Chronique de : On adorait les cowboys de Carol Bensimon

Résumé :

« Hello, tout va bien ? Ça fait tellement longtemps. » Lorsqu’elle reçoit cet e-mail de Julia, l’amie et confidente de son adolescence, Cora n’en croit pas ses yeux. Cela fait des années qu’elles ne se sont pas vues, ni parlé. Elle accepte pourtant avec joie l’étonnante proposition de Julia : exaucer une vieille promesse et faire un road-trip dans le Rio Grande do Sul, une région reculée du Brésil. N’est-ce pas là l’occasion idéale de ressusciter leur intimité d’autrefois ?

L’auteure :

Carol Bensimon est née à Porto Alegre en 1982. Elle a commencé à écrire très jeune dans des revues brésiliennes. Son premier livre, Po de Perede, un recueil de nouvelles, a été publié en 2009. On adorait les cowboys (2013) est son troisième livre et son deuxième roman. Elle appartient à la nouvelle génération d’écrivains brésiliens et son travail a été salué par la critique et couronné de nombreux prix et nominations.

Ma chronique :

Malheureusement, voici une histoire qui ne m’a pas touchée.

Le résumé et les critiques élogieuses m’ont poussée à la lire, je suis toujours curieuse de découvrir de nouveaux auteurs.

Clara emmène son amie d’enfance, Julia, dans des contrées éloignées de leurs domiciles. Les études et leur mode de vie les ont éloignées l’une de l’autre. Ce long voyage leur permettra t’il de renouer ? Je vous laisse le découvrir.

Rapidement, la temporalité de l’histoire m’a déroutée, j’avais un peu de mal à me situer. Ce qui m’a gênée davantage c’est de ne pas avoir d’empathie pour les personnages. J’avais l’impression d’être le témoin passif d’une épopée, de ne pas être dans le train mais de rester sur le quai, en-dehors du récit.

Je serai curieuse d’avoir les ressentis d’autres lecteurs.

Merci à Babelio et aux éditions Belfond pour cette lecture.

Notation :

Chronique de : 1792, la femme rouge d’Anne Villemin-Sicherman

la femme rouge

Résumé :

1792. Les armées austro-prussiennes sont aux portes de Metz. Il règne dans la ville une atmosphère de suspicion générale. Le ci-devant chanoine de Ficquelmont, accusé d’opinions royalistes, est sauvagement assassiné dans une rue de Metz par une foule en colère, excitée par une certaine Marie Larue, belle activiste sans-culotte. Le commandant de la place, le général Favart désire confier l’enquête au vétérinaire Augustin Duroch. Mais le jour même, Duroch est arrêté par la garde nationale. Certains souhaitent-ils que l’on n’aille pas fouiller les cendres de cet abbé mondain et brillant ?

L’auteure :

Anne Villemin-Sicherman est médecin. Passionnée par le XVIIIe siècle, sa série d’enquêtes d’Augustin Duroch plonge le lecteur dans la vie quotidienne sous l’Ancien Régime.

Ma chronique :

Je découvre cette auteure et je vais la suivre dorénavant.

Ce polar historique est passionnant par son histoire ancrée dans la réalité historique. Un contexte tres documenté comme en témoignent les sources listées en fin de livre, le plan de la ville de Metz et la liste des personnages historiques beaucoup plus nombreux que les fictifs.

J’ai beaucoup apprécié l’immersion totale dans cette période de mai à octobre 1792 à Metz au moment où les armées austro-prussiennes sont aux portes de la ville. Dans ce climat déjà lourd de menaces de siège, les « sans-culottes » attaquent un ecclésiastique noble.

La femme rouge, La Grande Mayotte, meneuse dans cette attaque est-elle responsable de la mort du prêtre ? Pourquoi le héros, Augustin, chargé d’enquêter est-il arrêté ? L’enquête est menée par son fils et son amie Eléonore.

L’intrigue est bien ficelée, le décor brillamment présenté notamment la bataille de Valmy.

J’ai passé un bon moment de lecture dans ce dix-huitième siècle.

Ce roman se lit indépendamment des autres enquêtes déjà parues même si quelques références à ce passé parsèment le récit.

Publié chez 10 18.

Notation :

Chronique de : Magnificat de François-Henri Soulié

Magnificat

Résumé :

An 1177. La vicomtesse Ermengarde règne seule sur le riche comté de Narbonne. Dernière de sa dynastie, elle entretient une cour raffinée dont le jeune troubadour Guilhem de Malpas est le plus brillant fleuron. Dans l’ombre, elle est pourtant la proie d’un complot implacable. Les marchands, qui constituent la richesse de la ville, veulent faire du comté une république à l’égal de Gênes ou de Pise. Le comte de Toulouse rêve de s’emparer du comté …

L’auteur :

François-Henri Soulié est un homme de théâtre aux multiples casquettes : écrivain, comédien, marionnettiste, scénographe, metteur en scène et scénariste. Il a reçu le Prix du premier roman du festival de Beaune en 2016 pour Il n’y a pas de passé simple, paru aux Éditions du Masque. Ce livre a inauguré la série des « Aventures de Skander Corsaro ».

