Des pages et des îles

Chronique de : Un rêve immense de Catherine Bardon 

Présentation :

Berlin, 1927, Nora rencontre Ludwig. Nourri de théories libertaires, passionné de philosophie, végétarien, cet homme singulier aspire à changer de vie. Nora tombe sous son charme et se convertit vite à son désir de nouveauté. Et s’ils quittaient cette Allemagne exsangue pour se réinventer ailleurs  ? Ensemble, ils découvrent l’existence de Charles, une île déserte de l’archipel des Galápagos. L’endroit leur semble parfait …

Ma chronique :

J’ai d’abord choisi cette lecture pour l’auteure, découverte avec sa saga « Les déracinés », une saga éblouissante. Puis, j’ai été séduite par l’histoire, vraie, de ces deux utopistes qui partent sur une île déserte avec l’espoir d’une vie meilleure.

Au final, j’ai adoré ce livre, une formidable épopée humaine où rien ne se passe comme prévu. Les héros sont courageux et attachants, l’histoire vraiment incroyable avec un soupçon de suspense.

Pour nos deux héros, l’installation est assez difficile, ils découvrent une île qui semblait paradisiaque mais qui se révèle difficile à vivre avec son climat humide et ses nuisibles. Chacun évolue à son rythme plus ou moins en osmose avec la nature environnante. Tout change brutalement lorsque des nouveaux arrivants décident de s’installer aussi.

Un roman qui se dévore, des héros qu’on n’oubliera pas, une belle histoire qui interroge notre rapport à la liberté et à la nature.

À découvrir sans tarder.

Chronique de : Ils n’ont rien vu  d’Andrea Mara

Résumé :

Imaginez : vous êtes sur le quai du métro londonien, à l’heure de pointe. Vos petites filles sont devant vous et montent dans le wagon qui vient d’arriver. Mais alors que vous tentez de les rejoindre en traversant la foule, les portes se referment. Le métro s’éloigne, vous laissant seule sur le quai. Vous atteignez l’arrêt suivant, persuadée que vos enfants ont été prises en charge par la sécurité. Quand vous arrivez, on ne vous rend pas vos deux filles, mais seulement votre cadette : celle de deux ans, à peine capable de parler.

Ma chronique :

J’ai découvert cette auteure irlandaise avec son premier titre «Toutes ses fautes», un suspense haletant très bien ficelé.

Ce nouveau titre, à classer dans la catégorie des thrillers domestiques, ressemble à son premier roman abordant aussi la thématique de la disparition d’enfants.

Au premier abord, un livre assez similaire au précédent, je n’étais pas sûre d’accrocher mais l’intrigue est bien huilée car j’avais du mal à le lâcher. Le suspense est présent jusqu’au bout avec une chute imprévue.

Un bon thriller, au final, que je recommande à tous ceux qui aiment les thrillers psychologiques.

Chronique de : Terre sainte de Sharon Kay Penman 

Presentation :

1099 : La première croisade touche à sa fin. Après une bataille acharnée contre les musulmans, Godefroy de Bouillon se rend maître de la ville sainte. C’est le début du royaume de Jérusalem. 1174 : Le jeune Baudoin IV, quinze ans, est couronné roi de Jérusalem. Il doit composer avec toutes les intrigues de cour, en particulier la lutte acharnée entre sa mère naturelle, Agnès, et sa mère adoptive, Maria Comnena. Alors que, dans l’ombre, templiers, hospitaliers et croisés conspirent pour partir en guerre contre l’ennemi sarrasin, un nouveau chef de guerre, Saladin, masse ses troupes aux frontières. L’affrontement semble inévitable et le jeune roi n’a que peu d’alliés sur qui compter pour préserver l’équilibre entre les différentes factions et éviter les massacres.

Ma chronique :

EJ’ai eu un coup de cœur pour ce gros roman, captivant et très documenté, qui m’a emportée au XIe siècle sur la terre sainte.

