Chronique de : La forêt ivre de Gerald Durrell 

Résumé :

« On aurait dit que la nature avait organisé un gigantesque raout de bouteilles, auquel elle avait convié un étrange aréopage de plantes tempérées, tropicales et subtropicales. Les palmiers se penchaient paresseusement et les épineux s’enroulaient autour d’eux en une étreinte enivrée ; des fleurs élégantes voisinaient avec des cactées mal rasées et les palos borrachos pansus, tels des buveurs de bière, formaient avec le sol un angle inquiétant ».

L’auteur :

Gerald Durrell (1925-1995) est né en Inde. Frère cadet du romancier Lawrence Durrell, il a consacré sa vie à la défense des espèces animales en voie de disparition. La création du zoo de Jersey et du Durrell Wildlife Conservation Trust, ses livres truculents et ses séries d’émissions télévisées l’ont rendu mondialement célèbre. Le récit de son enfance en trois volumes, La Trilogie de Corfou, a paru aux éditions de la Table Ronde en 2014

Ma chronique :

Partager le quotidien d’un naturaliste passionné est un vrai bonheur.

J’avais dévoré « La trilogie de Corfou » du même auteur dans lequel il nous racontait son enfance déjà passionné par les les animaux.

L’écriture imagée et descriptive de Gérald Durrell nous embarque dans cette quête d’animaux rares en Argentine et au Paraguay. 

Nous sommes dans les années cinquante, le voyage pour atteindre ces contrées reculées est déjà une aventure que l’auteur traverse avec passion tant sa motivation pour sauver des espèces rares est grande.

Un livre attachant, dépaysant à lire et qui devrait intéresser aussi les enfants.

Mention spéciale pour la superbe couverture de Loustal.

Paru aux éditions de la Table Ronde.

Notation :

Une insolente curiosité de Lynn Messina

Résumé :

Rien ne gâche mieux une fête qu’un meurtre sanglant dans la bibliothèque… Beatrice Hyde-Clare détonne au sein de la noblesse anglaise : orpheline sans mari, elle dépend de la générosité de son oncle et de sa tante. Elle s’efforce donc de rester docile, respectueuse et à sa place. Mais quand Bea trébuche sur le corps sans vie du pauvre monsieur Otley dans la bibliothèque de la demeure des Skeffington …

L’auteure :

Lynn Messina est l’autrice de plus d’une douzaine de romans, dont le best-seller Fashionistas qui a été traduit en seize langues. Elle a régulièrement écrit pour la presse, notamment pour la chronique « Modern Love » du New York Times. Lynn vit à New York avec ses fils.

Ma chronique :

Une lecture agréable, légère et parfaite pour l’été.

Bien que la mise en place des personnages et du lieu m’aient parues un peu longues dans les premières pages, la suite du roman m’a intéressée.

L’ambiance est très « Bridgerton » avec une héroïne effacée et ne correspondant pas aux canons de la mode anglaise. D’autres similitudes comme cette insistance des mères prêtes à tout pour marier leurs filles aux meilleurs partis.

Dès que le meurtre est commis, le rythme s’intensifie et l’intrigue devient intéressante. La complicité inattendue entre cette jeune fille et un personnage d’un rang très élevé m’a accrochée. Un peu comme « La chronique des Bridgerton », l’inattendu et la fantaisie font de cette lecture un moment de plaisir plaisir à ne pas bouder.

Paru aux éditions Les Escales collection Kes Escales Séries

Notation :

Chronique de : Qui a tué Rose ? de Claire Allan

Résumé :

Quand Emily sort du centre commercial ce jour-là, elle assiste, impuissante, à un accident : une femme est renversée par un automobiliste qui prend la fuite.

Très vite, la presse locale relaie les détails du drame : la victime s’appelait Rose. Mère d’un petit garçon et épouse du célèbre écrivain Cian Grahame, elle travaillait comme assistante dans un cabinet dentaire. En effectuant des recherches sur les réseaux sociaux, Emily se met à envier la vie si parfaite de Rose …

L’auteure :

Après avoir été journaliste au Derry Journal, Claire Allan se lance dans l’écriture de suspenses, dont « Ne la quitte pas du regard » (L’Archipel, 2021 ; Archipoche, 2022). Qui a tué Rose ? a été un succès tant en Grande-Bretagne qu’aux États-Unis : plus de 250 000 exemplaires vendus. Elle réside à Londonderry, en Irlande du Nord. 

