Chronique de : Énergies, circulez ! De Pierre Levasseur

Énergies, circulez !

Résumé :

Notre corps est constitué d’os, de muscles, d’artères… et chaque organe rempli son rôle. Il est aussi parcouru d’une énergie vitale que les Chinois appellent le Qi, et dont les voies de circulation sont les méridiens. Comme dans la nature, cette énergie circule…

L’auteur :

Médecin pluridiscisplinaire, convaincu de la nécessité de croiser découvertes, connaissances et rencontres, il se forme à l’acupuncture  auprès d’un éminent professeur à Tsukaba et à Tokyo. Il se tourne a présent vers le public de la jeunesse pour lequel il explique le système des méridiens et de l’énergie de vie avec des mots simples qui éveillent la curiosité.

Ma critique :

Destiné aux jeunes à partir de sept ans, ce livre décrypte le système des méridiens de notre corps.

J’ai apprécié les dessins et explications simples mais complètes pour expliquer le fonctionnement de ces méridiens, le lien avec les organes rattachés et l’énergie qui y circule.

Ce qui est intéressant c’est aussi l’évocation des émotions dans cette représentation physique, expliquer aux enfants le lien entre émotion et nos organes.

Quelques pistes pour améliorer la circulation de l’énergie dans notre corps complètent ce tableau.

Les illustrations sont belles et à la portée de nos bambins. Je regrette qu’il n’y ait pas davantage de pistes et informations pour aider à une bonne circulation de l’énergie dans notre corps.

Publié aux éditions du Ricochet.

Merci à Babelio et aux éditions du Ricochet pour cette lecture. 

Notation :

Chronique de : Le monde des Abberley de Robert Goddard

Le monde des Abberley

Résumé :

Dans son cottage de bord de mer, Beatrix Abberley est assassinée en pleine nuit. Étrangement, elle paraissait s’y attendre ; elle semblait même savoir qui allait la tuer. Pour Charlotte Ladram – sa nièce par alliance, qui hérite du domaine –, le choc est terrible. Très vite, un homme est accusé. Peut-être trop vite…

L’auteur :

Robert Goddard est un écrivain britannique né en 1954 à Fareham. Il étudie l’Histoire à l’université de Cambridge avant de se lancer dans une carrière de journaliste puis d’enseignant. Il dirige également un établissement scolaire durant quelques années avant de se consacrer pleinement à l’écriture.

Ma critique :

Robert Goddard est un virtuose des enquêtes à la fois complexes et passionnantes.

Je l’ai suivi, encore une fois ébahie par sa virtuosité à nous entraîner dans des aventures policières si riches et fouillées : je suis sincèrement admirative de son talent.

Les six cent pages de cet ouvrage se dévorent littéralement.

Dans les années quatre-vingt, Béatrix Abberley est assassinée sauvagement dans la nuit par une connaissance. Un suspect est arrêté rapidement et les proches de la victime tentent de faire leur deuil, en même temps un trublion va s’inviter dans cette relative paix : le frère du suspect qui est persuadé que son frère est innocent.

Les ingrédients de ce polar : un marchand d’art suspect, un comptable déboussolé à la recherche de la vérité et une nièce désespérée par cet assassinat qui cherche à comprendre ce qui s’est passé. Ajoutez-y un poète, mort depuis cinquante ans, dont les secrets ont des répercussions sur les événements actuels.

L’enquête est riche en imprévus et coups de théâtre, les personnages tous enquêteurs débutants, se débattent au milieu de situations parfois inextricables mais leur détermination est sans faille.

J’ai aimé le rythme haletant, l’intrigue très bien ficelée, l’écriture fluide et les personnages attachants.

À retrouver aux éditions Sonatine.

Notation :

Critique de : Comment arrêter de souffrir de Nicole Pasquier Le Moine

Comment arrêter de souffrir

Présentation :

Dans une société en souffrance, tout le monde a envie d’arrêter de souffrir ! Dépression, burn-out, douleurs chroniques, troubles du sommeil, angoisses, peur de l’avenir, difficultés relationnelles… autant de symptômes qui trahissent une souffrance psychique ou physique. « La paix ! »… Voilà ce qui hurle en nous et qui, parfois, déborde de nos lèvres en cas de trop plein. Trop plein de cette souffrance liée aux conflits, aux injonctions, aux efforts prolongés, à cette course effrénée du « toujours plus » exigé partout et par tous, à commencer par soi-même !

L’auteure :

Thérapeute depuis plus de 20 ans, ostéopathe, praticienne en médecine traditionnelle chinoise, formatrice et conférencière, Nicole Pasquier-Le Moine offre un regard « autre » sur notre corps, afin de nous aider à utiliser et comprendre son langage.

Ma chronique :

L’auteure nous éclaire sur les messages que notre corps peut nous adresser en cas de situation difficile et nous propose de repenser l’image que l’on a de soi.

