Roger Clerc : La respiration

La respiration

Présentation :

Nouvelle édition revue et présentée par JEAN-PIERRE LAFFEZ, directeur de l’Académie du Yoga de l’énergie.

Le souffle… c’est la vie. Partout et toujours. Toutefois, si la physiologie respiratoire n’a plus aucun secret pour les savants occidentaux, il existe un art de respirer que les orientaux ont cultivé à un degré inimaginable. Cet enseignement tient compte de l’élément énergétique, « prana » en sanskrit, lequel est méconnu dans la physiologie respiratoire occidentale. La science des yogis pénètre dans les plans de conscience plus subtils et la respiration pranique intéresse la vie-même, dans tous les éléments qui constituent l’être humain, bien au-delà d’une perception purement intellectuelle.

L’auteur :

Roger Clercest né en 1908; installé à Montreuil en région parisienne. Il devient l’élève du docteur Marcel Viard, professeur de l’école de psychologie de Paris. Ce dernier lui apprend à se détendre, à respirer, à vivre le moment présent, à clarifier sa pensée. En 1950, roger rencontre Lucien Ferrer qui devient son maître en Yoga.Il l’initie à la connaissance des processus énergétiques de l’être humain, à la relation entre énergie et conscience spirituelle et le désigne en 1964, pour lui succéder dans la transmission de cet enseignement.

Mon avis :

Dès les premières lignes, on comprend que cet ouvrage a été rédigé par un passionné. Il écrit « tout ce que j’écris, je l’ai vécu personnellement et profondément … ». Il est issu de soixante ans d’expérience et de pratique du yoga.

Ce livre est indispensable pour un professeur de yoga, indique l’auteur et utile pour tous, c’est mon avis après lecture.

L’introduction précise que les quarante exercices présentés ici relèvent de la respiration énergétique, notion que je découvre.

J’ai été plus sensible aux quinze premiers exercices plus simples à réaliser et dont les effets sont déjà notables. J’ai particulièrement apprécié l’exercice appelé « le grand geste » qui pour l’auteur est une merveille puisqu’il étire la colonne vertébrale et développe la cage thoracique.

L’auteur insiste sur l’importance de répéter le plus souvent possible ces exercices même les plus simples.

Nous apprenons les liens entre les types de respiration et les fonctions de notre corps : la respiration basse agit sur la digestion, la respiration haute interagit avec le psychisme et la respiration moyenne est en lien avec l’émotif.

Chaque individu a sa propre respiration.

J’ai noté aussi que les employés sédentaires ont souvent une respiration faible et sous-claviculaire donc un diaphragme bloqué, en utilisant mieux leur cage thoracique, leurs soucis de dos disparaîtront.

La respiration est un moyen de transformation globale.

Ce livre, de la collection « Les essentiels » est un concentré d’informations et un ouvrage de référence.

Paru aux éditions Le Courrier du livre, Guy Tredaniel.

Pour aller plus loin, le site de l’auteur : https://m.yoga-energie.eu

Kristen Harnisch : Les vignes de Sarah

Les vignes de Sarah

Résumé :

Novembre 1897. Sarah et Philippe Lemieux, tout juste mariés, sont déterminés à faire d’Eagle’s Run, leur vignoble de la Napa Valley, en Californie, une entreprise florissante. Mais plusieurs déconvenues viennent saper l’enthousiasme du jeune couple, dont une guerre des prix, qui fait chuter les cours et met leur exploitation en péril. Est-ce pour cette seule raison que Philippe se montre soucieux et repousse sans cesse la promesse qu’il a faite à sa femme de relancer le domaine de Vouvray, dans le Val de Loire ?

L’auteur :

Kristen Harnisch a été cadre dans de grands groupes bancaires avant de publier La Fille du maître de chai (L’Archipel, 2018), son premier roman, devenu un succès international. Amoureuse de la France, elle réside dans le Connecticut avec son mari et leurs trois enfants.