Ma chronique :

Après Angelus, voici Magnificat, la suite des aventures de Guilhem et sa famille se déroulant en Occitanie.

J’ai lu cette suite avec autant de plaisir que le premier opus. J’y ai retrouvé les ingrédients qui ont fait le succès du premier : une intrigue bien ficelée et étayée historiquement avec des personnages attachants. On y retrouve aussi les codes des grands romans d’aventure avec ses rebondissements nombreux, les félonies des uns et la bravoure des autres. Le tout avec un rythme enlevé qui ne faiblit pas.

Dans la postface, les notes de l’auteur précisent tout ce qui est véridique ici.

Je précise aussi que cet épisode peut se lire indépendamment

François-Henri Soulié mêle avec brio érudition historique, suspense et aventures.

Un roman historique captivant à découvrir aux éditions 10 18.

Merci Babelio et les éditions 10 18 pour cette lecture.

Notation :

Chronique de : Je chemine avec Angélique Kidjo de Sophie Lhuillier

Je chemine avec Angélique Kidjo

Présentation :

« Avant d’être femme, avant d’être noire, je suis un être humain. Née dans une famille de dix enfants, au Bénin, j’ai reçu une éducation atypique. Mes parents étaient féministes : filles comme garçons, nous allions tous à l’école et participions équitablement aux tâches ménagères. Ils ne nous dictaient jamais notre conduite mais nous incitaient à nous remettre en question. Nous avons appris à associer la tête et le cœur à nos réflexions. Cela me définit bien : je suis cette personne à qui on a enseigné la tolérance. Et la musique, bien sûr, est inscrite au cœur de ma personnalité. Mon père jouait du banjo, ma mère chantait. C’est elle qui m’a appris à chanter. »

Ma chronique :

Un portrait inspirant d’une « belle personne », un discours passionnant de la grande diva.

Elle a grandi au Bénin et a reçu la même éducation que ses frères. Son père leur disait « Votre cerveau est votre arme absolue. Réfléchissez. ». Une mère féministe qui élève ses garçons comme ses filles pour qu’ils soient indépendants et que leur femme ne soit pas leur domestique.

Arrivée en France en 1983 et suit des études musicales tout en s’intéressant au droit. Les rencontres, dont son mari bassiste et compositeur vont la lancer.

Un parcours jalonné de succès avec des désillusions parfois. Ses messages : « rester calme et positif », « savoir rester humble ». Sa devise « Vivre avec plus de tolérance et d’amour et moins de violence.

De précieux conseils pour des jeunes qui souhaiteraient s’engager dans ce métier et des pistes de réflexion sur notre société.

J’ai aimé le discours de cette amoureuse de la justice qui donne envie de tendre une main vers son prochain.

À conseiller aux jeunes et à tous.

Paru aux éditions du Seuil dans la collection « Je chemine avec … ».

Notation :

Chronique de : Sialimar d’Emad Jarar

Sialimar

Résumé

Quelque part dans la partie occidentale de la mer Méditerranée en 2032, la ville de Sialimar est une cité portuaire d’un État imaginaire, la Romagnie, riche de sa tradition chrétienne et fille d’une histoire deux fois millénaire. Le récit retrace le destin d’une jeune femme, et à travers lui, celui d’un homme à qui tout réussit, jusqu’au jour où le legs de son enfance musulmane le rattrape. Ce beau-parleur, parfaitement assimilé dans la société moderne qui avait accueilli ses parents immigrés, sûr de lui et l’esprit bercé de sa passion pour les mots et la supériorité de ses idées, ressent néanmoins le besoin de renouer avec ses racines musulmanes?; et pour improbable que ce soit, de poursuivre l’éternel combat de ses ancêtres…

L’auteur :

Diplômé de l’université de Columbia, homme d’affaires, financier et ancien gérant de Hedge fund, Emad Jarar a longtemps travaillé ou vécu aux Etats-Unis. Il parle ou écrit plus ou moins couramment cinq langues, mais le français, parfois l’anglais, est sa langue d’écriture. Arabisant, bon connaisseur du monde arabe de par ses origines, il entend jeter un regard différent sur la société moderne et ses rapports à l’Islam.

Ma chronique :

J’ai été déstabilisée par cette lecture et je n’ai pas apprécié ce texte.

Je me suis demandée s’il s’agissait d’un essai ou d’un roman, l’auteur adopte un ton professoral dès l’introduction. Je n’ai pas trouvé ma place de lecteur dans la construction de ce livre.

Trop dense et confus, je n’ai pas réussi à m’attacher à l’histoire et aux personnages noyés sous un discours docte et complexe.

Le sujet est intéressant : les religions et leur place dans notre société, la laïcité, la tolérance…

Peut-être qu’un essai plus court et ramassé sur ces thèmes aurait été plus agréable à lire ? Ce n’est que mon humble avis.

Je remercie Babelio pour cette lecture et suis curieuse de découvrir l’avis des autres lecteurs.

Notation :