Des pages et des îles

Jack Kerouac : Pic

Pic
Pic

Résumé : Pictorial Review Jackson est un petit garçon noir de Caroline du Nord. Recueilli par des parents malveillants après la mort de son grand-père qui l’a élevé, il découvre l’Amérique – New York, puis la Californie – à la suite de son frère aîné venu le secourir. Un parcours initiatique à travers une Amérique étrange, marginale, hors des sentiers battus, où l’on croise, au hasard des bus et des trajets en stop, des prêcheurs hallucinés ou des fantômes errant au bord d’un fleuve. Mais cette Amérique parfois inquiétante, toujours fascinante, que Pic explore comme dans une sorte de rêve prend aussi des contours très réalistes.

L’auteur :

Né en 1922 à Lowell, Massachusetts, Jack Kerouac manifeste très tôt le désir de vivre en marge de la société. Après un bref passage à l’Université Columbia, en 1939, il sera tour à tour matelot, cueilleur de coton, déménageur… The Town and the City paraît en 1950 avec l’appui d’Allen Ginsberg et William Burroughs, ses amis de la « Beat Generation ». Dès lors, malgré sa dépendance à l’alcool et aux drogues, Kerouac écrit à une cadence frénétique, et arpente les États-Unis en quête de nouvelles formes d’expression. En 1955, décidé à entamer une « vie nouvelle » il s’initie à la méditation et aux haïkus. Deux ans plus tard, il publie Sur la route, un succès public immédiat, mais qui l’éloigne de ses amis et le conduit à renouer avec ses vieux démons. Le chantre de « la prose spontanée » meurt en 1969 en Floride, à l’âge de 47 ans.

 

Mon avis :

Une perle de la collection Petite Vermillon des Éditions de la Table Ronde : le dernier roman de Jack Kerouac est proposé ici avec une nouvelle traduction de Christophe Mercier.

Un roman chantant qui peut se lire à voix haute pour profiter du phrasé utilisé : Pic se raconte en utilisant son langage. Ce style donne un caractère authentique au récit et renforce l’empathie envers le jeune orphelin. On s’habitue très vite à la langue du garçon et les pages défilent.

Dans ce court récit, on suit Pic jeune noir orphelin, qui parcourt l’Amérique avec son grand frère. Depuis la Caroline du Nord, son lieu de naissance, jusqu’à New York puis la Californie, Pic nous livre ses impressions sur les paysages traversés, ses échanges avec la population et le jazz très présent dans ces années 50.

Un roman lumineux et chantant qui émeut tout en étant gai et vivant.

Découvrez ce dernier roman de Kerouac, paru en 1971, pour son style et son portrait de l’Amérique des années 50.

 

Merci aux Éditions de la Table Ronde pour cette belle lecture.

 

Notation :

Rentrée littéraire automne 2017 : Mes premiers titres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans ma pile, voici mes trésors 😍 treize titres prometteurs … et le rappel de mes coups de cœur à glisser dans la valise pour les vacances.

 

Éditions de la Table Ronde :

 

Éditions Le Serpent à plumes :

 

Éditions de la Martinière :

 

Éditions l’Iconoclaste :

 

Éditions Finitude :

 

Éditions Philippe Rey :

 

Éditions Héloïse d’Ormesson :

 

Éditions Gallimard :

 

Éditions Rivages :

  • Sucre noir de Miguel Bonnefoy parution le 16/8/17.

 

Éditions Stock :

  • Mon autopsie de Jean-Louis Fournier parution le 30/8/2017.

 

Rendez-vous fin août pour mes avis sur ces romans.

