Lorraine Fouchet : J’ai rendez-vous avec toi

J’ai rendez-vous avec toi

Résumé :

« J’ai feuilleté tes agendas de 1944 à 1974. J’ai lu la page de ma naissance. Celle de ta mort. Et la suivante. Tu avais prévu de me téléphoner. »

Lorraine Fouchet a dix-sept ans quand son père meurt d’un infarctus. Ils avaient trouvé le temps de s’aimer, mais pas celui de se parler. Aujourd’hui, Lorraine renoue avec le passé et perce ce trop long silence. En puisant dans les souvenirs personnels et les archives publiques, elle offre le portrait intime et original d’un héros, Christian Fouchet.

Mon avis : 

Tout juste sorti du salon du livre de Vannes, je croise le président du salon, Jean Teulé sous une pluie battante, « Bienvenue en Bretagne » lui criais-je … c’est vrai qu’on s’y croirait me lance t’il …

Sous le bras,le livre de Lorraine fouchet « j’ai rendez vous avec toi ».

Dédicacė comme il se doit avec un joli dessin : Un avion qui tombe ! Ha bon ?!! 

Et un:  « je suis contente que vous le lisiez ! »

Retour trempé à notre chambre d’hôtes, juste le temps d’enlever mes habits mouillés , j’ouvre ce récit d’un dialogue avec un père disparu l’année de ses 17 ans . 

Une heure a passé et en une heure j’ai rencontré Christian et Lorraine. 

Christian, je le connaissais un peu, avec De Gaulle à Londres mais qu’il a devancé de 24h , Lorraine pas du tout même si « des pages et des îles » m’en parle à tout bout de champs, ou plutôt à tout bout de Groix , ce bout d’île bretonne où elle écrit, mais je n’ai jamais lu aucun de ses romans.

J’ai enfin rencontré Loraine des années plus tard qui raconte son père.

Ce personnage politique, historique, ce papa, ce héros, tous les papas sont des héros pour leurs enfants, mais celui là, l’a vraiment été,  pour de vrai.

Tout ça à cause d’une brocante, d’un livre bleu retrouvé .

Et on croise Colette V., Saint Exupery , Malraux, Alexandra David Neil,

De Gaulle, Leclerc, et cette ML qui essaie de comprendre qui elle est là-dedans.

Tous les regrets qui ressortent, les moments, les oublis.

C’est tendre et intime comme peuvent l’être les journaux qu’on lit en cachette.

Hé dit Lorraine! j’ai adoré le lire ton livre .

J’écoute :

porcupine tree heartattack in a layby album in absentia 

Too late by Fink album hard believer 

Venez danser Stephan Eicher Album Louanges 

Kite by U2 album live go home live

Le Croisic 22 juin 2019

Notation :

Jack Black : Personne ne gagne

Personne ne gagne
Personne ne gagne

Résumé:

 

Le hors-la-loi devenu romancier après son évasion publie, en 1926, ce texte entre autobiographie et roman. Tout au long d’un périple sur les routes des Etats-Unis, de San Francisco au Canada, ce récit est un hymne à la liberté et livre un portrait contrasté de l’écrivain : opiomane, décadent et voyou, il n’en est pas moins un grand conteur qui inspira J. Kerouac et W.S. Burroughs.

 

 

 

Mon avis :

 

Cette biographie romancée, la vie de Thomas Callaghan alias Jack Black, commence
par l’apprentissage de la vie à côté de son père. Obligé de travailler très tôt, le jeune
homme a une première expérience très mauvaise de la prison et du traitement de la police suite à un malentendu.
Parti tout jeune sur les routes et rencontrant des voleurs (hobos), commence alors sa vie de truand et de voleur, cherchant le mauvais coup qui peut lui rapporter 3/4000 $ ou 6 mois de prison.

L’Intérêt de ce livre, outre la vie rocambolesque et somme toute dangereuse de Jack est de suivre le personnage dans son évolution au sein des malfrats, sa réflexion sur son parcours, la vie en prison et progressivement le changement de mentalité jusqu’à devenir un honnête citoyen et se mettre à travailler comme archiviste dans un journal de l’époque.

Bien écrit, ce livre montre son courage face à la torture des prisons californiennes de l’époque, sa dépendance à l’opium et sa détermination à rester “réglo” auprès des autres truands.
La vie lui offrira aussi de belles rencontres avec des personnes qui vont lui donner une seconde chance.

