Jo Nesbø : La soif

La soif

Résumé :

Une jeune femme est assassinée après un rendez-vous pris sur un site de rencontres. Les violentes marques de morsures dans son cou laissent les enquêteurs sans voix.  Deux jours plus tard, le corps d’une autre utilisatrice de ce site est découvert, mutilé de la même façon. Pour le chef de la police, un seul homme peut identifier ce tueur. Mais Harry Hole, libéré de ses démons et heureux avec son épouse, s’est promis de ne plus mettre les siens en danger. Malgré tout, un détail de cette affaire l’intrigue, comme un écho d’une enquête classée depuis longtemps.

L’auteur

Né en 1960, d’abord journaliste économique, musicien, auteur interprète et leader de l’un des groupes pop les plus célèbres de Norvège, Jo Nesbø a été propulsé sur la scène littéraire en 1997 avec  L’homme chauve-souris, récompensé en 1998 par le Glass Key Prize attribué au meilleur roman policier nordique de l’année.

Mon avis :

J’a découvert Jo Nesbø récemment avec « Soleil de nuit » et j’ai eu envie de replonger dans cette littérature nordique.

Ici, une histoire de vampires, d’où le titre « la soif », avec un tueur qui se délecte du sang de ses victimes. Une application de rencontre relie assassin et victimes.

J’ai aimé la ténacité de l’inspecteur, son humanité et l’ironie parfois présente chez lui.

Les différents personnages même secondaires sont bien campés et on y croit.

Dans ce polar de plus de 700 pages, le rythme et les rebondissements multiples ferrent le lecteur qui reste accroché jusqu’au bout.

Mon bémol : âme sensible s’abstenir, les situations sont parfois insoutenables. Le mal ne doit pas s’en tirer semble nous dire l’auteur quand la pression est trop forte.

Lisez-le et donnez-moi vos impressions.

Paru aux éditions Folio.

Notation :

Jo Nesbø : Soleil de nuit

Soleil de nuit
Soleil de nuit

Résumé :

Chargé de recouvrer les dettes pour un puissant trafiquant de drogue d’Oslo, Jon Hansen succombe un jour à la tentation et dérobe l’argent qu’il était supposé collecter, dans l’espoir de sauver sa famille. En vain. Pour échapper à ses poursuivants, il trouve refuge dans un village de pêcheurs du Finnmark, à l’extrême nord de la Norvège. Dans cette contrée aride où survit une tradition religieuse ancestrale, Jon croise la route de Lea, dont le mari violent vient de disparaître en mer, et se prend à croire à une rédemption. Mais, comme il le sait parfaitement, il n’y a «rien de pire qu’une balle dont on ne sait pas quand elle va arriver»…

L’auteur :

Né en 1960, d’abord journaliste économique, musicien, auteur interprète et leader de l’un des groupes pop les plus célèbres de Norvège, Jo Nesbø a été propulsé sur la scène littéraire en 1997 avec  L’homme chauve-souris, récompensé en 1998 par le Glass Key Prize attribué au meilleur roman policier nordique de l’année. Il a depuis confirmé son talent en poursuivant les enquêtes de Harry Hole, personnage sensible, parfois cynique, profondément blessé, toujours entier et incapable de plier.

Mon avis

Un roman bien noir avec des méchants violents, une ambiance glacée au cœur de la nuit polaire et une traque mouvementée. J’ai été accrochée dès le départ et le suis restée jusqu’au bout.

Pourtant pas d’enquête ni de grand mystère ici, il s’agit plutôt du récit d’une cavale dans une contrée inhospitalière.

L’auteur nous entraine dans une région isolée du nord de la Norvège : Finnmark, là où vivent les « Sames » des lapons. Le héros, en fuite, trouve refuge dans cet endroit et rencontre des personnages hors normes : des prêcheurs, des chamans et un renne qui semble apprivoisé. On a l’impression d’être dans une autre dimension. C’est très dépaysant.

Les personnages sont attachants, le rythme du récit rapide : un roman qui se lit vite et se referme à regret.

Je vous recommande ce thriller pour le dépaysement total, le rythme et l’action.

Paru aux éditions Folio.

