Sarah Lark : L’île aux mille sources

L’ile aux mille sources

Résumé 

Londres, 1732. Nora, la fille d’un riche négociant, a perdu Simon, son premier amour, avec qui elle rêvait d’horizons lointains. Pour satisfaire ses envies d’exotisme, la jeune femme accepte d’épouser un veuf bien plus âgé qui possède une plantation en Jamaïque. Nora embarque alors pour les Caraïbes, a la découverte d’une île enchanteresse. Mais, bien vite, elle déchante : les conditions de vie des esclaves dans les champs de canne la révoltent. Décidée a faire évoluer les mentalités, Nora pourra compter sur le soutien de Douglas, le fils d’Elias. Mais la révolte gronde, qui pourrait bouleverser à jamais la vie de Nora.

L’auteur 

Née en 1958 dans la Ruhr, Sarah Lark est tour à tour guide touristique et journaliste avant de se tourner vers l’écriture de romans. Elle vit près d’Almeria, en Andalousie, où elle a créé un refuge pour chevaux. Sa trilogie du « Nuage blanc », traduite dans 22 pays, a séduit plus de 3 millions de lecteurs dans le monde. Ses sept premiers romans ont tous paru à l’Archipel.

Mon avis

Un roman parfait pour les vacances : dépaysement et plaisir de lecture garantis, j’ai testé.

Je suis rentrée immédiatement dans l’histoire : à Londres, Nora, jeune héritière, tombe amoureuse d’un des secrétaires de son père. Tous deux rêvent d’îles lointaines, le père de Nora fait du commerce avec ces ces pays.

La première partie du roman se déroule à Londres entre les quartiers pauvres où réside Simon et les beaux quartiers. 

La suite du livre nous entraîne en Jamaïque dont le premier nom signifie « île aux mille sources ». 

Sarah Lark nous immerge complètement dans cette belle île : la nature et ses trésors floraux sont présents tout au long du récit. 

L’histoire de Nora se confond avec certains événements marquants de ce pays comme la révolte des esclaves.

À la fois roman d’aventure et romance, une lecture très agréable : les personnages sont attachants, les rebondissements multiples et le rythme trépidant.

Un très bon cocktail pour passer un bon moment.

Paru aux éditions L’Archipel.


Nicolas Barreau : Trente-trois fois mon amour

Trente-trois fois mon amour
Trente-trois fois mon amour

Résumé

Jeune auteur de comédie romantique, Julien Azoulay perd tragiquement son épouse, âgée de trente-trois ans. Malgré sa douleur, il honore sa dernière volonté : lui écrire trente-trois lettres pour lui raconter cette vie qui se poursuit sans elle. Ce sera leur ultime secret. Mais, alors qu’il les avait cachées dans un compartiment de la pierre tombale, les lettres disparaissent…

L’auteur

Sous le pseudonyme de Nicolas Barreau se cache un auteur franco-allemand qui travaille dans le monde de l’édition.

Mon avis

Décidément j’aime beaucoup les histoires de Nicolas Barreau.

Pas de mièvrerie ici, vous lirez une grande histoire d’amour avec son lot d’émotions. Même si au départ la tristesse submerge notre héros, la vie lui réservera des surprises.

Arthur son petit garçon est là, son ami Alexandre aussi ainsi que sa voisine : autant de personnages qui vont tout faire pour le sortir de sa tristesse. Celle qui va l’aider le plus, aussi étrange que cela paraisse, c’est la disparue Hélène qui lui a demandé de lui envoyer 33 lettres.

Julien a accepté et a promis à son épouse de lui envoyer ses lettres. Plusieurs mois après son départ, il se décide à écrire la première et s’épanche dans sa lettre en racontant son quotidien, décrivant ses difficultés depuis sa disparition.

Petit à petit, écrire lui permet d’atténuer sa tristesse et de regarder de nouveau autour de lui.

Ce roman très émouvant nous entraîne dans une grande aventure humaine : comment continuer à vivre après la perte d’un proche et sourire toujours à la vie.

J’aime aussi le contexte des romans de Nicolas Barreau qui parsème toujours ses récits de références littéraires, ici le héros est écrivain.

Mon conseil : ne pas bouder son plaisir et se précipiter sur ce nouveau roman de Nicolas Barreau publié aux Éditions Héloïse d’Ormesson.

Notation :

Rana Ahmad : Ici, les femmes ne rêvent pas

Résumé :

Ici, les femmes ne rêvent pas
Ici, les femmes ne rêvent pas

Rana, dix ans, fonce sur son vélo flambant neuf. Heureuse, insouciante, choyée par son père, un vent de liberté lui caresse le visage.

Quinze jours plus tard, c’est terminé. Son vélo est donné à l’un de ses oncles. Encore quelques mois et elle devra, pour être une bonne musulmane aimée d’Allah, porter l’abaya noire sur son corps, le niqab sur son visage et le tarha sur sa tête et ses épaules. Ensuite, ses parents lui trouveront un mari et elle sera condamnée à ne plus rien faire que la cuisine, le ménage et ses cinq prières par jour. C’est la loi.

L’auteur

Rana Ahmad est née en 1985 à Riyad. Après l’échec de son mariage, elle découvre sur Internet les écrits de Darwin et de Nietzsche, et devient vite athée. Menacée de mort dans son pays, l’Arabie saoudite, elle décide de partir. Pour tout bagage, un ordinateur portable et un billet d’avion pour Istanbul. Elle vit aujourd’hui en Allemagne, où elle étudie la physique à l’université de Cologne – sous pseudonyme, afin de ne pas être retrouvée par sa famille. Ici, les femmes ne rêvent pas est son premier livre.

