Critique de : L’art de vivre en pleine conscience de Jean-Marc Terrel

L’art de vivre en pleine conscience

Présentation :

Vous vous posez mille questions sur le sens de ce que vous vivez et ne parvenez pas à stopper le flux incessant de vos pensées? Découvrez une façon efficace de devenir plus calme, serein et heureux. Tout simplement.

De nature universelle, la mindfulness s’inspire des traditions orientales de méditation, du yoga, mais aussi des recherches occidentales sur le stress et des neurosciences. En la pratiquant, vous entraînerez votre cerveau à accueillir tout ce qui vous perturbe sans se laisser submerger.

L’auteur :

Avec sérieux, mais sans se prendre au sérieux, Jean-Marc Terrel – alias Monsieur Mindfulness – cherche à transmettre l’art de vivre en pleine conscience. Instructeur de méditation, il donne des conférences, offre des formations et organise des voyages initiatiques à travers le monde. Suivi par plus de 190 000 personnes sur les réseaux sociaux, il est l’un des représentants de la pleine conscience les plus populaires de la francophonie

Ma chronique :

Un livre sur la méditation diffèrent de tous ceux qui me sont passés dans les mains, c’est intéressant mais je suis restée un peu « sur ma faim », si je puis dire.

La première partie présente la pleine conscience de façon très précise et documentée avec les obstacles possibles pour se lancer.

La deuxième partie, en lien avec les méditations du programme en ligne, 21 méditations, évoque les attitudes à cultiver comme le non-jugement ou la confiance en soi puis les obstacles fréquents et enfin les fruits récoltés avec cette pratique.

Ce qui est instructif dans cette présentation c’est la progression que l’on peut envisager : se lancer, se poser des questions puis persévérer convaincus par les bienfaits présentés en fin de deuxième partie.

Le bémol : pas assez de conseils pour pratiquer tout simplement et pas de texte de méditation guidée, il faut aller sur internet le programme en ligne offert : « 21joursdemeditation.com ». J’ai trouvé cela frustrant de ne pas avoir ces informations dans le livre.

Ce n’est pas un ouvrage à conseiller aux débutants qui recherchent toutes les informations au même endroit. A conseiller plutôt à ceux qui ont besoin de réfléchir sur le pourquoi de la pratique et ce qu’elle apporte.

Paru aux éditions de Mortagne.

Notation :

Critique de : Le tour du monde du bonheur de Marion McGuinness

Le tour du monde du bonheur

Présentation :

Dans toutes les langues et cultures du monde, des mots sont utilisés pour définir des concepts parfois complexes. En quelques syllabes, des arts de vivre, des visions du bonheur ou la façon d’y parvenir sont ainsi « décodés ». Derrière chaque mot, tout un univers de valeurs, d’histoires et de modes de vie jaillit.

Le bonheur ne se définit ainsi pas de la même façon au Danemark ou au Japon, et les valeurs clés pour être heureux ne sont pas les mêmes non plus. 

L’auteure :

Marion est mère de deux enfants. Depuis près de 10 ans, elle se passionne pour les domaines de la périnatalité, de la parentalité et du bonheur. Elle est auteure de guides pratiques et traductrice d’ouvrages consacrés au bien-être.

Ma chronique :

Merci à Babelio et aux éditions De Boeck Supérieur pour l’envoi de ce beau livre.

Un grand format, de belles photos, une mise en page soignée : je confirme, c’est un beau livre.

Dans l’introduction, l’auteure nous indique que le mot bonheur n’a pas la même signification selon les contrées. En le refermant, on se rend compte d’une multitude de similitudes.

Lorsque j’ai découvert les cinq parties, Amérique, Afrique, Europe, Pacifique et Asie, j’ai choisi de démarrer par le Pacifique (ma contrée préférée). Pour la Polynésie française, le « mana » décrit tres bien le caractère des polynésiens, l’hospitalité et ce qui les relie les uns aux autres et à la terre ; c’est ce qui les rend uniques.

La Nouvelle-Zélande partage avec les polynésiens ses valeurs de générosité dont un sens aigu de l’hospitalité.

