Des pages et des îles

Chronique de : Sophrokids de Virginie Madinier 

Présentation :
Découvrez 28 exercices de sophrologie destinés aux enfants. Chacune des cartes de ce coffret présente un exercice de sophrologie, conçu pour répondre à un besoin spécifique de l’enfant : retrouver son calme, chasser sa fatigue, apaiser ses peurs, gagner en concentration et en confiance, se remplir d’énergie… Tous ces exercices ludiques peuvent être adaptés aux capacités et aux désirs de l’enfant. 

L’auteure :

Virginie Madinier a travaillé en tant qu’illustratrice jeunesse et médiatrice artistique auprès du jeune public dans diverses associations d’éducation populaire. Son plaisir à voir l’épanouissement des enfants a fait naître en elle un profond désir de s’orienter vers le métier de thérapeute. Elle est devenue sophrologue et art thérapeute.

Ma chronique :

Sophrokids est un coffret avec un livret et des cartes expliquant chaque exercice de sophrologie. Bien illustré, clair et ludique, un outil utile pour les parents, les enfants et les sophrologues.

Dans le livret, les explications sur la sophrologie, ses effets et comment l’utiliser sont très claires. J’ai bien aimé le tableau avec le recensement des exercices classés en « ce que je souhaite » et « ce que je ne veux pas ». Il est vrai qu’un même mouvement avec une intention différente n’aura pas le même impact.

Pour les cartes, les illustrations et consignes concises et explicites guideront facilement les enfants. 

Complet, utile au quotidien pour refaire facilement le mouvement, je vous recommande ce coffret à tester par les parents pour partager ensuite avec leurs enfants et ainsi mieux gérer les émotions de chacun.

Paru aux éditions Médicis chez Guy Trédaniel 

Chronique de : Un fils comme un autre d’Edouardo Halfon  

Résumé :

« Les histoires qui composent ce livre ont été écrites au cours des cinq dernières années, autrement dit les cinq premières années de la vie de mon fils. Comme toujours, elles ont surgi devant moi tels le chat ou le passant qui croisent ma route, mais le fait est que je marche et écris depuis cinq ans en tenant la main d’un petit garçon qui entre et sort de ces histoires, court se cacher dans l’une d’entre elles et va parfois jusqu’à me chuchoter les siennes. Un fils qui m’oblige désormais à écrire en tant que père. »

L’auteur :

Eduardo Halfon est né au Guatemala en 1971 et a passé une partie de sa jeunesse aux Etats-Unis, où il a étudié la littérature qu’il a enseignée à son retour dans son pays natal. En 2007, l’auteur de La Pirouette est nommé parmi les quarante meilleurs jeunes écrivains latino-américains au Hay Festival de Bogotà et en 2012, il bénéficie de la Bourse de Guggenheim. 

Ma chronique :

Tendre et plein de sensibilité, un doux moment de lecture.

Je découvre cet auteur avec ces nouvelles, une belle rencontre.

Dans ce recueil de nouvelles, il est question de paternité, de littérature, du métier d’écrivain et de la situation au Guatemala dans les années quatre-vingt.

Avec beaucoup de talent, Edouardo raconte son enfance, la fuite du Guatemala, la période troublée dans son pays, la découverte de la littérature et son fils. 

Son enfant, qui par mimétisme, prend des livres et s’assoit à côté de son père. Ce fils qui bouleverse ses habitudes et lui fait aimer la paternité.

Une écriture fine, colorée avec un ton qui tour à tour émeut et nous fait sourire.

Cela donne un mélange réussi de douceur avec un regard d’une grande acuité sur notre monde.

Un ouvrage que je vous recommande.

Publié aux éditions de la Table Ronde.

Notation :

Chronique de : Le trône de fer, intégrale 1 illustrée de George RR Martin 

Résumé :

Il était une fois, perdu dans un lointain passé, le royaume des Sept Couronnes…

En ces temps nimbés de brume, où la belle saison pouvait durer des années, la mauvaise toute une vie d’homme, se multiplièrent un jour des présages alarmants. Au nord du Mur qui protégeait le royaume se massèrent soudain des forces obscures ; au sud, l’ordre établi chancela, la luxure et l’inceste, le meurtre et la corruption, la lâcheté et le mensonge enserrèrent inexorablement le trône convoité.

L’auteur :

Né en 1948 dans le New Jersey, George R.R. Martin vendit sa première nouvelle à la revue Galaxy en 1970 et ne cessa jamais d’écrire depuis, que ce soit sous la plume d’un journaliste, d’un scénariste pour la télévision ou d’un romancier à plein temps.

