Kenneth Cook : À toute berzingue

À toute berzingue
À toute berzingue

Résumé : Katie et Shaw se connaissent depuis vingt-quatre heures à peine. Pourtant, entre eux, c’est déjà « à la vie, à la mort », au sens propre du terme. Coincés dans une petite Honda lancée à toute berzingue sur la piste d’Obiri – six cents kilomètres de fournaise et de poussière au cœur de l’outback australien -, ils sont poursuivis par une monstrueuse créature prête à tout pour les éliminer. Doivent-ils rebrousser chemin et affronter leur assaillant ? Ou continuer leur course folle sur cette piste qui semble mener droit en enfer ?

 

L’auteur : Kenneth Cook (1927-1987) est un journaliste, réalisateur, scénariste et écrivain australien. Né à Lakemba, en Nouvelle-Galles du Sud, il étudia à Fort Street High School. Il a fondé un nouveau parti politique ainsi que la première ferme de papillon en Australie. Il est mort d’une crise cardiaque.

 

Mon avis :

Une traque infernale menée tambour battant.

On retient son souffle tout du long, impressionnant ! J’ai rarement ressenti une tension pareille dans un roman.

Je ne connaissais pas cet auteur et l’accroche du roman m’a interpellée : “Un suspense vertigineux”, ce commentaire a été rédigé par Douglas Kennedy.

J’ai retrouvé dans ce roman l’ambiance du premier récit de Douglas Kennedy : “Cul de sac”.

Nos deux héros, sont prisonniers de l’outback australien essayant d’échapper à une créature prête à tout pour les éliminer.

Tout avait pourtant bien démarré : un jeune homme Shaw croise Katie sur une route, celle-ci, une charmante jeune femme reporter photographe, qui voyage seule dans ces zones désertiques pour préparer des nouveaux articles. Lui, jeune diplômé paysagiste, se rend à Adélaïde pour un entretien d’embauche. Chacun a décidé de prendre son temps pour découvrir ses contrées désolées. Katie a un gros véhicule équipé pour le désert alors que Shaw a une berline classique.

Tout bascule lors de leur deuxième rencontre lorsque Katie se précipite à pied vers Shaw et lui demande de l’aide. Il faut dire que Shaw avait décidé d’emprunter une route dangereuse mais devait s’arrêter à la première étape. Avant de partir, un policier l’a prévenu : ne pas s’aventurer plus loin et surtout ne jamais sortir de la voiture. Avec la température extérieure, on ne peut survivre longtemps sur ces routes isolées. Bien sûr, il a aussi emporté des réserves d’essence et d’eau.

Oui mais l’arrivée de la jeune fille épouvantée change tout ! Une créature horrible a essayé de la violer et lui a pris son véhicule.

Le problème c’est que la créature a décidé de pourchasser les deux jeunes gens.
À partir de là, aucun répit pour le lecteur.
On transpire avec eux : de peur et de chaleur aussi.
Cela monte crescendo…

Un conseil : évitez de le lire le soir avant de dormir.

Sinon, n’hésitez pas, c’est un suspense terriblement efficace.

La préface de Douglas Kennedy campe bien le décor et montre l’importance que cette lecture a eu sur son métier d’écrivain.

Merci aux éditions Autrement.

Notation :

Tamara McKinley : Et le ciel sera bleu

Et le ciel sera bleu
Et le ciel sera bleu

Résumé :

Angleterre, 1939. La vie n’a pas été tendre pour la jeune Sally Turner, 16 ans, qui élève seule son frère de six ans, Ernie, atteint de polio. Leur mère, Florrie, les a abandonnés dès que la guerre a éclaté, et leur père a été appelé sous les drapeaux. Tous deux trouvent alors refuge à Cliffehaven, une bourgade située sur la côte sud de l’Angleterre. Ils y sont accueillis par Peggy Reilly, la propriétaire de la Pension du Bord de Mer et Jim, son mari quelque peu bourru. Sally trouve, auprès de la famille Reilly, un foyer d’adoption qui lui permettra de s’épanouir. Elle obtient un emploi dans une usine de confection d’uniformes, où ses talents de couturière se révèlent. Sally fait de plus la rencontre de John Hicks, un mystérieux pêcheur…

