Chronique de : Les pionnières, une place au soleil d’Anna Jacobs

Les pionnières, une place au soleil

Résumé :

Irlande, début des années 1860. Keara Michaels ne quitterait pour rien au monde sa terre natale et ses deux sœurs. Mais le destin est parfois cruel… Enceinte et sans le sou, elle est contrainte de traverser les océans pour gagner l’Australie. Toute seule : le père de son futur enfant, qui est marié, ne l’accompagnera pas. Dans le même temps, Mark Gibson, un chercheur d’or, doit fuir le Lancashire pour échapper à la vengeance de son beau-père. Et tenter sa chance à l’autre bout du monde …

L’auteure :

Née en 1941 Anna Jacobs a grandi en Angleterre, dans le Lancashire, avant de partir vivre en Australie. Auteure de nombreux romans à succès, elle s’est vu décerner l’Australian Romantic Book of the Year en 2006. Les éditions de l’Archipel ont publié sa trilogie « Cassandra » (Le Destin de CassandraCassandra et ses sœurs et L’Héritage de Cassandra, 2018- 2020), disponibles en Archipoche, ainsi que le premier tome de la saga « Swan Hill » : Les Pionniers (2020). 

Ma chronique :

Je découvre cette auteure qui a déjà écrit d’autres sagas qui se déroulent en Australie.

J’ai aimé cette histoire dépaysante et pleine de rebondissements. 

L’histoire se déroule entre l’Angleterre, l’Irlande et l’Australie et dresse le portrait de petites gens prêt à s’exiler pour trouver une meilleure vie. L’Australie, après trois semaines de traversée, est une terre promise gorgée de soleil.

Les hommes cherchent de l’or et les femmes deviennent domestiques. Les plus riches achètent des domaines.

C’est le destin qui attend Mark ou bien Keara, les protagonistes.

Au travers de cette histoire, on découvre le quotidien de ces premiers australiens qui construisent Melbourne ou Perth, petites bourgades dans ces années-là.

L’écriture est fluide, l’intrigue prenante : à la fin du livre je me suis dit qu’il serait difficile d’attendre la parution du prochain tome pour connaître la suite des aventures de Keara, Théo, Maggie ou Mark. Vivement la suite !

Paru aux éditions de l’Archipel.

Notation :

Chronique de : Le sang des Belasko de Chrystel Duchamp

Résumé :

Cinq frères et sœurs sont réunis dans la maison de famille, la Casa Belasko, une vaste bâtisse isolée au cœur d’un domaine viticole de Provence. Leur père, un vigneron taiseux, vient de mourir. Il n’a laissé qu’une lettre à ses enfants, et ce qu’il leur révèle les sidère : leur mère ne se serait pas suicidée – comme l’avaient affirmé les médecins six mois plus tôt. Elle aurait été assassinée…

L’auteure :

Chrystel Duchamp, 35 ans, a signé en 2020 L’Art du meurtre (L’Archipel), un premier suspense salué par le public et la critique : « Une écriture enlevée, sombre et claquante… Un polar addictif et original. » (Le Parisien-Aujourd’hui en France).

Ma chronique :

J’avais beaucoup aimé son premier roman et j’étais curieuse de découvrir celui-ci. Je n’ai pas été déçue.

Glaçant et additif sont les 2 qualificatifs qui me viennent à l’esprit après cette lecture.

Comme la tension monte crescendo, j’ai lu le dernier tiers en apnée, je n’arrivais pas à me détacher du texte.

L’histoire de cette famille débute sous les meilleurs auspices : une grande maison, un beau vignoble et cinq enfants pleins de vie. Au début de l’histoire, tout semble enchanteur puis l’auteure nous projette après le décès des deux parents, les enfants, des adultes dorénavant, sont réunis pour l’enterrement.

Le huis clos révèle des facettes inattendues de ces Belasko, une famille très spéciale mais bien sûr je ne vous en dirai pas plus.

Il faut le lire pour découvrir la vérité même s’il faut rogner sur son sommeil.

Un très bon polar paru aux éditions de l’Archipel.

Notation :

Chronique de : Vivonne de Jérôme Leroy

Vivonne

Résumé :

Alors qu’un typhon dévaste l’Île-de-France, l’éditeur Alexandre Garnier contemple le cataclysme meurtrier depuis son bureau, rue de l’Odéon  : une rivière de boue coule sous ses fenêtres, des rats surgissent des égouts. Le passé aussi remonte à la surface. Devant ce spectacle de fin du monde, Garnier se souvient de sa jeunesse et surtout de son ami, le poète Adrien Vivonne, auteur entre autres de Danser dans les ruines en évitant les balles. Garnier a publié ses livres avant que celui-ci ne disparaisse mysté rieusement en 2008, il y a presque vingt ans…

L’auteur :

Jérôme Leroy, né à Rouen le 29 août 1964, est un écrivain français auteur de romans, de romans noirs, de romans pour la jeunesse et de poésie. Ancien professeur à Roubaix, il publie son premier roman en 1990, pour lequel il reçoit le Prix du Quartier latin. Lauréat de nombreux autres prix : Prix du Polar jeunesse (2008), Prix de l’Académie française (2010), Prix Michel-Lebrun (2012), Prix des Collégiens du Doubs (2013), Prix NRP de littérature jeunesse (2013-2014)…

Ma chronique :

Avant cette lecture, je ne pensais pas que poésie et « visions post-apocalyptiques » pouvaient se combiner.

