Critique de : Le Sans Maître de Virginie Caillé-Bastide

Le Sans Maître

Résumé 

En 1720, au nord de la Bretagne, Côme de Plancoët mène une vie paisible dans sa seigneurie. Célibataire et sans héritier, il partage son temps entre l’équitation et l’érudition. Si sa personnalité intrigue, sa bienveillance a tôt fait de réduire au silence toutes les mauvaises langues. Ou presque… Car, dans l’ombre, un ennemi puissant lui voue une haine tenace et resserre autour de lui un étau redoutable. L’existence de Côme va voler en éclats et le conduire sur la route d’un druide sans âge aux pouvoirs étonnants et d’une cavalière au caractère bien trempé.

L’auteure 

Virginie Caillé-Bastide est née en 1962 à Lorient. Le Sans Dieu, son premier roman, puise dans ses origines bretonnes et sa passion pour l’histoire.

Ma chronique 

Un très bon roman historique et un grand récit d’aventures : coup double pour cette histoire et coup de cœur.

J’ai beaucoup aimé ce deuxième roman de Virginie pour sa verve, l’écriture en résonance avec ce dix-huitième siècle et la Bretagne haute en couleurs. Je rends hommage au talent de conteuse de l’auteure, découverte avec son premier roman Le Sans Dieu. Quand on aime l’histoire et les récits d’aventures, on est gâté avec celui-ci avec des personnages charismatiques comme le seigneur Côme ou le druide ange gardien de nos deux tourtereaux.

Cette histoire trépidante m’a fait penser aux grands romans d’Alexandre Dumas : on suit avec fièvre les aventures de nos héros en étant complètement immergé dans ce dix-huitième siècle. 

Ce type de romans alliant histoire et aventures sont trop rares, ne vous en privez surtout pas. 

Paru aux éditions Héloïse d’Ormesson.

Notation :

Critique de : L’île des beaux lendemains de Caroline Vermalle

L’île des beaux lendemains

Résumé :

Après cinquante ans d’un mariage monotone, Jacqueline sent poindre une immense lassitude : il faut partir, et sans préavis. Deux jours, trois trains et un bateau plus tard, l’alerte septuagénaire débarque sur l’île d’Yeu. Là demeure sa cousine Nane, vue pour la dernière fois il y a fort longtemps, qui recueille les âmes – un peu – perdues…

L’auteure :

Après des études de cinéma, Caroline Vermalle a travaillé à Londres pour la BBC, fait le tour du monde, puis s’est installée en Vendée, juste en face de l’Île d’Yeu, qui lui a inspiré L’Île des beaux lendemains (Belfond, 2013 ; Pocket, 2014). Une collection de trésors minuscules est son troisième roman pour adultes. Elle a également publié un roman pour la jeunesse, Sixtine (Black Moon, 2013).

Ma chronique :

Léger et poétique, un roman qui se déguste tout en nous interrogeant sur le sens de la vie.

J’ai aimé les papillons qui nous guident vers les âmes des personnages. Quant aux humains, ils ne comprennent pas toujours le sens de leur existence et ses priorités.

Et si tout pouvait changer même après soixante-dix ans ?

Voici une belle leçon de vie qui donne envie de la croquer à pleines dents.

L’écriture fluide, les chapitres alternés entre nos différents héros donnent une lecture rythmée et prenante.

Pour l’histoire, je vous laisse la découvrir par vous-même en vous souhaitant d’y prendre autant de plaisir que moi.

Notation :

Critique de : Éphéméride de Valérie Rouzeau

Éphéméride

Présentation :

« À l’automne 2017, j’ai eu le désir de quelque chose de nouveau pour moi : réunir des textes variés -note, fragments, lettres et courriels, traductions, commentaires, poèmes encore (et toujours !). »

L’auteure :

Née le 22 août 1967 à Cosne-Sur-Loire, Valérie Rouzeau s’est fait connaître avec Pas Revoir (Le Dé Bleu, 1999, réédité en Petite Vermillon en 2010 suivi de Neige Rien). Auteur de quelque vingt-cinq recueils de poésie et de plusieurs chansons pour le groupe Indochine, elle a aussi traduit Sylvia Plath et William Carlos Williams.

Ma chronique :

Je découvre Valérie Rouzeau avec ce recueil au contenu varié (pensées, courriels, lettres et poèmes).

Un recueil à lire absolument pour partager la vie d’une poétesse et profiter de ses poèmes ou de ceux qu’elle a traduits.

Mes poésies préférées, j’avais envie de les lire à voix haute, de les recopier dans un petit carnet et de les afficher dans mon bureau pour en profiter au quotidien.

