Bernard Sablonnière : L’espoir d’une vie longue et bonne

L’espoir d’une vie longue et bonne
L’espoir d’une vie longue et bonne

Présentation :

Bernard Sablonnière développe dans ce livre une véritable « science de la vieillesse » : il explique pour nous les mécanismes du vieillissement cellulaire, de la peau, des organes, des os, du cerveau ; il montre le rôle conjoint de la génétique, de la biologie, de l’environnement et du mode de vie, en particulier de l’alimentation.

C’est en médecin biologiste qu’il passe au crible les différents traitements offerts aujourd’hui pour lutter contre le vieillissement : que faut-il penser de l’utilisation des cellules souches ou bien des organes 3D, qui prétendent, dans un futur proche, nous rajeunir et même nous « réparer » ?

Mon avis :

Le sous-titre du livre «Les promesses de la science » résume bien le propos de ce livre, ce qu’on nous promet et la réalité. C’est un ouvrage qui interroge, explique et donne des conseils pour mieux vivre sa vieillesse.

Biologiste, l’auteur nous explique notamment le vieillissement cellulaire et le principe de l’autophagie , nettoyage et recyclage de cellules, qui diminue avec l’âge, peut être renforcé avec certains aliments. Des questions se posent aussi avec l’hérédité et son influence sur la durée de la vie humaine. On apprend ainsi que d’autres facteurs impactent la longévité : les conditions de vie, l’alimentation ou la pollution.

Les aliments peuvent devenir des facteurs de longévité, j’ai apprécié le témoignage de ce vénitien du quinzième siècle « Luigi Cornaro », qui âgé de 40 ans souffrait de douleurs intestinales et de fièvres, ses médecins lui font comprendre qu’il doit modifier son alimentation, il réduit ses portions journalières à 340 grammes d’aliments par jour, en un an tous ces problèmes de santé disparaissent et il vivra jusqu’à l’âge de 102 ans. Les centenaires de l’île d’Okinawa consomment peu de viande, beaucoup de poisson et de fruits et légumes et pratiquent la restriction calorique, manger jusqu’à 80% de sa satiété et rester un peu sur sa faim après les repas.

L’épigénétique, c’est-à-dire la modification des gènes par notre environnement personnel, l’hygiène, le niveau de stress physique, psychologique et social, influence aussi notre longévité. L’auteur mentionne aussi des zones bleues où l’on recense un nombre élevé de centenaires qui ont une vie active, une activité physique soutenue et une alimentation saine ainsi qu’une vie communautaire avec beaucoup d’échanges.

La dernière partie concernant les projets de milliardaires qui recherchent l’immortalité peuvent inquiéter alors que des techniques autour des impressions 3D de reconstitution de fragments d’organes sont prometteuses.

Je vous conseille de vous plonger dans ce livre qui peut nous aider à mieux vieillir.

Notation :

Ragnar Jónasson : Nátt

Nátt
Nátt

Résumé

C’est l’été à Siglufjördur. Le climat de ce village du nord de l’Islande est si rude que le jeune policier Ari Thór voit arriver avec soulagement cette saison où le soleil brille à toute heure du jour et de la nuit. Mais le répit est de courte durée. Un homme battu à mort est découvert sur les bords d’un fjord tranquille. Une jeune journaliste vient fouiner d’un peu trop près. Que cherche-t-elle à découvrir ? Ou à étouffer ?

Surtout, l’éruption spectaculaire de l’Eyjafjallajökull recouvre peu à peu toute l’Islande d’un épais nuage de cendres.

L’auteur

Né à Reykjavik, Jónasson a traduit plusieurs des romans d’Agatha Christie en islandais, avant d’écrire ses propres enquêtes. Sa famille est originaire de Siglufjördur. Mörk a été élu « Meilleur polar de l’année 2016 » selon le SundayExpress et le Daily Express, et a reçu le Dead Good Reader Award en Angleterre.