Pour Hawaii, l’esprit Aloha prône le respect de l’autre, l’entraide et la tolérance. Le ho’oponopono, pratique ancestrale a été inscrite comme « Trésor vivant » dans la constitution depuis 1993.

Je vous laisse découvrir les autres régions du monde, aussi passionnant. 

Cette lecture est un voyage culturel et philosophique pour découvrir ce qui rend heureux tous ces peuples.

Je vous recommande ce tour du monde du bonheur : un plaisir à offrir ou s’offrir pour se faire du bien.

Paru aux éditions De Boeck Supérieur.

Notation :

Éric Fouassier : Par deux fois tu mourras

Par deux fois tu mourras

Résumé

Palais de Rouen, 569. Galswinthe, la jeune épouse de Chilpéric, l’un des trois petits-fils de Clovis, meurt étouffée dans sa chambre. Juste après, son assassin est retrouvé poignardé… Quatre ans plus tard, la sœur de Galswinthe, la reine Brunehilde d’Austrasie, est persuadée que toute la lumière n’a pas été faite sur cette tragique affaire. Elle charge Arsenius Pontius, un jeune lettré gallo-roman, de se rendre à Rouen pour enquêter en toute discrétion.

Sur place, Wintrude, une ancienne princesse thuringienne devenue esclave des Francs, lui apporte des informations essentielles. 

L’auteur 

Né en 1963, Éric Fouassier, membre de l’Académie nationale de pharmacie, grand spécialiste de l’histoire de la pharmacie qu’il enseigne en faculté depuis plus de vingt ans, est un passionné de jeux de piste et d’énigmes. Bayard ou le Crime d’Amboiseest le premier tome d’une série. Le deuxième tome, Le Piège de Verre, sort en parallèle aux Éditions Jean-Claude Lattès en grand format.

Mon avis

Un bon roman historique qui nous entraîne chez les petit-fils de Clovis : j’ai pris du plaisir à partager le quotidien de ces trois rois qui se combattent pour conquérir le royaume des francs.

Ce roman se nourrit de faits historiques : l’auteur nous propose une liste des personnages réels dès les premières pages (rois, princesses, évêque) plus des personnages de fiction. Une carte de ce royaume éclaté est également insérée au début du livre.

L’écriture est très fluide, les aventures sont palpitantes : j’ai tourné très vite les pages de ce pavé qu’on a de la peine à lâcher.

À la croisée de l’univers des « Rois maudits » et de « Da Vinci code », les personnages inventés par l’auteur nous font découvrir une période moins connue de l’histoire de France et on en redemande.

La bonne nouvelle : c’est le premier tome d’une trilogie, nous retrouverons donc ces personnages si attachants.

La note de l’auteur, en fin du livre, raconte le travail documentaire effectué, les choix de l’auteur et toute une biographie du haut Moyen Âge. 

Merci à Babelio et aux éditions Lattès pour cette lecture.

Notation :

François Bourgognon : Ne laissez pas votre vie se terminer avant même de l’avoir commencée.

Ne laissez pas votre vie se terminer avant même de l’avoir commencée.

Présentation
Combien sommes-nous à courir après le temps, à nous agacer de futilités, à chercher inlassablement à être heureux, à nous inquiéter du futur ou, au contraire, à rester prisonnier du passé ? Le risque d’un tel rythme, à des années lumières de l’instant présent, est d’arriver au bout du chemin sans avoir pu profiter du voyage. Nous oublions alors l’essentiel : prendre part au prodigieux spectacle du monde et de la vie qui continuera sans nous. François Bourgognon nous propose dans cet ouvrage de considérer la conscience de notre mort comme un formidable moyen de nous ramener à nous-même et à ce qui compte réellement pour nous. Pour cela, il s’appuie sur les principes de la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) et de la pleine conscience qu’il nous invite à mettre en pratique pour accepter avec sérénité notre condition d’être humain
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L’auteur
Le docteur François Bourgognon est psychiatre et psychothérapeute, instructeur et formateur en méditation de pleine présence. Il est formé aux thérapies comportementales et cognitives et à la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT). Il est également le directeur de Mindful-France et le conseiller scientifique del’application de méditation Namatata.

