Des pages et des îles

Chronique de : L’essentiel du Pranayama de Jerry Givens 

Présentation :

Le pranayama, l’un des huit piliers du yoga, consiste en des exercices variés de respiration pour soulager le stress, augmenter la vitalité et améliorer la concentration. Ce guide contient des techniques de respiration accessibles à tous. Vous pouvez réaliser des exercices courts lors d’un bref moment de pause dans la journée, ou pratiquer une longue séance de yoga et de méditation avec un enchaînement en plusieurs étapes.

L’auteur :

Professeur de yoga et de méditation, écrivain et coach de vie dans la baie de San Francisco, Jerry Givens est diplômé en Hatha Yoga tantrique & Méditation. Écrivain, il a contribué à plusieurs publications de yoga en ligne et est l’auteur de trois romans fantastiques.

Ma chronique :

Si, comme moi, vous êtes un peu perdu avec les différents types de yoga et que les techniques de respiration vous intéressent alors pas de doute, ce livre est fait pour vous.

J’ai ainsi découvert que je pratiquais déjà ce type de yoga après sa présentation en début de livre et les exercices pour débutants.

Des schémas et explications en début du livre permettent de comprendre les techniques de pranayama et ses bienfaits. Les postures sont illustrées et détaillées.

Après la théorie, juste quelques pages, place à la pratique qui représente la grande partie du guide avec 3 niveaux : débutant, intermédiaire et avancé. Une soixantaine de pratiques sont présentées avec pour chacune les bienfaits attendus et des conseils.

Comme indiqué dans la présentation en début du livre, les bienfaits sont à la fois physiques, mentaux, émotionnels et spirituels.  On peut ainsi progresser seul avec les exercices pour débutants et les suivants si on procède par étape.

Un guide réjouissant, clair, avec une belle mise en page.

À retrouver aux éditions Médicis chez Guy Trédaniel.

Notation :

Chronique de : Comment je suis devenue Duchess Goldblatt D’Anonyme 

Résumé : 

Éditrice dans une maison d’édition sur le point d’être rachetée, la narratrice de ce livre était au fond du trou le jour où elle a inventé Duchess Goldblatt. Récemment divorcée, elle devait apprendre à ne plus voir son fils qu’une semaine sur deux ; trouver une maison où vivre ; se rendre régulièrement chez son avocate et chez sa psychologue ; devait, aussi, se rendre à l’évidence : elle était seule. Amis et connaissances l’avaient délaissée, préférant se ranger dans le camp de son ex-mari, ou simplement s’épargner le cynisme de cette grande gueule, aussi dévastateur pour les autres que pour elle.

Ma chronique :

Un ovni littéraire, ce récit anonyme raconte la vie d’une femme à la double vie, encensée sur les réseaux sociaux pour son pseudo et chahutée dans son triste quotidien.

J’ai aimé suivre l’évolution de la vie de la narratrice, la création de son double virtuel et l’impact sur sa vie réelle. Les événements s’enchaînent, la célébrité de son double dépasse toutes ses attentes. 

L’auteure, anonyme, dévoile-t-elle vraiment toute son histoire ? Le mystère subsiste donc même après lecture, sur l’identité et les réelles motivations de @duchessgoldblath, à suivre en réel sur Twitter.

Cela fait du bien de se dire que les réseaux sociaux peuvent influer positivement des vies. Cette « duchessgoldblath » est empathique, généreuse et pleine d’humour, ces haïkus sont un vrai régal.

À découvrir aux éditions de la Table Ronde.

Notation :

Chronique de : Le jour où j’ai apprivoisé la peur d’Amelia Lobbé

Présentation :

La peur est généralement considérée comme une émotion qu’il faut éviter, réprimer ou traiter à tout prix. La psychologue Amélia Lobbé apporte dans ce livre un éclairage différent et original sur la peur, qu’elle présente comme une émotion utile. Cet ouvrage, à la tonalité bienveillante et optimiste, vous invite ainsi à explorer le vaste univers de la peur.

L’auteure :

Amélia Lobbé est une psychologue parisienne, une auteure, une féministe sensible à tendance exaltée… Ses méthodes s’inspirent des thérapies comportementales et cognitives, de la thérapie psycho-dynamique ainsi que de la psychologie positive.

Ma chronique :

Un ouvrage qui permet de changer notre regard sur nos peurs et de supprimer leur nocivité.

L’auteure décrypte la notion de peur et d’anxiété en listant et explicitant les différentes peurs et l’état d’anxiété, dérivée de l’émotion de peur.

Des témoignages et conseils d’autres psychologues ainsi que son éclairage personnel complètent les explications apportées.

Le troisième chapitre dénommé « L’anxiété et la peur » m’a particulièrement intéressée avec ses précieux conseils pour évacuer l’anxiété et s’en préserver.

Le chapitre « Les bénéfices de la peur » bouscule nos préjugés et permet d’envisager d’accepter nos émotions comme la peur, de l’accueillir et même de réfléchir aux bénéfices de la peur.

