Critique de : Un jour, tu paieras de Pétronille Rostagnat

Un jour tu paieras

Résumé

«  Les dés sont jetés, je n’ai plus rien à perdre. En poussant un cri pour me donner du courage, je lève les bras au-dessus de ma tête. Avant que tu ne réagisses quinze centimètres de lame s’enfoncent dans ta chair.  » Une adolescente, retrouvée inconsciente en pleine forêt, émerge lentement du coma. Que lui est-il arrivé  ? Pendant que la police mène l’enquête, Pauline Carel, jeune avocate pénaliste, est commise d’office pour défendre Mathieu, un brillant étudiant en médecine accusé d’un double homicide.

L’auteur 

Après avoir travaillé 10 ans dans le marketing à Shanghai puis à Dubaï, Pétronille Rostagnat s’installe à Lyon. Depuis 2015, elle se consacre à l’écriture de romans policiers. 

Ma chronique :

Un thriller particulièrement palpitant : lu en deux fois seulement !

Une fois démarré, je ne pouvais plus le lâcher : une construction habile et une intrigue haletante, tout est là pour piéger le lecteur. C’est très réussi.

J’avais découvert cette auteure avec « On a tous une bonne raison de tuer », ce roman est encore meilleur.

Mathieu est un présumé coupable attachant malgré les faits reprochés : étudiant en médecine sans histoire toujours brillant dans ses études.

Océane, victime d’agressions, est une adolescente dont l’histoire bouleverse et interroge : que s’est-il passé dans les dernières heures de cette soirée au cours de laquelle elle a disparu ?

Beaucoup de questions auxquelles la brillante avocate, Pauline, cherche les réponses. Celle-ci a une personnalité forte et un passé trouble.

Difficile d’en dire davantage sauf à vous inciter à vous plonger dans cette lecture bluffante.

Paru aux éditions Marabout Black Lab.

Notation :

Critique de : L’ombre de Rose-May de Corinne Javelaud

L’ombre de Rose-May

Résumé :

Au milieu du XIXe siècle, dans une ferme du Limousin, la famille Ribéroux mène une vie sans histoire jusqu’au jour où la petite Rose-May, confiée à la responsabilité de son frère, Léonard, par ses parents, occupés aux travaux des champs, est mystérieusement enlevée. On a beau interroger tout le village, fouiller les environs, l’enfant reste introuvable et la disparition inexpliquée…

L’auteure :

Après des études de lettres et d’histoire de l’art, Corinne Javelaud s’est tournée vers l’écriture. Originaire du Limousin, elle est l’auteure d’une dizaine de romans qui ont connu un succès croissant. Elle est membre du jury du prix des romancières remis chaque année au Forum du livre de Saint-Louis en Alsace.

Ma chronique :

J’ai lu plusieurs romans de Corinne, auteure que j’apprécie beaucoup.

Dans ce nouveau roman, ce qui m’a le plus impressionnée c’est la qualité de reconstitution d’une époque : le Limousin au dix-neuvième siècle. On y croise des paysans, des notables et des ouvriers de la porcelaine.

Tout est décrit minutieusement, toujours avec une plume fluide et alerte au service d’une intrigue qui captive le lecteur jusqu’aux dernières lignes.

Vous l’aurez deviné, j’ai donc été emballée par ce roman qui nous plonge dans une autre époque et qui mêle habilement la vie de ces paysans isolés, l’histoire avec les guerres décidées par Napoléon III ou la naissance des syndicats dans le monde industriel de la porcelaine.

À la fois très documenté et passionnant, je me suis vite attachée aux personnages et j’ai lu rapidement ce roman ne pouvant le lâcher. Aux côtés de Léonard, je cherchais aussi l’ombre de la jeune disparus Rose-May retenant mon souffle.

Je vous recommande vivement ce roman qui saura vous divertir tout en vous instruisant sur une période historique et un contexte régional très bien retranscrit.

Paru aux éditions Calmann-Lévy Territoires 

Notation :

Critique de : Menu d’amour de Nicolas Barreau

Menu d’amour

Résumé :

Henri, étudiant en lettres un brin rêveur, est secrètement amoureux de Valérie, aussi pétillante qu’inaccessible. Lorsque cette dernière succombe au charme d’un bel Italien, Henri se voit condamné à rester l’éternel confident. Pourtant une découverte au détour d’un livre ancien lui redonne espoir : la recette d’un élixir d’amour. ..

L’auteur :

Sous le pseudonyme de Nicolas Barreau se cache un auteur franco-allemand qui travaille dans le monde de l’édition.

Ma chronique :

Un régal comme chacune de ses publications, en le terminant je me dis : où le ranger, avec les livres de cuisine ou proche des romans ?