 

En attendant, pour les lectures d’été, n’oubliez pas mes coups de cœur pour la valise de l’été :

  • les couleurs de la vie de Lorraine Fouchet
  • Mrs Hemingway de Naomi Wood
  • La vie étoilée d’Ethan Forsythe
  • Miniaturiste de Jessie Burton
  • Femme de tête de Hanne-Vebeke Holst

 

 

Jack Black : Personne ne gagne

Personne ne gagne
Personne ne gagne

Résumé:

 

Le hors-la-loi devenu romancier après son évasion publie, en 1926, ce texte entre autobiographie et roman. Tout au long d’un périple sur les routes des Etats-Unis, de San Francisco au Canada, ce récit est un hymne à la liberté et livre un portrait contrasté de l’écrivain : opiomane, décadent et voyou, il n’en est pas moins un grand conteur qui inspira J. Kerouac et W.S. Burroughs.

 

 

 

Mon avis :

 

Cette biographie romancée, la vie de Thomas Callaghan alias Jack Black, commence
par l’apprentissage de la vie à côté de son père. Obligé de travailler très tôt, le jeune
homme a une première expérience très mauvaise de la prison et du traitement de la police suite à un malentendu.
Parti tout jeune sur les routes et rencontrant des voleurs (hobos), commence alors sa vie de truand et de voleur, cherchant le mauvais coup qui peut lui rapporter 3/4000 $ ou 6 mois de prison.

L’Intérêt de ce livre, outre la vie rocambolesque et somme toute dangereuse de Jack est de suivre le personnage dans son évolution au sein des malfrats, sa réflexion sur son parcours, la vie en prison et progressivement le changement de mentalité jusqu’à devenir un honnête citoyen et se mettre à travailler comme archiviste dans un journal de l’époque.

Bien écrit, ce livre montre son courage face à la torture des prisons californiennes de l’époque, sa dépendance à l’opium et sa détermination à rester « réglo » auprès des autres truands.
La vie lui offrira aussi de belles rencontres avec des personnes qui vont lui donner une seconde chance.

 

Un livre où vous apprendrez a faire « l’ouvre boite » avec un train, à apprendre le « chinook », et bien avant Horace Fletcher, à inventer, au trou et au régime pain sec,  le régime de la longue mastication !

N’hésitez pas, plongez dans cette lecture.

 

 

Notation :

Jean-Michel Gurret : Je vis mieux avec l’EFT

Présentation :

Je vis mieux avec l'EFT
Je vis mieux avec l’EFT

7 jours pour découvrir l’EFT : Emotional Freedom Techniques

Suivez votre programme de coaching personnalisé pour vous libérer de vos émotions négatives et retrouver un équilibre en toute simplicité !

 

Les auteurs :

Alix Lefief-Delcourt est rédactrice pour différents médias et l’auteur de nombreux best-sellers. Ses spécialités : l’alimentation, les remèdes naturels, la bio, la cuisine…

Fondateur et Président de l’Institut Français de Psychologie Énergétique Clinique, la première école française de formation à l’EFT, Jean-Michel Gurret est inscrit au registre des psychothérapeutes, auteur de plusieurs livres, conférencier et formateur certifié en Emotional Freedom Techniques (EFT).

 

Mon avis :

Une collection « mon cahier malin » aux Éditions Leduc que j’apprécie particulièrement pour l’approche pédagogique concrète et pratique. J’ai déjà testé (et approuvé) « J’ose la pensée positive » dans cette même collection et j’ai pris le même plaisir avec celui-ci sur l’EFT.

Tout d’abord, qu’est-ce que l’EFT ? Cela représente des techniques de libération émotionnelle, c’est une technique « psycho corporelle » qui vise à libérer des blocages émotionnels dans nos têtes en utilisant des techniques de stimulation de certains endroits du corps. On va agir sur le système nerveux autonome qui maintient l’équilibre à l’intérieur de notre corps.

La promesse de ce guide : en 7 jours, découvrir les principes de base de ces thérapies énergétiques.

