

L’enquête est menée tambour battant, tous deux faisant équipe pour dénouer cette nouvelle énigme.

J’ai passé un moment de lecture très agréable en compagnie de ces héros « so british », humour et enquête policière font bon ménage ici.

À déguster sans hésitation.

Paru aux éditions Les Escales Séries

Notation :

Une insolente curiosité de Lynn Messina

Résumé :

Rien ne gâche mieux une fête qu’un meurtre sanglant dans la bibliothèque… Beatrice Hyde-Clare détonne au sein de la noblesse anglaise : orpheline sans mari, elle dépend de la générosité de son oncle et de sa tante. Elle s’efforce donc de rester docile, respectueuse et à sa place. Mais quand Bea trébuche sur le corps sans vie du pauvre monsieur Otley dans la bibliothèque de la demeure des Skeffington …

L’auteure :

Lynn Messina est l’autrice de plus d’une douzaine de romans, dont le best-seller Fashionistas qui a été traduit en seize langues. Elle a régulièrement écrit pour la presse, notamment pour la chronique « Modern Love » du New York Times. Lynn vit à New York avec ses fils.

Ma chronique :

Une lecture agréable, légère et parfaite pour l’été.

Bien que la mise en place des personnages et du lieu m’aient parues un peu longues dans les premières pages, la suite du roman m’a intéressée.

L’ambiance est très « Bridgerton » avec une héroïne effacée et ne correspondant pas aux canons de la mode anglaise. D’autres similitudes comme cette insistance des mères prêtes à tout pour marier leurs filles aux meilleurs partis.

Dès que le meurtre est commis, le rythme s’intensifie et l’intrigue devient intéressante. La complicité inattendue entre cette jeune fille et un personnage d’un rang très élevé m’a accrochée. Un peu comme « La chronique des Bridgerton », l’inattendu et la fantaisie font de cette lecture un moment de plaisir plaisir à ne pas bouder.

Paru aux éditions Les Escales collection Kes Escales Séries

Notation :

Chronique de : Les affinités sélectives de J. Courtney Sullivan  

Résumé :

Après avoir vécu vingt ans à New York, Elisabeth, brillante journaliste et autrice auréolée de succès, s’adapte difficilement à sa nouvelle vie de jeune mère dans une petite ville. Elle passe ses journées dans sa maison, seule avec son enfant, et commence à déprimer. Plutôt que de s’atteler à la rédaction de son nouveau livre, elle perd son temps entre un groupe Facebook de mères new-yorkaises et le compte Instagram de sa soeur influenceuse. Arrive Sam, l’étudiante qu’Elisabeth a engagée pour garder son bébé…

L’auteure :

J. Courtney Sullivan a écrit de nombreux best-sellers remarqués dans le monde entier et qui ont conquis plus d’un demi-million de lecteurs en France. Les Affinités sélectives est son premier roman publié aux Escales.

Ma chronique :

J. Courtney Sullivan a toujours publié des romans avec de beaux portraits de femmes, je la suis depuis ses débuts et j’ai retrouvé ici ses thèmes de prédilection, sa belle plume et son talent pour nous dépeindre l’amitié entre ces deux femmes.

L’une est très jeune et d’un milieu modeste tandis qu’Elisabeth est issue d’une famille aisée et a publié des livres à succès.

Elizabeth vient d’arriver dans cette petite ville après avoir vécu à New York. Elle a un bébé et cherche une nounou, Sam se présente.

Elles deviennent assez vite proches malgré leurs différences. Leur amitié se teinte de sentiments confus comme de la jalousie parfois. Chacune se débat avec ses soucis, cherchant une épaule consolatrice.

C’est une amitié plutôt exclusive, les éloignant de leurs proches.

L’auteure aborde les thèmes comme : le poids de la famille, la notion de famille parfaite ou idéale, le fossé entre les différentes classes sociales.

Tout en nuances, ce portrait de femmes et de leur amitié exclusive m’a happée et j’ai suivi leur quotidien avec grand intérêt.

L’écriture et le thème m’ont fait penser aux romans de Laura Kasischke.

À lire absolument.

