Anne de Bourbon-Siciles : Même si le soleil se cache

Même si le soleil se cache

Résumé 

Lorsque Émilie rencontre Éric, au cours d’un séjour en Martinique au Club Med, elle n’a que dix-huit ans. Elle est une bachelière de bonne famille, lui un GO au charme irrésistible. Bientôt, cet amour de vacances se mue en une relation passionnée. Un bébé nait, Alice. Rien ne manque au bonheur.

Mais, un matin, Émilie découvre d’étranges traces sur le corps de sa fille. Dès lors, tout s’enchaîne …

L’auteur 

La princesse Anne de Bourbon-Siciles est née à Saint-Raphaël. Descendante en ligne directe du roi Louis XIV, cousine du roi d’Espagne et apparentée à la plupart des cours d’Europe, elle a été rédactrice de mode, puis chargée des relations publiques des maisons Versace et Balenciaga. Elle vit entre Paris et la Martinique. Elle est l’auteure de Le Chant du pipiri (L’Archipel, 2014 ; Archipoche, 2015) et J’ai quelque chose à te dire (l’Archipel, 2016 ; Archipoche, 2017).

Mon avis

J’ai dévoré ce livre en trois jours, une histoire particulièrement prenante et émouvante.

Une auteure découverte avec son précédent livre « J’ai quelque chose à te dire » une lecture qui ne nous quitte pas 

Autre ambiance, nouveaux thèmes mais toujours autant de conviction dans ce nouvel ouvrage.

Le roman se déroule entre Paris et la Martinique, où Emilie rencontre Éric : un grand amour les unit, cela démarre comme une belle histoire. Après la naissance de leur bébé tout va basculer.

Je ne vous détaillerai pas l’histoire, sachez que vous découvrirez peut-être, comme moi, le « Syndrome de Munchausen » qui est une forme de maltraitance.

J’ai vibré avec Emilie jusqu’au bout du roman, tant le suspense est intense. On plaint Emilie et Éric tout en doutant de leur innocence.

Une lecture prenante au scénario bien construit, une plume alerte et fluide.

N’hésitez pas, lisez ce roman.

Paru aux éditions L’Archipel

Notation :

Louis Caron : Pour l’amour de Mathilde

Pour l'amour de Mathilde
Pour l’amour de Mathilde

Résumé : Printemps 1939. Henri Ramier, peintre français renommé, est accueilli au Canada français par Félix Métivier, le plus important entrepreneur forestier de son pays, qui lui ouvre les portes de son royaume. Henri est séduit par la démesure de la nature… et par la forte personnalité de Mathilde Bélanger, l’infirmière aux longs cheveux blonds et aux épaules carrées, qui veille sur les milliers de bûcherons répartis dans l’immensité de la forêt. Mais comment la jeune femme a-t-elle pu s’amouracher de ce « Français de France » qu’elle dépasse d’une tête – et qui pourrait être son père ?

 

L’auteur :

Louis Caron est né à Sorel en 1942, sur les rives du Saint-Laurent. Ses romans, notamment la trilogie des « Fils de la liberté » (Boréal, 1989-1990), ont fait sa réputation de conteur et d’écrivain populaire. Héritier spirituel d’Hemingway et de Giono, il a pris à Jim Harrison sa devise : « Il n’y a pas de vérité. Que des histoires. » Après la trilogie des « Chemins du Nord » (1993-99), les éditions de l’Archipel ont publié Il n’y a plus d’Amérique (2002), ainsi que Le Visionnaire (2015), premier tome de la saga « Le Temps des bâtisseurs ».

 

Mon avis :

De grands espaces, la beauté du Québec, une trame historique et de l’aventure : un bon cocktail pour passer un beau moment de lecture.

Un peintre français débarque au Québec et se rend dans une grande exploitation forestière où il est accueilli par le directeur. Immédiatement subjugué par les paysages, il l’est aussi face à Mathilde, jeune infirmière. Celle-ci, déterminée et n’ayant pas froid aux yeux, n’est pas insensible à Henri. Une idylle débute rapidement entre eux.

L’histoire est un vibrant hommage à la beauté de ce rude pays et à ces habitants.

Pour les amateurs de fresque historique, voici un livre agréable au rythme efficace; l’auteur nous explique qu’à l’origine cette histoire se composait de 3 tomes, qui ont ensuite été condensés pour n’en faire qu’un.

Une lecture fluide qui tient le lecteur en haleine tout au long de cette aventure historique et romantique.

