Une fille qui danse et La mer le matin : 2 chroniques

Merci Libfly  pour ces deux livres et le Salon des littératures européennes de Cognac

 

Une fille qui danse de Julian Barnes

 

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Quatrième de couverture
Tony, la soixantaine, a pris sa retraite. Il a connu une existence assez terne, un mariage qui l’a été aussi. Autrefois il a beaucoup fréquenté Veronica, mais ils se sont éloignés l’un de l’autre. Apprenant un peu plus tard qu’elle sortait avec Adrian, le plus brillant de ses anciens condisciples de lycée et de fac, la colère et la déception lui ont fait écrire une lettre épouvantable aux deux amoureux. Peu après, il apprendra le suicide d’Adrian.
Pourquoi Adrian s’est-il tué ? Quarante ans plus tard, le passé va ressurgir, des souvenirs soigneusement occultés remonter à la surface – Veronica dansant un soir pour Tony, un weekend dérangeant chez ses parents à elle… Et puis, soudain, la lettre d’un notaire, un testament difficile à comprendre et finalement, la terrible vérité, qui bouleversera Tony comme chacun des lecteurs d’Une fille, qui danse.

 

Biographie : Julian Barnes vit à Londres. Auteur de quatorze romans ou recueils de nouvelles et de quatre essais, traduits en plus de trente langues, il a reçu en 2011 le prix David Cohen pour l’ensemble de son œuvre. Toujours en 2011, Une fille, qui danse a été couronné par le prestigieux Man Booker Prize.

Mon avis :

Une grosse déception ce roman : j’ai aimé le premier quart du livre puis je me suis ennuyée tout le reste du livre.

Au départ, le narrateur étudiant, nous raconte sa vie avec ses copains, et sa relation amoureuse avec Véronica. Dans cette partie, le rythme est au rendez-vous, l’écriture est fluide et l’intrigue intéressante mais dans la suite tout s’enlise. Le narrateur qui a la soixantaine dorénavant, mène une vie sans éclat, seul et s’en contente jusqu’à l’arrivée d’une lettre lui signifiant un héritage. Les recherches qu’il entreprend pour comprendre les conséquences de son passé sont laborieuses.

Pourquoi autant de pages pour relater une vie médiocre ? Les fantômes qui resurgissent du passé ne sont pas crédibles.

En résumé : je n’ai pas vu d’intérêt à cette histoire et je me suis ennuyée; même la fin m’a déçue.

 

La mer le matin de Margaret Mazzantini

 

la mer le matin

Quatrième de couverture :

Elle posait des figues ouvertes en deux sur ses yeux pour retrouver cette saveur douce et granuleuse. Elle voyait rouge à travers les fruits. Elle cherchait le coeur de ce monde qu’elle avait dû abandonner.

Deux mères et deux fils que la Méditerranée sépare. Deux rives, deux pays, deux histoires que l’Histoire avec un grand H relie pourtant.

 

Biographie :

Née à Dublin, fille d’un peintre irlandais et d’un écrivain italien, Margaret Mazzantini a quarante-cinq ans. Actrice, romancière et scénariste, elle consacre aujourd’hui sa vie à l’écriture et à sa famille. Après Antenora, Écoute-moi et Venir au monde, La Mer, le matin est son quatrième roman.

Mon avis :

Récit fort et émouvant sur les déchirements des migrants au travers le destin de deux familles.

Douceur et noirceur pour un livre poignant. Une histoire qui raconte la vie d’exclus chassés de leur terre natale.

L’auteur nous offre un portrait d’une Lybie en guerre et de l’Italie terre d’accueil forcée, une page d’histoire mêlée aux histoires intimes de deux familles à quarante ans de distance. D’un côté Farid, jeune lybien qui n’a jamais vu la mer avant la guerre en Lybie, sa vie bascule au début de cette guerre : il se retrouve seul avec sa mère Angelina avec qui il va embarquer sur une chaloupe pour traverser la Méditerranée et rejoindre l’Italie. 

Les autres héros de cette histoire sont Angelina, une italienne née à Tripoli qui expulsée à onze ans à l’arrivée au pouvoir de Kadhafi échoue en Sicile. Tout est à reconstruire pour cette famille déracinée. Angélina oubliera-t-elle la Lybie ? Son fils Vito devenu adulte cherche à comprendre ce que ses parents ont vécu suite à leur déracinement.

Ce récit amer et parfois difficilement soutenable lors des descriptions de fuite des migrants m’a émue et touchée. Une page d’histoire des relations entre Lybie et Italie , moins connue et intéressante aussi.

Un texte à lire avec un bémol pour les âmes très sensibles, beaucoup d’émotions lors de certains passages.

Merci Libfly et le Salon de la Littérature européenne de Cognac.

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Notation :

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