Dominique Maisons : On se souvient du nom des assassins

On se souvient du nom des assassins
On se souvient du nom des assassins

Résumé : Max Rochefort, dandy parisien et feuilletoniste à succès, croise le chemin de Giovanni Riva, jeune employé du journal Le Matin. L’excentrique Rochefort prend le jeune homme à son service dans son atelier d’écriture. Mais la réalité rattrape les meilleurs scénarios issus de l’imagination de Max: lors d’une soirée mondaine, un cardinal est retrouvé mort, atrocement mutilé dans sa chambre d’hôtel. Sous pression politique, la Sûreté doit désigner un coupable rapidement. Pour sauver une jeune innocente accusée du crime, Max et Giovanni se lancent dans l’enquête…

 

L’auteur :

Dominique Maisons a reçu le Grand Prix VSD du Polar 2011 pour son thriller, Le Psychopompe (réédité par Pocket sous le titre Les Violeurs d’âme). Son précédent roman, Le Festin des fauves, a été sélectionné pour le Prix Polar 2016 de Cognac.

 

Mon avis :

Un thriller historique qui nous balade dans le Paris du début du vingtième siècle.

On s’y croirait ! Parfaite reconstitution et ambiance garantie.

Roman d’aventures regorgeant de situations rocambolesques qui s’enchaînent et laissent peu de répit au lecteur.

Ce qui est plaisant aussi c’est de croiser des célébrités de l’époque comme Gaston Leroux et dès la première scène de crime, le personnage de Rouletabille dans le Mystère de la chambre jaune est évoqué. Un joli clin d’œil.

Les deux héros, Max l’écrivain célèbre qui écrit des feuilletons pour les journaux et Giovanni, un jeune italien qui rêve de devenir journaliste, forment une belle équipe.

Dans leurs péripéties pour percer le mystère de la mort du cardinal, ils croiseront des personnages réels comme un pionnier de l’aviation, un grand psychologue ou un grand éditeur mais aussi des bandits de quartiers populaires ou des prostituées appelées pierreuses car elles exercent dans les bas quartiers.

L’auteur utilise des expressions de l’époque pour nous immerger complètement : pari réussi.

Un roman qui reste un livre policier avec des scènes parfois violentes.

Si vous aimez les romans policiers avec un solide fond historique, n’hésitez pas, ce livre est pour vous.

 

Merci à l’agence Anne et Arnaud pour cette lecture.

 

Notation :

Tony Parsons : Les anges sans visage

Les anges sans visage
Les anges sans visage

Résumé : Max Wolfe, enquêteur au cœur tendre, flanqué de sa petite fille et de son chien, doit faire face de nouveau à la violence du Londres des quartiers chics. Une famille bourgeoise est retrouvée massacrée dans sa demeure du nord de la ville, le lendemain des fêtes du Premier de l’an. On retrouve les corps du père, de la mère, et de deux adolescents. Mais le plus jeune enfant manque à l’appel. A-t-il été enlevé ? Les victimes ont été assassinées avec un pistolet d’abattage, qui sert habituellement à tuer les gros animaux de boucherie avant qu’on ne les égorge.

 

L’auteur : Né dans le Comté d’Essex, en Angleterre, Tony Parsons abandonne ses études à l’âge de 16 ans ; les jobs mal payés qu’il enchaîne lui laissent le temps de se consacrer à son seul vrai but : la littérature. C’est à la distillerie Gordon’s qu’il commence à écrire son premier roman. Il en conservera une allergie pour le gin toute sa vie… Devenu journaliste, spécialisé dans le punk rock, il traîne avec les Sex Pistols, enchaîne femmes, drogues et nuits sans sommeil. Dix ans plus tard, changement de vie : il connaît un immense succès mondial avec Man and Boy ( Un homme et son fils, Presses de la cité, 2001), publié dans 39 langues, vendu à plus de deux millions d’exemplaires, lauréat du British Book Award.

 

Mon avis :

Un polar efficace qui démarre fort et tient la route tout du long.
Du rythme, des meurtres, un rapt et un enquêteur, papa d’une petite fille, devant jongler entre son métier et son intérieur.

Un livre coup de poing qui joue à fond les contrastes aussi entre les victimes, de riches habitants d’une grande villa et le suspect issu d’une classe sociale défavorisée.

Les riches contre les pauvres et la police, en la personne de Max, qui fait son maximum pour dénouer cette intrigue. Bien sûr le suspect que tout accuse n’est peut-être pas le coupable. Quel est son intérêt dans cette histoire ? Pourquoi le petit garçon de quatre ans a-t-il été enlevé ?

La confrontation entre cette élite et les gens du voyage, quartiers riches de Londres contre terrains vagues, augmente la tension présente pendant tout le récit.
Beaucoup d’action et de suspense, des rebondissements multiples : bref du rythme. On ne s’ennuie pas et la chute n’est pas convenue.

J’ai passé un bon moment avec cet enquêteur et ses mystères, je vous conseille ce polar anglais.

 

Merci aux éditions de la Martinière et à l’agence Anne et Arnaud.

 

Notation :

Ragnar Jónasson : Snjor

Snjor
Snjor

Résumé : Quand la mort vient frapper aux portes des honnêtes gens. Un village sans histoire, vraiment ? Un huis-clos à l’anglaise dans le plus grandiose des décors scandinaves. Jonasson, la nouvelle révélation du polar islandais.

 

L’auteur : Ragnar Jónasson est né à Reykjavik en 1976. Ses grands-parents sont originaires de Siglufjördur, la ville où se déroule Snjór, et où a grandi son père. Grand lecteur d’Agatha Christie dès son plus jeune âge – et plus tard de P.D. James ou Peter May –, il entreprend la traduction, à 17 ans, de quatorze de ses romans en islandais. Avocat et professeur de droit à l’Université de Reykjavik, il est aussi écrivain et le cofondateur du Festival international de romans policiers «Iceland Noir ».

 

Mon avis :

Pour se rafraîchir les idées lors d’un été chaud : suivez mon conseil, ouvrez ce polar islandais très réussi. Snjor, le titre, signifie “neige” en islandais, un élément important dans ce roman.

Les ingrédients : ambiance tendue, un lieu confiné et désolé, des flics efficaces et une bonne intrigue.

Si comme moi, vous n’aimez pas le “gore”, ce polar est pour vous. Pas de descriptions glauques, plutôt un suspense psychologique avec de multiples personnages aux personnalités complexes. Bien sûr, petit à petit, les masques tombent et la surprise est entière.

Pour l’histoire, sachez qu’un jeune policier arrive dans une petite ville isolée d’Islande, dans le Nord : un endroit dans lequel il ne se passe jamais rien. Après quelques jours très calmes, Ari Thor, notre jeune flic doit enquêter suite au décès d’un vieil écrivain. Accident ou meurtre ?

D’autres événements dramatiques vont se produire, sont-ils en lien avec le premier décès ?
Finalement, cette ville n’est pas si calme et les habitants bien mystérieux.
Ce jeune flic est sympathique, nous suivons ses débuts avec intérêt. L’ambiance est bien restituée et le suspense constant tout du long.

Une lecture qui tient ses promesses, je vous recommande ce roman.

Mercis à l’agence Anne et Arnaud et aux éditions de la Martinière.

Notation :