Lundi noir de Dominique Dyens

En synthèse : machiavélique et haletant, cynisme et situations complexes.

Après ‘Intuitions’ c’est le deuxième roman que je lis de Dominique Dyens.

Son style est précis, clair et agréable à lire. L’histoire est redoutable par ses rebondissements et ses personnages forts.

C’est une analyse sans concession de notre société capitaliste.

Paul le héros, est directeur financier dans une société du secteur pharmaceutique et enchaîne les opérations financières de regroupement pour faire évoluer sa société. Son travail est sa raison de vivre, il est ambitieux et aime aussi les femmes. Pour garder la sienne, après avoir appris son impuissance, il commet l’irréparable : une opération financière risquée mais en principe très lucrative.

À partir de là, tout dérape : les événements s’enchaînent et le précipite dans un tourbillon d’ennuis très graves. Mais l’histoire n’est pas terminée loin de là; en revenant sur son passé ce qu’il va découvrir changera sa destinée.

Ce qui m’a plu dans ce livre c’est à la fois les personnages forts et vulnérables et la tension extrême perceptible à chaque instant.

C’est aussi un “page turner” , je l’ai lu en deux jours !.

Un roman que je conseille vivement à tous.

Merci Babelio et les Éditions Heloise d’Ormesson pour cette lecture..

 

Un avion sans elle de Michel Bussi

un avion sans elle
Un avion sans elle

 

Quatrième de couverture

23 décembre 1980. Un crash d’avion dans le Jura. Une petite libellule de 3 mois tombe du ciel, orpheline. Deux familles que tout oppose se la disputent. La justice tranche : elle sera Émilie Vitral. Aujourd’hui, elle a 18 ans, la vie devant elle mais des questions plein la tête. Qui est-elle vraiment ?
Dix-huit ans que Crédule Grand-Duc, détective privé, se pose la même question. Alors qu’il s’apprête à abandonner, la vérité surgit devant ses yeux, qu’il referme aussitôt, assassiné.
Il ne reste plus qu’un vieux carnet de notes, des souvenirs, et Marc, son frère, pour découvrir la vérité…

Voilà un livre qu’on peut vraiment qualifier de page turner, un suspense implacable, un livre impossible à lâcher.

Cela démarre par une catastrophe aérienne et se poursuit par une enquête, un cadavre puis d’autres morts. 

Une seule rescapée à cette catastrophe : un bébé mais 2 bébés étaient dans l’avion donc qui est ce bébé ? Ce livre retrace la bataille des 2 familles qui se disputent pour découvrir la vérité à tout prix. Beaucoup d’émotions aussi quand Marc nous confie son amour pour Émilie sa sœur, non ce n’est pas possible pour lui, il ne l’aime pas comme une sœur et forcément Émilie n’est pas Émilie dans ce cas.

Les autres personnages sont étranges ou mystérieux et l’histoire se complexifie au fur et à mesure.

En résumé : c’est diabolique tant le suspense est intense.

L’histoire est originale et les personnages attachants et surtout l’enquête est passionnante. Ce thème de l’identité nous parle à tous.

Ce livre couronné par le prix des maisons de la presse en 2012 mérite le détour : à lire de toute urgence !

Merci Martine de m’avoir fait découvrir ce roman.

Biographie de l’auteur 

Michel Bussi, professeur à l’université de Rouen, a notamment publié aux Presses de la Cité « Nymphéas noirs », polar français le plus primé en 2011 (Prix Polar méditerranéen, Prix Polar, Michel Lebrun de la 25e Heure du Livre du Mans, Prix des lecteurs du Festival Polar de Cognac, Grand Prix Gustave Flaubert, Prix Goutte de Sang d’encre de Vienne).

Notation :

Je m’en vais de Jean Echenoz

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Une découverte cet auteur : merci Katia

Un grand plaisir de lecture mais d’abord le résumé.

Quatrième de couverture

“Je m’en vais”, ce sont les premiers mots prononcés par le héros du roman d’Echenoz, qui vient de décider de quitter sa femme. Ce sont également les derniers mots du livre, émis par ce même héros lorsque, après une année d’errance et d’aventure, le cœur brisé, il revient hanter ce qui fut le domicile conjugal. La boucle est bouclée, la révolution est terminée, la parenthèse se ferme, le héros a simplement un peu vieilli. Il a connu des aventures qu’on dirait palpitantes à cause des dérèglements de son muscle cardiaque, il est allé jusqu’au pôle Nord pour récupérer un trésor d’ancien art esquimau, il a été volé et voleur, escroc et escroqué, séducteur et séduit, il a vécu. Il ne lui en reste qu’un vague malaise et un essoufflement

“Je m’en vais, dit Ferrer, je te quitte. Je te laisse tout, mais je pars”, ce sont les premiers mots du roman.