À conseiller aux amateurs de ce type de littérature.

 

Merci LP Conseils pour cette découverte.

 

Notation :

Anne de Bourbon-Siciles : J’ai quelque chose à te dire

J'ai quelque chose à te dire
J’ai quelque chose à te dire

 

Résumé : New York, 1970. Greta, 20 ans, issue d’une famille juive de la Côte Est, vit une idylle sans nuage avec Jim. A la suite d’un accident de voiture, dont tous deux sortent indemnes, Greta apprend qu’elle ne pourra jamais avoir d’enfant. Un coup dur que Jim n’a pas le courage de surmonter… Pour se remettre de cette épreuve, Greta part à Paris se consacrer à sa nouvelle carrière de journaliste de mode.

 

L’auteur : La princesse Anne de Bourbon-Sicile est née à Saint-Raphaël. Descendante en ligne directe du roi Louis XIV, cousine du roi d’Espagne et apparentée à la plupart des cours d’Europe, elle a été rédactrice de mode, puis chargée des relations publiques des maisons Versace et Balenciaga. Elle vit entre Paris et la Martinique. Son premier roman, Le Chant du pipiri (L’Archipel, 2014 ; Archipoche, 2015), a été très remarqué.

 

Mon avis :

Beaucoup de sensibilité et d’émotion, une belle lecture que je recommande.

Bien que le bandeau sur le livre stipule “Le roman de l’été”, cette mention ne signifie pas pour autant qu’il s’agit d’une lecture légère qui s’oublie vite. Pas du tout. C’est un roman fort, sur un thème que je ne vous dévoilerai pas pour garder la surprise, une réflexion sur la vie et les choix de chacun face à des circonstances difficiles.

Greta, l’héroïne, est américaine et vit paisiblement avec ses parents lorsque l’histoire débute. Elle a vingt ans, nous sommes à l’époque de la guerre du Vietnam, ses parents sont des intellectuels progressistes. Tout va bien. Lorsqu’elle croise la route d’un jeune homme de bonne famille, beau et sportif, elle tombe sous son charme. Comment lui résister ? Tout se passe bien jusqu’à la rencontre avec les parents de son amoureux. A l’opposé des siens, elle s’aperçoit que Jim est infantilisé et bridé par ses parents qui sont racistes et réactionnaires. Comment envisager un mariage dans ces conditions ? Le destin se chargera de régler ce dilemme. Au prix fort.

Greta, surmonte ce coup du sort et part vers une nouvelle vie à Paris. Je ne vous dévoilerai pas plus de choses sur la suite puisque nous continuons de la suivre sur plusieurs décennies et continents.

Sa vie, décrite avec des détails réalistes et précis sur le milieu de la mode et de certaines célébrités, a été inspirée par celle de notre auteure également journaliste de mode.

Anne nous dépeint une femme libre qui vit pleinement et place l’amour au centre de ses préoccupations. Un modèle pour tous, dont les choix forcent l’admiration.

Une profonde humanité au cœur de ce récit : un roman pour l’été quand on aime le dépaysement, les belles histoires avec une jolie plume et que l’on croit en la vie.
On le repose avec un sentiment d’espoir tout en réfléchissant aux questions soulevées.
Merci Anne pour ce beau texte.

Une lecture proposée par les éditions l’Archipel et Audrey de LP Conseils que je remercie.

Notation :

Tamara McKinley : Les orages de l’été

Résumé : En 1947, accompagnée de Gilles, son ami d’enfance secrètement amoureux d’elle, Olivia Hamilton retourne en Australie, où sa mère Eva vient de décéder. Avant de mourir, cette dernière lui a transmis des documents qui ont ébranlé les certitudes de la jeune femme concernant ses origines. Sur place, Olivia retrouve sa sœur aînée Irène, qui cultive à son égard une franche hostilité. Les mystérieuses archives léguées par leur mère seraient-elles à l’origine d’une telle animosité ? Aidée par Maggie, la gérante de la pension où elle loge, Olivia percera un à un les secrets qui enveloppent son enfance. Une fois apaisée, Olivia décidera de rester définitivement en Australie, où se trouve sa vraie famille…

 

L’auteur : Née à Launceston (Tasmanie) en 1948, Tamara McKinley émigre en Grande-Bretagne, où elle intègre un pensionnat de jeunes filles du Sussex. Ses neuf romans, de La Dernière Valse de Mathilda (2005), traduit dans plus de 20 pays, à Et le ciel sera bleu (2015), ont tous paru aux éditions de l’Archipel avant d’être publiés en Archipoche. Tamara McKinley vit sur la côte Sud de l’Angleterre mais retourne régulièrement en Australie pour y puiser l’inspiration de ses romans.

