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Chronique de : L’instant d’Amy Liptrot  

Résumé :

Trentenaire en quête d’amour, Amy quitte les sauvages îles Orcades en Écosse pour la cosmopolite Berlin. Digital nomade, précaire, célibataire, elle fait de cette ville qui ne dort jamais le terrain de sa quête du bonheur. 

L’auteure :

Amy Liptrot a 36 ans. Journaliste et écrivaine écossaise, L’Instant est son deuxième livre après L’Écart, qui fut un succès dans plusieurs pays 

Ma chronique :

Après L’Ecart, lu il y a quatre ans, j’ai eu envie de retrouver la plume d’Amy. J’avais le souvenir d’une lecture forte avec une écriture envoûtante. J’ai été moins captivée ce deuxième roman, peut-être trop d’attentes.

À la première personne du singulier et sans aucun dialogue, Amy raconte sa vie à Berlin pendant quelques mois. Quitter Les Orcades pour Berlin, c’est le moyen qu’elle a trouvé pour tromper sa solitude devenue beaucoup trop pesante.

Ici, Amy évoque son quotidien berlinois avec ses digressions habituelles, sur les ratons laveurs, la Lune et ses cycles ou encore certains peuples des Philippines.

Amy est une nomade numérique qui tente de survivre, toujours seule pendant des semaines, désenchantée et triste.

Elle se plaint aussi de l’omniprésence des réseaux sociaux et de nos traces indélébiles sur Internet.

J’ai aimé sa belle plume, toujours poétique et sa sincérité qui transparaît dans cet ouvrage. J’ai moins apprécié le côté décousu du récit et les digressions sur les oiseaux et rongeurs. Globalement, j’ai eu moins d’empathie pour son parcours que lors de son précédent roman qui racontait sa quête pour contrecarrer son addiction à l’alcool.

N’hésitez pas à me donner votre avis sur ce livre.

Paru aux éditions Phébus.

Chronique de : Fragments de Marilyn Monroe 

Présentation :

Les textes intimes de Marilyn Monroe, écrits entre 1943 et 1962.

Tout un univers intérieur pour découvrir l’autre face de l’icône.

L’auteure :

Marilyn Monroe est née en 1926 et morte en 1962. Elle fut l’une des plus grandes stars du cinéma américain. 

Ma chronique :

Fragments regroupe des textes, pensées et poèmes ainsi que des photos de l’actrice avec un livre dans les mains.

Ce document apporte un nouvel éclairage sur la vie de la star, loin du glamour et des paillettes. Ici, j’ai découvert une femme écorchée, fragile qui se questionne beaucoup.

Dès les premières pages, sa sincérité et son envie de bien faire m’ont touchée. 

La présentation de ces textes est chronologique et agrémentée de photos de l’actrice entourée de livres et de grands écrivains comme Truman Capote ou Karen Blixen. En partageant son intimité, notre regard change, Marylin est cultivée, sensible et extrêmement intelligente, une vraie revanche. 

Partager sa vie suscite beaucoup d’émotions, mieux qu’une biographie, les propres mots de Marilyn expliquent ses choix et ses doutes. J’ai redécouvert cette grande actrice grâce à ce livre, une personnalité complexe et attachante.

Paru aux éditions Points.

Notation :

Chronique de : Le petit livre des sortilèges de R. Macfarlane et J. Morris 

Presentation :

Ceci est un livre de sortilèges qu’il convient de lire à voix haute. Il raconte ses histoires et chante ses chansons par les images et les mots. Vous y trouverez des incantations et des formules magiques, des sorts qui protègent et des sorts qui protestent, des bénédictions, des berceuses et des prières.

Les auteurs :

Robert Macfarlane est l’auteur de nombreux best-sellers au Royaume-Uni. Il enseigne à Cambridge et publie régulièrement dans Guardian, New York Times et Sunday Times. 

Jackie Morris est écrivaine et illustratrice. Elle a reçu le prix Kate Greenaway en 2019 pour des Mots perdus, élu plus beau livre de l’année par les libraires britanniques.

Ma chronique :

Une ode à la nature remarquablement illustrée, un beau livre pour tous.

Au gré des pages en compagnie du renard, de la phalène, de la pâquerette et d’oiseaux comme le geai ou l’aigrette, des mots les accompagnent. Des poésies , comptines ou berceuses : des textes doux en hommage à la nature.

Pourquoi ne pas célébrer le monde sauvage qui nous entoure en lisant à voix haute ces textes a un jeune public ? Les dessins sont superbes réalistes et poétiques.

J’ai éprouvé du plaisir à parcourir ces pages tant pour les mots que pour les illustrations parfaitement assorties.

