Critique de : La sophrologie, ma solution mieux-être de Philipp Carr-Gom

La sophrologie m’a solution mieux-être

Présentation :

La sophrologie est une approche psychocorporelle extraordinaire, qui vous donne du pouvoir sur votre vie, sur votre bonheur et sur votre santé ! Grâce à des exercices tout simples qui vous recentrent, elle apaise profondément le corps et l’esprit et vous procure de nombreux bienfaits. Un peu comme le yoga ou la méditation… avec un aspect thérapeutique en prime.

L’auteur :

Auteur anglais, Philipp Carr-Gomm est psychologue, psychothérapeute, sophrologue et a écrit douze ouvrages. 

Ma chronique :

Un auteur anglais conquis par la sophrologie, cette pratique dépasse le cadre de l’Europe confie-t-il, en nous expliquant qu’il a été formé à Genève. 

Le sous-titre de cet ouvrage « contre le stress, la douleur, l’anxiété, les peurs, les acouphènes, la fibromyalgia et l’épuisement » reflète bien l’étendue du champ d’action de la sophrologie.

Oui, l’auteur nous le démontre, la sophrologie est une méthode simple, qui ne prend que quelques minutes chaque jour et peut transformer complètement notre vie, à condition de pratiquer régulièrement.

Après avoir posé les bases, le premier chapitre évoque la neuroplasticité, le cerveau évolue au fil du temps et est doté d’une importante plasticité, la sophrologie en créant de nouvelles habitudes bénéfiques pour notre corps concourt à améliorer notre qualité de vie.

Tel un enseignant, très didactique , l’auteur livre des explications claires. La belle mise en page avec des dessins pour les postures et des encarts pour les points d’attention renforcent l’intérêt du lecteur. Il est facile de se repérer et de progresser pas à pas pour tester les pratiques proposées.

Les exercices variés sont expliqués avec le « comment » ou comment le pratiquer mais également avec le « pourquoi », ses effets. L’auteur présente à la fois les techniques de base, explique comment les combiner puis liste les techniques de futurisation ou de preterisation (évoquer ses souvenirs heureux) . Chaque technique est illustrée par des exercices simples à appliquer.

La sophrologie aide notamment à mieux dormir et à chasser l’anxiété : des conseils et exercices spécifiques sont présentés.

J’ai beaucoup apprécié, à la fin du livre, la page intitulée « Vive la différence » qui montre que le monde de la sophrologie est varié (nombreuses écoles de formation) et florissant, ce qui est une bonne chose pour tous.

En synthèse, un livre qui convient à la fois aux débutants pour comprendre la sophrologie et ses effets ainsi qu’aux personnes ayant déjà des connaissances pour les compléter et les approfondir.

Paru aux éditions Médicis chez Guy Trédaniel.

Notation :

Chronique de : Avant les diamants de Dominique Maisons

Avant les diamants

Résumé :

Hollywood, 1953. L’industrie cinématographique est un gâteau fourré à l’arsenic que se disputent la mafia, l’armée et les ligues de vertu catholiques. Dans ce marécage moral et politique, ne survivent que les âmes prêtes à tout. Le producteur raté Larkin Moffat est de ceux-là. Abonné aux tournages de séries B, il fait vivoter les crève-la-faim du cinéma et enrage contre ce système qui l’exclue. Jusqu’au jour où il se voit proposer la chance de sa vie.  Dans cette combine dangereuse vont graviter autour de lui le major Buckman, parieur et coureur invétéré, le très ambivalent père Santino Starace, l’impresario et proxénète Johnny Stompanato…

L’auteur :

Dominique Maisons est l’auteur de romans noirs et thrillers salués par plusieurs prix. Avec son “roman-vrai” Avant les diamants, il effectue un tournant littéraire majeur, qui le place dans les pas des plus grands – James Ellroy, Robert Littell ou Don Winslow.

Ma chronique :

Une vision anti glamour d’Hollywood, tout semble vrai même le plus innommable.

Cette plongée dans ce monde hollywoodien des années cinquante ressemble à une descente aux enfers. Pègre et cinéma réunis, il fallait oser.

Comment démêler le vrai du faux dans ce polar ? 

