Critique de : Vengeance de Lisa Jackson

Vengeance
Vengeance

Résumé:
Jonah, patriarche de la riche famille McKee, décède dans un accident de voiture. Son épouse est pourtant convaincue qu’il a été assassiné et supplie ses enfants de découvrir la vérité sur la mort de leur père. Tandis que l’enquête pour meurtre s’ouvre, une lettre, trouvée dans les affaires personnelles de Jonah, révèle une nouvelle facette de sa personnalité. Et si cet homme, à la réputation déjà sulfureuse, avait poussé l’art de la manipulation jusqu’à son paroxysme ?
Max, Jenner et Casey, les héritiers McKee ne vont pas seulement être confrontés à une dérangeante vérité.

L’auteur :
Lisa Jackson est une habituée des listes des meilleures ventes aux Etats-Unis, où chacun de ses romans est un succès. Incontestablement l’une des « reines du crime », elle est membre de Mystery Writers of America et de International Thriller Writers.

Ma critique :
Un pavé de sept cent pages pour une histoire familiale complexe.
Un thriller avec meurtre, incendie et enlèvement concernant les membres de la famille McKee. Le père, tout puissant, meurt dès les premières pages. Accident de la route ou meurtre ? Par la suite, on fait connaissance avec la veuve et ses trois enfants. Ceux-ci ont des histoires amoureuses compliquées.
Thriller ou pas thriller ? Je me suis posée la question.

Le terme thriller ne me parait pas tout-à-fait approprié pour ce livre, on s’appesantit davantage sur les relations amoureuses des personnages que sur l’histoire policière.

Des longueurs aussi dans un livre de sept cent pages : pas assez de rythme et une intrigue mince.
J’ai été plutôt déçue par ce livre.
Donnez-moi votre avis après lecture.

Publié chez Harper Collins.

 

Notation :

Emma Cline : Los Angeles

Résumé :

Los Angeles

Alice rêve d’être actrice, comme la moitié des filles de Los Angeles. Elle occupe une chambre sordide qu’elle paie en vendant des vêtements de mauvaise qualité pour une marque de prêt-à-porter. Lorsque sa mère cesse de financer ses cours de théâtre, Alice panique…

L’auteure :

Emma Cline est née en Californie. Ses écrits de fiction ont paru aux Etats-Unis dans Tin House et The Paris Review. Elle est la lauréate du prix Plimpton 2014. The Girls est son premier roman dont les droits ont été achetés par le producteur Scott Rudin. Il sera publié dans 34 pays étrangers. 

Mon avis :

C’est court et percutant : à lire.

Emma a un talent particulier pour nous embarquer au cœur de son sujet et au plus près de ses personnages. Très vite, nous partageons le quotidien glauque d’Alice seulement  éclairé par ses cours de théâtre. 

Alice est à la fois déterminée et fragile; après que sa mère décide de ne plus l’aider pour ses cours, sa vie bascule.

J’ai très peu posé le livre : l’écriture acérée et l’intrigue nous tiennent en haleine sur les quarante pages : bravo Emma.  La fin m’a déstabilisée, et vous ?

Ce livre fait partie de la nouvelle collection intitulée « La nonpareille », ce qui signifie « nom donné à l’un des plus petits corps typographiques « 6 pots » et c’est aussi une collection de nouvelles inédites.

Trois titres y sont parus dont celui-ci. 

Pour le prix d’un magazine, lisez une nouvelle.

Paru aux éditions de la Table Ronde.

Notation :

Kristen Harnisch : Les vignes de Sarah

Les vignes de Sarah

Résumé :

Novembre 1897. Sarah et Philippe Lemieux, tout juste mariés, sont déterminés à faire d’Eagle’s Run, leur vignoble de la Napa Valley, en Californie, une entreprise florissante. Mais plusieurs déconvenues viennent saper l’enthousiasme du jeune couple, dont une guerre des prix, qui fait chuter les cours et met leur exploitation en péril. Est-ce pour cette seule raison que Philippe se montre soucieux et repousse sans cesse la promesse qu’il a faite à sa femme de relancer le domaine de Vouvray, dans le Val de Loire ?

L’auteur :

Kristen Harnisch a été cadre dans de grands groupes bancaires avant de publier La Fille du maître de chai (L’Archipel, 2018), son premier roman, devenu un succès international. Amoureuse de la France, elle réside dans le Connecticut avec son mari et leurs trois enfants.

Mon avis :

La suite de « La fille du maître de chai » m’a enthousiasmée comme le premier tome.

Il y a quelques semaines, fin juillet, je découvrais Sarah et le monde des vignerons à la fin du dix-neuvième siècle. J’avais hâte de retrouver cette héroïne si attachante et cet univers du vin.