Le lexique, en fin de livre, nous recommande de regarder autour de nous pour retrouver les insectes, fleurs, animaux et arbres dessinés.

Un beau programme avec ce livre enchanteur que je vous recommande.

Un ouvrage paru aux éditions Les Arènes.

Notation :

Chronique de : Requiem de François-Henri Soulié  

Résumé :

Occitanie. 1210. Au bord d’une rivière, on découvre le corps d’une femme sauvagement assassinée. La victime : une des prostituées qui suivent l’armée en campagne. Bientôt, un autre cadavre émasculé est découvert : c’est un Croisé. Le Diable est-il l’instigateur de ces crimes ? Tandis que les barons du Nord déchaînent leur foudre sur les villes du Sud, se peut-il que la folie de leur chef, Simon de Montfort, ait gagné le cœur de ses troupes ?

L’auteur :

François-Henri Soulié est un homme de théâtre aux multiples casquettes : écrivain, comédien, marionnettiste, scénographe, metteur en scène et scénariste. Il a reçu le Prix du premier roman du festival de Beaune en 2016 pour Il n’y a pas de passé simple, paru aux Éditions du Masque. Ce livre a inauguré la série des « Aventures de Skander Corsaro ». Angélus, premier volume de la série « Occitania », est lauréat du Prix France Bleu – Grands Détectives et du prix Historia.

Ma chronique :

Troisième et dernier tome de la trilogie « Occitania » après Angelus et Magnificat, un très bon livre historique. 

Un polar historique en plein moyen âge qui se déroule pendant la croisade des albigeois entre 1209 et 1229. Autant documenté que les deux précédents tomes, l’auteur nous présente en fin de livre le parcours de tous les personnages réels.

La citation de Shakespeare du début du livre résume l’ambiance de cette époque « L’enfer est vide. Tous les démons sont ici ». En effet, les guerriers sont très violents et déterminés, certains combats se terminent en massacre.

L’auteur glisse des clins d’œil aux précédents tomes, avec des personnages qui reviennent : une belle construction littéraire sur trois tomes.

J’ai beaucoup aimé ce titre pour sa plongée immersive dans ce moyen âge occitan, un bon polar historique doublé d’un grand roman d’aventures avec des héros très attachants comme le troubadour et le jeune Olivier.

Épique et instructif, une lecture distrayante que je conseille à tous.

Merci Babelio et les éditions 10 18 pour cette lecture.

Notation :

Chronique de : Journal intime d’un voyageur chamanique de Jonathan Lehmann 

 

Présentation :

À l’été 2020, Jonathan Lehmann a vécu la semaine la plus folle de son  existence. Quatre jours de suite, il a bu un breuvage sacré venu d’Amazonie :  l’ayahuasca. Connue pour ses vertus thérapeutiques, cette préparation à  base de plantes utilisée par les chamans permet, grâce à des visions, une  plongée au tréfonds de soi. En tête à tête avec les facettes les plus sombres de lui-même, Jonathan  a dû explorer en profondeur ses addictions, ses pulsions, ses angoisses.  C’est en les regardant en face et en les acceptant qu’il a pu progresser sur  le chemin de l’évolution personnelle…

L’auteur :

Jonathan a 40 ans, il est étudiant du bonheur. Ses méditations guidées sont suivies par des centaines de milliers de personnes et sa communauté des Antisèches du Bonheur compte plus de 200 000 membres. Son premier livre, Journal intime d’un touriste du bonheur, a rencontré un large public avec plus de 40 000 exemplaires vendus.

Ma chronique :

Un auteur inspirant que j’ai découvert avec son livre précédent « Les antisèches du bonheur ».

Ici, j’ai retrouvé son franc parler, son humour et sa sincérité : des qualités précieuses lorsqu’on évoque des pratiques aussi particulières.

Le discours se veut aussi à la portée de tous, un vrai décryptage de ces voyages « chamaniques » avec toute les conséquences physiques pas toujours agréables. Tout est très détaillé , un peu trop peut-être, l’auteur ne nous cache rien et c’est cash.

En parallèle de ces voyages, il utilise des pratiques comme « l’ennéagramme » qui classifie nos personnalités et leurs évolutions.

L’auteur nous rappelle l’importance de choyer notre enfant intérieur, de nous tourner vers notre intériorité plutôt que d’être toujours tourné vers l’extérieur afin de se découvrir et se connaître vraiment.

Un témoignage plutôt qu’un nouveau livre de développement personnel, le résultat d’une évolution personnelle après ces voyages chamaniques.

Publié aux éditions Harper Collins.

Notation :