J’ai eu un coup de cœur pour les poèmes de Sylvia Plath dont les héroïnes sont des abeilles (un penchant qui lui vient de son père).

Mon conseil : lire et relire ces textes, les partager et profiter pleinement de leur beauté, des jeux de mots, de l’humour et de la sensibilité qui s’en dégage.

J’ai beaucoup souri et cela fait tellement de bien !

À lire sans modération.

Publié aux éditions de la Table Ronde.

Critique de : Chloé des loups d’Alexandra Ughetto

Chloé des loups

Présentation :

Chloé, tu es l’ultime descendante de l’ultraviolente lignée des loups, et tu es destinée à devenir une guerrière.

Mais tu refuses cet héritage d’angoisses et de colère.

Heureusement, pour t’aider, il y a Annabelle, ton amie, qui dissipe tes craintes d’un éclat de rire. C’est elle qui te pousse à explorer ton coeur et le monde autour de toi. Cela t’encourage à écrire dans ton carnet tes pensées lumineuses…

Dès lors, tout change pour toi. Tu apprends à maîtriser tes émotions et à conquérir ta puissance intérieure.

L’auteure :

Sociologue et philosophe de formation, Alexandra Ughetto est passionnée par le développement personnel. Elle transmet ses connaissances à travers son podcast « La p’tite chronique lumineuse .

Ma chronique :

Dès la préface, l’auteure invite à déployer ses ailes en grand, très grand. Une belle illustration de la morale de cette histoire.

Ce roman « young adult » combine une grande histoire type « fantasy » avec des pistes de développement personnel qui vont aider l’héroïne à grandir et à s’épanouir.

N’étant pas dans la cible « young adult » ni passionnée par la « fantasy », j’ai eu des difficultés à rentrer dans l’histoire mais la plume alerte et le rythme donnent envie de tourner les pages. 

J’ai apprécié l’idée du carnet, il est reconnu qu’écrire permet de réguler ses émotions, c’est une bonne idée à transmettre aux jeunes. Pour le contenu de ce carnet, les propositions sont issues de techniques de développement personnel et ce qui est intéressant ici, c’est de les positionner dans un contexte qui parlera aux jeunes lecteurs. Chloé liste des techniques de respiration pour s’apaiser, des moyens pour s’affranchir de ses croyances limitantes ou trouver l’ancrage en soi. Chaque pratique est expliquée clairement et donc facilement reproductible.

Si un roman d’aventures peut aider nos jeunes à aller mieux en découvrant la méditation comme Chloé, pourquoi s’en priver ?

Publié aux éditions Robert Laffont.

Notation :

Critique de : Les recettes de la vie de Jacky Durand

Les recettes de la vie

Résumé :

Henri est le Chef dévoué du Relais fleuri, un bistrot traditionnel qui régale ses clients de plats généreux. Sous les yeux subjugués de son fils Julien, il élabore des recettes que sa femme consigne dans un cahier. Mais un jour, celle-ci quitte la maison sans explication. Henri décrète alors que jamais Julien ne deviendra cuisinier. En cachette, le jeune homme poursuit son rêve et dans sa quête, il lui faudra démêler les secrets de famille et comprendre pourquoi Henri a laissé partir sa femme sans un mot…

L’auteur :

Jacky Durand est journaliste. Depuis des années il sillonne la France des terroirs pour ses savoureuses chroniques culinaires dans Libération ( « Tu mitonnes » ) et tous les samedi matin sur France Culture ( « Les mitonneries de Jacky »).

Ma chronique :

Ce portrait sensible d’un gamin passionné de cuisine est poignant.

Son père,bourru, toujours devant ses fourneaux a peu de temps à lui consacrer. Lorsque sa femme s’enfuit, la solitude enveloppe complètement le jeune garçon dont le seul bonheur est d’aider son père en cuisine.

Malheureusement, le père a trimé dur depuis son enfance et rêve d’un fils ingénieur : alors comment lui faire comprendre que cuisiner est une passion ?

Le petit pourra compter sur le soutien de Lucien, le meilleur ami de son père, et de Gaby, le frère de Lucien. 

Une histoire émouvante avec une galerie de personnages secondaires atypiques et très attachants comme Maria, la femme de Gaby, sauvée par son mari. Tournés vers autrui et plein d’humanité tous ces héros donnent tout leur sens à une vie bien remplie. Julien pourra s’en inspirer heureusement.

Un beau récit d’apprentissage au parcours complexe avec une grande dose d’amour : n’est-ce pas le plus important ?

À découvrir aux éditions Folio.

Notation :