Critique de : L’homme qui avait peur de rêver de Stephanie Zeitoun

L'homme qui avait peur de rêver
L’homme qui avait peur de rêver

Résumé:
À la veille d’une compétition de golf prestigieuse, Mathieu, fils de paysan de 45 ans, y voit la possibilité de changer de vie. Alors qu’il s’endort aux côtés de la fille du président de la Fédération française de golf, il rêve de sa victoire face aux plus grands joueurs de la planète… Dans ce rêve étrange, une femme sublime se dirige vers lui, mais au moment de la saluer, il s’effondre, aveuglé tant par les flashs des photographes que par l’aura de cette mystérieuse créature onirique. Totalement inconscient, il ne perçoit que la voix sensuelle et péremptoire de celle dont la beauté l’a foudroyé : « L’amour rend aveugle ceux qui ne voient pas avec leur cœur… »
Au réveil, atteint d’une cécité inexplicable, Mathieu est à l’aube d’une transformation de vie radicale.

L’auteure :
Stéphanie Zeitoun est écrivain et journaliste spécialisée dans le bien-être et les médecines douces. Elle s’intéresse à toutes les techniques de soin du corps et de l’esprit, dans sa globalité. Elle pratique la sophrologie depuis plusieurs années.

Ma chronique :

Un bon roman de développement personnel qui distille ses messages pour s’accomplir. 
Dans ce livre, il est question d’hypnose, de sophrologie ou de psychologie positive.
Un peu caricatural au début puis heureusement cette sensation disparaît et on s’attache aux personnages.

Le héros Mathieu est un arriviste égoïste qui utilise sa fiancée pour s’élever socialement. Sa cécité brutale va provoquer un cataclysme dans sa vie.

Il se rend compte rapidement que seuls quelques fidèles le soutiennent. Sa fille va jouer un rôle important car elle croît aux médecines alternatives et va l’entraîner dans cette voie. Le docteur Milko (déjà présent dans le précédent livre) sera le détonateur qui va lui permettre de « voir » autrement les autres et lui-même grâce à l’hypnose, la sophrologie ou la visualisation positive.

Un livre au ton juste qui démontre comment ces thérapies peuvent révolutionner un être et permettre sa reconstruction.

Dans la même veine que son précédent livre : « Le Jour où j’ai appris à danser sous la pluie », à lire et méditer sans modération.

Paru aux éditions Le Courrier du livre Guy Trédaniel.

Notation :

Critique de : Plus jamais peur de la cantine, Catherine Aliotta

Plus jamais peur de la cantine

Présentation :

Emma doit déjeuner à la cantine. 

C’est horrible ! La nourriture n’a pas du tout le même goût, ni la même couleur qu’à la maison. En plus, il y a du bruit, des petits qui pleurent, les dames du service qui crient pour demander le silence, les grands qui jettent des choses collantes dans les cheveux… Rien ne va ici !

L’auteure :

Catherine ALIOTTA est une auteure et pédagogue française spécialisée dans le domaine de la sophrologie. Fondatrice et directrice de l’Institut de formation à la sophrologie. Elle a à son actif de nombreux manuels pratiques en sophrologie destinés au grand public et aux professionnels. Elle donne de nombreuses conférences et apparait régulièrement en tant qu’experte dans les plus grands médias français. Paris    

Ewen BLAIN est né en 1981. Nourri aux bandes dessinées dès son plus jeune âge par son père, il se dit qu’être dessinateur plus tard, ce serait vachement bien. 

Ma chronique :

Une BD parfaite pour donner envie aux petits de pratiquer la sophrologie.

Face à des perturbations émotionnelles, quoi de mieux que la sophrologie pour les dépasser ? Passer par la BD pour transmettre des pratiques de sophrologie est une bonne idée pour donner envie aux enfants. 

Une petite souris va venir aider Emma qui ne supporte pas la cantine depuis que sa maman retravaille. Trop de bruit, pas à son goût : la petite fille ne veut plus y aller.

Des exercices doux adaptés aux enfants et aux situations vécues par Emma vont changer son regard et ses ressentis. Les exercices sont illustrés et montrent clairement comment faire, il suffit de reproduire.

Toute la famille retrouve le sourire et le foyer se ressoude grâce à ces exercices simples et amusants : pourquoi ne pas essayer ?

Publié aux éditions Langue au chat.

Notation :

Critique de : La révolte des humiliés de Patrick Pesnot

La révolte des humiliés
La révolte des humiliés

Résumé :

Paris, 1847. Tout droit venu de sa province pour fuir la répression des révoltes paysannes, Petitjean se lie de camaraderie avec d’ardents militants républicains, étudiants ou prolétaires. Auprès d’eux, il va prendre part au soulèvement qui aboutira a la déposition du « roi des Français ». Mais les désillusions ne tardent guère : dès les premiers temps du nouveau régime, la fraternité entre bourgeois et travailleurs vole en éclats …

L’auteur :

Créateur de l’émission « Rendez-vous avec X » sur France Inter (1997- 2015), Patrick Pesnot est aussi un maître du roman historique, comme en témoigne le succès de son diptyque Le Régent (Nouveau Monde éd., 2011) et de la trilogie La Malédiction des Médicis, réédité par Archipoche (2018-2019). Les éditions de l’Archipel ont récemment publié son roman La Rose et le Bourreau (2018).

