Caroline Coldefy : Et enfin la vie prend tout son sens

Présentation

Dès l’adolescence, Caroline Coldefy ressent un immense vide intérieur qui l’amène à se tourner vers les addictions. Commence alors une lente descente aux enfers qui durera de nombreuses années, jusqu’à ce que sa vie bascule. Une première fois lorsqu’elle parvient, toute seule, à adopter sa fille au Kazakhstan, puis le jour où, lors d’une retraite dans un monastère, elle ressent une connexion profonde avec une puissance qui la dépasse. C’est le début d’une quête intérieure et spirituelle qui la mènera sur le chemin d’elle-même.

L’auteur

Caroline Coldefy est journaliste pour la télévision, spécialisée dans les documentaires et les magazines de société pour France Télévision. Elle a travaillé dix ans pour l’émission « Ça se discute » diffusée sur France 2.

Mon avis

Un témoignage saisissant riche en enseignements.

Ce n’est pas un livre de développement personnel, c’est une réflexion sur l’eveil à la spiritualité mélangeant histoire personnelle et interviews de personnes qui ont eu des démarches similaires. Ces témoins sont des personnes connues pour certains comme Alexandre Jollien ou Bernard Campan. Leurs récits sincères et authentiques renforcent le message de l’auteure.

Cette confession du cheminement vers la découverte de la spiritualité se lit facilement, avec plaisir et suscite la réflexion. Qu’est-ce que la spiritualité ? Une quête de soi avec un changement de son rapport aux autres. Caroline raconte qu’elle a gagné en sagesse, confiance et se sent plus libre. Elle a décidé de dire « oui » à la vie et de cultiver la conscience de l’instant présent.

Son parcours interpelle et questionne, son recul et lâcher prise sont ancrés. Même si le chemin est sinueux comme elle l’indique et ajoute en fin de livre : « la spiritualité m’oblige à la conscience ». Elle dit aussi avoir trouvé « une énergie du tout est possible ».

Une lecture émouvante et enrichissante.

À retrouver aux Éditions Leduc.

Didier Le Pêcheur : Un bref désir d’éternité

Un bref désir d’éternité
Un bref désir d’éternité

Résumé

Paris, 1892. Alors que la capitale est en proie à une vague d’attentats et que la police recherche activement l’anarchiste Ravachol, un garçon de café, Jules Lhérot, le reconnaît parmi ses clients et rend possible son arrestation. Érigé en héros par une presse qui est en train de découvrir que la peur fait vendre, Jules devient aussitôt, pour les anarchistes épris de vengeance, l’ennemi à abattre.

De son côté, la jeune Zélie, fille d’ouvrier prompte à frayer avec les marlous et bien décidée à vendre son corps pour se faire une place dans le monde, s’enfuit de la maison de correction où elle a été enfermée. C’est alors qu’elle rencontre Jules, qui tombe éperdument amoureux d’elle…

L’auteur

Didier Le Pêcheur est réalisateur, scénariste pour le cinéma et la télévision.

Il a réalisé plusieurs longs métrages, parmi lesquels Je n’aimerais pas crever un dimanche, Des nouvelles du bon Dieu, Home sweet home et La Liste de mes envies. Il est l’auteur chez Lattès de deux romans remarqués, Le bord du monde (1988) et Les hommes immobiles (2006).

Mon avis

Un bon roman historique et une grande histoire d’amour dans le Paris de la fin du dix-neuvième siècle.

Très documenté et réaliste, nous plongeons dans cette époque où Paris était le théâtre d’attentats commis par les anarchistes.

Nous découvrons aussi les bandes qui ont la main mise sur ce qui rapporte : larcins et prostitution. La petite Zélie y plonge pour ne plus dépendre de sa famille : gagner de l’argent sans être obligée d’aller à l’usine comme son père. Elle n’a pas froid aux yeux et décide qu’elle aura une belle vie.

Ce que j’ai aimé : une histoire bien menée, des personnages charismatiques et du réalisme.

Mon bémol : pas assez littéraire à mon goût, une écriture sans fioritures et plate.

À vous de décider maintenant.

Merci à Babelio et aux Éditions Lattès.

Notation :

Ilse Sand : Hypersensibles

Hypersensibles
Hypersensibles

Présentation

Comment vivre l’amour et de vraies relations avec les autres quand on est hypersensible ? Pourquoi ne vivons-nous pas tous des relations pleines d’amour ? Comment expliquer que beaucoup d’entre nous vivent seuls ou dans une relation peu épanouissante ? La principale raison est que nous instaurons des stratégies d’autodéfense qui nous desservent en nous amenant à nous faire un croche-pied en matière d’amour.

L’auteure

Ilse Sand, diplômée en théologie, psychothérapeute et conférencière, est spécialisée dans l’accompagnement des personnes sensibles. Elle est l’auteure d’Hypersensibles, apprendre à s’aimer soi-même pour être heureux, Hypersensibles, comment gérer au mieux les situations du quotidien et Hypersensibles, le labyrinthe des émotions, parus chez le même éditeur. Ses ouvrages sont traduits dans plus de huit langues.

