Roland Portiche : Mémoire totale

Mémoire totale
Mémoire totale

Présentation :

Pourquoi eux et pas nous ? « Eux », ce sont les hypermnésiques, les surdoués de la mémoire. Certains se rappellent chaque minute de leur vie, d’autres ont mémorisé douze mille livres. Des autistes savants possèdent une mémoire visuelle

infaillible, des calculateurs prodiges récitent sans se tromper plus de vingt mille décimales du nombre . On retrouve aussi ce don chez les grands « nez » du

parfum, chez beaucoup de politiques ou chez les musiciens de génie comme Mozart. Ponctué de témoignages et d’entretiens exclusifs avec des neuropsychologues, ce livre aborde le passionnant sujet de la mémoire sous un angle totalement inédit.

L’auteur :

Roland Portiche est docteur en philosophie et réalisateur-producteur pour la télévision. Il a aussi publié Le retour des momies (Stock, 2017).

Mon avis :

Une lecture enrichissante qui aborde le fonctionnement du cerveau et ses performances.

Décomposé en trois parties , l’intérêt que j’ai porté cette lecture a été crescendo.

La première partie est une suite de portraits de personnalités hypermnesiques comme Jose Luis Borges ou Amélie Nothomb qui explique avoir une grande mémoire des émotions. D’autres artistes ont des mémoires visuelles comme les champions d’échecs ou Napoléon qui avait une excellente mémoire photographique utilisée pour retenir les dispositions des troupes sur les champs de bataille. Les auteurs évoquent l’adaptabilité de notre cerveau utilisée à la fois pour le calcul mental, par exemple, mais aussi pour écrire de la musique (mémoire auditive) dans le cas du jeune Mozart qui possède une « oreille absolue » et reconnaît, identifie et mémorise chaque note.

La deuxième partie explicite le fonctionnement du cerveau qui est un réseau très complexe avec plusieurs types de mémoires qui coexistent : mémoire de travail (porte d’entrée de la mémoire) et des mémoires durables qui ont une capacité quasi illimitée et qui ne s’altère pas en vieillissant, quelle bonne nouvelle !

La mémorisation des souvenirs et le processus de rangement et réactivation par le cerveau est passionnant.

C’est expliqué clairement et simplement donc à la portée de tous.

Dans la dernière partie, sont exposés les principes de la mnémotechnique et autres techniques ou pratiques pour augmenter les capacités mémorielles comme la méditation, la marche, le sommeil.

Le plus surprenant, ce sont les dernières pages qui évoquent un futur modifiant numériquement notre cerveau. Visionnaire ?

Cet essai passionnant est enrichissant et ne laissera personne indiffèrent.

A découvrir.

Notation :

Jean-Marc Bastière : Les sept secrets du temps

Les sept secrets du temps
Les sept secrets du temps

Résumé :

Le temps est notre bien le plus précieux. Aujourd’hui, il est même devenu la nouvelle richesse. Pourtant, nous sommes souvent fâchés avec lui. Il nous échappe, cela nous trouble. Le subir est-il une fatalité ? Quelle est la juste attitude? Que pouvons-nous changer ? Ces sept secrets sont autant de chemins de montagne qui conduisent à la source cachée. Celle du temps retrouvé.

L’auteur :

Jean-Marc Bastière est critique littéraire au Figaro littéraire et rédacteur en chef du mensuel Histoire & Civilisations. Il est également essayiste et romancier.

Mon avis :

Une belle réflexion sur notre bien le plus précieux : le temps.

Pourquoi ne pas reprendre le contrôle de sa vie et prendre son temps, avoir la chance d’en disposer suffisamment pour se sentir libre.

Ce n’est pas un guide pour mieux gérer son temps plutôt une analyse de notre rapport à ce bien immatériel et si précieux.

Vivre le temps présent et ressentir pleinement chaque moment en l’appréciant, que ce soit des moments heureux, remplis ou des temps calmes, vides. Acceptons tous ces états différents qui font partie de notre vie.

Chaque chapitre évoque un secret, une vision de ce temps avec en fin de chapitre un paragraphe intitulé « exercices » qui regroupe des questions à se poser sur le thème du chapitre.

Lumineux et inspirant, cet essai donne envie de se réapproprier son présent et d’en être conscient.

Se poser, ouvrir ce livre, prendre son temps : voilà une belle idée.

A méditer.

Notation :

Luc Lang : Au commencement du septième jour

Résumé :

4 h du matin, dans une belle maison à l’orée du bois de Vincennes, le téléphone sonne. Thomas, 37 ans, informaticien, père de deux jeunes enfants, apprend par un appel de la gendarmerie que sa femme vient d’avoir un très grave accident, sur une route où elle n’aurait pas dû se trouver.

