Katarina Bivald : Bienvenue au Motel des Pins perdus

Résumé

Il y a une minute, Henny Broek traversait la rue, maintenant elle est plantée sur le trottoir et regarde son cadavre. Elle est donc décédée dans un accident de la route et devrait rejoindre le royaume des morts. Mais elle a passé toute sa vie dans la même petite ville, elle a toujours travaillé dans le même motel décati et elle ne compte pas leur dire adieu de sitôt. Alors qu’elle regarde ses amis et ses proches réunis pour son enterrement, Henny est confrontée à un nouveau défi : les aider à retrouver leur joie de vivre, malgré leur apparente détermination à rester isolés et malheureux. Henny décide de raviver les vieilles amitiés et de réunir les anciens amants.

L’auteur

Katarina Bivald a grandi en travaillant à mi-temps dans une librairie. Aujourd’hui elle vit en Suède près de Stockholm.

Mon avis

Une auteure que je suis depuis son premier roman : « La bibliothèque des cœurs cabossés » paru il y a quatre ans. Très emballée par ce premier roman, le suivant «Le jour où Anita envoya tout balader » m’avait aussi fait une très bonne impression.

Pour ce troisième récit, j’ai été globalement déçue : je n’ai pas retrouvé le plaisir de lecture des premiers romans. Ancré dans notre époque, au travers des combats contre l’homophobie ou les transgenres, ce roman interpelle le lecteur et sur ce plan je m’y suis retrouvée. L’entraide et l’amitié des quatre héros fait chaud au cœur également.

Pourtant Henny, l’héroïne décédée, trop terne ne m’a pas convaincue. Je n’ai pas accroché au personnage et cela m’a gênée. La lecture n’a pas été fluide, quelques longueurs dans ce récit de plus de cinq cent pages.

Un avis mitigé donc sur ce livre, à vous de le découvrir maintenant.

Paru aux éditions Denoël et traduit du suédois par Lucas Messmer.

Notation :

Vanessa Savage : La Maison

Résumé

La maison où Patrick a passé toute sa jeunesse n’est pas une demeure comme les autres. Quinze ans plus tôt, elle a été le théâtre d’un drame inconcevable : toute une famille y a été retrouvée massacrée. Patrick garde pourtant des souvenirs irremplaçables dans ces lieux, comme seule l’enfance sait en créer. Il décide de la racheter. Sa femme, Sarah, et leurs deux enfants s’y installent à contrecœur. Le délabrement , l’atmosphère sinistre qui colle à la maison oppressent Sarah. Ses psychoses reprennent, de plus en plus sombres. Des voisins épient chacun de ses mouvements. La tension monte.

L’auteur

Vanessa Savage, graphiste et illustratrice, vit dans le sud du Pays de Galles avec son mari et ses deux filles. La Maison est son premier roman.

Mon avis

Un bon thriller psychologique que je n’arrivais pas à lâcher.

Je l’ai dévoré : accrochée à cette histoire de maison cauchemardesque qui cache de sombres secrets.

La tension est forte, on frissonne tout en en redemandant.

La succession de chapitres entrecoupés d’une voix « off » qui épie Sarah et ses proches, donne un rythme rapide et oppressant.

Très douée pour maintenir une pression et nous angoisser, l’auteure nous emporte dans une histoire complexe addictive.

Comment Sarah et ses proches pourront-ils échapper aux multiples dangers liés à cette maudite maison ?

Découvrez ce nouveau titre aux Éditions de la Martinière.

Notation :

Caroline Coldefy : Et enfin la vie prend tout son sens

Présentation

Dès l’adolescence, Caroline Coldefy ressent un immense vide intérieur qui l’amène à se tourner vers les addictions. Commence alors une lente descente aux enfers qui durera de nombreuses années, jusqu’à ce que sa vie bascule. Une première fois lorsqu’elle parvient, toute seule, à adopter sa fille au Kazakhstan, puis le jour où, lors d’une retraite dans un monastère, elle ressent une connexion profonde avec une puissance qui la dépasse. C’est le début d’une quête intérieure et spirituelle qui la mènera sur le chemin d’elle-même.

L’auteur

Caroline Coldefy est journaliste pour la télévision, spécialisée dans les documentaires et les magazines de société pour France Télévision. Elle a travaillé dix ans pour l’émission « Ça se discute » diffusée sur France 2.

Mon avis

Un témoignage saisissant riche en enseignements.

Ce n’est pas un livre de développement personnel, c’est une réflexion sur l’eveil à la spiritualité mélangeant histoire personnelle et interviews de personnes qui ont eu des démarches similaires. Ces témoins sont des personnes connues pour certains comme Alexandre Jollien ou Bernard Campan. Leurs récits sincères et authentiques renforcent le message de l’auteure.

Cette confession du cheminement vers la découverte de la spiritualité se lit facilement, avec plaisir et suscite la réflexion. Qu’est-ce que la spiritualité ? Une quête de soi avec un changement de son rapport aux autres. Caroline raconte qu’elle a gagné en sagesse, confiance et se sent plus libre. Elle a décidé de dire « oui » à la vie et de cultiver la conscience de l’instant présent.