Le chapitre suivant liste des pistes concrètes pour apprivoiser nos peurs avec des cas pratiques : une partie claire avec des propositions faciles à mettre en place.

La peur a une fonction d’alerte et comme le dit l’auteure « je considère que la peur a un sens et qu’elle a quelque chose à nous dire, comme une bonne amie pourrait le faire ».

Je vous souhaite, comme moi, d’appréhender différemment vos peurs grâce à cet ouvrage fort intéressant que je recommande.

Paru aux éditions Le Courrier du Livre chez Guy Trédaniel.

Notation :

Chronique de : On n’empêche pas une étoile de briller de Tonie Behar 

Résumé :

Une femme mystérieuse et charismatique, coiffée d’un large chapeau, son regard clair caché par de grandes lunettes de soleil, sonne chez Max Dahan au 19 bis, boulevard Montmartre. Cette inconnue, c’est Sacha Volcan, que Max a passionnément aimée. Ils se sont connus dans les années 1960, au temps du Golf Drouot et du rock’n’roll. Elle était dactylo, lui garçon de courses, et tous deux rêvaient d’Amérique et de musique. Complices, amants ou ennemis, leur histoire a traversé le temps et les continents

L’auteure :

Tonie Behar est née à Istanbul, a un passeport italien, un diplôme américain, un mari breton et trois enfants du pays des merveilles… mais elle se sent surtout parisienne ! Ancienne journaliste, elle effectue des recherches minutieuses pour chacun de ses livres. On n’empêche pas une étoile de briller est son septième roman.

Ma chronique :

Une fresque romantique d’une grande force et sans aucune mièvrerie, à lire absolument pour tomber sous le charme de Sacha comme Max le héros.

Attention, ce n’est pas juste une romance ni un feel good book mais plutôt une magnifique histoire d’amour que l’on souhaite à chacun. 

J’ai aimé l’histoire, le style fluide, la description des années soixante et le tourbillon de la vie décrit avec une grande justesse.

Sacha n’est pas une héroïne classique, enfance esseulée avec seulement un père peu présent puis adolescente elle découvre la musique et des copains dont Max. Un garçon plein de charme, vivant seul avec sa mère et toujours avec ses meilleurs copains. La première rencontre de ces deux êtres fera déjà une étincelle.

Sacha et Max, entre les années soixante et aujourd’hui, vont traverser des époques troublées et riches. Comme le dira plus tard Sacha, ce qu’ils ont défendu est toujours d’actualité  : l’écologie, le féminisme, les droits LGBT, la non-violence.

Suivre sa vocation, tenter sa chance à l’autre bout du monde et vivre sa sa passion, comment tout cela est-il compatible ?

Je vous laisse le découvrir en vous plongeant dans ce pavé qui m’a enthousiasmée.

Un livre à offrir et à s’offrir pour le plaisir d’une lecture vivante et passionnante.

Paru aux éditions Charleston 

Notation :

Chronique de : Charlotte se cherche de Caroline Kant 

Résumé :

C’est signé ! Charlotte a décroché un job dans une agence d’organisation de mariages : elle pourra soutenir sa famille pendant que son mari Alexandre lance sa boîte. Elle a même réussi à négocier ses mercredis après-midi pour passer du temps avec Lou et Gabriel, ses enfants. Adieu, la vie imprévisible de free-lance et bonjour, les revenus réguliers, les congés payés et les pauses café ! Sauf que… Sa collègue Laetitia ne semble pas du tout ravie de son arrivée

L’auteure :

Caroline Kant est une autrice parisienne. Sa série s’inspire des années où elle a vécu rue Cavendish, dans l’appartement de Margaux.

Ma chronique :

J’ai retrouvé avec plaisir l’ambiance de l’immeuble de la rue Cavendish avec ce deuxième tome.

Après « Les manigances de Margaux », l’héroïne est Charlotte, une jeune mère de famille, photographe et décoratrice. Heureuse avec Alexandre et ses deux jeunes enfants, elle décide d’accepter un contrat en CDD pour avoir une vie plus calme sans souci de fin de mois.

La vie en entreprise, une micro société ici, n’est pas toujours aussi rose qu’on pourrait l’imaginer : les revenus réguliers ne masquent pas forcément tous les obstacles et contraintes.

Les habitants de l’immeuble jouent de nouveau leur rôle d’entraide à fond ici : Margaux aide et soutient Charlotte, Victoire joue de la musique apaisante pour tous et même Guy, l’ex propriétaire de l’immeuble pourrait se révéler d’une grande humanité.

Je me suis prise d’amitié pour tous ces personnages, avec leurs failles et leur générosité. Mention spéciale pour Victoire, la violoniste, toujours gaie, qui régale tout son auditoire chaque soir.

Un livre qui fait du bien et réconcilie avec la vie. J’ai hâte de les retrouver tous pour les prochains épisodes de cette série. 

À déguster sans hésitation.

Paru aux éditions Les Escales Séries.