Critique de : Autoportrait en chevreuil de Victor Pouchet

Autoportrait en chevreuil

Résumé

Avril s’inquiète pour Elias. Elle l’aime, mais il est si secret, si étrange parfois. Craintif, aussi. Elle voudrait comprendre ce qui le tourmente, ce qui l’empêche de vivre pleinement. Mais comment Elias pourrait-il lui confier ce qu’a été son enfance ? Pas facile, dans un petit village, d’être le fils du « fou ». 

L’auteur :

Victor Pouchet est né à Paris en 1985. Enfance en région parisienne, vacances sur la côte bretonne et dans les montagnes corses. Études à l’École Normale Supérieure de Lyon. Commence une thèse sur les descendants de Stendhal dans la critique au XXe siècle, l’abandonne sur le bord du chemin trois ans plus tard. Il enseigne aujourd’hui la littérature en classes préparatoires.

Ma chronique :

J’ai aimé ce roman d’apprentissage qui combine imaginaire et une grande sensibilité.

Pour ce deuxième livre de Victor Pouchet, j’ai retrouvé un écrit qui entraîne le lecteur sur des chemins parallèles, avec un héros qui n’a pas une vie classique et se construit comme il peut. Son père magnétiseur lui impose parfois des rites qui le font souffrir et ses camarades se moquent de lui. Il retrouve progressivement une autre vie lorsque son père rencontrera une nouvelle femme.

Construit en trois parties correspondant aux trois voix : celle d’Elias, sa fiancée et son père. Cette narration originale fait la lumière progressivement sur la vie hors norme d’Elias, son père clôture ce portrait.

Le lecteur s’interroge et s’attache à cet antihéros et à sa destinée. L’écriture est fluide avec des passages qui prêtent à sourire parfois comme le paragraphe sur la paradoxologie, en voici un extrait « on pourrait dire que c’est la science de l’absence permanente de clarté ». 

À découvrir aux éditions Finitude.

Notation :