Dès le premier jour, on découvre le « point d’urgence » appelé « SC (sous la clavicule), reconnu aussi en acupuncture. En agissant sur cet endroit, on peut ainsi gérer une émotion forte, réduire le stress ou en prévention se détendre en cas de prise de parole en public. Notre système énergétique envoie un message à notre système nerveux autonome, ce message de calme déprogramme les réponses de stress du cerveau pour les remplacer par d’autres plus appropriées. Ce phénomène a été décrit par Pierre et Jacques Curie à la fin du dix-neuvième siècle.

On apprend ensuite à faire face à nos émotions, à enlever les blocages inconscients et à mettre en œuvre une routine énergétique.

En synthèse, 7 jours avec de nouvelles pratiques, plutôt simples à reproduire.

J’ai particulièrement apprécié la présentation claire des principes et surtout les schémas, très précis dans les annexes.

Un guide pratique, simple et bien illustré.

Moi je suis fan et je recommande vivement !

N’hésitez pas, testez cette belle collection de « mon cahier malin » des Éditions Leduc.

 

Retrouvez le blog des « cahier malin »

Parution aux Éditions Leduc.S

 

 

Notation :

Laïa Jufresa : Umami

Résumé : Umami explore les vies des habitants d’un lotissement de la ville de Mexico, renvoyés chacun à ses propres blessures par la disparition d’une petite fille. C’est Ana, sa grande sœur, qui mène la danse : Ana voudrait vivre mais le poids de la peine des adultes, l’ennui d’un été qui n’en finit pas et son propre chagrin l’en empêchent. Aidée d’Alfonso, un voisin anthropologue que la mort de sa femme a laissé hagard, elle se lance corps et âme dans un projet audacieux : planter dans l’arrière-cour de sa maison une milpa, le champ traditionnel des communautés indiennes du Mexique. À mesure qu’elle remue la terre, ratisse et plante, les habitants de ce drôle de voisinage démêlent le passé, si douloureux soit-il, pour un jour enfin renaître.


L'auteur : Laïa Jufresa est née en 1983 au Mexique. Elle passe son adolescence et ses premières années d’études à Paris puis en Argentine et aux États-Unis. Diplômée de la Sorbonne, elle termine aujourd’hui des études de graphisme et se consacre à l’écriture. En 2015 elle a été choisie par le ministère de la Culture mexicain et le British Council pour figurer dans la liste des vingt jeunes auteurs contemporains les plus importants au Mexique. Après un recueil de nouvelles, Umami est son premier roman.


Mon avis :

Poétique et tendre, une douce et agréable lecture.

Tout d'abord : pourquoi ce titre ?

Umami désigne l'une des cinq saveurs de base : sucré, acide, amer, salé et umami représente le « savoureux ».

L'umami est très présent dans le livre : l'une des maisons de nos héros porte ce nom et Alfonso, propriétaire de la maison, étudie l'alimentation pré colombienne et s'est spécialisé dans l'umami.

Voici ce qu'il en dit « l'umami se réveille en bouche, il naît au centre de la langue, la sécrétion salivaire se déclenche… ». Il faut dire qu'Alfonso a écrit un livre « culinario-anthropologique » qui s'appelle « Umami ».

Tous les personnages, Alfonso, Ana, Pina ou Marina vivent avec leurs blessures et s'entraident. Paumés mais pleins de vie, l'espoir est là, toujours présent.

À lire pour le dépaysement, la langue et l'histoire.

Je recommande moins à ceux qui aime une structure linéaire car la construction atypique du roman peut surprendre. Pas de chronologie dans les évènements, l'auteur remonte le temps et indique l'année en début pour que l'on s'y retrouve. J'ai été déstabilisée, au début, par ce procédé et le mélange des narrateurs. Puis on se coule dans cette douce histoire.

En fin de livre, on découvre un lexique qui nous décrypte les principaux termes mexicains comme « chilango », « huipiles », « Milpa ».

Partez au Mexique avec ce roman qui parle de saveurs, de douceurs et d'amour.


Merci aux Éditions Folio.

Le site de l'auteur