Publié aux éditions Les Escales

Notation :

Chronique de : Charlotte se cherche de Caroline Kant 

Résumé :

C’est signé ! Charlotte a décroché un job dans une agence d’organisation de mariages : elle pourra soutenir sa famille pendant que son mari Alexandre lance sa boîte. Elle a même réussi à négocier ses mercredis après-midi pour passer du temps avec Lou et Gabriel, ses enfants. Adieu, la vie imprévisible de free-lance et bonjour, les revenus réguliers, les congés payés et les pauses café ! Sauf que… Sa collègue Laetitia ne semble pas du tout ravie de son arrivée

L’auteure :

Caroline Kant est une autrice parisienne. Sa série s’inspire des années où elle a vécu rue Cavendish, dans l’appartement de Margaux.

Ma chronique :

J’ai retrouvé avec plaisir l’ambiance de l’immeuble de la rue Cavendish avec ce deuxième tome.

Après « Les manigances de Margaux », l’héroïne est Charlotte, une jeune mère de famille, photographe et décoratrice. Heureuse avec Alexandre et ses deux jeunes enfants, elle décide d’accepter un contrat en CDD pour avoir une vie plus calme sans souci de fin de mois.

La vie en entreprise, une micro société ici, n’est pas toujours aussi rose qu’on pourrait l’imaginer : les revenus réguliers ne masquent pas forcément tous les obstacles et contraintes.

Les habitants de l’immeuble jouent de nouveau leur rôle d’entraide à fond ici : Margaux aide et soutient Charlotte, Victoire joue de la musique apaisante pour tous et même Guy, l’ex propriétaire de l’immeuble pourrait se révéler d’une grande humanité.

Je me suis prise d’amitié pour tous ces personnages, avec leurs failles et leur générosité. Mention spéciale pour Victoire, la violoniste, toujours gaie, qui régale tout son auditoire chaque soir.

Un livre qui fait du bien et réconcilie avec la vie. J’ai hâte de les retrouver tous pour les prochains épisodes de cette série. 

À déguster sans hésitation.

Paru aux éditions Les Escales Séries.

Chronique de : Béni soit le père de Rosa Ventrella

Résumé :

Rosa est née dans le quartier de San Nicola, l’un des plus pauvres de Bari. Parmi les maisons blanches bordant d’étroites ruelles qui courent vers la mer, la violence règne. Et chez Rosa, c’est son père, « Gueule d’ange », qui fait régner la terreur. Au sortir de l’adolescence, elle rencontre Marco et, avec lui, la promesse d’un nouveau départ. Elle l’épouse et le suit à Rome, où elle donne naissance à Giulia, leur petite fille…

L’auteure :

Née à Bari, dans les Pouilles, Rosa Ventrella vit actuellement à Crémone. Elle a travaillé comme éditrice et journaliste. Après Une famille comme il faut et La Liberté au pied des oliviers, Béni soit le père est son troisième roman traduit en français et publié aux Escales.

Ma chronique :

Un roman fort et poignant qui m’a rappelé les romans d’Elena Ferrante.

L’héroïne vit dans un quartier misérable de Bari, sa famille est très pauvre. Jeune adolescente, elle souffre surtout de voir la violence de son père à l’égard de sa mère qui est tout pour elle. Agata, la mère, est amoureuse de son mari malgré ce qu’elle endure et entièrement dévouée à ses enfants.

Rosa est l’aînée, la seule fille et doit aider dans la maison. Elle observe ses frères jouer et avoue à sa mère qu’elle aurait préféré être un garçon.

Dans ce quartier, les garçons traînent et les hommes travaillent ou font du trafic pour survivre. 

Un roman à l’écriture sèche et claquante, aux situations très réalistes qui traduisent avec succès l’ambiance de ce quartier de Bari.

J’ai lu assez vite ce roman, émue par la souffrance des femmes et l’histoire qui se répète parfois d’une génération à l’autre. Redemption et pardon sont présents aussi  dans cette histoire bouleversante.

Je découvre cette auteure pleine de talent que je vais suivre dorénavant.

Paru aux éditions Les Escales.