 

Un livre où vous apprendrez a faire “l’ouvre boite” avec un train, à apprendre le “chinook”, et bien avant Horace Fletcher, à inventer, au trou et au régime pain sec,  le régime de la longue mastication !

N’hésitez pas, plongez dans cette lecture.

 

 

Notation :

Tom Neale : Robinson des mers du Sud

 

Robinson des mers du Sud
Robinson des mers du Sud

Résumé :
Souvarof… un îlot de huit cents mètres de long sur trois cents mètres de large, jeté dans le Pacifique-Sud, à l’écart de toute terre habitée. C’est sur ce caillou de corail que Tom Neale jette son dévolu.
Marin sur les lignes de commerce qui sillonnent le Pacifique et l’océan Indien, puis employé en Nouvelle-Zélande, en Polynésie et aux Hébrides, ce bourlingueur a plus de cinquante ans quand il réalise son vieux rêve : s’établir sur une île déserte.
Il se fait déposer à Souvarof par un bateau ami et entame une vie solitaire qui va durer près de vingt ans, ponctuée de très rares visites, parmi lesquelles celle de Bernard Moitessier.
Robinson des mers du Sud raconte l’extraordinaire aventure d’un homme qui a voulu vivre son paradis sur terre et qui l’a construit, jusqu’à l’épuisement, de ses propres mains.

Depuis la mort de Tom Neale en 1977, l’île est devenue une sorte de sanctuaire : les marins qui y font escale sont priés de contribuer à entretenir le jardin qu’il avait créé.

MON AVIS :

Une petite semaine sur la presqu’île du Cotentin, avec ce livre de poche dans les bagages :
les vacances commencent.

Pour l’auteur de ce merveilleux petit livre par contre cela ne vas pas être des vacances, loin de là.
Mécanicien, bourlingueur, et déjà bien au fait de la vie dans les iles du Pacifique, Tom Neal apprend l’existence de l’îlot Souvarof (ou Suwarrow) sur Rarotonga, la plus grande des îles Cook et décide d’y aller vivre seul, commence alors l’organisation de ce périple extraordinaire avec une volonté et une détermination sans faille.tom1
Calcul des quantités de nourriture, choix des divers matériels et matériaux nécessaire, c’est avec délice que l’on se passionne pour l’aventure de ce personnage attachant, et nous ne sommes pas les seuls,
Sur son île aussi, les autres habitants se passionnent pour l’aventure et l’aident comme ils le peuvent.

Beaucoup de travail l’attend sur l’île d’Anchorage, la plus grande de l’îlot.
L’île ayant servie de poste de surveillance pendant la 2ème guerre, une petite cabane aménagée
attend notre « Robinson » et de là, démarre sa nouvelle vie.
L’énorme différence entre ce livre et les autres « robinsons » c’est tout simplement qu’ici, c’est un choix et pour notre homme et nous, cette différence est flagrante.
Comme il le dit sur le titre du chapitre 4 « ENFIN SEUL ! »

On prend un grand plaisir à vivre avec lui et c’est là, aussi, que l’on se rend compte du courage et de l’énorme quantité de chance qu’il va lui falloir pour tout simplement survivre.

Très agréable à lire, un livre que l’on n’a pas envie de quitter
A partager encore et encore ….Tom2

un petit passage qui m’a bien fait rire et qui donne une bonne idée du bonhomme .

« Je fis aussi l’acquisition d’un grand carré de linoléum de cuisine pour la table.Tout au long de mes années de vagabondage, j’avais toujours voulu, même étant seul, manger sur une nappe, mais sur l’île je pensais qu’un linoléum lavable serait plus pratique. »

Merci beaucoup aux Éditions de la Table Ronde, Édition la petite vermillon, et plus spécialement à Alice.

Notation :

Joël Dicker : Les Derniers Jours de nos pères.

Les Derniers Jours de nos pères.
Les Derniers Jours de nos pères.

Résumé :

Londres, 1940. Soucieux de pallier l’anéantissement de l’armée britannique à Dunkerque, Winston Churchill a une idée qui va changer le cours de la guerre: créer une branche noire des services secrets, le Special Operation Executive (SOE), chargée de mener des actions de sabotage et de renseignement à l’intérieur des lignes ennemies et dont les membres seraient issus des populations locales pour être insoupçonnables. Du jamais vu jusqu’alors.