Si on aime les romans noirs de Jales Ellroy alors banco : ne pas hésiter, ce livre de cinq cent pages va vous ravir. Les intrigues s’enchaînent à un rythme qui nous laisse pantelant, c’est touffu et dense.

Le cinéma hollywoodien est décrit de manière très détaillée et tout est bien documenté. Cela frise parfois un trop plein de débordements mais c’est mené avec style et brio.

Impossible à raconter, à lire pour une plongée en eaux très troubles et on en redemande.

Paru aux éditions de la Martinière.

Notation :

Critique de : Mon boss, c’est l’univers de Muriel Siron

Mon boss c’est l’univers

Résumé :

Depuis son plus jeune âge, Muriel Siron a toujours senti, capté, une puissance protectrice exceptionnelle et bien plus grande qu’elle, que certains appellent Dieu, le grand Tout, ou simplement l’Univers… Mais ne vous méprenez pas ! Ce livre n’est pas un énième manuel sur la loi de l’attraction et ses miracles ! C’est une invitation au voyage pour enfin atteindre votre liberté intérieure et vous aider à créer ce que vous désirez au plus profond de vous-même, non pas au niveau du mental et des désirs de l’ego, mais bien au niveau de l’âme.

L’auteure :

Astrologue et numérologue, Muriel Siron a rejoint Europe 1 en 2016 après avoir exercé sur les radios locales jusqu’en 2010. Elle continue de proposer son horoscope quotidien chaque matin sur Europe 1 dans « Europe 1 Bonjour », en semaine, et « Europe Week-end », le week-end. Au fil du temps, elle s’est formée à différentes méthodes, telles que la nombrologie, la PNL, la reprogrammation d’ADN, la physique quantique, la naturo-quantique, l’hypnose holistique, le chamanisme, entre autres, afin d’apprendre à mieux se connaître pour mieux comprendre les autres.

Ma chronique :

Dès l’introduction, j’ai aimé l’extrait de Jean d’Ormesson qui évoque le train de sa vie et remercie les personnes qui ont voyagé dans son train et cheminé avec lui.

Se connecter à l’univers, pour l’auteure, c’est retrouver la paix (du cœur, du corps, de l’esprit et de l’âme), Muriel dit avoir testé des outils énergétiques notamment et a décidé de les transmettre aux autres au travers de ce livre et des accompagnements qu’elle propose, qui viennent enrichir son discours, au travers de témoignages.

Ce livre, chez l’éditeur Exergue, est classé dans la catégorie « manuel pratique » qui s’intitule « Esopratique » et concourt à partir à la découverte de soi-même.

Le sous-titre de ce guide est « petit manuel pour révéler vos talents et manifester vos rêves ». Il s’agit ici de reprendre la maîtrise de sa vie en utilisant 22 clés, 22 comme « les lames du tarot de Marseille et la symbolique des chiffres »

La numerologie associée à des pratiques déjà connues pour certaines, c’est nouveau pour moi.

Indépendamment des outils, ce guide pousse le lecteur à se questionner, « faire le ménage à l’intérieur de nous », lister ses peurs … puis agir en utilisant les différentes pistes proposées. Plusieurs de ces techniques ont fait « tilt » en moi et donné envie de me lancer.

Un manuel pratique pour se connaître et reprendre la main sur sa vie, je vous le recommande.

Paru aux éditions Guy Trédaniel collection Exergue

Notation :

Critique de : La femme qui reste d’Anne De Rochas

La femme qui reste

Résumé :

Dans l’Allemagne exsangue et tumultueuse des années vingt, le Bauhaus est plus qu’une école d’art. C’est une promesse. Au sein du grand bâtiment de verre et d’acier, Clara, Holger et Théo vont partager l’aventure intense et créative de la modernité. Les femmes y cherchent leur place. Des liens se tissent. Amitié, amour… Entre rêves d’Amérique et certitudes de Russie, les futurs se dessinent.

L’auteure 

Créatrice textile, Anne de Rochas a collaboré de nombreuses années avec Yves Saint Laurent. En tant que graphiste, elle a travaillé avec des maisons d’éditionmusicale et discographique. Elle partage désormais son temps entre l’écriture et ses projets artistiques. « La Femme qui reste » est son premier roman.