Mon avis :

La suite de « La fille du maître de chai » m’a enthousiasmée comme le premier tome.

Il y a quelques semaines, fin juillet, je découvrais Sarah et le monde des vignerons à la fin du dix-neuvième siècle. J’avais hâte de retrouver cette héroïne si attachante et cet univers du vin.

J’ai aimé cette suite qui m’a transportée en Californie, à Napa Valley puis à Paris pour l’Exposition universelle et en Val de Loire.

Si, comme moi, vous aimez l’histoire, les héroïnes courageuses et les grandes sagas alors pas de doute vous ne serez pas déçus.

Un deuxième personnage féminin se détache dans ce deuxième tome : Marie, sage-femme qui décide en ce début de vingtième siècle de devenir chirurgien. Difficile même au pays des libertés !

Dans ce deuxième tome, autant de rebondissements et d’émotions que dans le premier : j’avais du mal à poser le livre et je l’ai lu très vite.

Une belle découverte, n’hésitez pas : lisez les deux tomes de cette saga parue aux éditions l’Archipel.

Notation :

Jean-Paul Delfino : Assassins !

Assassins !

Résumé

En 1898, la publication de J’accuse… ! plonge la France dans un climat délétère où l’antisémitisme s’affiche fièrement. Au cœur de l’affaire, Émile Zola, conspué par les ligues d’extrême droite, est identifié comme l’homme à abattre. Aussi, lorsqu’en 1902 l’auteur des Rougon-Macquart succombe à une intoxication au gaz méphitique, la piste du meurtre ne peut être écartée. Reste à savoir qui, parmi ses proches ou ses détracteurs, avait tout intérêt à le faire taire.

Assassins ! retrace la vie passionnante du gamin d’Aix-en-Provence devenu un mythe littéraire. Car, à l’heure de mourir, que valent les honneurs face au poème dédié à un premier amour ?

L’auteur

Scénariste et auteur d’une vingtaine de romans, Jean-Paul Delfino a récemment publié aux Éditions Le Passage Les Pêcheurs d’étoiles (autour de Cendrars et Satie) et Les Voyages de sable (prix des Romancières 2019, Saint-Louis), plébiscités par la critique.

Mon avis

Un livre passionnant et bien documenté que j’ai dévoré.

On embarque pour le meilleur et pour le pire dans le monde de Zola au cœur de l’affaire Dreyfus et des derniers jours de l’écrivain.

C’est malheureusement souvent le pire qui nous est conté : le racisme anti-juif, anti-franc-maçon, anti… La haine contre les étrangers est terrible, Zola dont le père est italien en sera la cible fréquemment.

Le grand écrivain se raconte ici et revient sur son enfance : tout se passe plutôt bien tant que son père est en vie, Aix-en-Provence, le soleil et la douceur de vivre sont au rendez-vous. La suite, avec la dégringolade financière de la famille, rappelle les romans de l’écrivain comme « Germinal » ou « L’assommoir » : pauvreté extrême, maladie et déchéance. Sauvé par l’amitié et la littérature, Émile aura une vie adulte plus heureuse.

La mort de Zola reste une énigme de l’histoire comme le relate Jean-Christian Petit-fils dans son ouvrage «Les énigmes de l’histoire de France »  : l’hypothèse racontée ici est fort probable mais pas de certitude.

Une belle réussite ce roman qui redonne vie au grand écrivain et nous éclaire sur les derniers jours de Zola.

Ce roman me donne aussi envie de relire tous les Rougon-Macquart.

Merci M. Delfino pour ce bel hommage à un grand écrivain.

À noter : la parution de « J’accuse » un film de Polanski, sortie le 13 novembre, raconte l’affaire Dreyfus du point de vue du colonel qui aidera à la réhabilitation de Dreyfus.

Paru aux éditions Héloïse d’Ormesson.

