Helena Rachel Compper : Gardez votre jeunesse, commencez à vivre

Gardez votre jeunesse, commencez à vivre
Gardez votre jeunesse, commencez à vivre

Présentation :

Helena Rachel Compper et le Dr Yann Rougier ont mis au point un programme-santé révolutionnaire, la Biosystémie.

Son principe est simple : nos cellules fonctionnent mieux quand les équilibres acide-base, minéraux et antioxydants, sont optimaux dans l’organisme. Et ces équilibres sont fondamentaux pour lutter contre l’inflammation cause de vieillissement.

Cette approche globale anti-âge qui intègre les relations corps-esprit vous aidera à régénérer vos forces vitales et votre organisme.

Mon avis :

La démarche présentée ici la « biosystémie », est une approche qui combine plusieurs types d’actions basés sur des principes mis en lumière par les neurosciences.

On apprend ainsi qu’avant tout, il faut calmer les émotions et le mental. Penser aussi à mettre en pratique ces cinq principes pour rétablir notre équilibre global :

Bien respirer au quotidien, detoxifier son corps, améliorer sa gestion émotionnelle et modifier en douceur son alimentation. La combinaison de ces différents principes transforme durablement l’individu.

Le programme présenté ici se compose de recommandations à adapter afin que chacun trouve son équilibre et porte attention à son corps.

La biosystemie agit au niveau de l’organisme, de la peau et de l’environnement en réduisant les effets du stress.

Dans les outils, le premier présenté est la respiration cellulaire, c’est un outil pour l’entretien de la santé. Une respiration contrôlée, profonde et régulière évacue les tensions et permet de maîtriser ses émotions. Elle entraîne aussi une action positive sur le système immunitaire.

Des exercices de respiration consciente sont proposés pour pratiquer.

Les autres recommandations sont liées à notre alimentation, avec du concret comme se préparer une assiette aux trois couleurs avec des fruits et légumes rouges, jaunes et verts, facile à réaliser.

Il est préférable aussi de respecter les rythmes du corps et de se conformer à la chronobiologie naturelle du corps.

En résumé, la méthode est ici expliquée clairement, de manière pédagogique. Un glossaire en fin d’ouvrage permet d’y retrouver les termes techniques ainsi que des annexes avec des tableaux récapitulatifs.

J’ai été sensible aux arguments présentés, la mise en pratique est simple et adaptable à chacun. Je vous le conseille.

Publié aux Éditions Odile Jacob

Notation :

Olivier Bourdeaut : Pactum salis

Pactum salis
Pactum salis

Résumé :

Très improbable, cette amitié entre un paludier misanthrope, ex-Parisien installé près de Guérande, et un agent immobilier ambitieux, prêt à tout pour « réussir ». Le premier mène une vie quasi monacale, déconnecté avec bonheur de toute technologie, tandis que le second gare avec fierté sa Porsche devant les boîtes de nuit.

L’auteur :

Olivier Bourdeaut est né au bord de l’Océan Atlantique en 1980. Il a toujours voulu écrire, En attendant Bojangles en est la première preuve disponible.

Mon avis:

Un western breton au cœur des marais salants entre Guérande, Batz-Sur-Mer et Le Croisic. J’ai souri ou grimacé parfois tout en tournant les pages avec grand plaisir.

J’ai passé un bon moment avec ces deux personnages improbables au milieu de ce décor magnifique.

Lorsqu’un paludier solitaire croise Michel, un agent immobilier, sa vie bascule dans un désordre incroyable.

Avec humour et dérision, Olivier Bourdeaut nous entraîne dans cette aventure rocambolesque qui nous réserve beaucoup de surprises.

Ses deux hommes s’attirent, ils sont si différents. Michel découvre la vie d’un paludier, la rudesse de cette activité et la flamboyance du décor. C’est l’été, la pleine saison de la récolte du sel. Il faut résister à la chaleur et aux moustiques. Une activité très physique, seule la belle plage Valentin au Croisic apporte du réconfort aux travailleurs du sel.

« Pactum salis » ou le pacte du sel, est-ce approprié pour ce début d’amitié entre ces deux hommes ? Est-ce le début d’une relation durable ? A vous de le découvrir.

Je vous y invite et je vous souhaite de vous régaler comme moi en goûtant à la la fantaisie burlesque de certaines situations tout en appréciant les descriptions de ce magnifique décor naturel.

Bon j’avoue, pour le décor je suis partiale car j’adore cette belle région.

Notation :

Anosh Irani : Le colis

Le colis
Le colis

Résumé :

Madhu est une hijra : née dans un corps d’homme, amputée de ses attributs sexuels masculins, elle est une sorte de troisième sexe, ni homme ni femme. La quarantaine passée, après des années de prostitution, Madhu doit mendier pour vivre et rester auprès de sa gurumai, sa guide. Par l’entremise de cette dernière, Madame Padma, tenancière redoutée, lui confie une mission qu’elle ne peut refuser : s’occuper d’un colis. Les colis, ce sont ces fillettes, vendues par leurs familles pour devenir des esclaves sexuelles, à qui il faut faire comprendre que leur sort est scellé, qu’elles ne pourront jamais s’échapper de Kamathipura, le quartier rouge de Bombay.

L’auteur :

Né et élevé à Bombay, Anosh Irani s’est installé à Vancouver (Canada) en 1998. Il est l’auteur de plusieurs pièces de théâtre.

Mon avis :

Sombre et émouvant, un livre coup de poing qui remue.