J’ai aimé cette suite qui m’a transportée en Californie, à Napa Valley puis à Paris pour l’Exposition universelle et en Val de Loire.

Si, comme moi, vous aimez l’histoire, les héroïnes courageuses et les grandes sagas alors pas de doute vous ne serez pas déçus.

Un deuxième personnage féminin se détache dans ce deuxième tome : Marie, sage-femme qui décide en ce début de vingtième siècle de devenir chirurgien. Difficile même au pays des libertés !

Dans ce deuxième tome, autant de rebondissements et d’émotions que dans le premier : j’avais du mal à poser le livre et je l’ai lu très vite.

Une belle découverte, n’hésitez pas : lisez les deux tomes de cette saga parue aux éditions l’Archipel.

Notation :

Mary Kubica : Ton dernier mensonge

Ton dernier mensonge

Résumé :

Le monde de Clara Solberg vole en éclats quand son mari, Nick, décède dans un accident de voiture. Leur fille Maisie, quatre ans, en sort indemne. La cause du drame semble claire, mais les terreurs nocturnes de Maisie conduisent Clara à s’interroger sur ce qui s’est vraiment passé en ce tragique après-midi. Rongé par la douleur, obsédée par l’idée que la mort de Nick n’est peut-être pas accidentelle, Clara s’engage dans une quête désespérée pour découvrir la vérité. Qui aurait pu vouloir du mal à Nick ? Et surtout, pourquoi ?

L’auteur :

Après des études d’art et d’histoire de la littérature américaine, Mary Kubica a d’abord été enseignante. Aujourd’hui écrivain à temps plein, cette passionnée de Dickens et de Hemingway vit près de Chicago, la ville où se déroule l’intrigue de ses romans. Son premier roman, Une fille parfaite, unanimement salué par la presse et les lecteurs.

Mon avis :

Un thriller haletant très efficace.

J’ai découvert cette auteure avec son premier titre « Une fille parfaite » et j’ai été conquise. J’avais donc envie de découvrir ce nouveau titre et je n’ai pas été déçue.

Clara perd tous ses repères lorsqu’on lui annonce que son mari est mort dans un accident de la route, le lecteur, accroché à la lecture dès les premières lignes partage les inquiétudes de Clara.

Petit à petit, en fouillant dans le passé de son mari, elle cherche à comprendre ce qui s’est passé. Sa petite fille qui était présente lors de l’accident donne des informations qui orientent ses recherches vers un « méchant » en voiture noire.

De nombreuses pistes sont explorées jusqu’à la chute que je n’ai pas vu venir.

Addictif et bien construit, un thriller  qu’on ne lâche pas avant la fin.

Paru aux éditions Harper Collins Poche.

Notation :

Julia Phillips : Dégels

Dégels

Résumé :

Sur le rivage de la péninsule du Kamtchatka, aux confins de la Russie, deux petites filles disparaissent. L’enlèvement bouleverse les habitants : le coupable serait-il un étranger de passage ? Pire, l’un d’entre eux ? Comme une onde de choc, le trouble se propage et vient ébranler la vie de dix femmes dans leur quotidien, leurs amours et leurs rêves secrets, tandis que le puzzle de la disparition se reconstitue peu à peu…

L’auteur :

Julia Philips est née en 1989. Passionnée de Russie, elle a reçu la prestigieuse bourse d’écriture Fulbright pour vivre un an dans le Kamchatka. Ce premier roman Dégels, traduit dans une dizaine de langues, à été acclamé par la critique.

Mon avis :

Un livre envoûtant au suspense intense : j’ai été captivée.

L’écriture poétique, les décors impressionnants de cette péninsule de l’extrême-orient russe, le Kamchatka et l’histoire parfaitement menée en font une lecture inoubliable.

Les deux jeunes sœurs disparaissent dès le premier chapitre alors qu’elles se promènent le long de la plage proche du centre-ville où elles habitent. Nous sommes en août, elles passent leur été ici, leur mère travaille. Elles n’ont jamais quitté cette péninsule qui se trouve à neuf heures d’avion de Moscou.

Après leur disparition, les chapitres suivants alternent les personnages, en lien avec les petites filles. Douze chapitres ou un an d’enquête, chacun centré sur une personne en lien avec l’enquête. Parfois, leur vie a été bouleversée par la disparition.

Ce récit, à la limite du fantastique parfois, rappelle les romans de Laura Kasischke ou ceux de Joyce Carol Oates. Le ton poétique, l’atmosphère particulière et les paysages grandioses m’ont enthousiasmée.

Trois cents quatre vingt pages en apnée à dévorer ce roman bluffant.

A découvrir aux éditions Autrement.

Notation :