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Chronique de : Terre sainte de Sharon Kay Penman 

Presentation :

1099 : La première croisade touche à sa fin. Après une bataille acharnée contre les musulmans, Godefroy de Bouillon se rend maître de la ville sainte. C’est le début du royaume de Jérusalem. 1174 : Le jeune Baudoin IV, quinze ans, est couronné roi de Jérusalem. Il doit composer avec toutes les intrigues de cour, en particulier la lutte acharnée entre sa mère naturelle, Agnès, et sa mère adoptive, Maria Comnena. Alors que, dans l’ombre, templiers, hospitaliers et croisés conspirent pour partir en guerre contre l’ennemi sarrasin, un nouveau chef de guerre, Saladin, masse ses troupes aux frontières. L’affrontement semble inévitable et le jeune roi n’a que peu d’alliés sur qui compter pour préserver l’équilibre entre les différentes factions et éviter les massacres.

Ma chronique :

EJ’ai eu un coup de cœur pour ce gros roman, captivant et très documenté, qui m’a emportée au XIe siècle sur la terre sainte.

J’ai découvert l’esprit chevaleresque de tous les protagonistes, toujours prêts à défendre leur terre, leurs familles et leurs idées. Un territoire enclavé au cœur de guerres de religions incessantes.

Je me suis particulièrement attachée au roi Baudouin qui malgré sa maladie, défend âprement son territoire. Son chevalier Balian est aussi un vrai héros qui ne déçoit jamais.

Ce pavé de mille trois cents pages se lit vite, je vous recommande vivement cette fresque passionnante historiquement et très émouvante.

Une vraie pépite.

Rentrée littéraire automne 26

Bientôt la sortie des nouveaux titres de cette rentrée littéraire, mes repérages :

 

  • Fonseca de Jessica Francis Kane aux éditions de la Table Ronde Quai Voltaire : une fiction ancrée dans la réalité puisque l’auteure parsème son roman de correspondance entre l’héroïne, Pénélope Fitzgerald et ses enfants. Celle-ci s’interroge sur l’avenir de son couple, ce qui fait durer un mariage et rêve de liberté. Ce roman donne envie de relire les livres de Pénélope Fitzgerald.
  • Baignade surveillée de Laura Kasischke : je l’ai découverte en 2012 avec « Les Revenants » subjuguée par ce roman envoûtant et poétique. J’ai hâte de lire celui-ci
  • Le palais de François-Henri Désérable : plébiscité par de nombreux critiques et figurant sur la liste des romans du prix Fnac, présenté comme un roman d’aventures sur le vin, une présentation qui donne envie de le lire.
  • Le bal des foudroyés de Camille Pascal : en 1661, le cardinal Mazarin se meurt et le jeune roi Louis XIV se prépare à régner sans partage. J’avais beaucoup aimé « L’été des quatre rois » grand prix de l’Academie Française en 2018.

Chronique de :  Oublier Klara d’Isabelle Autissier

Résumé :

Mourmansk, au nord du cercle polaire. Sur son lit d’hôpital, Rubin se sait condamné. Seule une énigme le maintient encore en vie : alors qu’il n’était qu’un enfant, Klara, sa mère, chercheuse scientifique, a été arrêtée sous ses yeux par la police stalinienne. La blessure ressentie alors, puis l’absence douloureuse de Klara ont fait de lui un homme rude. Avec lui-même. Avec son fils, Iouri, qui choisira l’exil en Amérique pour tourner la page d’une enfance meurtrie…

L’auteure :

Isabelle Autissier est la première femme à avoir accompli un tour du monde à la voile en solitaire. Elle est l’auteure de romans, de contes et d’essais, dont Kerguelen, Seule la mer s’en souviendra, L’Amant de Patagonie, et, avec Erik Orsenna, Salut au Grand Sud ainsi que Passer par le Nord. Son roman, Soudain, seuls, s’est vendu à plus de 100 000 exemplaires et a été traduit dans 10 pays. Elle préside la fondation WWF France. 

Ma chronique :

Un roman que je n’oublierai pas, sensible et captivant, ancré une nature grandiose et glaçante.

J’avais découvert Isabelle Autissier comme romancière avec son titre « Soudain, seuls » qui m’avait remuée également.

