Chronique de : Daddy d’Emma Cline

Daddy

Résumé :

Une jeune fille devient la cible de la presse à scandale après avoir été la nounou du fils d’une célébrité. Une adolescente séjourne chez son amie, dans le ranch d’une communauté hippie, et découvre la perversité des premiers jeux sexuels. Un rédacteur en chef lâché par tout son réseau de relations et par sa fiancée tente de devenir le prête-plume d’un self-made-man. Une trentenaire se fait passer pour une ado sur des sites de rencontre…

L’auteure :

Emma Cline est née en Californie. Ses écrits de fiction ont paru aux Etats-Unis dans Tin House et The Paris Review. Elle est la lauréate du prix Plimpton 2014. The Girls est son premier roman dont les droits ont été achetés par le producteur Scott Rudin. Il sera publié dans 34 pays étrangers. 

Ma chronique :

Si vous aimez Richard Russo, Laura Kasischke ou Raymond Carver, n’hésitez pas, ce livre est pour vous.

Emma Cline est une surdouée, jeune auteure talentueuse, dont la prose me rappelle ces trois grands auteurs.

Sa plume incisive et percutante fait mouche une fois de plus. Je l’ai découverte avec son premier roman « Girls » puis retrouvée avec « Los Angeles » et enfin récemment avec « Harvey ».

Cette fois, ce sont dix nouvelles regroupées ici pour rentrer dans l’intimité de personnages aux vies névrosées et perturbées. À chaque nouvelle, le lecteur espère une accalmie, un peu d’espoir qui est rarement au rendez-vous. Notre monde est dépeint sans fard, le désenchantement est là sous-jacent . Un portrait de l’Amérique d’aujourd’hui.

Paru aux éditions de la Table Ronde.

Notation :

Chronique de : Harvey d’Emma Cline

Harvey

Résumé :

Harvey a mal partout. Le bracelet électronique n’arrange rien, il a les chevilles fragiles et craint de chuter dans l’escalier tapissé de la villa qu’on lui a prêtée. Demain c’en sera fini, il sera disculpé de tout ce qu’on lui a mis sur le dos dans le seul but de lui nuire. Dès demain il pourra se lancer dans de nouveaux projets. Entre deux coups de fil à ses avocats, avec lesquels il s’efforce d’être patient, il aperçoit Don DeLillo dans le jardin voisin. Adapter son chef-d’œuvre, Bruit de fond, au cinéma. Voilà…

L’auteure :

Emma Cline est née en Californie. Ses écrits de fiction ont paru aux Etats-Unis dans Tin House et The Paris Review. Elle est la lauréate du prix Plimpton 2014. The Girls est son premier roman dont les droits ont été achetés par le producteur Scott Rudin. Il sera publié dans 34 pays étrangers. 

Ma chronique :

Un pari audacieux : une jeune auteure, Emma Cline, se met à la place d’Harvey W. le célèbre producteur de cinéma. C’est réussi.

Bravo pour ce texte qui parvient brillamment à nous positionner dans la tête d’Harvey : il se raconte à la veille de son procès : shooté mais confiant. Inimaginable pour lui d’être reconnu coupable.

Un cocktail détonnant : cynisme, inconscience, détachement avec un côté pathétique. On le plaindrait presque…

Un texte bluffant, on en oublierait presque ce qui pèse sur lui lors des échanges avec sa fille et sa petite-fille : il fallait oser se mettre à la place de cet homme.

Un ovni littéraire, qui montre le talent de cette jeune auteure, à découvrir aux éditions de la Table Ronde.

Notation :

Emma Cline : Los Angeles

Résumé :

Los Angeles

Alice rêve d’être actrice, comme la moitié des filles de Los Angeles. Elle occupe une chambre sordide qu’elle paie en vendant des vêtements de mauvaise qualité pour une marque de prêt-à-porter. Lorsque sa mère cesse de financer ses cours de théâtre, Alice panique…

L’auteure :

Emma Cline est née en Californie. Ses écrits de fiction ont paru aux Etats-Unis dans Tin House et The Paris Review. Elle est la lauréate du prix Plimpton 2014. The Girls est son premier roman dont les droits ont été achetés par le producteur Scott Rudin. Il sera publié dans 34 pays étrangers. 

Mon avis :

C’est court et percutant : à lire.

Emma a un talent particulier pour nous embarquer au cœur de son sujet et au plus près de ses personnages. Très vite, nous partageons le quotidien glauque d’Alice seulement  éclairé par ses cours de théâtre. 

Alice est à la fois déterminée et fragile; après que sa mère décide de ne plus l’aider pour ses cours, sa vie bascule.

J’ai très peu posé le livre : l’écriture acérée et l’intrigue nous tiennent en haleine sur les quarante pages : bravo Emma.  La fin m’a déstabilisée, et vous ?

Ce livre fait partie de la nouvelle collection intitulée « La nonpareille », ce qui signifie « nom donné à l’un des plus petits corps typographiques « 6 pots » et c’est aussi une collection de nouvelles inédites.

Trois titres y sont parus dont celui-ci. 

Pour le prix d’un magazine, lisez une nouvelle.

Paru aux éditions de la Table Ronde.

Notation :