Mon avis

Ce livre rédigé clairement, dans un langage simple, s’adresse à tous et n’est pas réservé aux professionnels. L’auteure le précise dans la préface et je confirme que chacun peut le lire et le comprendre.

Un livre à proposer aux hypersensibles qui se réfugient souvent derrière des stratégies d’autodéfense pour maintenir une distance entre eux et les autres ou la réalité extérieure.

S’éloigner de notre vie intérieure ou oublier de respirer à fond est néfaste.

L’auteur décrypte les stratégies d’autodéfense c’est-à-dire lorsque nous décidons de mettre à distance notre Moi intime. Avec des exemples concrets, elle illustre ces différentes stratégies qui parfois peuvent être adaptées. Les hypersensibles étant très exigeants envers eux-mêmes doivent se protéger et regarder ailleurs face à des personnes trop envahissantes.

Autre réflexion : comment porter un vrai regard sur sa vie si l’on ne ressent pas son propre moi intime ?

J’ai aimé aussi cette partie : « faire preuve d’attention est un bon début »: sortir des stratégies d’autodéfense passe par le canal de l’attention, sans préjugés et avec bienveillance.

De nombreuses pistes à travailler : un livre qui pose de belles questions.

À nous d’y réfléchir…

Publié chez Josette Lyon – Editions Trédaniel

Notation :

Jean-Baptiste Andrea : Ma reine

Ma reine
Ma reine

Résumé :

Shell n’est pas un enfant comme les autres. Il vit seul avec ses parents dans une station-service. Après avoir manqué mettre le feu à la garrigue, ses parents décident de le placer dans un institut. Mais Shell préfère partir faire la guerre, pour leur prouver qu’il n’est plus un enfant. Il monte le chemin en Z derrière la station. Arrivé sur le plateau derrière chez lui, la guerre n’est pas là.

L’auteur :

Jean-Baptiste Andrea est né en 1971. Il est réalisateur et scénariste. Ma reine est son premier roman.

Mon avis :

Un ovni ce premier roman : inclassable et percutant.

Cette fable nous conte l’histoire de Shell, un petit garçon différent , qui vit avec ses parents dans une station-service.

Nous sommes dans les années 60, en Provence, au milieu de nulle part. Un jour, le petit garçon fait une grosse bêtise et ses parents décident de l’envoyer loin de chez lui : il ne le supportera pas et s’enfuit.

Il va rencontrer une petite fille qui va lui ouvrir de nouveaux horizons.

Écrit à la première personne pour plus de proximité avec ce garçon différent, le lecteur est touché et s’attache à ce petit.

Beaucoup de poésie et de tendresse dans ce récit qui m’a émue. Par moments, j’ai pensé à « La gloire de mon père » de Pagnol. La langue simple et imagée est au service de l’histoire, tout simplement.

Un texte à découvrir aux éditions Folio.

Notation :

Nicolas Barreau : Trente-trois fois mon amour

Trente-trois fois mon amour
Trente-trois fois mon amour

Résumé

Jeune auteur de comédie romantique, Julien Azoulay perd tragiquement son épouse, âgée de trente-trois ans. Malgré sa douleur, il honore sa dernière volonté : lui écrire trente-trois lettres pour lui raconter cette vie qui se poursuit sans elle. Ce sera leur ultime secret. Mais, alors qu’il les avait cachées dans un compartiment de la pierre tombale, les lettres disparaissent…

L’auteur

Sous le pseudonyme de Nicolas Barreau se cache un auteur franco-allemand qui travaille dans le monde de l’édition.

Mon avis

Décidément j’aime beaucoup les histoires de Nicolas Barreau.

Pas de mièvrerie ici, vous lirez une grande histoire d’amour avec son lot d’émotions. Même si au départ la tristesse submerge notre héros, la vie lui réservera des surprises.

Arthur son petit garçon est là, son ami Alexandre aussi ainsi que sa voisine : autant de personnages qui vont tout faire pour le sortir de sa tristesse. Celle qui va l’aider le plus, aussi étrange que cela paraisse, c’est la disparue Hélène qui lui a demandé de lui envoyer 33 lettres.

Julien a accepté et a promis à son épouse de lui envoyer ses lettres. Plusieurs mois après son départ, il se décide à écrire la première et s’épanche dans sa lettre en racontant son quotidien, décrivant ses difficultés depuis sa disparition.

Petit à petit, écrire lui permet d’atténuer sa tristesse et de regarder de nouveau autour de lui.

Ce roman très émouvant nous entraîne dans une grande aventure humaine : comment continuer à vivre après la perte d’un proche et sourire toujours à la vie.

J’aime aussi le contexte des romans de Nicolas Barreau qui parsème toujours ses récits de références littéraires, ici le héros est écrivain.

Mon conseil : ne pas bouder son plaisir et se précipiter sur ce nouveau roman de Nicolas Barreau publié aux Éditions Héloïse d’Ormesson.

Notation :