Mon avis

Un cri déchirant, ce témoignage coup de poing ne vous laissera pas insensible.

Quand on est une femme en Arabie Saoudite, tout est compliqué et surtout encadré par des règles très strictes élaborées par des hommes.

La légèreté de l’enfance disparaît dès l’âge de dix ans lorsque la fillette devient trop âgée pour faire du vélo ou sortir sans voile. Tout change, comme si une chape de plomb se déposait et enfermait la jeune fille.

Rana nous raconte sa vie quotidienne et ce passage de l’enfance à l’âge adulte puis le mariage.

Son père tente de l’aider et de la soutenir, difficile de le faire sans contourner les lois établies. L’amour qui unit père et fille reste fort, bien que contrarié par les fortes contraintes imposées aux femmes.

Saisissant et émouvant, un texte à découvrir aux Éditions Globe.

Notation :

Karin Kalisa : La mélodie familière de la boutique de Sung

La mélodie familière de la boutique de Sung
La mélodie familière de la boutique de Sung

Résumé : Lorsque la grand-mère de Minh donne un spectacle de marionnette vietnamienne à la fête de l’école, personne ne soupçonne que le quartier de Prenzlauer Berg va en être bouleversé. Et pourtant, dans ces rues de l’ancien Berlin-Est, la part d’Asie ressurgit, insufflant un nouveau sens de la communauté. C’est l’effet papillon assuré. Bientôt, les habitants sont coiffés de chapeaux de paille pointus, des légumes méconnus apparaissent dans les assiettes, des ponts de bambou relient les maisons de toit en toit.

 

L’auteur :

Née en 1965, Karin Kalisa a vécu à Hambourg, Tokyo et Vienne avant de s’installer à Berlin. Elle est linguiste, philosophe et spécialiste de la culture classique. La Mélodie familière de la boutique de Sung est son premier roman.

 

Mon avis :

Une histoire douce et tendre : un grand vent d’optimisme souffle dans cette fresque et comme c’est agréable !

Dans un quartier de Berlin, un petit garçon, Minh le fils de Sung, doit apporter à son école un objet qui représente ses origines : le Vietnam. Tous deux sont nés ici en Allemagne bien qu’ils soient très bruns avec des yeux en amande. La grand-mère de Minh lui propose de l’accompagner à l’école avec une marionnette en bois qui vient raconter une histoire de son pays aux enfants. Un récit qui émeut petits et grands.

Hien, La grand-mère accompagnait son grand-père marionnettiste lorsqu’elle était petite, quand la guerre lui permettait. La marionnette et Hien arriveront ensuite à Berlin dans les années 80.

Ce que je peux vous dire c’est que les habitants de ce quartier vont se transformer, rêver d’Asie, porter des chapeaux de paille et manger des fruits exotiques.

La couverture illustre bien le thème principal de ce beau roman : le choc des cultures, le partage et le lien entre les peuples.

En le refermant on a envie de :

  • Parler à ses voisins
  • Partir au Vietnam
  • Découvrir ce quartier de Berlin
  • Partager ses recettes préférées, manger au soleil …

Bref vivre comme on a envie et se faire plaisir.

Une lecture douceur que j’ai dégustée avec délectation et en prenant mon temps pour que cela dure plus longtemps.

Une bulle de poésie et de légèreté qui comblera tous les lecteurs qui ont gardé leur âme d’enfant.

Évadez vous grâce à Karin Kalisa.

 

Merci aux éditions Héloïse d’Ormesson.

Notation :

Mario Giordano : Mamie cherche les embrouilles

Mamie cherche les embrouilles
Mamie cherche les embrouilles

Résumé :

A tout juste 60 ans, mamie Poldi est fatiguée : tout ce qu’elle veut, c’est aller quelque part au soleil pour terminer sa vie. Donc, direction la Sicile, la terre natale de Peppe, son défunt mari. Là, le soleil brille, la nourriture et les vins sont délicieux et sa belle-famille respire la joie de vivre. Difficile de se résigner à mourir… Quand Valentino son jeune jardinier est assassiné, Mamie Poldi décide de démasquer le meurtrier. Elle se lance dans une folle enquête où elle croise des membres de la Mafia, l’excentrique descendante d’une famille d’aristocrates français et une foule de personnages plus ou moins recommandables.

L’auteur : Né en Allemagne, Mario Giordano a étudié la philosophie et la psychologie. Auteur de romans, il est aussi scénariste pour le cinéma et la télévision. Il a reçu plusieurs prix prestigieux.

 

Mon avis :

Un polar loufoque et déjanté dans un décor ensoleillé.

Voici un roman policier atypique : j’ai eu l’impression d’être dans le jeu du Cluedo avec des personnages souvent farfelus comme l’héroïne Poldi. La construction du livre déroute parfois, beaucoup de personnages secondaires et un commissaire désemparé devant l’exubérante bavaroise.

Poldi a quitté sa Bavière pour couler des jours heureux près de sa famille en Sicile.

Elle ne résiste pas à la tentation de mener son enquête après à la disparition de Valentino.

Parfois drôle, léger, une histoire policière un peu trop décousue. Un autre bémol : la couverture trop kitch et le style un brin familier.

A réserver aux amateurs de romans policiers qui ont envie de se détendre.

Merci à City Éditions et LP Conseil.

 

Notation :