Gaëlle Nohant : L’ancre des rêves

Résumé

Dans un petit village de la côte bretonne, chaque nuit, les enfants Guérindel – Benoît, Lunaire, Guinoux et le petit Samson – sont en proie à des cauchemars terrifiants qu’ils taisent à leurs parents… Enogat, leur mère, a toujours interdit à ses quatre fils d’approcher le bord de l’eau. Est-ce seulement pour les protéger des dangers de la nature  ? Ou d’une autre menace qui ne dit pas son nom  ?

Mon avis

Je découvre ce premier roman de Gaëlle Nohant grâce à sa réédition au Livre de Poche.

Partie en vacances en compagnie des enfants Guerindel, je n’ai pas été déçue.

Ce texte m’a happée dès le début de l’histoire et je suis restée accrochée jusqu’au bout.

Mêlant fantastique, trame historique et roman d’initiation, voilà un roman étonnant et très habile dans sa construction.

Nous suivons l’histoire des enfants Guérindel au travers de

leurs rêves qui viennent les hanter chaque nuit. Les trois frères aînés font des cauchemars terrifiants et n’ont qu’une crainte le soir : s’endormir et retrouver les bourreaux qu’ils croisent la nuit. Aucun ne demande le secours de leurs parents et restent donc enfermés dans leurs horribles songes. C’est Lunaire, le second, qui va tenter de comprendre l’origine de ces rêves et détricoter les horreurs qui peuplent son sommeil.

Nous lecteur, subissons impuissants la terreur des enfants.

La quête de Lunaire l’emporte au début du vingtième siècle au milieu du monde des marins qui s’engagent pour des pêches dangereuses au large de Terre-Neuve. Pêcher la morue dans des conditions très difficiles tel était le quotidien de ces terre-neuvas comme on appelait ces marins.

Les rêves de Lunaire et ses frères se mélangent avec l’histoire de ces marins alors que leur mère a toujours interdit à ses fils de s’approcher de la mer.

La plume de Gaëlle Nohant fait mouche avec ce récit à ne pas manquer.

Faites comme moi, emportez-le lors de vos prochaines vacances.

Notation :

Gaëlle Nohant : Légende d’un dormeur éveillé

Résumé :

Robert Desnos a vécu mille vies – écrivain, critique de cinéma, chroniqueur radio, résistant de la première heure –, sans jamais se départir de sa soif de liberté. Pour raconter l’histoire extraordinaire de ce dormeur éveillé, Gaëlle Nohant épouse ses pas ; comme si elle avait écouté les battements de son cœur, s’était assise aux terrasses des cafés en compagnie d’Éluard ou de García Lorca, avait tressailli aux anathèmes d’André Breton, fumé l’opium avec Yvonne George, et dansé sur des rythmes endiablés au Bal Blomet aux côtés de Kiki et de Jean-Louis Barrault. S’identifiant à Youki, son grand amour, la romancière accompagne Desnos jusqu’au bout de la nuit.

L’auteur :

Née à Paris en 1973, Gaëlle Nohant vit aujourd’hui à Lyon. Légende d’un dormeur éveillé est son troisième roman après L’Ancre des rêves (prix Encre Marine, 2007) et La Part des flammes (prix France Bleu/Page des libraires, 2015 et prix du Livre de Poche, 2016).

Mon avis :

Un livre enchanteur que l’on découvre avec plaisir et quitte avec regret, sa douce musique m’a enchantée.

Gaëlle a un vrai talent de conteuse qui explose dans ce roman, je l’ai découverte avec son précédent titre « La part des flammes », magnifique fresque historique.

J’ai été transportée dans ce Paris des années folles aux côtés de ce poète libre, généreux et porteur de grandes idées.

Amoureux fou à deux reprises, Robert Desnos adore Youki, la compagne du peintre japonais Foujita. Une relation compliquée débute, alors que le peintre reste le compagnon officiel de Youki. Celle-ci aime plaire, Robert est souvent malheureux tandis que Youki danse jusqu’au bout de la nuit.

J’ai aimé l’ambiance du livre, la fidèle reconstitution qui m’a emmenée dans ces années aux côtés d’André Breton, Éluard, Aragon ou Cocteau.

Une belle écriture fluide nous incite à poursuivre inlassablement la lecture jusqu’au bout.

Un plaisir qu’on a envie de partager avec d’autres lecteurs : une perle littéraire a conseiller à tous.

À déposer au pied du sapin.

 

Notation :