Chronique : de La trilogie de Corfou de Gerald Durrell

Trilogie de Corfou

Résumé :

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, la famille Durrell fuit l’hiver anglais. Lawrence, Margo, Leslie, Gerry et leur mère s’installent sur l’île grecque de Corfou. Le benjamin de la tribu, éminent zoologiste d’une douzaine d’années, part à la conquête de son île et de la faune qui s’y épanouit. Une époque enchanteresse, dont les souvenirs sont devenus un classique de la littérature britannique.

L’auteur :

Gerard Durrell (1925-1995) est l’un des plus célèbres naturalistes et écrivains britanniques, connu aussi pour avoir fondé la Durrell Wildfire Conservation Trust et le Zoo de Jersey, en 1958. De son enfance en Inde et à Corfou, il a tiré plusieurs récits, dont « Ma famille et autres animaux » qui fut un véritable best-seller lors de sa sortie en 1956 en Angleterre où le livre est constamment réédité depuis. C’était le premier volet d’une série intitulée “La trilogie de Corfou”.

Ma chronique :

Quel plaisir de passer l’été à Corfou avec la famille Durrell. Une lecture rafraîchissante, émouvante et dépaysante.

J’ai dévoré les trois tomes : le premier raconte l’installation de la famille de Gerry, le plus jeune des enfants et l’auteur. La vie de ces cinq anglais dans ce paradis grec est racontée par cet enfant passionné de zoologie. Du haut de ses dix ans Gerry évoque les rencontres avec les animaux et les grecs découvrant les mœurs anglaises. Une famille pas comme les autres avec une mère libre et bienveillante pour ses enfants, un frère aîné écrivain, un autre frère amateur d’armes et une sœur très préoccupée de son apparence.

Dans le deuxième et troisième tome, Gerry revient sur certains épisodes les plus marquants de sa vie parmi les corfiotes. Le troisième partie nous éclaire sur l’histoire de sa famille avant Corfou comme leur séjour aux Indes.

L’écriture très fluide et les superbes descriptions de l’île avec ses fleurs, animaux et paysages donnent envie de partir découvrir cette île.

Les corfiotes, comme Spiro et Théodore, les plus proches confidents de la famille sont particulièrement attachants.

Drôle, sensible et touchant, voici un texte à conseiller aux adultes et enfants pour un beau voyage littéraire.

Dans ce coffret paru aux éditions de la Table Ronde sont insérés les deux DVD de la série télévisée.

Notation :

Chronique de : Pour tout te dire de Gilly Macmillan

Pour tout te dire

Résumé :

Le talent d’écrivaine de Lucy Harper lui a tout donné : la gloire, la fortune et des fans par millions. Il lui a aussi donné Dan, son mari jaloux dont la carrière d’écrivain est au point mort. Un jour, Dan disparaît ; ce n’est pas la première fois qu’une personne disparaît dans la vie de GiLucy. Trois décennies plus tôt, son petit frère Teddy s’est lui aussi volatilisé et n’a jamais été retrouvé. Lucy, seul témoin, n’a jamais dit la vérité sur cette soirée, au grand désarroi de ses parents.

L’auteure :

Gilly Macmillan vit en Angleterre. Depuis la publication de « Ne Pars pas sans moi », « Pour tout te dire » est son sixième roman publié aux Escales.

Ma chronique :

Je l’ai lu presque d’une traite : complètement happée par cette histoire.

Ce n’est pas un thriller classique : la narratrice et héroïne écrit des polars, son histoire personnelle dramatique s’entremêle avec ses polars.

Dès les premières lignes, j’ai été ferrée : le frère de Lucy a disparu une nuit de solstice alors qu’il était avec elle. Que s’est-il passé ? Quelle responsabilité incombe à Lucy ? La construction narrative entrecoupée de témoignages du passé entraîne le lecteur sur de multiples pistes et maintient le mystère jusqu’aux dernières lignes.

Une auteure de polar qui ne sait plus où donner de la tête et se sent piégée par son passé, son mari et ses héros de papier. Qui est avec elle ? Peut-on lui faire confiance ? Comment se faire aider alors que son passé resurgit ?

Un très bon thriller, sans rien de gore, avec un suspense intact jusqu’au bout et une écriture efficace. Parfois déstabilisant, on ne sait plus qui et quoi croire.

N’est-ce pas tout cela qui fait un bon polar ?

À découvrir sans attendre aux éditions Les Escales.

Notation :

Chronique de : Ni vu ni connu de Jeffrey Archer

Ni vu ni connu

Résumé :

William Warwick a été promu et intègre la brigade des stupéfiants. Ses membres ont pour objectif prioritaire d’appréhender Assem Rashidi, le fameux baron de la drogue du sud de Londres, connu sous le nom de La Vipère. Alors que l’enquête progresse, William va devoir faire face à des adversaires redoutables tout droit revenus de son passé.

L’auteur :

Né en Angleterre en 1940, Sir Jeffrey Archer fait ses études à l’université d’Oxford avant de se tourner vers la politique. Il démissionne de la Chambre des communes en 1974 pour se consacrer à l’écriture. Il est aujourd’hui traduit dans une trentaine de langues et ses livres se sont écoulés à plus de 270 millions d’exemplaires.

