Chronique de : La forêt ivre de Gerald Durrell 

Résumé :

« On aurait dit que la nature avait organisé un gigantesque raout de bouteilles, auquel elle avait convié un étrange aréopage de plantes tempérées, tropicales et subtropicales. Les palmiers se penchaient paresseusement et les épineux s’enroulaient autour d’eux en une étreinte enivrée ; des fleurs élégantes voisinaient avec des cactées mal rasées et les palos borrachos pansus, tels des buveurs de bière, formaient avec le sol un angle inquiétant ».

L’auteur :

Gerald Durrell (1925-1995) est né en Inde. Frère cadet du romancier Lawrence Durrell, il a consacré sa vie à la défense des espèces animales en voie de disparition. La création du zoo de Jersey et du Durrell Wildlife Conservation Trust, ses livres truculents et ses séries d’émissions télévisées l’ont rendu mondialement célèbre. Le récit de son enfance en trois volumes, La Trilogie de Corfou, a paru aux éditions de la Table Ronde en 2014

Ma chronique :

Partager le quotidien d’un naturaliste passionné est un vrai bonheur.

J’avais dévoré « La trilogie de Corfou » du même auteur dans lequel il nous racontait son enfance déjà passionné par les les animaux.

L’écriture imagée et descriptive de Gérald Durrell nous embarque dans cette quête d’animaux rares en Argentine et au Paraguay. 

Nous sommes dans les années cinquante, le voyage pour atteindre ces contrées reculées est déjà une aventure que l’auteur traverse avec passion tant sa motivation pour sauver des espèces rares est grande.

Un livre attachant, dépaysant à lire et qui devrait intéresser aussi les enfants.

Mention spéciale pour la superbe couverture de Loustal.

Paru aux éditions de la Table Ronde.

Notation :

Chronique de : Nouveau départ d’Elizabeth Jane Howard

Nouveau départ

Résumé :

Juillet 1945. Deux mois après la fin de laguerre, la famille Cazalet décide de quitter Home Place pour retourner vivre à Londres. Pourtant, si la paix est enfin signée, rien ne sera jamais plus comme avant… Rupert, après cinq ans d’absence, retrouve une Angleterre encore sous le coup des privations et des bouleversements politiques. L’espoir déçu de renouer avec la vie d’avant-guerre semble confirrmé par la mort du Brig et par le divorce d’Edward et de Villy. Les plus âgés des enfants Cazalet, désormais adultes, doivent apprendre à composer avec leurs parents dont ils découvrent que les préoccupations ne sont pas si éloignées des leurs.

L’auteure :

Née en 1923, Elizabeth Jane Howard est l’auteur de quinze romans. Les Cazalet Chronicles – The Light Years, Marking Time, Confusion et Casting Off – sont devenus des classiques modernes au Royaume-Uni et ont été adaptés en série pour la BBC et pour BBC Radio 4.

Ma chronique :

Encore une réussite, six cents pages qui se dévorent : cette saga est juste incroyable. Au moment où j’écris cette chronique, ce livre se hisse aux premières places des ventes de livres en France, j’applaudis ce succès populaire mérité.

Je suis de nouveau dithyrambique sur cet épisode de la vie des Cazalet lu vite, avec le toujours même enthousiasme, la suite des aventures de cette famille se déroule sur trois années juste après la deuxième guerre mondiale.

C’est confortable et rassurant de les retrouver tous. Les enfants des premiers tomes devenus adultes, font face à l’apprentissage du bonheur pas toujours présent dans leur foyer. C’est le cas pour Louise avec sa nouvelle vie d’épouse et jeune maman et que dire de Clary dont la vie d’adulte est bien chahutée. Pour les trois cousines, gagner en indépendance devient possible en ces années d’après guerre. Elles travaillent pour subvenir à leurs besoins, les femmes ont un nouveau rôle dans la société en ce milieu du vingtième siècle.

Leurs aînés, les parents, vieillissent doucement et se débattent avec d’autres tracas en lien avec la période d’après guerre comme Rupert et Zoé se cachant un lourd secret.

L’écriture très fluide et le style de narration font mouche. Un véritable page turner qu’on ne lâche pas. Une fois refermé, on le repose avec tristesse en se demandant quand on retrouvera un bonheur de lecture aussi intense.