C’est un ouvrage à lire puis à poser pour réfléchir aux propositions pour les insérer progressivement dans notre quotidien. J’ai pris mon temps pour le parcourir une première fois puis je l’ai repris pour revenir sur les parties qui m’inspiraient le plus et mettre en oeuvre les exercices proposés. De nombreux exercices d’introspection pour être plus conscient et se rendre compte que « le corps est un outil qui indique ce que nous pensons ».

J’ai apprécié l’approche philosophique et inspirante autour de la place de l’égo ou bien des notions de « responsabilité/culpabilité ».

Le principal message de ce livre, écrit par une praticienne en médecine traditionnelle chinoise, est de se rendre compte que notre corps est un moyen de communication « de soi vers soi » et qu’il est possible de décrypter les messages du corps.

Sachons écouter ces messages pour être au coeur de son état d’âme, et prenons conscience de ce que nous sommes en mettant à distance l’égo, défini ainsi par l’auteure : « l’égo est l’esprit étriqué que nous croyons être ».

Une lecture à méditer, parue aux éditions Le Courrier du Livre chez Guy Trédaniel.

Notation :

Chronique de : L’avenir nous appartient de Tamara McKinley

L’avenir nous appartient

Résumé :

Londres, 1942. Pour fuir les bombardements autant qu’un mari violent, la jeune Ruby Clark est contrainte de quitter la ville. Direction Cliffehaven, sur la côte sud-est de l’Angleterre. Sur place, Ruby tente de se reconstruire et d’oublier l’épisode traumatisant qu’elle a vécu. Par chance, elle trouve vite un emploi d’ouvrière dans une usine d’armement et une chambre chez l’habitant. Mais le couple qui l’héberge n’a rien d’hospitalier, et Ruby craint de vivre un nouveau calvaire.

L’auteure :

Née à Launceston (Tasmanie) en 1948, Tamara McKinley émigre en Grande-Bretagne, où elle intègre un pensionnat de jeunes filles du Sussex. Ses romans, de La Dernière Valse de Mathilda (2005), traduit dans plus de 20 pays, ont tous paru aux éditions de l’Archipel avant d’être publiés en Archipoche. Tamara McKinley vit sur la côte Sud de l’Angleterre.

Ma critique :

Tamara est une de les auteures fétiches, ouvrir un de ces livres est toujours la promesse d’une belle lecture. Cette fois encore je n’ai pas été déçue.

J’aime son style très fluide, ses personnages extrêmement attachants et remplis d’humanité. Souvent, comme ici, il s’agit d’un combat entre des « méchants » et des «bons » qui se défendent comme ils le peuvent. 

Celle qui remporte tous les suffrages en terme de gentillesse est Peggy, remplie naturellement d’une grande bonté, toujours généreuse même en ces temps de guerre. 

Ruby, personnage central ici, pourra compter sur elle heureusement.

Le thème des violences conjugales est abordé ici au travers des aventures malheureuses de Ruby qui doit se défendre d’un mari qui a pris le pouvoir sur sa femme et la terrorise. Le climat de ces années sombres en filigrane de l’histoire donne une intensité plus dramatique.

J’aime beaucoup le personnage de Mme Finch, Cordelia, la plus ancienne pensionnaire du « Bord de mer » toujours prête à aider son prochain.

En résumé, une lecture douce, qui requinque malgré les thèmes abordés : de nouveau une réussite.

À mettre dans toutes les mains.

Publié aux éditions l’Archipel.

Notation :

Chronique de : Bonne nuit mon ange d’Aimee Molloy

Bonne nuit mon ange

Résumé :

Sam Statler et Annie Potter, fraîchement mariés, viennent de quitter New York pour s’installer la petite ville natale de Sam. Annie passe la plupart de ses journées seule et désœuvrée tandis que Sam, thérapeute, reçoit ses patients –majoritairement féminins – dans son cabinet installé au rez-de chaussée de la maison. Ce que Sam ne sait pas, c’est qu’un conduit d’aération dans le plafond permet d’entendre tout ce qui se dit dans la chambre au-dessus…

L’auteure :

Aimee Molloy vit à Brooklyn avec son mari et ses deux filles. « Une mère parfaite » était son premier roman.

Ma critique :

Un thriller angoissant et impossible à lâcher. Ce qui m’a le plus impressionnée, c’est la construction incroyable : j’ai été désarçonnée plus d’une fois par l’enchaînement des événements.

Je l’ai lu rapidement, sur deux jours, ne parvenant pas à me détacher des personnages. Le rythme va crescendo, le début nous happe déjà, avec ce contexte de ville chic feutrée, là où Sam, le psychologue, a grandi puis tout va très vite.

Pas d’hémoglobine ici, plutôt une tension grandissante qui s’accélère après la disparition de Sam. Un huis clos terrifiant se joue sous nos yeux ébahis.

Difficile d’en dire plus sinon que cette auteure est très douée pour balader son lecteur et l’accrocher jusqu’au bout de son intrigue.

Cela me donne très envie de découvrir son premier roman.

Paru aux éditions Les Escales.

Notation :