Chronique de : Mon frère, ce zéro de Colin Thibert

Mon frère, ce zéro

Résumé :

Persuadé que son ami Canard tient le coup du siècle pour se faire de l’argent facile, Antoine réquisitionne l’aide de Jean-Jacques, ancien collègue et compagnon de galère. Leur plan ? Enlever Julien, jumeau d’un célèbre milliardaire résidant dans une maison de santé…

L’auteur :

Né en 1951 à Neuchâtel, Colin Thibert est écrivain et scénariste pour la télévision. Il a longtemps pratiqué le dessin et la gravure. En 2002, il a reçu le prix SNCF du Polar pour Royal Cambouis (Série Noire, Gallimard)

Ma chronique :

Un roman qui se lit le sourire aux lèvres, c’est rare et précieux.

J’avais découvert avec grand intérêt cet auteur avec son roman précédent Torrentius.

Dans son nouveau livre, nous suivons la cavalcade de trois marginaux qui pourrait paraître pathétique sans la touche d’émotions apportée par Antoine et surtout Julien, le jumeau, enlevé par les trois compères.

Dans cette cavale sans répit ou presque, on passe du rire aux larmes en se demandant constamment comment cela va se terminer.

Cocasse, touchant et même poignant cette fable montre les travers de notre monde : des milliardaires avides de pouvoir et d’argent, des pauvres écologistes qui tentent de survivre ou des faibles qui savent ce qu’ils veulent. Qui sont les plus dangereux et les plus néfastes ?

Le côté « Rain man » que l’on peut prêter à Julien s’estompe face aux bassesses et cruautés des autres, un portrait saisissant de notre monde.

Enlevé, alerte et décapant : un livre à découvrir aux éditions Héloïse d’Ormesson.

Notation :

Mes coups de ❤️ 2020

Voici mon « top ten » littéraire de 2020 : de l’aventure, de l’émotion, de la passion et beaucoup d’humanité. Des bijoux littéraires à découvrir absolument.

Critique de : Le Sans Maître de Virginie Caillé-Bastide

Le Sans Maître

Résumé 

En 1720, au nord de la Bretagne, Côme de Plancoët mène une vie paisible dans sa seigneurie. Célibataire et sans héritier, il partage son temps entre l’équitation et l’érudition. Si sa personnalité intrigue, sa bienveillance a tôt fait de réduire au silence toutes les mauvaises langues. Ou presque… Car, dans l’ombre, un ennemi puissant lui voue une haine tenace et resserre autour de lui un étau redoutable. L’existence de Côme va voler en éclats et le conduire sur la route d’un druide sans âge aux pouvoirs étonnants et d’une cavalière au caractère bien trempé.

L’auteure 

Virginie Caillé-Bastide est née en 1962 à Lorient. Le Sans Dieu, son premier roman, puise dans ses origines bretonnes et sa passion pour l’histoire.

Ma chronique 

Un très bon roman historique et un grand récit d’aventures : coup double pour cette histoire et coup de cœur.

J’ai beaucoup aimé ce deuxième roman de Virginie pour sa verve, l’écriture en résonance avec ce dix-huitième siècle et la Bretagne haute en couleurs. Je rends hommage au talent de conteuse de l’auteure, découverte avec son premier roman Le Sans Dieu. Quand on aime l’histoire et les récits d’aventures, on est gâté avec celui-ci avec des personnages charismatiques comme le seigneur Côme ou le druide ange gardien de nos deux tourtereaux.

Cette histoire trépidante m’a fait penser aux grands romans d’Alexandre Dumas : on suit avec fièvre les aventures de nos héros en étant complètement immergé dans ce dix-huitième siècle. 

Ce type de romans alliant histoire et aventures sont trop rares, ne vous en privez surtout pas. 

Paru aux éditions Héloïse d’Ormesson.

Notation :

Critique de : Tant qu’il y aura des cèdres de Pierre Jarawan

Tant qu’il y aura des cèdres

Résumé :

Après avoir fui le Liban, les parents de Samir se réfugient en Allemagne où ils fondent une famille soudée autour de la personnalité solaire de Brahim, le père. Des années plus tard, ce dernier disparaît sans explication, pulvérisant leur bonheur. Samir a huit ans et cet abandon ouvre un gouffre qu’il ne parvient plus à refermer. 

L’auteur :

Tant qu’il y aura des cèdres est le premier roman de Pierre Jarawan, poète et slameur de renom.

Ma chronique :

Ce beau premier roman est une magnifique déclaration d’amour au Liban.

Un texte envoûtant, avec une construction originale, mêle conte et réalité. Ce qui m’a paru puissant : la réalité et l’imaginaire se répondent dans une histoire habilement construite qui cache une vérité tragique.

La quête de Samir, ce jeune homme qui cherche désespérément son père est palpitante et très émouvante. La solitude le ronge et tout le ramène au disparu, cela l’étouffe.

Son père veillait sur lui et lui racontait des histoires fabuleuses : comment faire sans lui ?

Son pays d’origine, le Liban, dont son père lui parlait tant l’attire énormément. Il devient un grand connaisseur de sa patrie et rêve de retrouver son père pour enfin comprendre sa disparition.

Ce roman est une totale immersion dans ce pays, le Liban, encensé par le protagoniste. Ce pays a longtemps été déchiré par la guerre, il est aussi une terre qui regorge de beautés naturelles comme les fameux cèdres, centenaires voire millénaires. Il est aussi question d’immigration, d’intégration et de cohabitation inter-religion.

Un beau roman captivant avec une intrigue prenante ancrée dans un contexte historique fort. Une belle découverte que je recommande à tous.

Paru aux éditions Héloïse d’Ormesson.

Notation :

Critique de : Menu d’amour de Nicolas Barreau

Menu d’amour

Résumé :

Henri, étudiant en lettres un brin rêveur, est secrètement amoureux de Valérie, aussi pétillante qu’inaccessible. Lorsque cette dernière succombe au charme d’un bel Italien, Henri se voit condamné à rester l’éternel confident. Pourtant une découverte au détour d’un livre ancien lui redonne espoir : la recette d’un élixir d’amour. ..

L’auteur :

Sous le pseudonyme de Nicolas Barreau se cache un auteur franco-allemand qui travaille dans le monde de l’édition.

Ma chronique :

Un régal comme chacune de ses publications, en le terminant je me dis : où le ranger, avec les livres de cuisine ou proche des romans ?

Oui car ce livre est à la fois une ode à l’amour et à la gastronomie : peut-on conquérir une femme en la régalant de bons petits plats ?

Dans le prologue, l’auteur fait le lien entre cette histoire et « le sourire des femmes » autre roman qui lie la cuisine et l’amour.

Ce que j’aime aussi dans les romans de Nicolas Barreau c’est le lien avec la littérature : notre héros lit beaucoup et un livre va jouer un grand rôle. 

Une belle histoire, un peu courte, à peine une centaine de pages.

Mon conseil, lisez-le lentement pour faire durer le plaisir !

Deuxième conseil : demandez à votre Valentin ou Valentine de vous l’offrir !

Paru aux éditions Héloïse d’Ormesson.

Notation :