Chronique de : Saint Jacques de Bénédicte Belpois

Résumé :

À la mort de sa mère, Paloma hérite d’une maison abandonnée et chargée de secrets, au pied des Cévennes. D’abord décidée à s’en débarrasser, elle choisit sur un coup de tête de s’y installer et de la restaurer.

L’auteure :

Bénédicte Belpois vit à Besançon où elle exerce la profession de sage-femme. Elle a passé son enfance en Algérie. C’est lors d’un long séjour en Espagne qu’elle a commencé à écrire “Suiza” (2019), son premier roman. Il a été récompensé par le prix Marcel Aymé et le prix des lecteurs de la Ville de Brive.

Ma chronique :

Un livre aussi beau qu’un film de Jean Becker « La tête en friche » ou «  Dialogue avec mon jardinier ».

On est accroché dès les premières lignes, embarqués dans une belle histoire humaine pleine d’émotions, décrite avec une grande sensibilité.

Si Paloma est au centre du récit, j’ai aimé le caractère de Pinpom, sa fille et Rose la voisine : deux figures vraies et très attachantes. Côté masculin, Jacques et Jo sont de belles personnes aussi avec un grand cœur.

Une histoire de transmission, de la difficulté d’être mère sans père et délaissée par sa mère. Comment se construire et vivre sereinement dans un tel contexte ?

La vie peut être pleine de belles surprises et nous apporter du baume au cœur par des biais inattendus.

J’ai lu ce livre presque d’une traite et je l’ai déjà conseillé autour de moi. J’ai aussi acheté son premier roman

« Suiza ».

Une belle découverte que je conseille vivement.

Paru aux éditions Folio.

Notation :

Rétrospective 2021 : mes coups de ❤️

BONNE ANNÉE 2022

J’ai fait de fabuleuses découvertes toute l’année et je remercie les éditeurs partenaires du blog.

Parmi les 104 livres de 2021, voici mon palmarès, le « top ten » listés chronologiquement.

 

 

Les romans :


Catégorie document/développement personnel :

Chronique de : Accompagnement psycho-émotionnel selon la tradition chinoise de Mireille Meunier

Présentation :

La tradition chinoise nous offre une merveilleuse cartographie de notre vie psychique et nous révèle les plans de construction de la globalité de notre être. Le Qi, ou « souffle primordial », est à l’origine aussi bien des processus physiologiques que des processus mentaux et émotionnels. L’organique et le psychique sont intimement liés et ne peuvent pas être dissociés.

L’auteure :

Née à Munich, Mireille Meunier étudie les soins naturels, option psychologie, en Allemagne. Après 4 années d’études, elle obtient le diplôme d’Etat de «Heilpraktiker» (Professionnel de santé en soins naturels). Elle exerce dans son cabinet et enseigne dans différentes écoles à Berlin. Installée en France depuis 1994, elle donne des consultations et propose des formations en France et à l’étranger.

Ma chronique :

Un beau livre, panorama détaillé des réponses que la tradition chinoise apporte à chacun pour « un accompagnement global sur les plans émotionnel et cognitif ».

J’ai retenu que notre bien-être est influencé par la manière dont on se voit et on se sent. « L’organique et le psychique sont intimement liés », la tradition chinoise affirme que les émotions agissent sur notre corps et ne sont ni positives ni négatives. Ces émotions peuvent nous aider à stabiliser notre état intérieur si nous les acceptons. Tout le chapitre sur les émotions est particulièrement intéressant et nous questionne sur nos comportements.

Après la théorie, l’auteure en deuxième partie propose « la pratique » en évoquant ce qu’elle nomme « le royaume intérieur » trop souvent délaissé au profit du monde extérieur. L’auteure indique notamment que la confiance en soi est la conséquence d’une clarté intérieure, développons notre connaissance de nous-mêmes.

Des exemples issus des pratiques de l’auteur aident à comprendre comment se questionner pour dénouer les noeuds psychiques et comprendre les recommandations de la tradition chinoise.

J’aurais aimé un glossaire en fin d’ouvrage pour aider à une lecture plus fluide.

Les différentes pages synthétiques appelées « l’essentiel » et la bibliographie en fin de livre sont de précieux outils.

Un ouvrage paru chez Guy Trédaniel.

Mes coups de ❤️ 2020

Voici mon « top ten » littéraire de 2020 : de l’aventure, de l’émotion, de la passion et beaucoup d’humanité. Des bijoux littéraires à découvrir absolument.

Critique de : Le Sans Maître de Virginie Caillé-Bastide

Le Sans Maître

Résumé 

En 1720, au nord de la Bretagne, Côme de Plancoët mène une vie paisible dans sa seigneurie. Célibataire et sans héritier, il partage son temps entre l’équitation et l’érudition. Si sa personnalité intrigue, sa bienveillance a tôt fait de réduire au silence toutes les mauvaises langues. Ou presque… Car, dans l’ombre, un ennemi puissant lui voue une haine tenace et resserre autour de lui un étau redoutable. L’existence de Côme va voler en éclats et le conduire sur la route d’un druide sans âge aux pouvoirs étonnants et d’une cavalière au caractère bien trempé.

L’auteure 

Virginie Caillé-Bastide est née en 1962 à Lorient. Le Sans Dieu, son premier roman, puise dans ses origines bretonnes et sa passion pour l’histoire.

Ma chronique 

Un très bon roman historique et un grand récit d’aventures : coup double pour cette histoire et coup de cœur.

J’ai beaucoup aimé ce deuxième roman de Virginie pour sa verve, l’écriture en résonance avec ce dix-huitième siècle et la Bretagne haute en couleurs. Je rends hommage au talent de conteuse de l’auteure, découverte avec son premier roman Le Sans Dieu. Quand on aime l’histoire et les récits d’aventures, on est gâté avec celui-ci avec des personnages charismatiques comme le seigneur Côme ou le druide ange gardien de nos deux tourtereaux.

Cette histoire trépidante m’a fait penser aux grands romans d’Alexandre Dumas : on suit avec fièvre les aventures de nos héros en étant complètement immergé dans ce dix-huitième siècle. 

Ce type de romans alliant histoire et aventures sont trop rares, ne vous en privez surtout pas. 

Paru aux éditions Héloïse d’Ormesson.

Notation :