Ici, nous suivons trois générations, Klara et son mari scientifiques sous le régime de Staline, leur fils Rubin pêcheur et le petit-fils universitaire Iouri. Des destins marqués  par la violence : des conditions d’incarcération de Klara, le combat des pêcheurs contre les éléments pour ramener le poisson et les luttes de Iouri pour vivre ses choix.

Le décor est à la fois grandiose et oppressant, en osmose avec les événements tragiques vécus par les personnages.

J’ai particulièrement aimé la partie où Klara sympathise avec le peuple isolé dans l’arctique. Des vies difficiles où chacun prend soin de l’autre, un baume pour le cœur de Klara après sa captivité.

Isabelle Autissier nous décrit aussi les épopées maritimes des pêcheurs qui se battent contre les éléments du Grand Nord pour ramener la plu grosse pêche.

Son récit est prenant et émouvant, l’écriture fluide : un roman que je vous conseille.

Chronique de : Ledra Palace de Constantia Sotiriou

Résumé :

Le Ledra Palace n’est ni à l’ouest ni à l’est. Il est pile au milieu entre les parties grecque et turque de Chypre. Au temps de sa gloire, derrière son comptoir, le barman propose son cocktail signature, un brandy sour imaginé pour le roi d’Égypte Farouk. Dans son Salon vénitien défilent le poète Georges Séféris, le cosmonaute russe Youri Gagarine, qui préfère avoir vue sur les roses du jardin plutôt que sur la Lune, mais aussi une femme de chambre, un maquisard infiltré, des Casques bleus …

L’auteure :

Née à Nicosie en 1975, diplômée d’études turques et d’histoire du Moyen-Orient, Ledra  Palace a obtenu le prix d’Etat ( Le Goncourt chypriote).

Ma chronique :

Un livre dépaysant, documenté, original et réjouissant. La couverture et le sujet m’ont attirés et je n’ai pas été déçue.

Je le qualifierais davantage de témoignage que de roman, l’auteure nous emmène sur les traces des clients du célèbre hôtel Ledra Palace de Nicosie, portraits et souvenirs se mélangent.

L’histoire de Chypre, depuis la seconde guerre mondiale, défile sous nos yeux. Pendant trente ans, ce palace accueille des grands de ce monde que l’auteure va faire revivre ici. Elle y mêle aussi la voix de gens simples comme les femmes de ménage ou les peintres.

L’originalité tient dans l’expérience sensorielle avec ses descriptions des cocktails et boissons variées aux ingrédients comme les fleurs de sureau, la lavande, le citron ou le jasmin.

Poésie, histoire et traditions chypriotes : un beau programme grâce à cette lecture.Un seul reproche : trop court peut-être, une centaine de pages seulement.

À découvrir sans hésitation.

Paru aux Éditions Héloïse d’Ormesson

Chronique de : La menteuse de Sophie Stava

Résumé :

Sloane Caraway est une menteuse. Rien de bien méchant : ses petits mensonges sont inoffensifs, destinés à embellir sa vie tristement banale, comme elle dit. Alors, quand Sloane aperçoit une fillette en larmes dans un parc, elle ne peut pas s’en empêcher : elle dit au (très séduisant) père de l’enfant qu’elle est infirmière et l’aide à retirer un dard d’abeille du pied de sa fille.

L’auteure :

La Menteuse, le premier roman de Sophie Stava, est un best-seller dans le monde entier. Il est en cours d’adaptation en série avec Lindsay Lohan.

Ma chronique :

Redoutable thriller psychologique à dévorer, attention il est difficile à lâcher.

L’intrigue est bien menée, avec des rebondissements inattendus et une tension qui augmente au fur et à mesure du récit.

J’ai été ferrée dès le début du récit, touchée par Sloane qui ne peut s’empêcher de mentir pour attirer l’attention sur elle et être reconnue. Une enfance compliquée en a fait une adulte qui n’a pas confiance en elle et s’invente des personnages.

Jusqu’où le mensonge l’entraînera-t-il face à cette famille idéale que représentent

Jay et Violet ?

L’intrigue oscille entre « Plein soleil » et « Le talentueux Mr Ripley » et se complexifie au fil du récit.

Difficile d’en dire davantage sans risquer de spoiler, je vous encourage à découvrir ce thriller qui n’a rien à envier à « La femme de ménage ».

Paru aux éditions Les Escales