J’ai découvert l’esprit chevaleresque de tous les protagonistes, toujours prêts à défendre leur terre, leurs familles et leurs idées. Un territoire enclavé au cœur de guerres de religions incessantes.

Je me suis particulièrement attachée au roi Baudouin qui malgré sa maladie, défend âprement son territoire. Son chevalier Balian est aussi un vrai héros qui ne déçoit jamais.

Ce pavé de mille trois cents pages se lit vite, je vous recommande vivement cette fresque passionnante historiquement et très émouvante.

Une vraie pépite.

Rentrée littéraire automne 26

Bientôt la sortie des nouveaux titres de cette rentrée littéraire, mes repérages :

 

  • Fonseca de Jessica Francis Kane aux éditions de la Table Ronde Quai Voltaire : une fiction ancrée dans la réalité puisque l’auteure parsème son roman de correspondance entre l’héroïne, Pénélope Fitzgerald et ses enfants. Celle-ci s’interroge sur l’avenir de son couple, ce qui fait durer un mariage et rêve de liberté. Ce roman donne envie de relire les livres de Pénélope Fitzgerald.
  • Baignade surveillée de Laura Kasischke : je l’ai découverte en 2012 avec « Les Revenants » subjuguée par ce roman envoûtant et poétique. J’ai hâte de lire celui-ci
  • Le palais de François-Henri Désérable : plébiscité par de nombreux critiques et figurant sur la liste des romans du prix Fnac, présenté comme un roman d’aventures sur le vin, une présentation qui donne envie de le lire.
  • Le bal des foudroyés de Camille Pascal : en 1661, le cardinal Mazarin se meurt et le jeune roi Louis XIV se prépare à régner sans partage. J’avais beaucoup aimé « L’été des quatre rois » grand prix de l’Academie Française en 2018.

Chronique de :  Oublier Klara d’Isabelle Autissier

Résumé :

Mourmansk, au nord du cercle polaire. Sur son lit d’hôpital, Rubin se sait condamné. Seule une énigme le maintient encore en vie : alors qu’il n’était qu’un enfant, Klara, sa mère, chercheuse scientifique, a été arrêtée sous ses yeux par la police stalinienne. La blessure ressentie alors, puis l’absence douloureuse de Klara ont fait de lui un homme rude. Avec lui-même. Avec son fils, Iouri, qui choisira l’exil en Amérique pour tourner la page d’une enfance meurtrie…

L’auteure :

Isabelle Autissier est la première femme à avoir accompli un tour du monde à la voile en solitaire. Elle est l’auteure de romans, de contes et d’essais, dont Kerguelen, Seule la mer s’en souviendra, L’Amant de Patagonie, et, avec Erik Orsenna, Salut au Grand Sud ainsi que Passer par le Nord. Son roman, Soudain, seuls, s’est vendu à plus de 100 000 exemplaires et a été traduit dans 10 pays. Elle préside la fondation WWF France. 

Ma chronique :

Un roman que je n’oublierai pas, sensible et captivant, ancré une nature grandiose et glaçante.

J’avais découvert Isabelle Autissier comme romancière avec son titre « Soudain, seuls » qui m’avait remuée également.

Ici, nous suivons trois générations, Klara et son mari scientifiques sous le régime de Staline, leur fils Rubin pêcheur et le petit-fils universitaire Iouri. Des destins marqués  par la violence : des conditions d’incarcération de Klara, le combat des pêcheurs contre les éléments pour ramener le poisson et les luttes de Iouri pour vivre ses choix.

Le décor est à la fois grandiose et oppressant, en osmose avec les événements tragiques vécus par les personnages.

J’ai particulièrement aimé la partie où Klara sympathise avec le peuple isolé dans l’arctique. Des vies difficiles où chacun prend soin de l’autre, un baume pour le cœur de Klara après sa captivité.

Isabelle Autissier nous décrit aussi les épopées maritimes des pêcheurs qui se battent contre les éléments du Grand Nord pour ramener la plu grosse pêche.

Son récit est prenant et émouvant, l’écriture fluide : un roman que je vous conseille.