L’auteur :

Née à Launceston (Tasmanie) en 1948, Tamara McKinley émigre en Grande-Bretagne, où elle intègre un pensionnat de jeunes filles du Sussex. Dans la lignée de La Dernière Valse de Mathilda (2005), traduit dans plus de 20 pays, jusqu’à L’Île aux mille couleurs (2015), ses sept romans ont tous paru aux éditions de l’Archipel. Mère de trois enfants, Tamara McKinley vit sur la côte Sud de l’Angleterre, où se déroule l’action de sa nouvelle saga.

Mon avis :

Une belle histoire à dévorer et lorsque c’est terminé, on se dit : vivement la suite !

Une auteure que je suis depuis La dernière valse jusqu’à L’île aux mille couleurs.

Cette fois-ci, nous sommes en Angleterre au début de la seconde guerre mondiale en compagnie de Sally, notre héroïne, une adolescente courageuse qui travaille pour élever son petit frère frappé par la polio.

Les enfants étant éloignés de Londres pour éviter les bombardements, ils se retrouvent hébergés dans une pension en bord de mer. Peggy la propriétaire les adopte en leur offrant un vrai foyer. Le père de Sally n’est pas présent et sa mère préfère s’amuser plutôt que de s’occuper de ses enfants.

La vie sourit enfin à cette fratrie : au milieu de la guerre, ils découvrent des êtres exceptionnels. Une famille composée de la mère,Peggy, quatre enfants et le père Jim, sans oublier le grand-père son chien et ses deux furets, une très grande famille. Beaucoup de bonté et de bienveillance, Peggy veille sur tout ce petit monde avec beaucoup d’amour. Sally peut profiter un peu de la vie, son petit frère s’adapte aussi très bien à sa nouvelle vie.

Mais bien sûr, la vie n’est pas un long fleuve tranquille et de nouvelles épreuves les attendent. Nous sommes aussi en période de guerre.

Pour la suite, je vous conseille de le lire.

Un chouette livre qui démontre que l’entraide, la solidarité et l’amour qui unit ces êtres face à l’adversité peut produire de grandes choses. Un roman qui fait du bien et dont j’attends la suite puisque ce n’est que le premier opus.

N’hésitez pas et foncez.

Merci à LP Conseils et aux Editions l’Archipel.

 

Notation :

Robyn Cadwallader : Une autre idée du silence

Une autre idée du silence
Une autre idée du silence

Résumé :

Angleterre, 1255. À seulement dix-sept ans, Sarah décide de devenir anachorète. Dévouée à Dieu, elle vivra recluse dans une petite cellule mesurant neuf pas sur sept à côté de l’église du village. Fuyant le deuil de sa sœur adorée, morte en couches, et la pression d’un mariage imposé, elle choisit de renoncer au monde – à ses dangers, ses désirs et ses tentations – pour se tourner vers une vie de prière. Mais petit à petit elle comprend que les murs épais de sa cellule ne pourront la protéger du monde extérieur.

L’auteur :

Robyn Cadwallader a publié de nombreuses nouvelles, de la poésie avant de publier “Une autre idée du silence”.Elle vit au milieu des vignes en dehors de Canberra, en Australie, lorsqu’elle ne voyage pas en Angleterre pour la recherche et la visite d’anciens sites archéologiques le long du chemin.

Mon avis :

Une histoire atypique très bien racontée, qui nous enchante.

Vivre recluse et isolée : tel est le choix de Sarah qui veut s’oublier et tourner le dos à ses malheurs. Sa cellule est sombre, seule ses servantes et son confesseur peuvent lui parler. Une vie très dure, avec peu de nourriture et sans confort. Quand vient l’hiver, elle se rend compte que ses conditions de vie sont difficiles à supporter. Sarah est forte malgré tout et sa détermination très grande.

