Chronique de : Cap vers la confiance de Marielle Laheurte

Cap vers la confiance

Présentation :

Oui, comment faire pour en finir définitivement avec le syndrome de l’imposteur et votre tendance à l’autosabotage ? Désirez-vous vous libérer des doutes, des blocages, du découragement, du sentiment d’impuissance, de la peur d’agir ou encore de la crainte du regard des autres ? Et, surtout, comment y parvenir tout en vous amusant ? Partez pour un voyage en 21 escales et avancez à coup sûr jusqu’à votre destination. 

L’auteur :

Marielle Laheurte est psychoénergéticienne, coach de vie, sophrologue, thérapeute par les rêves et formatrice. Elle a écrit de nombreux livres pratiques, mais aussi deux récits de voyage qui racontent son périple de deux ans autour du monde entre Saigon et Saint-Malo à bord de sa jonque vietnamienne Sao Mai.

Mon avis : 

Comme un capitaine, prenez la barre et décidez votre vie en toute confiance : tel est le programme découpé en trois modules et vingt-et-une escales. 

C’est réussi : on a envie de tourner les pages grâce à la présentation colorée et gaie avec une mise en page remplie de dessins et de pictogrammes permettant de mémoriser les principaux messages.

Après la forme, voyons le contenu : un programme progressif pour atteindre tout en douceur son objectif. 

Le plus important étant au départ d’aligner les « 3C » : le cerveau (je décide où je veux aller), le cœur (envie de se lancer, motivation), le corps (j’ai l’énergie pour y aller en étant détendu). Cet état permet d’arrêter le mode « pilotage automatique », d’avoir conscience de ses pensées, d’être plus tonique et positif.

Le programme relève de l’expérience et de la vie de la thérapeute (qui n’hésite pas à expliquer ce qu’elle a réussi à réaliser) et allie des techniques de sophrologie (respiration ou visualisation), de la cohérence cardiaque et de la méditation.

Pour chaque escale ou journée, description de l’action du jour avec conseils, exercices et entraînements. L’escale qui m’a interpellée : « mon île paradisiaque » qui devait au départ être en conclusion et finalement positionné après douze escales est une pratique pour trouver son vrai cap, efficace et à ritualiser pour de plus grands bénéfices encore.

J’ai apprécié ce programme pour sa progression et ses précieux conseils, la mise en page ludique est agréable en prime. Les confidences de l’auteure sur les changements dans sa vie encouragent à se lancer.

Paru aux éditions Guy Trédaniel Le Courrier du Livre 

Notation :

Critique de : L’héritage du maître de chai de Kristen Harnisch

Résumé :

Décembre 1917. Sarah Lemieux a 40 ans. La fille du maître du chai et son mari Philippe exploitent avec courage leur vignoble californien d’Eagle’s Run. Mais la situation devient critique. Des ligues bien-pensantes veulent interdire le négoce du vin dans la région. Et depuis l’entrée en guerre des États-Unis, en juillet, nombre de jeunes Américains tombent sur les champs de bataille du Vieux Continent. À 21 ans, Luc, leur fils adoptif, a pris les rênes du clos Saint- Martin, dans le Val de Loire, là où Sarah a grandi…

L’auteure 

Kristen Harnisch a été cadre dans de grands groupes bancaires avant de publier les deux premiers volets de sa trilogie. Bien qu’amoureuse de la France, elle réside dans le Connecticut avec son mari et leurs trois enfants.

Ma chronique :

J’ai retrouvé les héros de cette saga avec grand plaisir et je n’ai pas été déçue par ce troisième opus. 

Cet épisode est davantage centré sur la vie de Luc, le fils adoptif de Sarah, qui vit en France et s’occupe du vignoble transmis par sa mère. En cette période de 1918, les américains sont entrés en guerre, Luc veut y participer aussi. Les passages concernant la période militaire de Luc et celle de sa sœur infirmière près du front sont réalistes et témoignent de recherches approfondies pour parvenir à des descriptions aussi précises. 

À la fois intéressant historiquement et captivant grâce aux personnages toujours attachants et à la plume fluide de Kristen, j’ai tourné vite les pages et je l’ai terminé à regret. Un peu triste de quitter cette ambiance liée au monde viticole et je me suis attachée à cette famille franco américaine.

La période de la grippe à la fin de la guerre fait écho à la période actuelle : écoles et marchés fermés et port du masque obligatoires avec malheureusement un nombre de morts énorme.

À découvrir pour l’atmosphère et l’histoire : je vous recommande cette trilogie.

Paru aux éditions de l’Archipel.

Notation :

Critique de : Autoportrait en chevreuil de Victor Pouchet

Autoportrait en chevreuil

Résumé

Avril s’inquiète pour Elias. Elle l’aime, mais il est si secret, si étrange parfois. Craintif, aussi. Elle voudrait comprendre ce qui le tourmente, ce qui l’empêche de vivre pleinement. Mais comment Elias pourrait-il lui confier ce qu’a été son enfance ? Pas facile, dans un petit village, d’être le fils du « fou ». 