Oui car ce livre est à la fois une ode à l’amour et à la gastronomie : peut-on conquérir une femme en la régalant de bons petits plats ?

Dans le prologue, l’auteur fait le lien entre cette histoire et « le sourire des femmes » autre roman qui lie la cuisine et l’amour.

Ce que j’aime aussi dans les romans de Nicolas Barreau c’est le lien avec la littérature : notre héros lit beaucoup et un livre va jouer un grand rôle. 

Une belle histoire, un peu courte, à peine une centaine de pages.

Mon conseil, lisez-le lentement pour faire durer le plaisir !

Deuxième conseil : demandez à votre Valentin ou Valentine de vous l’offrir !

Paru aux éditions Héloïse d’Ormesson.

Notation :

Critique de : En quête d’Azalée de Jacques Pimpaneau

En quête d’Azalée

Résumé :

Azalée était une femme et une peintre scandaleuse. Elle a vécu il y a très longtemps, dans la seconde moitié du XIe siècle, sous la dynastie des Song. Mais son esprit insoumis, la liberté de ses mœurs l’affranchissent du temps. Peut-on tomber amoureux d’une disparue ? se demande le lettré qui découvre ses carnets après sa mort. Pour mieux connaître cette peintre qui le fascine, il rencontre ceux, si divers, qui l’ont fréquentée : antiquaire, muletier, courtisane, mendiant, bonze ou bateleur…

L’auteur :

Né en 1937. Sinologue, professeur à l’école des Langues Orientales de 1965 à 1999Il crée le musée Kwok On (Arts et traditions populaires d’Asie) à Paris en 1971 où il organise de nombreuses expositions. La collection Kwok On est donnée en 1999 à la Fondation Oriente à Lisbonne. Il est l’auteur de nombreux ouvrages et traductions sur la littérature classique chinoise.

Ma chronique :

Un beau portrait d’une artiste peintre qui aurait vécu au XIe siècle écrit par un spécialiste de la Chine médiévale.

En convoquant ses proches comme son médecin, sa servante ou des amis, nous entrons dans son intimité et découvrons la vie d’Azalée, ce monde de la peinture en cette époque lointaine. Ce qui étonne le plus c’est la modernité de cette femme volontaire et éprise de liberté. Fantasque et féministe, elle vit comme elle l’entend grâce à son art.

J’ai aimé ce récit tout en délicatesse et empreint de poésie. Chaque chapitre donne la parole à l’un de ceux qui a pu l’approcher, ce qui donne un texte à la fois rythmé et intimiste.

J’ai savouré ce roman tant pour son écriture que pour les sujets évoqués comme la place de l’art dans la société, les diktats de la religion ou le rôle des femmes.

Une belle lecture que je conseille à tous.

Paru aux éditions Philippe Picquier.

Notation :

Critique de : Un conte de deux villes de Charles Dickens

Un conte de deux villes

Résumé :

Embastillé pendant dix-huit ans pour délit d’opinion, Alexandre Manette est enfin libéré. Sa fille Lucie, qui le croyait mort, quitte aussitôt l’Angleterre, où elle vivait en exil, pour le retrouver à Paris, le ramener à Londres et lui rendre la santé.

Cinq années ont passé lorsque la fille et le père sont appelés à la barre des témoins lors du procès d’un émigré français, accusé de haute trahison par la Couronne britannique. Il s’appelle Charles Darnay et deviendra bientôt le gendre de Manette, qui l’a sauvé d’une condamnation à mort.

L’auteur :

Charles Dickens (Portsmouth, 1812 – Higham, 1870), le géant des lettres britanniques, est l’auteur de David Copperfield et Oliver Twist, souvent adaptés au théâtre et au cinéma. Écrivain engagé contre la misère sociale et l’exploitation industrielle, il est inhumé à l’abbaye de Westminster.

Ma chronique :

Quoi de mieux que de célébrer le cent cinquantenaire de la mort de Dickens avec un de ces ouvrages. Merci aux éditions l’Archipel d’avoir réédité ce texte moins connu qu’Oliver Twist.

Dans ce roman de Charles Dickens que l’on peut qualifier de roman historique, la révolution française avec la Terreur sont très bien dépeintes par ce grand écrivain anglais. Toutes les classes sociales sont représentées : tenancier, banquier ou aristocrate et le roman alterne entre Paris et Londres sur plusieurs périodes historiques.

L’intrigue est bien construite, dense et pleine de rebondissements avec ses personnages attachants. Un grand souffle romanesque parcourt tout le roman avec son lot de petites et grandes tragédies. J’ai eu plaisir à retrouver ce grand auteur classique.

Publié aux éditions L’Archipel chez Archipoche.

Notation :