Ma chronique :

Une grande histoire humaine et artistique. 

Le mouvement du Bauhaus qui allie art et technique est toujours présent aujourd’hui. Anne De Rochas nous entraîne au cœur de cette école, entre Dessau et Berlin, en compagnie de trois personnages Cara, Théo et Holger. En ce début de vingtième siècle, les femmes n’ont pas la même place que les hommes et Clara s’en plaint : « Aux hommes l’architecture, aux femmes le tissage… ». 

On y croise aussi de grands artistes comme les peintres Klee et Kandinsky.

Couvrant plusieurs décennies, ce roman dense et riche nous immerge dans 

la vie du Bauhaus. C’est un ouvrage très documenté.

Mon bémol, qui m’a gênée rapidement dans ma lecture, j’ai un peu de mal à le décrire : je dirai que c’est une distanciation avec les personnages, un côté froid, pas ou peu d’émotion ressentie. Je suivais leur parcours comme si c’était un documentaire et non un roman. J’ai donc refermé le livre en me disant : je me suis cultivée mais je n’ai pas passé un grand moment de lecture car je n’ai pas vibré avec les héros de ce livre.

Une lecture davantage recommandée pour s’instruire et découvrir ce courant artistique du Bauhaus. 

Publié aux éditions Les Escales.

Notation :

Critique de : Retour à Martha’s Vineyard de Richard Russo

Retour à Martha’s Vineyard

Résumé :

Le 1er décembre 1969, Teddy, Lincoln et Mickey, étudiants boursiers dans une fac huppée de la côte Est, voient leur destin se jouer en direct à la télévision alors qu’ils assistent, comme des millions d’Américains, au tirage au sort qui déterminera l’ordre d’appel au service militaire de la guerre du Vietnam. Un an et demi plus tard, diplôme en poche, ils passent un dernier week-end ensemble à Martha’s Vineyard, dans la maison de vacances de Lincoln, en compagnie de Jacy, le quatrième mousquetaire, l’amie dont ils sont tous les trois fous amoureux. Septembre 2015, Lincoln s’apprête à vendre la maison, et les trois amis se retrouvent à nouveau sur l’île. À bord du ferry déjà, les souvenirs affluent dans la mémoire de Lincoln, le «beau gosse» devenu agent immobilier et père de famille, dans celle de Teddy, éditeur universitaire toujours en proie à ses crises d’angoisse, et dans celle de Mickey …

L’auteur :

Richard Russo est né en 1949 aux États-Unis. Après avoir longtemps enseigné la littérature à l’université, il se consacre à l’écriture de romans et de scénarios. Un homme presque parfait avait été adapté au cinéma avec Paul Newman en 1994, et Le Déclin de l’empire Whiting a été, lui aussi, porté à l’écran en 2005.

Ma chronique :

Un bon cru ce nouveau roman de Richard Russo, pour moi le « must have » de cette rentrée littéraire. 

L’auteur, comme il sait si bien le faire, restitue avec maestria l’ambiance de ces années, où la vie sentimentale plutôt libre, s’entrechoque avec la menace de la guerre, drôle d’époque. Au croisement de leurs vies passées et parcours, chacun porte un regard sur sa vie avec ses parents en miroir plus quelques regrets parfois.

Nous partageons le quotidien de trois sexagénaires, très soudés, nostalgiques de leurs jeunes années à l’université et qu’aucun d’entre eux n’a oublié Jacy, la quatrième de cette bande de copains. Se comparant aux mousquetaires de Dumas, ils ont adopté leur devise et sont restés liés même après la disparition de Jacy à la fin de leurs études. Cet événement tragique s’est ajouté aux conséquences du tirage au sort qui détermine les départs à la guerre du Vietnam en cette fin des années soixante.

D’une plume alerte, avec son ton parfois sarcastique, notamment quand il évoque la présidence des États-Unis, Richard Russo est percutant. La recherche de la vérité autour de la disparition de Jacy donne du piment à l’histoire, un vrai suspense jusqu’aux dernières pages pour comprendre le destin de cette jeune femme.

J’ai été touchée par cette histoire, intense et brillante, je vous recommande vivement cette lecture.

Paru aux éditions de la Table Ronde.

Notation :