Commence une enquête sans répit alors que Camille lutte entre la vie et la mort. Puis une quête durant laquelle chacun des rôles qu’il incarne : époux, père, fils et frère devient un combat. Jour après jour, il découvre des secrets de famille qui sont autant d’abîmes sous ses pas.

L’auteur :

Luc Lang est l’auteur d’une dizaine de romans, recueils de nouvelles, essais sur les arts et la littérature contemporains, dont Mille six cents ventres (prix Goncourt des lycéens), La Fin des paysages et Mother.

Mon avis :

Un roman magnétique, puissant qui happe le lecteur dès les premières pages. Puis la tension retombe car le style est lourd : très dense, les phrases s’enchaînent et on a du mal à reprendre son souffle.

Trop de texte non aéré.

On peut saluer la construction en trois parties qui entraîne le lecteur vers la découverte du passé de Thomas et ses secrets de famille.

Après l’accident de Camille, sa femme, il part rejoindre son frère dans les Pyrénées. Pour tenter une nouvelle vie ou renouer avec ses racines, cette deuxième partie est trop longue, beaucoup de descriptions sans lien avec l’histoire. La troisième partie, lorsqu’il retrouve sa sœur en Afrique redonne du rythme au livre mais c’est de courte durée.

Je me rends compte que même si j’ai trouvé le livre intéressant pour son thème sur la quête identitaire, le style m’a gênée et a généré de l’ennui surtout lors de la deuxième partie.

J’ai aussi ressenti de la frustration quant aux explications fournies au lecteur ou plutôt celles qu’on attend et qui ne viennent pas forcément.

Un avis plutôt mitigé finalement.

 

Notation :

Jean-Louis Fournier : Mon autopsie

Mon autopsie
Mon autopsie

Résumé :

“Je suis mort.

C’est pas le pire qui pouvait m’arriver.”

Jean-Louis Fournier s’est fait autopsier par la charmante Egoïne pour qu’on sache ce qu’il avait dans la tête, dans le cœur et dans le ventre.

 

L’auteur :

Jean-Louis Fournier est l’auteur chez Stock d’une série de récits personnels dont la plupart ont connu un grand succès critique et public : Il a jamais tué personne, mon papa, Où on va papa ? (prix Femina 2008), Poète et paysan, Veuf, La Servante du Seigneur, Ma mère du Nord.

 

Mon avis :

Peut-on rire de tout ? Même de la mort ? Oui assurément avec Jean-Louis Fournier.

J’ai retrouvé dans ce livre mes ingrédients préférés chez cet auteur : de l’impertinence, de l’humour et une grande dose d’humanité.

Surtout ne changez rien cher Monsieur Fournier : cela fait du bien de vous lire.

Oui, il a osé : en ouvrant le livre, nous le découvrons mort sur une table d’autopsie. Une jeune femme, Égoïne, découpe l’individu mort allongé sur cette table, avec dextérité et douceur. Lui, fait défiler sa vie et se souvient surtout des femmes. Ses premières amours, Sylvie, celle qui l’a accompagné si longtemps et ses enfants. Il nous parle aussi de son métier et ses amis.

La dérision et le rire, voilà ce qui l’a nourri et à constitué son ADN.

Comme pour chacun de ses récits, j’ai été touchée et émue par ce roman : une vie mise à nu sur une table de dissection, il fallait oser ! On sourit aussi en parcourant cette histoire.

 

J’espère que ce n’est pas son dernier livre.

Vous nous manqueriez trop Monsieur Fournier !

 

Merci Valentine pour cette découverte.

Paru le 30/8 aux Éditions Stock.

Notation :

Rentrée littéraire automne 2017 : Mes premiers titres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans ma pile, voici mes trésors 😍 treize titres prometteurs … et le rappel de mes coups de cœur à glisser dans la valise pour les vacances.

 

Éditions de la Table Ronde :

 

Éditions Le Serpent à plumes :

 

Éditions de la Martinière :

 

Éditions l’Iconoclaste :

 

Éditions Finitude :

 

Éditions Philippe Rey :

 

Éditions Héloïse d’Ormesson :

 

Éditions Gallimard :

 

Éditions Rivages :

  • Sucre noir de Miguel Bonnefoy parution le 16/8/17.

 

Éditions Stock :

  • Mon autopsie de Jean-Louis Fournier parution le 30/8/2017.

 

Rendez-vous fin août pour mes avis sur ces romans.

 

En attendant, pour les lectures d’été, n’oubliez pas mes coups de cœur pour la valise de l’été :

  • les couleurs de la vie de Lorraine Fouchet
  • Mrs Hemingway de Naomi Wood
  • La vie étoilée d’Ethan Forsythe
  • Miniaturiste de Jessie Burton
  • Femme de tête de Hanne-Vebeke Holst