Son parcours interpelle et questionne, son recul et lâcher prise sont ancrés. Même si le chemin est sinueux comme elle l’indique et ajoute en fin de livre : « la spiritualité m’oblige à la conscience ». Elle dit aussi avoir trouvé « une énergie du tout est possible ».

Une lecture émouvante et enrichissante.

À retrouver aux Éditions Leduc.

Notation :

Didier Le Pêcheur : Un bref désir d’éternité

Un bref désir d’éternité
Un bref désir d’éternité

Résumé

Paris, 1892. Alors que la capitale est en proie à une vague d’attentats et que la police recherche activement l’anarchiste Ravachol, un garçon de café, Jules Lhérot, le reconnaît parmi ses clients et rend possible son arrestation. Érigé en héros par une presse qui est en train de découvrir que la peur fait vendre, Jules devient aussitôt, pour les anarchistes épris de vengeance, l’ennemi à abattre.

De son côté, la jeune Zélie, fille d’ouvrier prompte à frayer avec les marlous et bien décidée à vendre son corps pour se faire une place dans le monde, s’enfuit de la maison de correction où elle a été enfermée. C’est alors qu’elle rencontre Jules, qui tombe éperdument amoureux d’elle…

L’auteur

Didier Le Pêcheur est réalisateur, scénariste pour le cinéma et la télévision.

Il a réalisé plusieurs longs métrages, parmi lesquels Je n’aimerais pas crever un dimanche, Des nouvelles du bon Dieu, Home sweet home et La Liste de mes envies. Il est l’auteur chez Lattès de deux romans remarqués, Le bord du monde (1988) et Les hommes immobiles (2006).

Mon avis

Un bon roman historique et une grande histoire d’amour dans le Paris de la fin du dix-neuvième siècle.

Très documenté et réaliste, nous plongeons dans cette époque où Paris était le théâtre d’attentats commis par les anarchistes.

Nous découvrons aussi les bandes qui ont la main mise sur ce qui rapporte : larcins et prostitution. La petite Zélie y plonge pour ne plus dépendre de sa famille : gagner de l’argent sans être obligée d’aller à l’usine comme son père. Elle n’a pas froid aux yeux et décide qu’elle aura une belle vie.

Ce que j’ai aimé : une histoire bien menée, des personnages charismatiques et du réalisme.

Mon bémol : pas assez littéraire à mon goût, une écriture sans fioritures et plate.

À vous de décider maintenant.

Merci à Babelio et aux Éditions Lattès.

Notation :

Ilse Sand : Hypersensibles

Hypersensibles
Hypersensibles

Présentation

Comment vivre l’amour et de vraies relations avec les autres quand on est hypersensible ? Pourquoi ne vivons-nous pas tous des relations pleines d’amour ? Comment expliquer que beaucoup d’entre nous vivent seuls ou dans une relation peu épanouissante ? La principale raison est que nous instaurons des stratégies d’autodéfense qui nous desservent en nous amenant à nous faire un croche-pied en matière d’amour.

L’auteure

Ilse Sand, diplômée en théologie, psychothérapeute et conférencière, est spécialisée dans l’accompagnement des personnes sensibles. Elle est l’auteure d’Hypersensibles, apprendre à s’aimer soi-même pour être heureux, Hypersensibles, comment gérer au mieux les situations du quotidien et Hypersensibles, le labyrinthe des émotions, parus chez le même éditeur. Ses ouvrages sont traduits dans plus de huit langues.

Mon avis

Ce livre rédigé clairement, dans un langage simple, s’adresse à tous et n’est pas réservé aux professionnels. L’auteure le précise dans la préface et je confirme que chacun peut le lire et le comprendre.

Un livre à proposer aux hypersensibles qui se réfugient souvent derrière des stratégies d’autodéfense pour maintenir une distance entre eux et les autres ou la réalité extérieure.

S’éloigner de notre vie intérieure ou oublier de respirer à fond est néfaste.

L’auteur décrypte les stratégies d’autodéfense c’est-à-dire lorsque nous décidons de mettre à distance notre Moi intime. Avec des exemples concrets, elle illustre ces différentes stratégies qui parfois peuvent être adaptées. Les hypersensibles étant très exigeants envers eux-mêmes doivent se protéger et regarder ailleurs face à des personnes trop envahissantes.

Autre réflexion : comment porter un vrai regard sur sa vie si l’on ne ressent pas son propre moi intime ?

J’ai aimé aussi cette partie : « faire preuve d’attention est un bon début »: sortir des stratégies d’autodéfense passe par le canal de l’attention, sans préjugés et avec bienveillance.

De nombreuses pistes à travailler : un livre qui pose de belles questions.

À nous d’y réfléchir…

Publié chez Josette Lyon – Editions Trédaniel

Notation :