Ma chronique :

Un thriller redoutablement efficace, impossible à lâcher.

L’auteure nous fait partager le quotidien d’Emily, jeune femme en perdition : seule, addict aux somnifères et à l’alcool. Persuadée que son ex mari la poursuit pour lui faire du mal, elle interprète le décès de Rose comme une mort qui lui était destinée.

Après ces événements dramatiques, le rythme de l’intrigue s’accélère.

Certains personnages autour d’Emily cherchent à l’aider comme Maud, sa fidèle amie ou ses nouvelles collègues alors que l’ombre de son ex mari plane toujours.

Quelle relation peut-elle entretenir avec le veuf de Rose, ce séduisant auteur inconsolable ?

De secrets déterrés en rebondissements, la tension s’intensifie dans la deuxième moitié du livre alors qu’Emily a l’impression d’aller mieux.

Qui croire dans cette histoire ? Une intrigue qui ne livrera tous ses secrets qu’à la toute fin du livre.

Je découvre cette auteure dont c’est le deuxième roman, un titre prometteur.

Paru aux éditions de l’Archipel.

Chronique de : Les incandescentes de C.J. Tudor

Résumé :

Pour le révérend Jack Brooks et sa fille Flo, c’est censé être un nouveau départ. Mais au sein de cette petite communauté unie, imprégnée de superstitions anciennes, la méfiance envers les étrangers est difficile à surmonter. Les secrets du village sont aussi profonds et sombres que la tombe.

L’auteure :

CJ Tudor est une auteure anglaise née à Salisbury et vivant aujourd’hui à Nottingham. Avant de se consacrer à l’écriture, elle a travaillé comme journaliste, rédactrice en chef, scénariste, voix-off et présentatrice TV. Son premier roman, sombre et macabre, intitulé L’homme craie parait en 2018 et elle est récompensée par les prix du meilleur premier roman du prix Barry 2019 et du prix Thriller 2019.

Ma chronique :

Un thriller ésotérique au rythme trépidant.

J’ai aimé les personnages atypiques comme le révérend qui mène l’enquête ou Aaron le surveillant de la chapelle 

Dans le village au lourd passé, de disparitions inexpliquées et de familles brûlées sur un bûcher, chacun semble cacher quelque chose. Lorsque des nouveaux débarquent, comme Jack, le mutisme des villageois est à son comble.

Pendant ce temps, les héros font face à des actes de satanisme, de sorcellerie et sont face à des fantômes.

Frissons garantis.

La tension monte crescendo et le rythme tendu se poursuit jusqu’à la fin inattendue.

Un pavé de cinq cent pages qui se dévore.

À conseiller aux amateurs de thriller.

Chronique de : Le premier jour du printemps de Nancy Tucker

Résumé :

Peut-on pardonner l’impardonnable ? Chrissie est une enfant solitaire qui grandit dans une banlieue anglaise sordide. Délaissée par un père absent et une mère démissionnaire qui fait tout pour ne plus avoir à s’occuper d’elle, son quotidien est violent et misérable. La seule chose qui donne à Chrissie l’impression d’être vivante, c’est son secret. Et rien que d’y penser, elle en a des papillons dans le ventre. Le premier jour du printemps, elle a tué un petit garçon.

L’auteure :

Diplômée de l’université d’Oxford en psychologie expérimentale, Nancy Tucker travaille au sein d’une unité de soins psychiatriques au Royaume-Uni. Le Premier Jour du printemps est son premier roman.

Ma chronique :

Un livre choc : nos convictions sur les questions de culpabilité sont ébranlées. J’ai été secouée par cette lecture.

La petite Chrissie, huit ans, traîne beaucoup dans les rues et cherche systématiquement à se retrouver aux heures des repas avec ses copines, espérant ainsi manger quelque chose. Chez elle, une mère démissionnaire qui oublie d’acheter à manger et ne lui parle pas. Elle semble invisible à ses yeux.

Un jour, le drame arrive, Chrissie commet l’irréparable pour se sentir exister, par jalousie aussi.

Qui est coupable ici ? Est-ce vraiment la gamine que tous appellent « mauvaise graine », qui a faim et que les parents délaissent complètement ?

Nos valeurs morales vacillent, ce roman questionne et interpelle. Chrissie est une enfant coupable qui inspire de la compassion.

L’alternance entre le récit de Chrissie petite et de sa vie adulte donne un éclairage sur son destin bousculé par son enfance.

Un livre bouleversant et fort à ne pas rater.

Publié aux éditions Les Escales