Lundi noir de Dominique Dyens

Diplômé de Wharton – une des plus prestigieuses universités américaines -, cet homme à la carrière irréprochable était le directeur financier de Brachtechnologie. À cinquante-cinq ans, Paul Deshoulières pesait soixante-quinze kilos pour un mètre quatre-vingts et cultivait des abdos d’acier dans un club huppé de la rive droite de Paris. Sa prestance, ses yeux verts, et plus récemment ses cheveux poivre et sel, lui assuraient un réel succès auprès des femmes. Il le savait et il en jouait. De manière générale, Paul Deshoulières aimait le pouvoir. À sa façon de serrer les mâchoires, on devinait une résistance à l’adversité. Il portait un regard acéré sur les choses et sur les situations. Son intransigeance était respectée et appréciée de sa hiérarchie et de ses confrères.
La politique d’acquisition d’entreprises qu’il avait mise en place dès sa nomination en 2002 avait hissé le groupe au premier rang du secteur pharmaceutique. Désormais, il consacrait l’essentiel de son activité à l’analyse financière des due diligences, les audits remis par le département mergers and acquisitions de JP Morgan.

Esther Freud : La bonne étoile

« La timide Nell, Charlie la magnifique, Dan l’ambitieux, Jema la révoltée : tous croient en leur « bonne étoile ». Formés au très select Drama Arts de Londres, où ils se sont rencontrés, ils rêvent de devenir des stars. La réalité sera-t-elle à la hauteur de leurs espérances ? » Décevant, …