Ce roman atypique qui fait froid dans le dos pour ses hypothèses d’apocalypse distille de la légèreté et de la douceur, de la poésie, la spécialités de Vivonne.

Adrien Vivonne, le héros, un poète amoureux des îles grecques a disparu. Garnier, son éditeur le recherche alors que le monde se détraque. L’action se situe entre la France et la Grèce au travers plusieurs époques avec des épisodes mouvementés voire dramatiques.

Mais est-ce que l’histoire est vraiment importante ? J’y ai vu plutôt une réflexion sur notre époque et les conséquences de ses crises climatiques et sociales.

J’ai aimé le style audacieux, mélangeant scènes de chaos et les rimes de ce cher Vivonne.

La poésie salvatrice, nous dit cette histoire, ne serait-ce pas cela le plus important ? Et cela me plaît bigrement.

Un roman publié aux éditions de la Table Ronde.

Notation :

Chronique de : Mettez des étincelles dans votre job de Véronique Souchon

Mettez des étincelles dans votre job

Présentation :

Prendre soin de soi au travail est essentiel, pour (re)mettre des étincelles dans votre job ! Comment ? En apprenant à se connaître, accueillir ses émotions, reprendre son souffle, se concentrer, s’affirmer… Le stress ou l’anxiété au sein de la sphère professionnelle nécessitent une mobilisation de votre part. En particulier si vous vous sentez fatigué(e), ressentez des inconforts corporels ou si vos humeurs et vos émotions vous mènent la vie dure. Cet ouvrage décrit le stress professionnel et vous accompagne à améliorer votre quotidien, notamment à l’aide de techniques de sophrologie.

L’auteure :

Véronique Souchon a exercé la fonction de responsable de communication avant de devenir sophrologue et coach. Elle accompagne à présent les personnes à dépasser les challenges qui jalonnent et structurent leur quotidien à travers ce mantra : « Comment ça peut être mieux ? ». Dans son exercice professionnel, elle porte la certitude que rester uniquement dans le mental ne suffit pas et qu’il est essentiel de revenir à soi pour se mettre en action. Elle propose donc une vision où le champ des possibles est plus vaste qu’il n’y paraît. 

Ma critique :

Oui, mettre des étincelles dans son quotidien et dans son job avec la sophrologie c’est possible et ça marche, j’ai testé.

La sophrologie permet à la fois de gérer son stress, de reprendre confiance en soi, d’améliorer sa concentration et bien d’autres effets encore. Tout cela facilement, les outils présentés sont simples et le temps à y consacrer n’est pas énorme : quinze minutes par jour suffisent nous promet l’auteure.

Cet ouvrage est un vrai guide pour découvrir la sophrologie et notamment se débarrasser du stress. J’ai apprécié son approche didactique, claire et j’ai beaucoup aimé la mise en page ludique qui renforce l’intérêt du lecteur et donne envie de s’y plonger.

Des explications sur la méthode, des conseils pour pratiquer, des astuces pour contrer le stress avec des témoignages et des audios à écouter : c’est très complet et accessible.

En bref, une lecture indispensable pour comprendre tous les bienfaits de la sophrologie.

Paru aux éditions De Boeck Supérieur.

Notation :

Chronique de : Borgo Vecchio de Giosuè Calaciura

Borgo Vecchio

Résumé :

Mimmo et Cristofaro sont amis à la vie à la mort. Ils grandissent dans un quartier misérable de Palerme, parmi les parfums de la mer, le marché aux balances truquées et les venelles tortueuses où la police n’ose pas s’aventurer. Le soir, tandis que Cristofaro pleure sous les coups paternels, Mimmo cherche à apercevoir Celeste, qui patiente sur le balcon quand sa mère reçoit des hommes. Tous les trois partagent le même rêve : avoir pour père Totò, voleur insaisissable et héros du Borgo Vecchio…

L’auteur :

Né à Palerme en 1960 il vit actuellement à Rome. Journaliste, il collabore régulièrement à de nombreux quotidien et revues. Borgo Vecchio a été finaliste du prix Femina Étranger et a remporté le prix littéraire Marco Polo Venise ainsi que le prix Méditerranée.

Ma critique :

Un roman qui prend aux tripes, d’une grande force.

Le début m’a fait penser à « L’amie prodigieuse » : pour le contexte (quartier pauvre de Palerme), la pauvreté et une intrigue centrée sur deux jeunes garçons, amis d’enfance. La comparaison s’arrête là.

Ensuite, c’est la violence qui l’emporte : au cœur du foyer pour l’un des enfants ou au coin de la rue avec Totò le voleur qui tente d’aider Cristofaro.

L’histoire est bouleversante et d’une violence presque insupportable.

L’écriture imagée et percutante transcende la sauvagerie et la détresse de tous ces « laissés pour compte ».

C’est dur, lumineux aussi : une claque ce livre.

Merci aux éditions Folio pour cette lecture.

Notation :