Chronique de : Par la fenêtre de Nicole Giroud

Par la fenêtre

Résumé

Pour échapper au morne quotidien de la maison de retraite, chaque soir, Amandine Berthet offre à ses compagnons d’infortune une évasion : tous s’envolent en pensées vers le Brésil et le delta de l’Amazonie. C’est là qu’Amanda, le double imaginaire d’Amandine, a passé son enfance mouvementée. Amandine déploie cette histoire fantastique, raconte la passion destructrice qui animait ses parents, décrit sa nourrice, la vieille indienne Maraja et ses potions qui soignent, et puis les cafezihno, ces petits cafés très sucrés qu’elle aimait tant…

L’auteure :

Franco-suisse, Nicole Giroud a enseigné le français jusqu’en 2008 à Genève. Elle a également animé un atelier d’écriture pour adolescents et adultes. Désormais elle se consacre uniquement à l’écriture et vit dans un hameau de Haute-Savoie.  Attentive au contexte historique et social autant qu’à l’écriture, elle s’ inspire souvent d’histoires réelles.

Ma critique :

Une histoire émouvante que je n’oublierai pas.

Installée avec facilité dans l’histoire grâce à l’écriture fluide et poétique, comme les pensionnaires de cet établissement pour personnes âgées : j’attendais avec impatience la suite des aventures d’Amanda. Au Brésil, bien loin du décor montagnard des vieillards, la vie est riche et dense pour Amanda et ses parents.

J’ai particulièrement aimé le personnage de l’indienne Maraja qui aide Amanda à grandir. La vie n’est pas facile pour cette fillette non désirée dont la mère n’a jamais voulu. En parallèle Amandine, la conteuse, raconte son parcours de paysanne instruite qui n’a pas décidé de sa vie.

Des destins croisés touchants avec la littérature comme bouée de sauvetage, j’ai totalement adhéré à l’histoire.

Bravo pour cette histoire qui nous parle du sens de la vie, de l’importance de réaliser ses rêves et de la puissance des livres. 

Je vous recommande chaudement ce beau livre.

Publié aux éditions Les Escales.

Notation :

Chronique de : Derrière ses mots de Marie-Laurence Willemart

Derrière ses mots

Résumé :

À bientôt quarante ans, Emma a une vie banale, rythmée par son travail et ses enfants. Jusqu’au jour où cette maman divorcée rongée par la solitude entame une correspondance sur Internet avec un homme qui ravive peu à peu la flamme intérieure qu’elle avait laissée s’éteindre. Qui est ce correspondant mystérieux qui se cache derrière le pseudo « Last Sorrow » ? Emma aimerait le découvrir, mais il refuse de la rencontrer et lui fait promettre de ne pas tomber amoureuse car il estime avoir « perdu le droit d’aimer ».

L’auteure :

Marie-Laurence Willemart a passé une partie de sa vie professionnelle dans le secteur du textile avant de décider de changer de vie en enseignant l’anglais. Derrière ses mots est son premier livre.

Ma critique :

Tentée par le thème de ce roman, j’ai été globalement déçue par cette lecture.

Emma est un personnage sensible et touchant, une mère seule avec ses trois filles sans aucune vie sociale.

Elle démarre, sans trop y croire, une aventure virtuelle avec un homme vivant en Angleterre. Celui-ci est mystérieux et malgré une attirance mutuelle, il ne répond pas à toutes ses demandes et refuse une rencontre.

Le mystère qui entoure le personnage masculin remplit la part de suspense de ce roman mais c’est un peu ténu. Emma nous émeut mais les descriptions de leurs rencontres via Internet sont longues et je me suis ennuyée par moments. 

Un premier roman inégal à mes yeux, je suis curieuse d’avoir vos retours après lecture.

Paru chez City Éditions.

Notation :

Chronique de : Énergies, circulez ! De Pierre Levasseur

Énergies, circulez !

Résumé :

Notre corps est constitué d’os, de muscles, d’artères… et chaque organe rempli son rôle. Il est aussi parcouru d’une énergie vitale que les Chinois appellent le Qi, et dont les voies de circulation sont les méridiens. Comme dans la nature, cette énergie circule…

L’auteur :

Médecin pluridiscisplinaire, convaincu de la nécessité de croiser découvertes, connaissances et rencontres, il se forme à l’acupuncture  auprès d’un éminent professeur à Tsukaba et à Tokyo. Il se tourne a présent vers le public de la jeunesse pour lequel il explique le système des méridiens et de l’énergie de vie avec des mots simples qui éveillent la curiosité.

Ma critique :

Destiné aux jeunes à partir de sept ans, ce livre décrypte le système des méridiens de notre corps.

J’ai apprécié les dessins et explications simples mais complètes pour expliquer le fonctionnement de ces méridiens, le lien avec les organes rattachés et l’énergie qui y circule.