Précipitez-vous sur ce quatrième tome en attendant le cinquième et dernier tome l’année prochaine. Paru aux éditions de la Table Ronde.

Notation :

Jean De La Ville de Mirmont: Les dimanches de Jean Dézert

Les dimanches de Jean Dézert

Résumé 

« La fantaisie, ça va bien en dehors des heures de bureau et principalement le dimanche. Le dimanche, c’est toute la vie de Jean Dézert. Il apprécie ce jour que si peu de personnes comprennent. Il ne se fatigue point de parcourir et d’errer le long des grands boulevards.»

L’auteur 

Né à Bordeaux en 1886, Jean de la Ville de Mirmont quitte sa ville natale en 1910 et retrouve son camarade François Mauriac à Paris. Quand vient la guerre de 1914, il est appelé au 57e régiment d’infanterie. En novembre, le sergent de Mirmont est touché par un obus et meurt à 28 ans pour la France, sur le plateau du Chemin des Dames. 

Mon avis

Un dimanche, découvrir cette petite pépite : que du bonheur !

J’ai déambulé dans Paris avec cet anti héros : un jeune homme fonctionnaire qui toute la semaine attend son jour préféré : le dimanche.

Ce jour là, il se prépare et passe sa journée à faire tout ce qui lui fait plaisir. Les dépliants publicitaires qu’il a conservés fournissent de belles expériences.

Sa vie bien réglée bascule lorsqu’il rencontre Elivire.

Ce court roman est émouvant et prenant. Une écriture très fluide et imagée a renforcé mon plaisir de lecture.

Des poèmes et contes complètent cette nouvelle édition dans la collection « La petite Vermillon ».

Paru aux éditions de la Table Ronde.

Notation :

Dans la hotte du père Noël : mes lectures préférées de 2018

Offrez des livres pour Noël et pour les étrennes.

Mes recommandations en littérature et essai :

La neuvième heure d’Alice McDermott

Le petit sapin de Noël de Stella Gibbons

Magnifica de Maria Rosaria Valentini

Poste restante à Locmaria de Lorraine Fouchet

Les garçons de l’été de Rebecca Lighieri

Écouter le silence intérieur de Thierry Jansen

Catégorie beaux livres :

La révolution Sergio Leone de Gian Luca Farinelli

Méditer pour être heureux de Stella Delmas

 

 

Notation :

Richard Russo : Trajectoire

Trajectoire
Trajectoire

Résumé :

À la veille de Thanksgiving, Janet s’impose d’affronter un étudiant qui lui a rendu un devoir plagié. Nate se demande bien pourquoi son frère Julian lui a proposé de l’accompagner en voyage organisé à Venise. Ray, agent immobilier, doit trouver le moyen de vendre à un couple de Texans la maison de Nicki. Et Ryan, lui, a beau se méfier des producteurs de cinéma, il traverse les États-Unis pour se voir offrir un marché de dupes.

L’auteur :

Richard Russo est né en 1949 aux États-Unis. Après avoir longtemps enseigné la littérature à l’université, il se consacre à l’écriture de romans et de scénarios. Un homme presque parfait avait été adapté au cinéma avec Paul Newman en 1994, et Le Déclin de l’empire Whiting a été, lui aussi, porté à l’écran en 2005.

Mon avis :

Décidément, je confirme : Richard Russo, ce grand romancier américain, est un portraitiste hors pair.

Dans ces histoires comme dans tous ces romans, l’âme humaine est décortiquée, analysée, passée au tamis.

Ces hommes ou femmes sont comme nous, touchants, avec leurs questionnements, leurs névroses et peurs. On peut avoir pitié ou sourire parfois lorsque l’auteur sort son arme magique : une dose d’humour. J’ai noté de la tendresse aussi, présente dans ces quatre trajectoires bien différentes.

Une belle lecture, ces quatre nouvelles qui nous entraînent dans des univers bien différents : le milieu universitaire, le monde de l’art, le milieu immobilier et enfin le monde du cinéma. Ma préférence va à la deuxième nouvelle : est-ce parce qu’elle est plus longue que les autres ?

À vous de découvrir ces nouvelles parues aux Éditions de la Table Ronde.

Notation :