Elle s’endurcit, seule Anna, la petite servante la rendra plus humaine et dévouée aux autres. Sarah, bien que recluse, va partager le quotidien de plusieurs personnages. Nous sommes au Moyen-Age et le seigneur est tout puissant. Elle l’apprendra à ses dépens. Bien que le personnage principal soit enfermé, il se passe plein de choses dans cette histoire qui alterne le point de vue de Sarah et celui de son confesseur.

J’ai aimé la description des campagnes au treizième siècle avec la vie religieuse très importante et la vie d’une recluse. L’écriture coule, fluide, poétique toute en douceur.

L’auteur nous raconte dans la postface son travail de documentation : j’avoue que j’ignorais ces vies de recluses avant de débuter ce livre. Elle a su faire revivre cette époque moyenâgeuse avec une héroïne hors du commun. Bravo.

Une très belle plume, une histoire originale : une bien belle lecture, n’hésitez pas.

Merci aux Editions Denoël
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Collection Denoël & d’ailleurs

Traduit de l’anglais (Australie) par Arnaud Baignot et Perrine Chambon

 

Notation :

Les quatre filles du révérend Latimer de Colleen McCullough

Résumé :

Les quatre filles du révérend Lartimer
Les quatre filles du révérend Lartimer

Australie, début du XXe siècle. Les sœurs Latimer sont au nombre de quatre : Edda et Grace, les aînées, sœurs jumelles nées de la première union de leur père, un pasteur dont l’épouse est morte en couches ; Heather et Kitty, des jumelles également, filles de l’ancienne gouvernante du presbytère qui a épousé le révérend en secondes noces. En 1925, les sœurs âgées de 18 et 19 ans fuient l’austérité du presbytère et l’autorité maternelle pour se former au métier d’infirmière dans l’hôpital de leur ville natale, en Nouvelle-Galles du Sud. Là, chacune pourra aussi laisser libre cours à ses aspirations personnelles, dont la recherche de l’amour. Mais la Grande Dépression n’est pas loin, qui pourrait balayer bien des rêves d’émancipation dans une société encore très patriarcale…

L’auteur :

Née en 1937 à Wellington, en Australie, Colleen McCullough choisit à 37 ans de se consacrer à plein temps à l’écriture. Après des études de neurophysiologie, elle a d’abord exercé la profession d’infirmière, travaillé à l’Institut pour l’enfance de l’université de Londres puis enseigné à l’école de médecine de Yale. Elle publie son premier roman Tim en 1974, trois ans avant Les oiseaux se cachent pour mourir. Elle est décédée sur l’île de Norfolk le 29 janvier dernier, à l’âge de 77 ans.

Mon avis :

Je n’avais pas lu cette auteure depuis son best-seller “les oiseaux se cachent pour mourir” et grâce aux éditions de l’Archipel, j’ai pu découvrir son dernier livre.

Voici une nouvelle saga qui se passe en Australie et met en scène quatre filles qui ont le même père mais celui-ci se remarie après le décès de son épouse et sa deuxième femme met au monde aussi des jumelles. Toutes les quatre sont très liées et se soutiennent même face à leur mère et belle-mère, celle-ci faisant de grandes différences et affichant une préférence pour Kitty jusqu’à l’étouffer. Pour y échapper et aussi devenir décisionnaire de leur vie, elles décident de devenir infirmière. Dans les années 20, la condition de la femme était difficile et avoir un métier reconnu devrait les libérer. Chacune suit son chemin tout en restant solidaire avec ses sœurs.

J’ai aimé dans ce livre la description du contexte historique : la crise financière de 29 et ses conséquences mondiales, la place de la femme à cette époque et l’Australie dans ses années.

En résumé : une belle saga bien racontée, instructive et qui dépayse, un bémol sur un rythme un peu lent par moment.

A vous de décider maintenant.

Merci aux éditions l’Archipel pour cette lecture.

 

Notation :