Ce qui est intéressant c’est aussi l’évocation des émotions dans cette représentation physique, expliquer aux enfants le lien entre émotion et nos organes.

Quelques pistes pour améliorer la circulation de l’énergie dans notre corps complètent ce tableau.

Les illustrations sont belles et à la portée de nos bambins. Je regrette qu’il n’y ait pas davantage de pistes et informations pour aider à une bonne circulation de l’énergie dans notre corps.

Publié aux éditions du Ricochet.

Merci à Babelio et aux éditions du Ricochet pour cette lecture. 

Notation :

Chronique de : Le monde des Abberley de Robert Goddard

Le monde des Abberley

Résumé :

Dans son cottage de bord de mer, Beatrix Abberley est assassinée en pleine nuit. Étrangement, elle paraissait s’y attendre ; elle semblait même savoir qui allait la tuer. Pour Charlotte Ladram – sa nièce par alliance, qui hérite du domaine –, le choc est terrible. Très vite, un homme est accusé. Peut-être trop vite…

L’auteur :

Robert Goddard est un écrivain britannique né en 1954 à Fareham. Il étudie l’Histoire à l’université de Cambridge avant de se lancer dans une carrière de journaliste puis d’enseignant. Il dirige également un établissement scolaire durant quelques années avant de se consacrer pleinement à l’écriture.

Ma critique :

Robert Goddard est un virtuose des enquêtes à la fois complexes et passionnantes.

Je l’ai suivi, encore une fois ébahie par sa virtuosité à nous entraîner dans des aventures policières si riches et fouillées : je suis sincèrement admirative de son talent.

Les six cent pages de cet ouvrage se dévorent littéralement.

Dans les années quatre-vingt, Béatrix Abberley est assassinée sauvagement dans la nuit par une connaissance. Un suspect est arrêté rapidement et les proches de la victime tentent de faire leur deuil, en même temps un trublion va s’inviter dans cette relative paix : le frère du suspect qui est persuadé que son frère est innocent.

Les ingrédients de ce polar : un marchand d’art suspect, un comptable déboussolé à la recherche de la vérité et une nièce désespérée par cet assassinat qui cherche à comprendre ce qui s’est passé. Ajoutez-y un poète, mort depuis cinquante ans, dont les secrets ont des répercussions sur les événements actuels.

L’enquête est riche en imprévus et coups de théâtre, les personnages tous enquêteurs débutants, se débattent au milieu de situations parfois inextricables mais leur détermination est sans faille.

J’ai aimé le rythme haletant, l’intrigue très bien ficelée, l’écriture fluide et les personnages attachants.

À retrouver aux éditions Sonatine.

Notation :

Critique de : Comment arrêter de souffrir de Nicole Pasquier Le Moine

Comment arrêter de souffrir

Présentation :

Dans une société en souffrance, tout le monde a envie d’arrêter de souffrir ! Dépression, burn-out, douleurs chroniques, troubles du sommeil, angoisses, peur de l’avenir, difficultés relationnelles… autant de symptômes qui trahissent une souffrance psychique ou physique. « La paix ! »… Voilà ce qui hurle en nous et qui, parfois, déborde de nos lèvres en cas de trop plein. Trop plein de cette souffrance liée aux conflits, aux injonctions, aux efforts prolongés, à cette course effrénée du « toujours plus » exigé partout et par tous, à commencer par soi-même !

L’auteure :

Thérapeute depuis plus de 20 ans, ostéopathe, praticienne en médecine traditionnelle chinoise, formatrice et conférencière, Nicole Pasquier-Le Moine offre un regard « autre » sur notre corps, afin de nous aider à utiliser et comprendre son langage.

Ma chronique :

L’auteure nous éclaire sur les messages que notre corps peut nous adresser en cas de situation difficile et nous propose de repenser l’image que l’on a de soi.

C’est un ouvrage à lire puis à poser pour réfléchir aux propositions pour les insérer progressivement dans notre quotidien. J’ai pris mon temps pour le parcourir une première fois puis je l’ai repris pour revenir sur les parties qui m’inspiraient le plus et mettre en oeuvre les exercices proposés. De nombreux exercices d’introspection pour être plus conscient et se rendre compte que « le corps est un outil qui indique ce que nous pensons ».

J’ai apprécié l’approche philosophique et inspirante autour de la place de l’égo ou bien des notions de « responsabilité/culpabilité ».

Le principal message de ce livre, écrit par une praticienne en médecine traditionnelle chinoise, est de se rendre compte que notre corps est un moyen de communication « de soi vers soi » et qu’il est possible de décrypter les messages du corps.

Sachons écouter ces messages pour être au coeur de son état d’âme, et prenons conscience de ce que nous sommes en mettant à distance l’égo, défini ainsi par l’auteure : « l’égo est l’esprit étriqué que nous croyons être ».

Une lecture à méditer, parue aux éditions Le Courrier du Livre chez Guy Trédaniel.

Notation :