Impossible de rester insensible à cette lecture, j’ai démarré le lecture et j’ai été happée par l’histoire. C’est dur, réaliste, raconté crûment parfois, le lecteur est emporté dans le tourbillon du récit sans concession de cette ignominie.

Madhu n’a pas le choix et doit obéir à Padma, la tenancière d’un bordel qui lui demande de récupérer un « colis », nom que l’on donne à des fillettes qui deviennent des esclaves sexuelles. La petite ne comprend pas ce qui lui arrive.

Le plus difficile à accepter : apprendre qu’elle a été vendue par sa famille, elle a été trahie par ses proches.

Madhu, qui se plie depuis des années aux demandes de Padma, n’en peut plus de toutes ces combines et trafics. Le sort de la petite la renvoie à sa propre histoire, elle a connu un sort comparable dans son enfance. Ces petites filles, les colis, sont de la viande pour les proxénètes.

L’auteur nous conte la misère de ses quartiers, la corruption chez les policiers, la déchéance de ces êtres exploités.

Tout en étant glaçant, une pointe d’espoir subsiste qui permet au lecteur de reprendre son souffle et d’aller au bout du récit. On ne sort pas indemne de cette lecture.

Notation :

Dominique Fernandez : Où les eaux se partagent

Où les eaux se partagent
Où les eaux se partagent

Résumé :

Un peintre français, Lucien, et sa compagne Maria, en vacances en Sicile, arrivent dans un port à l’écart des circuits touristiques. La beauté du lieu et leur rencontre d’un vieux prince désargenté les amènent à acheter une maison rudimentaire, au bord de la falaise, malgré les réticences de Maria.

Lucien est fasciné par les Siciliens, leur pays, leurs coutumes, leurs superstitions, leur personnalité pittoresque et surprenante… Tandis que Maria, tout empreinte des préjugés des Italiens du Nord, les considère comme une population barbare. Elle est révulsée par l’éducation sévère infligée aux filles contrastant avec le laxisme de celle des garçons, les « crimes d’honneur », l’absence de femmes sur les plages, cause d’un intérêt malsain des hommes, appâtés par la blondeur de Maria…

 

 

L’auteur :

Romancier et essayiste, membre de l’Académie française, Dominique Fernandez est l’auteur de plus de soixante ouvrages dont Dans la main de l’ange (prix Goncourt 1982), Porporino ou les mystères de Naples (prix Médicis 1974), Ramon et Le Piéton de Rome. Il a publié plusieurs beaux-livres à la suite de nombreux voyages : Rome, Saint-Pétersbourg, Palerme et la Sicile, Prague, Syrie, L’Âme russe, etc.

 

 

Mon avis :

« Où les eaux se partagent » est un lieu au sud de la Sicile, là où la mer Méditerranée et la mer Ionienne se séparent.

Le décor est planté dès le début du récit et nous comprenons vite l’intérêt de Lucien, le héros pour cet endroit. Subjugué, il succombe à la proposition d’un noble qui lui propose une maison dans ce lieu perdu.

Lucien, peintre, voit immédiatement le potentiel de cet endroit et imagine l’inspiration qu’il y trouvera, emballé par ce décor. Sa compagne est hermétique à ce décor et ne supporte pas les siciliens. Originaire du nord de l’Italie, elle se sent étrangère sur cette terre et ne comprend pas les habitants. Les codes siciliens sont bien différents de ce qu’elle connaît dans sa région et pas toujours favorable à la gent féminine.

L’agacement de Maria ne rebute pourtant pas Lucien.

Ce livre est un bel hommage à ce rude pays avec ces belles descriptions poétiques des paysages méridionaux. Du soleil assuré en ces pluvieuses journées de janvier.

La couverture du livre reflète parfaitement l’ambiance du récit.

On a envie de partir en Sicile lorsque la dernière page est tournée.

Un agréable moment de lecture à découvrir.

Notation :

Danny Penman : L’art de bien respirer

Présentation

Vous respirez 22 000 fois par jour. Mais combien de fois en avez-vous vraiment conscience ? Apprendre à bien respirer, pour mieux lâcher prise et retrouver la paix, c’est ce que nous propose dans ce livre Danny Penman, coauteur du best-seller mondial Méditer pour ne plus stresser.

Tout à coup, vous allez commencer à sourire davantage ; vous allez vous faire moins de souci ; vivre va devenir plus facile.

Mon avis :

Beau et d’un format pratique, cet ouvrage est agréable à lire et très concret.

Ce que j’ai trouvé particulièrement bien fait c’est le chapitre sur la pleine conscience : l’art de bien méditer passe par l’attention portée à notre souffle tout simplement. Il est plus difficile de maîtriser l’art de la respiration que d’apprendre à méditer.

L’auteur décortique la méditation du souffle simplement avec un schéma et quelques bulles explicatives et cela fonctionne ! J’ai testé.

Nous sommes décomplexés lorsqu’il est précisé que si notre esprit s’évade quand nous méditons c’est normal car s’en apercevoir c’est cela méditer et cela s’appelle de la pleine conscience.

Nous devenons alors les observateurs de nos pensées, avec de l’entraînement, précise l’auteur.

J’ai aimé aussi le chapitre sur la curiosité associé à la respiration, avec cette belle maxime : « il est impossible d’être malheureux et curieux en même temps ».

Un livre à garder près de soi pour pratiquer les exercices simples qui sont présentés et ainsi lâcher prise pour se sentir plus serein.

À expérimenter, je vous le recommande.

 

Notation :