L’auteur :

Victor Pouchet est né à Paris en 1985. Enfance en région parisienne, vacances sur la côte bretonne et dans les montagnes corses. Études à l’École Normale Supérieure de Lyon. Commence une thèse sur les descendants de Stendhal dans la critique au XXe siècle, l’abandonne sur le bord du chemin trois ans plus tard. Il enseigne aujourd’hui la littérature en classes préparatoires.

Ma chronique :

J’ai aimé ce roman d’apprentissage qui combine imaginaire et une grande sensibilité.

Pour ce deuxième livre de Victor Pouchet, j’ai retrouvé un écrit qui entraîne le lecteur sur des chemins parallèles, avec un héros qui n’a pas une vie classique et se construit comme il peut. Son père magnétiseur lui impose parfois des rites qui le font souffrir et ses camarades se moquent de lui. Il retrouve progressivement une autre vie lorsque son père rencontrera une nouvelle femme.

Construit en trois parties correspondant aux trois voix : celle d’Elias, sa fiancée et son père. Cette narration originale fait la lumière progressivement sur la vie hors norme d’Elias, son père clôture ce portrait.

Le lecteur s’interroge et s’attache à cet antihéros et à sa destinée. L’écriture est fluide avec des passages qui prêtent à sourire parfois comme le paragraphe sur la paradoxologie, en voici un extrait « on pourrait dire que c’est la science de l’absence permanente de clarté ». 

À découvrir aux éditions Finitude.

Notation :

Chronique de : Bien dormir ça s’apprend de Benjamin Lubszynski

Bien dormir ça s’apprend

Présentation :

Et si on réapprenait à dormir?

Une bonne nuit de sommeil sans somnifères : cela vous semble un rêve inaccessible ? Un souvenir lointain ?

Réjouissez-vous ! Ce livre va vous permettre de retrouver des nuits sereines et réparatrices. Votre cerveau a simplement perdu le chemin qui permet de s’endormir naturellement.

L’auteur :

Benjamin Lubszynski est praticien en psychothérapies brèves, hypnothérapeute et coach. Sa chaîne Youtube d’hypnose fait déjà dormir des centaines de milliers de personnes.

Ma chronique :

Efficace et bien présenté, ce programme est intéressant par la pluralité de méthodes proposées et la progression suggérée.

La seule injonction : s’accorder du temps pour mettre en pratique les exercices et les répéter régulièrement. La promesse : « bien dormir, c’est être plus calme, plus heureux, plus en forme et même certainement vivre plus longtemps ». Comment ne pas avoir envie d’arriver à cet état ?

Le programme sur huit semaines est axé sur : l’hypnose (spécialité de l’auteur), de la relaxation (en citant des outils utilisés en sophrologie), la respiration (cohérence cardiaque notamment), la modification de ses rythmes, la visualisation et la méditation.

Chaque outil est proposé sur une semaine avec des explications sur leur impact pour améliorer son sommeil et des exercices. À la fin de chaque chapitre ou programme de la semaine, une synthèse avec un agenda pour auto évaluer sa progression.

J’ai aimé les conseils concrets et la démarche visant à gagner en sérénité dans les étapes préliminaires.

En complément du livre, un CD avec trente séances audio.

Un livre publié aux éditions du Rocher.

Notation :

Chronique de : Toutes ces choses qu’on n’a jamais faites de Kristian Higgins

Toutes ces choses qu’on n’a jamais faites

Résumé :

À dix-huit ans, Emerson, Georgia et Marley ont rédigé une liste des choses à faire quand elles seraient minces, dans l’espoir qu’un jour elles parviendraient à perdre du poids et pourraient enfin commencer à profiter de la vie. Seize ans plus tard, leurs kilos sont toujours là. Mais, lorsque Emerson, tombée gravement malade, remet la fameuse liste à ses deux meilleures amies et leur fait promettre de relever tous les défis, les deux jeunes femmes n’ont pas d’autre choix que de surmonter une fois pour toutes leurs peurs et leurs complexes.

L’auteure :

Depuis la publication de son premier livre, Kristan Higgins a vu ses romans classés sur les listes de best-sellers de USA Today et du New York Times. De grands magazines américains l’ont élue « meilleur roman de l’année » à plusieurs reprises. Auteur de comédies romantiques piquantes et pleines de charme, elle possède le don de savoir faire (vraiment) rire autant que d’émouvoir (aux larmes). 

Ma chronique :

Je découvre cette auteure et j’ai passé un bon moment.

Un livre léger pour les vacances qui aborde des sujets sérieux malgré tout : s’accepter quand on est ronde et vivre avec cette différence et le poids du regard des autres.

Les trois héroïnes nous semblent proches dès le début de l’histoire, une amitié datant de leur adolescence les lie depuis plus de quinze ans. On s’aperçoit vite que l’une d’elle, pourtant, donnait moins de nouvelles depuis quelques années. Elle tombe malade et confie une mission à ses deux amies. 

Cette demande, salvatrice pour elles, changera leur vie et notre regard sur les femmes rondes. 

Un véritable défi pour elles, remplir la liste des missions signifie dépasser les limites qu’elles se sont toujours imposées en tant que femme ronde. Cela implique de s’accepter et de vivre avec cette différence.

De l’émotion, des sourires et une écriture fluide sont au rendez-vous dans ce livre.

À tester.

Paru aux éditions Harper Collins.

Notation :