 

Notation :

Monica Kristensen : L’expédition

L’expédition
L’expédition

Résumé :

Archipel du Svalbard. Un appel au secours en provenance du 87e parallèle nord parvient à Knut Fjeld. Une expédition norvégienne est en difficulté, alors qu’elle cherche, sur les traces des grands explorateurs, à rejoindre le pôle Nord. Un projet mal ficelé, que les spécialistes critiquent pour l’itinéraire retenu, et pour le choix du mois de  février, trop tôt en saison. Mais le challenge est là, précisément : réussir ce qui ne s’est jamais fait. Lorsque courage et ambition riment avec folie. L’expédition est partie, mal préparée, mal financée. Deux attelages, huit chiens et quatre hommes. Ce sont les chiens qui tombent en premier.

Knut Fjeld, le flic norvégien du Svalbard, se rend sur place. En plein désert arctique, sur la banquise qui dérive.

 

Mon avis :

Un très bon thriller, angoissant et glacial qui a le double mérite de proposer une bonne intrigue et un décor grandiose.

Même quand on n’aime pas le froid comme moi, on se laisse prendre par la magie des lieux.

Les descriptions et situations sont parfaitement racontées : on y est et on partage la peur et la tension de toute l’équipe.

Ce n’est pas seulement un thriller, c’est également un livre d’aventure au cœur d’une nature exceptionnelle. La description de la préparation de l’expédition est fort intéressante, l’auteure nous la détaillant tout en alternant avec le récit de la vie sur la banquise.

Le rythme est soutenu et les émotions intenses : on tremble avec les quatre pauvres individus perdus au Pôle Nord. L’écriture fluide renforce le plaisir de la lecture.

Une auteure qui est aussi glaciologue cela donne un résultat détonant : une grande aventure sous tension qui nous prend aux tripes et nous laisse peu de répit.

On en redemande !

Notation :

Jan Khaerstad : Le séducteur

Présentation :

Qui est Jonas Wergeland ? Une star du petit écran à la destinée sans pareille ? Un prodige à la sensibilité à fleur de peau ? Un aventurier au charisme fascinant ? Un athlète, un conquérant, un nomade du Zambèze et des pôles qui flirte sans cesse avec le danger et les femmes ? Seulement un homme dévasté par le meurtre de son épouse ? Ou tout à la fois ? Et si, en fin de compte, nous n’étions pas définis par notre ADN, mais par les histoires qu’on nous raconte et que nous racontons, peut-être suffirait-il de les agencer différemment pour être quelqu’un d’autre…

 

L’auteur :

Depuis ses débuts littéraires en 1980, Jan Kjærstad s’est distingué comme étant l’un des auteurs norvégiens les plus populaires, cosmopolites et innovants, mais aussi en tant que théoricien littéraire respecté et membre actif des débats culturels sur ce que signifie être Norvégien. Titulaire de l’équivalent d’un master en Théologie de l’Université d’Oslo, Kjærstad est parfois qualifié d’« œcuméniste littéraire », en raison de sa prédilection pour la juxtaposition de points de vue multiples, qui mettent le lecteur au défi de trancher.

 

Mon avis :

Les Éditions Monsieur Toussaint Louverture ont l’habitude de nous étonner, voici donc un roman incroyablement riche, un ovni littéraire qui va séduire les amateurs d’épopées grandioses.

Autant vous le dire immédiatement : la vie de Jonas est trépidante, nous le suivons sur six cent pages dans une succession de plusieurs histoires aux multiples facettes. Un regard original sur l’Amour, La mort, tout cela avec une grande dose d’imaginaire, voici le programme.

Un ton et un contenu qui m’ont fait penser à Jules Verne ou à Jean-Marie Blas de Robles, le lecteur est entraîné dans des aventures à rebondissements avec des situations incroyables. Humour, suspense sont présents aussi.

Ce livre est le premier tome d’une trilogie, d’autres aventures attendent notre héros.

En synthèse :

Inclassable et déroutant, je conseille cette lecture aux amateurs de découverte en littérature. Se laisser surprendre et déguster, voici ce qui vous attend.

Tenez-vous prêt à une expérience littéraire hors du commun.

 

Traduit du norvégien par Loup-Maëlle Besançon.

Merci Anaïs.

 

Notation :