Quelques mois plus tard, le jeune Paul-Émile quitte Paris pour Londres dans l’espoir de rejoindre la Résistance. Rapidement recruté par le SOE, il est intégré à un groupe de Français qui deviendront ses compagnons de cœur et d’armes. Entraînés et formés de façon intense aux quatre coins de l’Angleterre, ceux qui passeront la sélection se verront bientôt renvoyés en France occupée pour contribuer à la formation des réseaux de résistance. Mais sur le continent, le contre-espionnage allemand est en état d’alerte…

L’existence même du SOE a été longtemps tenue secrète. Soixante-cinq ans après les faits, Les Derniers Jours de nos pères est un des premiers romans à en évoquer la création et à revenir sur les véritables relations entre la Résistance et l’Angleterre de Churchill.

Né à Genève en 1985, Joël Dicker est juriste de formation. Le manuscrit de ce roman a été récompensé par le Prix des Écrivains genevois.

Mon Avis :
Dans ce livre nous allons suivre Paul Émile, dit Pal, comme dans le poème qui débute le livre, il veut rester ou plutôt devenir un Homme avec un grand H. Pal refuse la défaite de la France et veut résister. Recruté à Paris par un agent anglais à la recherche de jeunes français courageux, il quitte Paris et son cher Père et rejoint Londres où tout ce passe. A Londres, il transite par le centre d’interrogatoire de Wandsworth dans la proche banlieue. On lui propose d’intégrer un tout nouveau service secret la Section F du SOE :  “F” comme France bien sùr .
Le SOE à été créé par Churchill en juillet 40 avec pour mission de soutenir les mouvements de résistance en Europe occupée “et maintenant,mettez le feu a l’Europe” avait-il dit à la création du service.
Le rôle du SOE, section F, a été très minimisé à la libération par de Gaulle qui ne voulait pas que l’on sache que la résistance avait été aidée par un service étranger à son BCRA (Bureau Central de renseignements et d’action). Il y a eu même un pacte pour que les agents français du SOE ne soient pas jugés à la libération pour avoir travaillé avec une puissance étrangère et ainsi ne pas être jugés comme traitre à leur patrie !!

La première partie du livre nous décrit la transformation de Pal, de simple étudiant ne sachant pas se battre, en commando aguerri avec “licence to kill” (droit de tuer).
De camp d’entraînement en camp d’entrainement, il parvient à la fin de la sélection non sans souffrances, blessures mais aussi de belles amitiés avec quelque autres personnes comme lui : Gros , Key , Claude, Laura, Faron… Le début est un petit peu « longuet » mais nous permet de bien cerner la mentalité des diverses personnes présentes dans le centre d’entraînement et ainsi de vouloir connaitre la suite de leurs aventures . Celle du père de Pal, aussi, qui jalonne les chapitres de sa présence et occupe les pensée du Fils jusqu’à l’obsession !!

Commence pour eux la guerre, la VRAIE !
Les parachutages, les coups d’actions, les rencontres avec la résistance, les voyages à travers la France occupée, les mitraillages de convois, les assassinats d’officiers allemands.
Ce qui est intéressant dans ce livre, c’est la manière dont son auteur a mis en avant les émotions des personnages, les rapports humains, on ne rentre pas vraiment dans les action terroristes , on reste  juste près d’eux. Je lis principalement, depuis des années, des livres techniques sur cette période où tout est détaillé en chiffres et faits bruts. Dans ce roman, on zoome sur des personnages qui auraient pu exister, on devine leurs peurs jusqu’à vomir, leurs remords, cette envie tenace de revoir leur famille  ce qui leur est interdit bien sur !
Mais peut-on interdire l’amour filial même en temps de guerre  …
On traverse comme cela la guerre jusqu’à débarquement et la libération.
Je vous laisse découvrir ce roman qui vous séduira par l’émotion qui s’en dégage, un très bon roman sur la guerre secrète vu du coté Anglais.

On a une pensée pour les vrais du SOE : les Roland, Marcel, Eugène, Muriel, Yolande, Madeleine, et les centaines d’autres qui ont lutté corps et âme pour la libération du joug nazi.

Notation :

Récapitulatif et coups de cœur 2015

Beaucoup de belles lectures en 2015. Merci à toutes les maisons d’édition qui me font confiance et m’ont permis autant de découvertes.

Mon best of de l’année 2015 :

Le prétendant de Hanne-Vibeke Holst : mon coup de cœur absolu !

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Corps désirable de Hubert Haddad

La ville orpheline de Victoria Hislop

Amours de Léonor de Récondo

Nora ou le paradis perdu de Cecila Samartin ex æquo avec l’Aviatrice de Paula McLain

Les six fourmis blanches de Sandrine Colette.

 

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