Mon avis
La préface de Fabrice Midal éclaire immédiatement le but de ce livre : décrypter l’ACT, levier de transformation intérieure.
Commençons par définir ce qu’est l’acceptation : à ne pas confondre avec la résignation. Accepter et non fuir devant une situation désagréable, évitons de retenir l’aspect péjoratif du terme et demeurer passif face aux difficultés.
Pour bien comprendre, l’auteur rappelle l’origine latine du mot « accipere » qui signifie « recevoir avec égards, accueillir ».
Accepter est donc synonyme d’accueillir : notre regard change alors. Nous pouvons choisir de répondre aux problèmes et ne plus subir.
Ne pas « surréagir », conserver nos facultés d’observation et soyons calmes.
Après avoir posé les principes, l’auteur explique comment utiliser les ressources du moment présent et celles de l’imaginaire par le biais d’exercices et pratiques clairement exposées.
J’ai noté un exercice simple : « Les 5R » : Ralentir, Regarder, Respirer, Reconnaître, Répondre. Il permet d’être dans le moment présent et de sortir du mode réactif.
En synthèse : un ouvrage qui définit concrètement l’ACT, thérapie d’acceptation et d’engagement, expose les grands principes avec des synthèses tout en nous donnant des témoignages et exercices.
À garder près de soi pour s’y référer régulièrement.

Publié aux Éditions First.

Notation :

Paula Mac Lain : La troisième Hemingway

La troisième Hemingway
La troisième Hemingway

Résumé

Fin 1936. La jeune romancière Martha Gellhorn a vingt-sept ans mais déjà une solide réputation de globe-trotteuse. De neuf ans son aîné, Ernest Hemingway est en passe de devenir le monstre sacré de la littérature américaine. Elle est célibataire mais connaît les hommes, il en est à son deuxième mariage. Entre eux, la complicité est d’abord intellectuelle. Mais la guerre a le pouvoir d’attiser les passions… Du New York bohème à l’Espagne ravagée par le franquisme, les amis deviennent amants. Et les voilà repartis sur les routes, entre l’Amérique, l’Europe et Cuba. Seulement, au gré de leurs allées et venues dans un monde à feu et à sang et d’une rivalité littéraire qui ne cesse de croître, les deux époux ne tarderont pas à goûter aux fruits amers de la vie conjugale…

L’auteur

Diplômée en poésie de l’université du Michigan, boursière du prestigieux National Endowment for the Arts, Paula McLain est l’auteur de deux recueils de poèmes, d’un essai, d’un roman jamais traduit en français (A Ticket to Ride) et d’une biographie romancée, Madame Hemingway, qui lui a valu les honneurs. Elle vit avec ses enfants à Cleveland, dans l’Ohio.

Mon avis :

Quel plaisir de retrouver cette auteure découverte il y a six ans pour son roman : « Madame Hemingway ».

Son deuxième roman « L’aviatrice » était un coup de cœur aussi.

Son talent de conteuse est toujours présent : dès la première page le lecteur est captivé par le récit.

Paula est très douée pour utiliser les faits historiques et produire une belle fiction : le roman se dévore, en le refermant on en redemande.

Le grand écrivain a déjà eu deux épouses et ne peut résister au charme de cette jeune femme. Celle-ci est belle et talentueuse : écrivaine et journaliste, ils sont en phase intellectuellement dès le début. Chacun lit les textes de l’autre. Mais progressivement, la jalousie d’Ernest empoisonne leur relation.

Je vous encourage vivement à découvrir ce roman passionnant qui nous fait revivre le destin de ces deux êtres uniques. Martha est une grande héroïne qui fut l’une des plus grandes correspondantes de guerre du vingtième siècle.

Un roman qui combine une histoire passionnante et une belle plume : n’hésitez pas.

Paru aux éditions Presses de la Cité.

Merci Babelio pour cette lecture.

Notation :