Ma chronique :

Je découvre Jeffrey Archer avec ce thriller qui m’a paru assez classique au départ mais dont le rythme démarre progressivement donc faites comme moi et persévérez dans la lecture.

Le héros, William, est un brigadier très futé et motivé : une vraie menace pour la pègre en face de lui. Son chef et ses collègues sont des flics déterminés à coincer le baron de la drogue et démanteler ainsi tout le réseau.

J’ai aimé aussi les personnages féminins comme Beth la fiancée de William passionnée d’art ou Grace sa sœur une avocate très douée : des seconds rôles qui ont une réelle influence sur le déroulé de l’intrigue. Une histoire qui serait parfaite en version cinématographique, l’écriture s’y prête très bien.

Un bon polar assez classique qui nous tient en haleine jusqu’au bout.

À découvrir aux éditions Les Escales.

Notation :

Chronique de : Cette nuit là de Victoria Hislop

Cette nuit-là

Résumé :

Le 25 août 1957, la colonie de lépreux de l’île de Spinalonga ferme ses portes. Maria retourne à Plaka, en Crète, avec son mari, le docteur Kyritsis. Mais alors que la soirée de célébration pour fêter leur retour bat son plein, sa sœur Anna est assassinée par Andreas, son mari, lorsqu’il découvre qu’elle a pour amant son cousin Manolis. Ce drame aura des effets dévastateurs pour toute la communauté de Plaka. 

L’auteure :

Diplômée de littérature anglaise de l’université d’Oxford, Victoria Hislop vit entre l’Angleterre et la Crète et parle couramment français. Vendu à plus de 2 millions d’exemplaires dans le monde, son premier roman, « L’Île des oubliés », a été couronné par le prix des Lecteurs du Livre de Poche. Tous ses romans ont été de grands succès de librairie.

Ma chronique :

Incroyable, des années après avoir lu la première partie de cette histoire, je retrouve instantanément le même plaisir de lecture et je renoue facilement avec les personnages, comme si je les avais quittés il y a peu.

La Crète brille de mille feux, toujours aussi bien restituée sous la plume de Victoria. Le contexte a changé depuis le premier roman : la lèpre se guérit maintenant et les lépreux soignés peuvent rentrer chez eux. Certains sont partis depuis longtemps, comment seront-ils accueillis à leur retour ? Qu’en pense le reste de la population , sont-ils vraiment favorables à leur retour ?

Maria l’héroïne et ses proches en feront l’amère expérience, il est difficile de reprendre une vie normale quand on a été lépreux.

Ce roman aborde aussi les thèmes de la vengeance et la redemption dans cette époque troublée par de nouveaux combats politiques.

Une belle reconstitution historique, une ambiance crétoise au détour de chaque page et beaucoup d’émotions avec des personnages vrais et attachants. On reconnaît ici la « patte » de Victoria : une intrigue passionnante ancrée dans ce pays crétois et une époque troublée politiquement.

À dévorer sans attendre.

Paru aux éditions Les Escales 

Notation :

Chronique de : Confusion d’Elizabeth Jane Howard

Confusion

Résumé :

Mars 1942. Polly et Clary, les deux cousines encore enfants dans Étés anglais et qui, adolescentes, avaient la part belle dans « À rude épreuve », ont aujourd’hui dix-sept ans et n’aspirent qu’à une chose: échapper à l’étau familial en quittant Home Place pour Londres.

L’auteure :

Née en 1923, Elizabeth Jane Howard est l’auteur de quinze romans. Les Cazalet Chronicles – The Light Years, Marking Time, Confusion et Casting Off – sont devenus des classiques modernes au Royaume-Uni et ont été adaptés en série pour la BBC et pour BBC Radio 4. 

Ma chronique :

Une saga époustouflante, chaque tome est encore meilleur que le précédent : oui, le troisième tome de la saga des Cazalet tient toutes ses promesses.

J’ai ressenti cette même addiction avec une envie fiévreuse de tourner les pages et un déchirement quand il faut quitter sa lecture.

Plus sombre que les tomes précédents, Confusion, titre de cet épisode, se concentre essentiellement sur les changements de vie des cousines Louise, Polly et Clary. L’adolescence laisse la place à l’âge adulte avec ces tourments et les émois amoureux. La guerre complique et obscurcit leur vie.

Les adultes qui les entourent se débattent aussi avec leurs vies sentimentales complexes dans une période si dramatique. L’auteure nous rend leurs faiblesses si attachantes. 

Plus tourmenté que les deux premiers tomes, ce roman à la prose ensorcelante m’a séduite tout autant que les précédents voire plus. J’ai aimé les portraits fouillés des jeunes femmes et de leur entourage avec l’ombre de la guerre. Conteuse hors pair, Elisabeth nous enchaîne à son récit et on se laisse piéger avec délice.

Une lecture indispensable, parue aux éditions de la Table Ronde.

Notation :