Marie Laberge : Ceux qui restent

Ceux qui restent
Ceux qui restent

 

Résumé : En avril 2000, Sylvain Côté s’enlève la vie, sans donner d’explications. Ce garçon disparaît et nul ne comprend. Sa femme Mélanie s’accroche férocement à leur fils Stéphane ; son père Vincent est parti se reconstruire près des arbres muets ; sa mère Muguette a laissé échapper le peu de vie qui lui restait. Seule la si remuante et désirable barmaid Charlène, sa maîtresse, continue de lui parler de sexe et d’amour depuis son comptoir.

L’auteur :
L’écrivaine, auteure dramatique, comédienne et metteure en scène Marie Laberge est une grande dame des lettres québécoises et l’un des noms de la scène littéraire francophone. Son œuvre connaît un succès public constant à l’image de sa trilogie “Le Goût du bonheur”. Ceux qui restent est son douzième roman.

 

Mon avis :

Quel régal ! Ce texte est à la fois un chant d’amour magnifique et un concentré d’émotion.

J’ai été très touchée par ce livre qui aborde le thème de la reconstruction après le suicide d’un homme. Roman choral qui donne la parole à ses proches, ceux qui restent, sa femme, son père, sa mère et la barmaid avec qui il sortait. Nous découvrons des êtres anéantis par le choc qui trimballent tous des failles accentuées par la disparition de Sylvain. Chacun cherchant à comprendre et se reprochant de ne pas avoir deviné son mal-être.

Comment survivre après le suicide d’un proche ?

Quel avenir pour chacun ? Le parcours de rédemption est souvent long et difficile et nous ne sommes pas égaux devant une telle épreuve.

Qu’est-ce qui peut les sauver ? L’amour, l’entraide et du coup l’envie de vivre revient.

Pour les parents, parvenir à se pardonner est le plus difficile.
Charlène, la barmaid, bien que bouleversée aussi, est la plus lucide et la plus forte.

J’ai beaucoup aimé la leçon de vie que l’auteure nous propose : penser aux bons moments de vie, soutenir ceux qui sont encore plus malheureux et avancer toujours.

Un gros livre qui se lit vite avec des chapitres courts, alternant les positions de chacun. Lorsque Charlène prend la parole, au début on se dit : je ne parle pas le québécois, puis on s’adapte et sa voix nous enchante. Une force de caractère incroyable et un amour de la vie salvateur, ce personnage allège le texte et lui donne toute sa saveur. Une belle philosophie de la vie, réconfortante, émerge rapidement entraînant le lecteur dans son sillage.

Beaucoup de bienveillance et d’amour du prochain : ces sentiments ont fait écho en moi, une très belle lecture qui, au final, donne envie de sourire.

Merci Marie pour ce texte remarquable qui émeut et redonne confiance en notre monde.

 

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Notation :

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