Ma chronique :
Un bon roman historique qui nous entraîne au cœur du Paris à l’heure de la révolution de 1848.
Le héros André, surnommé Petitjean, nous fait partager la vie des humiliés. Lui-même très pauvre a fui sa province à la suite de révoltes populaires. Il échappe de peu à l’arrestation. À Paris, il rencontre des étudiants, travailleurs et bourgeois : tous contre le pouvoir royal. 
Bien que paysan d’origine, notre héros sait lire et adore les livres. Lorsqu’il rencontre des révoltés républicains, il les suit jusqu’au bout. 
Dans ce livre, on retrouve Lamartine au pouvoir et d’autres grandes figures comme Louis Blanc ou Blanqui.
Le suffrage universel est instauré   ; enfin presque, j’ai aimé la question d’une jeune femme « pourquoi les femmes ne sont pas autorisées à voter ? ».
À cette époque la journée de travail était très longue : douze heures et les enfants commençaient à travailler à six ans.
J’ai suivi avec grand intérêt notre héros et ses camarades dans leur combat.  Le feu sur les barricades, le sang versé et la ferveur des combattants : tout y est.

L’écriture fluide et l’histoire de ces humiliés m’ont tenue en haleine tout du long.
Une belle plongée instructive dans une époque tourmentée.

Je vous recommande cet ouvrage.

Paru aux Éditions de l’Archipel.

Notation :

Critique de : Vengeance de Lisa Jackson

Vengeance
Vengeance

Résumé:
Jonah, patriarche de la riche famille McKee, décède dans un accident de voiture. Son épouse est pourtant convaincue qu’il a été assassiné et supplie ses enfants de découvrir la vérité sur la mort de leur père. Tandis que l’enquête pour meurtre s’ouvre, une lettre, trouvée dans les affaires personnelles de Jonah, révèle une nouvelle facette de sa personnalité. Et si cet homme, à la réputation déjà sulfureuse, avait poussé l’art de la manipulation jusqu’à son paroxysme ?
Max, Jenner et Casey, les héritiers McKee ne vont pas seulement être confrontés à une dérangeante vérité.

L’auteur :
Lisa Jackson est une habituée des listes des meilleures ventes aux Etats-Unis, où chacun de ses romans est un succès. Incontestablement l’une des « reines du crime », elle est membre de Mystery Writers of America et de International Thriller Writers.

Ma critique :
Un pavé de sept cent pages pour une histoire familiale complexe.
Un thriller avec meurtre, incendie et enlèvement concernant les membres de la famille McKee. Le père, tout puissant, meurt dès les premières pages. Accident de la route ou meurtre ? Par la suite, on fait connaissance avec la veuve et ses trois enfants. Ceux-ci ont des histoires amoureuses compliquées.
Thriller ou pas thriller ? Je me suis posée la question.

Le terme thriller ne me parait pas tout-à-fait approprié pour ce livre, on s’appesantit davantage sur les relations amoureuses des personnages que sur l’histoire policière.

Des longueurs aussi dans un livre de sept cent pages : pas assez de rythme et une intrigue mince.
J’ai été plutôt déçue par ce livre.
Donnez-moi votre avis après lecture.

Publié chez Harper Collins.

 

Notation :

Critique de : Le village des secrets de Sylvie Lassalle.

Le village des secrets
Le village des secrets

Résumé :
Après de longues années passées dans l’armée coloniale, Jules revient en 1912 dans son village provençal. Parti brusquement pour fuir une enfance misérable, ce fils de paysan réapparaît auréolé de ses galons d’adjudant. Son avenir semble tout tracé : renouer avec une vie campagnarde simple et se marier.

L’auteur :
Sylvie Lassalle vit et travaille à Toulouse où elle enseigne le français depuis plus de trente ans. Passionnée d’histoire et de généalogie, elle s’est inspirée d’une histoire vraie découverte au hasard de ses recherches pour écrire ce magnifique roman.

Ma chronique :
Une histoire passionnante ancrée dans ce début de vingtième siècle en Provence.
Jules, trente-cinq ans, revient dans son village après avoir fui une vie difficile de paysan sous le joug d’un père violent. Devenu militaire aux colonies dans des centres disciplinaires, il a gagné ses galons difficilement.
De retour au village, tous l’attendent et imaginent quelle fille l’épousera. D’autres complications l’attendent comme l’expropriation de ces terres pour le chemin de fer.
J’ai aimé l’ambiance de la Provence avant la première guerre mondiale et plus particulièrement certains personnages comme Anna la photographe, femme libre, ou Hyacinthe l’instituteur mentor de Jules.
Dans la fratrie de Jules, ses deux sœurs Marguerite et Othilie ont des caractères forts, indispensable pour résister à la méchanceté du père qui détestait ses filles. Toutes deux sont dépositaires d’un lourd secret.
Horace, son ami d’enfance, joue un rôle important aussi dans cette histoire provençale.

L’auteure a su maintenir l’intérêt du lecteur par une intrigue bien ficelée qui nous pousse à tourner rapidement les pages
Bravo pour ce premier roman qui nous emmène au cœur de la Provence des années 1910. L’écriture est agréable et l’intrigue prenante : une réussite.

Paru chez City Éditions.

Notation :