Notation :

Alain Zuili : quarante courtes séances de sophrologie

Quarante courtes séances de sophrologie

Présentation

Beaucoup de souffrances, souvent dues à une mauvaise gestion des difficultés de la vie, pourraient être évitées grâce à une autodiscipline simple à mettre en oeuvre. C’est tout l’objectif de la sophrologie, une méthode de relaxation très efficace créée par le neuropsychiatre Alfonso Caycedo. Fort de quarante ans d’expérience dans ce domaine, Alain Zuili nous guide pas à pas sur le chemin de la prévention, de la transformation et de l’épanouissement personnel.

L’auteur

Psychothérapeute et sophrologue depuis 40 ans, Alain Zuiliest fondateur de l’Institut de Formation en Sophrologie Relationnelle ® en Avignon, cofondateur de la fédération des Écoles Professionnelles en Sophrologie, cofondateur d’un certificat universitaire de sophrologie à Marseille (faculté de médecine et école universitaire de Maïeutique) et formateur en relations humaines.

Mon avis

Un ouvrage clair et utile pour les néophytes en sophrologie et pouvant aussi aider ceux qui connaissent cette pratique et cherchent à mieux la comprendre.

L’auteur explique l’origine de la sophrologie et ses objectifs. Il précise également le déroulé des séances et comment choisir un sophrologue. Il nous indique aussi ce que n’est pas la sophrologie.

J’ai apprécié le langage simple et à la portée de tous, pas de jargon ici.

Les quarante séances enregistrées sont explicitées avec des dessins et une introduction sur le contexte dans lequel l’utiliser. À écouter sans modération.

Le dernier chapitre présente dix témoignages ou « rencontres intenses » comme l’intitule l’auteur : tous des bilans positifs après des séances de sophrologie.

Passionné et passionnant, ce livre est a recommander à tous ceux qui s’intéressent à la sophrologie.

Pour finir, j’ai aimé cette formule de l’auteur : « la sophrologie aide à vivre la vie, à la rallumer… nous détenons tous des potentiels inouïs que nous laissons assoupis au plus profond de nous-mêmes ».

Paru aux éditions Le Courrier du Livre, Éditions Tredaniel.

Pour en savoir plus : https://sophrologie-relationnelle.fr

Notation :

Bernard Duporge : Le prix de la terre

Le prix de la terre

Résumé :

Dans un village du Bordelais, on enterre Gentil Bacquey. Aux yeux de tous, l’homme était un paysan respecté et respectable, ancien héros de la Résistance. Pourtant, au fil des jours, délivrées par sa disparition, les langues se délient. Un voisin, qui lorgne sur les terres particulièrement fertiles de ce coin du Bordelais, lance même de graves accusations contre le défunt : cinq ans plus tôt, pendant l’Occupation, Gentil aurait volé de l’argent destiné à lutter contre l’envahisseur. Accusation mensongère ? La veuve de Gentil, s’enferme dans un silence pesant, comme si elle avait peur de salir davantage la mémoire du mort.

L’auteur :

Romancier, musicien, chroniqueur, adjoint à la culture de sa commune, Bernard Duporge a voué sa vie aux arts. Dès son premier roman Les Pins de la discorde, il a insufflé à son écriture sa passion pour l’histoire, de la grande à la petite, celle qui fait le quotidien des gens simples de nos régions.

Mon avis :

Voici un bon roman de terroir que j’ai lu en deux jours.

J’ai retrouvé les ingrédients classiques et efficaces de ce genre : milieu rural, régionalisme et secrets de famille.

L’action se déroule quelques années après la seconde guerre mondiale en Gironde. Après la mort d’un des villageois, le passé ressurgit et bouscule la vie de la famille du défunt. Sa veuve tente de comprendre l’animosité à l’encontre d’une partie de ses proches.

L’histoire bien construite et l’écriture fluide m’ont poussée à tourner les pages rapidement.

Les personnages sont attachants et le contexte historique bien décrit.

En synthèse : une lecture agréable pour cette rentrée.

Paru chez City Éditions.

Notation :