Mon avis :

Un polar qu’on ne lâche pas : troisième opus réussi pour ce jeune auteur islandais.

Emballée par les deux premières enquêtes, je n’ai pas été déçue par celle-ci. J’y ai retrouvé les mêmes ingrédients que précédemment : suspense, enquête passionnante, personnages attachants et nature grandiose.

Ari Thór, l’enquêteur, est engagé et pugnace : il ne lâchera rien.

Pourtant, tout est compliqué dans cette enquête : un meurtre sauvage, le nuage de cendres qui recouvre la capitale rendant l’atmosphère irrespirable, des policiers perturbés et une journaliste au passé trouble.

La lecture est très fluide et addictive, cet auteur est doué pour nous embarquer dans une enquête complexe avec de multiples résonances dans un passé trouble.

Le décor islandais ajoute bien sûr une touche angoissante, toute cette cendre qui oppresse les habitants de la capitale y contribue aussi.

Noirceur humaine et miasmes gris dûs à l’éruption du volcan, un mélange détonnant.

Nátt signifie nuit en islandais, un titre parfait.

Un bon conseil : bloquez votre agenda et lancez-vous dans cette lecture, vous ne serez pas déçu.

Notation :

Helena Rachel Compper : Gardez votre jeunesse, commencez à vivre

Gardez votre jeunesse, commencez à vivre
Gardez votre jeunesse, commencez à vivre

Présentation :

Helena Rachel Compper et le Dr Yann Rougier ont mis au point un programme-santé révolutionnaire, la Biosystémie.

Son principe est simple : nos cellules fonctionnent mieux quand les équilibres acide-base, minéraux et antioxydants, sont optimaux dans l’organisme. Et ces équilibres sont fondamentaux pour lutter contre l’inflammation cause de vieillissement.

Cette approche globale anti-âge qui intègre les relations corps-esprit vous aidera à régénérer vos forces vitales et votre organisme.

Mon avis :

La démarche présentée ici la « biosystémie », est une approche qui combine plusieurs types d’actions basés sur des principes mis en lumière par les neurosciences.

On apprend ainsi qu’avant tout, il faut calmer les émotions et le mental. Penser aussi à mettre en pratique ces cinq principes pour rétablir notre équilibre global :

Bien respirer au quotidien, detoxifier son corps, améliorer sa gestion émotionnelle et modifier en douceur son alimentation. La combinaison de ces différents principes transforme durablement l’individu.

Le programme présenté ici se compose de recommandations à adapter afin que chacun trouve son équilibre et porte attention à son corps.

La biosystemie agit au niveau de l’organisme, de la peau et de l’environnement en réduisant les effets du stress.

Dans les outils, le premier présenté est la respiration cellulaire, c’est un outil pour l’entretien de la santé. Une respiration contrôlée, profonde et régulière évacue les tensions et permet de maîtriser ses émotions. Elle entraîne aussi une action positive sur le système immunitaire.

Des exercices de respiration consciente sont proposés pour pratiquer.

Les autres recommandations sont liées à notre alimentation, avec du concret comme se préparer une assiette aux trois couleurs avec des fruits et légumes rouges, jaunes et verts, facile à réaliser.

Il est préférable aussi de respecter les rythmes du corps et de se conformer à la chronobiologie naturelle du corps.

En résumé, la méthode est ici expliquée clairement, de manière pédagogique. Un glossaire en fin d’ouvrage permet d’y retrouver les termes techniques ainsi que des annexes avec des tableaux récapitulatifs.

J’ai été sensible aux arguments présentés, la mise en pratique est simple et adaptable à chacun. Je vous le conseille.

Publié aux Éditions Odile Jacob

Notation :

Olivier Bourdeaut : Pactum salis

Pactum salis
Pactum salis

Résumé :

Très improbable, cette amitié entre un paludier misanthrope, ex-Parisien installé près de Guérande, et un agent immobilier ambitieux, prêt à tout pour « réussir ». Le premier mène une vie quasi monacale, déconnecté avec bonheur de toute technologie, tandis que le second gare avec fierté sa Porsche devant les boîtes de nuit.

