Chronique de : On pourrait croire que ce sont des larmes d’Éric Genetet

Résumé :

Julien doit prendre la route pour Argelès-sur-Mer. Cela fait près de trente ans qu’il n’y est plus retourné. C’est là-bas, sur la plage, qu’il a abandonné son innocence, ses souvenirs d’une enfance heureuse et celui du visage de son père. C’est aussi là-bas que s’est installée sa mère, Louise, depuis plusieurs mois. Elle qui s’était promis de ne plus y remettre les pieds non plus. Ce trajet qui le ramène vers son passé, Julien n’a d’autre choix que de l’emprunter : sa mère a disparu.

L’auteur :

Né en 1967, Éric Genetet vit entre Strasbourg et Paris. Journaliste, il a travaillé dix ans dans le monde de la radio (notamment pour France Bleu Alsace). Il est l’auteur de plusieurs romans dont Le Fiancé de la lune, sélection Talents Cultura 2008, Tomber (2016), lauréat du prix Folire (Thuir, Pyrénées-Orientales), et Un bonheur sans pitié (2019).

Ma chronique :

Un court roman qui nous remplit d’émotions et interpelle sur les conséquences des secrets familiaux.

J’ai été touchée par l’histoire de ce fils qui ne sait pas dialoguer avec sa mère et ne l’appelle jamais « maman ». Elle est âgée maintenant mais Julien n’a toujours pas fait la paix avec elle. Tout s’est arrêté lorsque son père est parti un matin sans explication. Il était enfant, sa mère l’a élevé seule.

Comme le dit Louise, « il est tellement difficile de se libérer de ses fantômes ». Comment se réconcilier avec son passé ? La reconstruction est-elle possible ?

Une écriture tendue et lumineuse pour éclairer le cheminement de Julien vers la sérénité.

Un roman sensible et juste que je vous recommande.

À découvrir aux éditions Héloïse d’Ormesson.

Notation :