Ma chronique :

Un très beau livre avec de superbes illustrations, un papier fin et une belle typographie, le livre à offrir aux amateurs de fantasy et aux autres.

Ce n’est pas le genre que j’affectionne d’habitude mais après avoir adoré la série forcément j’avais envie d’en savoir plus sur ces héros.

Le livre est découpé en chapitres et tour à tour Sansa, Arya ou Tyrion poursuivent la narration. Les mille pages se lisent vite, la plume est alerte et l’histoire si riche en rebondissements pour ces jeux de pouvoirs.

Je vous conseille ce livre pour approfondir l’histoire toujours plus riche qu’une adaptation télévisuelle et pour tout connaître des différentes maisons et de leurs généalogies ( Les Tully, Stark, Lannister…), avec tout le détail en fin de livre.

J’ai envie de revoir la série maintenant que je verrai forcément autrement.

À offrir à Noël.

Paru aux éditions Pygmalion 

Notation :

Chronique de : Le petit livre des sortilèges de R. Macfarlane et J. Morris 

Presentation :

Ceci est un livre de sortilèges qu’il convient de lire à voix haute. Il raconte ses histoires et chante ses chansons par les images et les mots. Vous y trouverez des incantations et des formules magiques, des sorts qui protègent et des sorts qui protestent, des bénédictions, des berceuses et des prières.

Les auteurs :

Robert Macfarlane est l’auteur de nombreux best-sellers au Royaume-Uni. Il enseigne à Cambridge et publie régulièrement dans Guardian, New York Times et Sunday Times. 

Jackie Morris est écrivaine et illustratrice. Elle a reçu le prix Kate Greenaway en 2019 pour des Mots perdus, élu plus beau livre de l’année par les libraires britanniques.

Ma chronique :

Une ode à la nature remarquablement illustrée, un beau livre pour tous.

Au gré des pages en compagnie du renard, de la phalène, de la pâquerette et d’oiseaux comme le geai ou l’aigrette, des mots les accompagnent. Des poésies , comptines ou berceuses : des textes doux en hommage à la nature.

Pourquoi ne pas célébrer le monde sauvage qui nous entoure en lisant à voix haute ces textes a un jeune public ? Les dessins sont superbes réalistes et poétiques.

J’ai éprouvé du plaisir à parcourir ces pages tant pour les mots que pour les illustrations parfaitement assorties.

Le lexique, en fin de livre, nous recommande de regarder autour de nous pour retrouver les insectes, fleurs, animaux et arbres dessinés.

Un beau programme avec ce livre enchanteur que je vous recommande.

Un ouvrage paru aux éditions Les Arènes.

Notation :

Chronique de : L’histoire des Forsyte de John Galsworthy tome 2 

Résumé :

Londres, 1926, en pleine grève générale. La carrière politique de Michael Mont, parlementaire progressiste, commence enfin à décoller. Pourtant, les sujets d’inquiétude ne lui manquent pas : il vient d’apprendre que Jon Forsyte, l’homme dont son épouse Fleur était jadis éprise, a décidé de vendre ses terres de Caroline du Nord pour revenir s’établir en Angleterre …

L’auteur :

Né en 1867, avocat de profession, John Galsworthy se livre à une satire des classes possédantes dans son chef-d’oeuvre, La Dynastie des Forsyte publié de 1906 à 1921. Jusqu’à sa mort en 1933, il consacre toutes ses forces à compléter cet édifice majestueux : ce sera L’Histoire des Forsyte, une ample fresque de la société britannique au lendemain de la guerre, que viendra couronner le prix Nobel de Littérature.

Ma chronique :

Ce deuxième tome est beaucoup plus sombre que le précédent.

Tout démarre avec une grève générale et la paralysie de Londres. Michael et Fleur se lancent dans une cantine pour aider les plus démunis. Cela occupe et amuse Fleur jusqu’au jour où elle rencontre son premier amoureux revenu d’Amérique.

L’auteur retrace de nouveau cette dualité entre les plus pauvres et ces grands bourgeois qui cherchent à meubler leur temps libre en aidant les plus démunis.

Désillusions et tragédies parsèment la première partie de ce tome.

Dans la suite, un nouveau personnage apparaît sous les traits de Dinny, parente de Michael. J’ai trouvé cette deuxième partie moins fluide que la première, sans doute parce que je m’étais beaucoup attachée aux destins de Michael et Fleur, devenus secondaires.

Rien n’est perdu puisque le tome 3 est dans ma pile. À suivre donc.

À lire pour découvrir le contexte historique et la plume d’un prix Nobel de littérature.

Réédition de cette saga historique aux éditions de l’Archipel collection Archipoche