L’auteur :

Olivier Bourdeaut est né au bord de l’Océan Atlantique en 1980. Il a toujours voulu écrire, En attendant Bojangles en est la première preuve disponible.

Mon avis:

Un western breton au cœur des marais salants entre Guérande, Batz-Sur-Mer et Le Croisic. J’ai souri ou grimacé parfois tout en tournant les pages avec grand plaisir.

J’ai passé un bon moment avec ces deux personnages improbables au milieu de ce décor magnifique.

Lorsqu’un paludier solitaire croise Michel, un agent immobilier, sa vie bascule dans un désordre incroyable.

Avec humour et dérision, Olivier Bourdeaut nous entraîne dans cette aventure rocambolesque qui nous réserve beaucoup de surprises.

Ses deux hommes s’attirent, ils sont si différents. Michel découvre la vie d’un paludier, la rudesse de cette activité et la flamboyance du décor. C’est l’été, la pleine saison de la récolte du sel. Il faut résister à la chaleur et aux moustiques. Une activité très physique, seule la belle plage Valentin au Croisic apporte du réconfort aux travailleurs du sel.

« Pactum salis » ou le pacte du sel, est-ce approprié pour ce début d’amitié entre ces deux hommes ? Est-ce le début d’une relation durable ? A vous de le découvrir.

Je vous y invite et je vous souhaite de vous régaler comme moi en goûtant à la la fantaisie burlesque de certaines situations tout en appréciant les descriptions de ce magnifique décor naturel.

Bon j’avoue, pour le décor je suis partiale car j’adore cette belle région.

Notation :

Anosh Irani : Le colis

Le colis
Le colis

Résumé :

Madhu est une hijra : née dans un corps d’homme, amputée de ses attributs sexuels masculins, elle est une sorte de troisième sexe, ni homme ni femme. La quarantaine passée, après des années de prostitution, Madhu doit mendier pour vivre et rester auprès de sa gurumai, sa guide. Par l’entremise de cette dernière, Madame Padma, tenancière redoutée, lui confie une mission qu’elle ne peut refuser : s’occuper d’un colis. Les colis, ce sont ces fillettes, vendues par leurs familles pour devenir des esclaves sexuelles, à qui il faut faire comprendre que leur sort est scellé, qu’elles ne pourront jamais s’échapper de Kamathipura, le quartier rouge de Bombay.

L’auteur :

Né et élevé à Bombay, Anosh Irani s’est installé à Vancouver (Canada) en 1998. Il est l’auteur de plusieurs pièces de théâtre.

Mon avis :

Sombre et émouvant, un livre coup de poing qui remue.

Impossible de rester insensible à cette lecture, j’ai démarré le lecture et j’ai été happée par l’histoire. C’est dur, réaliste, raconté crûment parfois, le lecteur est emporté dans le tourbillon du récit sans concession de cette ignominie.

Madhu n’a pas le choix et doit obéir à Padma, la tenancière d’un bordel qui lui demande de récupérer un « colis », nom que l’on donne à des fillettes qui deviennent des esclaves sexuelles. La petite ne comprend pas ce qui lui arrive.

Le plus difficile à accepter : apprendre qu’elle a été vendue par sa famille, elle a été trahie par ses proches.

Madhu, qui se plie depuis des années aux demandes de Padma, n’en peut plus de toutes ces combines et trafics. Le sort de la petite la renvoie à sa propre histoire, elle a connu un sort comparable dans son enfance. Ces petites filles, les colis, sont de la viande pour les proxénètes.

L’auteur nous conte la misère de ses quartiers, la corruption chez les policiers, la déchéance de ces êtres exploités.

Tout en étant glaçant, une pointe d’espoir subsiste qui permet au lecteur de reprendre son souffle et d’aller au bout du récit. On ne sort pas indemne de cette lecture.

Notation :