 

Mon avis :

Un très bon cru ce roman de Tamara Mc Kinley, j’ai beaucoup aimé.

Légèrement différent des autres romans, plus noir par moment et avec une forte tension, toujours très dépaysant, une belle aventure.

Sans trop dévoiler l’histoire, je peux vous dire que nous suivons la quête d’Olivia qui revient sur la terre de son enfance après le décès de sa mère. Dès le début du roman, la scène de naufrage nous scotche : réaliste avec une ambiance angoissante, le drame qui se noue sous nos yeux nous accroche immédiatement au récit.

Nous suivons ensuite le périple d’Olivia, arrivée en Australie en compagnie de son ami d’enfance, voyage entrepris pour découvrir certains secrets liés à son enfance.

Un vrai suspense tout du long qui ne retombe jamais autour d’une histoire familiale complexe. Les grands espaces australiens, parfois hostiles sont très bien décrits.

J’ai suivi l’histoire croisée des deux héroïnes Olivia et Maggie avec beaucoup d’intérêt et éprouvé de l’empathie pour tous ces personnages. Le bien et le mal s’affrontent sans cesse, Irène incarne la noirceur, personnage à la limite du caricatural. Une prose cinématographique tout du long nous immerge complètement dans ces contrées australiennes.

Je conseille aux amateurs de sagas et de grands espaces, un récit qui se lit vite avec plaisir.
Retrouvez mes avis sur les précédents livres de Tamara “L’île aux mille couleurs” et “Et le ciel sera bleu“.

Merci à LP Conseils et aux Éditions l’Archipel.

Notation :

Linda Olsson : Au premier chant du merle

Au premier chant du merle
Au premier chant du merle

Résumé : Déception sentimentale ? Lassitude de vivre ? Élisabeth Blom s’est retirée du monde. Sitôt installée dans sa résidence de Stockholm, elle a débranché la sonnette et fermé sa porte à double tour. Porte à laquelle Elias, son voisin, se décide un jour à frapper, pour lui remettre son courrier. Car lui aussi s’appelle Blom… Cet incident sortira-t-il Élisabeth de sa pénombre ? Ou faudra-t-il attendre un drame – et l’intervention inattendue d’Otto, libraire à la retraite – pour faire entrer la lumière dans son appartement ? Au seuil de l’été nordique, le chant du merle annonce les beaux jours.

 

L’auteur : Linda Olsson est née en 1948 à Stockholm, où elle a grandi. Elle a étudié le droit avant de faire carrière dans la banque. En 1986, elle et sa famille quittent la Suède et partent vivre en Angleterre, au Kenya, au Japon et à Singapour, avant de s’installer en Nouvelle-Zélande. Son premier roman, Astrid et Veronika, paraît en 2012 aux éditions de l’Archipel, suivi en 2014 de L’Enfant au bout de la plage.

 

Mon avis :

Une belle lecture, douce et sensible sur la solitude, l’amour et la vie tout simplement !

Trois esseulés se découvrent alors qu’ils vivent dans le même immeuble. Otto, le plus âgé, vit seul depuis quinze ans. Elias, jeune homme et dessinateur habite seul aussi. Enfin, Elisabeth, la plus étrange, ne sort pas de chez elle, n’ouvre pas ses fenêtres et ses voisins ne l’ont jamais vue. Pourtant, un jour, à cause d’une erreur de courrier, Elias frappe à sa porte.

À partir de cet événement, progressivement, la vie de nos trois héros est transformée. Par petites touches, l’auteure nous décrit une renaissance : Elisabeth renoue progressivement avec la vie. Le grand désespoir qui l’habite est remis en cause par l’amitié des deux hommes. Secouée, elle recommence à regarder autour d’elle grâce aux dessins de son jeune voisin et aux petits plats mitonnés par Otto. Une ambiance poétique remplie de tendresse, comme un remède à toutes nos blessures les plus profondes : nous fondons comme Elisabeth devant la beauté de la nature, l’arrivée du printemps et le chant du merle.

Un livre optimiste, une belle leçon de vie qui revigore : la tendresse et l’amour, les deux piliers les plus importants de notre existence.

À lire absolument pour la belle plume et les messages.
Précipitez-vous.

Merci aux éditions Archipel et LP Conseils.

Notation :