Notre héros, Ferrer, quitte sa femme et son morne quotidien et file quelques mois plus tard pour l’Arctique. Par la suite, les évènements s’enchainent autour d’un trésor provenant du Nechilik bateau échoué en Arctique depuis quarante ans. Un chassé-croisé se met en place entre un mystérieux Baumgartner et lui qui vont tous les deux chercher à récupérer cette cargaison d’objets d’or.

Le récit est déroutant parfois mais finement construit car les personnages se croisent et le puzzle finira par se finaliser.

C’est une sorte de polar mêlé à un récit d’aventure, original donc.

Les personnages décrits par petites touches se dévoilent au fur et à mesure du récit.

C’est un roman intéressant par sa structure, son contenu mais aussi pour l’écriture magnifique.

A lire et à déguster : pour ma part, une lecture à compléter par d’autres textes de cet auteur, je vais certainement lire « 14 » son dernier et quatorzième roman.

 

Bibliographie de l’auteur

Jean Echenoz est né à Orange (Vaucluse) en 1947. Prix Médicis 1983 pour Cherokee. Prix Goncourt 1999 pour Je m’en vais. Il a aussi publié Courir, Des éclairs, Ravel.

Notation :

Ecoute la pluie de Michèle Lesbre

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Quatrième de couverture

Écoute la pluie. «Puis le ronflement sourd de la rame qui s’approchait à grande vitesse a provoqué un frémissement parmi les rares voyageurs. Le vieil homme s’est tourné vers moi avec toujours ce sourire limpide, j’ai cru qu’il allait me demander quelque chose, mais il a sauté sur les rails comme un enfant qui enjambe un buisson, avec la même légèreté.» Avant que le vieil homme ne se jette sur la voie en lui adressant son dernier sourire, la narratrice partait rejoindre l’homme qu’elle aime à l’hôtel des Embruns. Le choc a fait tout basculer. Plutôt que d’aller à la gare, elle s’enfonce dans les rues de Paris pour une longue errance nocturne sous l’orage. Revenue chez elle au petit matin, toujours incapable d’expliquer à son amant pourquoi elle n’était pas au rendez-vous, elle murmure à son intention le récit de sa nuit blanche. Lui, le photographe pour qui les mots ne sont jamais à la hauteur, sera-t-il capable de comprendre l’énigmatique message qu’elle finit par lui laisser : «Écoute la pluie» ? Avec ce roman dense et bouleversant, Michèle Lesbre poursuit une oeuvre lumineuse qu’éclaire le sentiment du désir et de l’urgence de vivre.

Ce court récit est un bijou : beau, émouvant, fort et prenant et aussi très subtil.

Comment le désespoir d’un vieil homme peut bouleverser la destinée d’une jeune femme qui croise son regard.

Michèle Lesbre, que je suis depuis “le canapé rouge”, est une auteure qui utilise un ton mélancolique pour décrire la vie et ses mystères et ses textes sont toujours envoûtants.

Dans celui-ci, après avoir assisté au suicide d’un vieil homme dans le métro, l’héroïne Gisèle traumatisée se met à analyser sa vie notamment amoureuse et en même temps, enquête sur le passé du vieillard.

Gisèle nous emmène dans une réflexion sur les sentiments amoureux et sur l’essentiel dans la vie.

Un conseil : ne pas manquer ce livre et tous ses autres textes.

Bibliographie de l’auteur

Michèle Lesbre est une écrivaine française vivant à Paris.

Après deux enfants et une carrière d’institutrice puis de directrice d’école maternelle, elle se met à écrire. Elle commence par des livres noirs, genre dont elle sort en 2001 avec “Nina par hasard”. Ses romans sont des récits dans lesquels l’Histoire et les événements traversent la vie d’un personnage.

Son roman “La petite trotteuse” a reçu le Prix des libraires Initiales en 2005, le prix Printemps du roman en 2006 et le prix de la ville de Saint-Louis en 2006. Le Canapé rouge a reçu le Prix Mac Orlan, le Goncourt polonais, et le prix des librairies Mille pages.

Notation :

Les cendres froides de Valentin Musso

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Quatrième de couverture :

Dix jeunes femmes enceintes, grandes et blondes, sourient à la caméra. Elles attendent les enfants illégitimes de la guerre, conçus avec un officier allemand. Aurélien découvre ce film lors du décès de son grand-père médecin, qui y apparaît. Quand le jeune prof cherche à en savoir plus, il reçoit aussitôt des menaces. Et une octogénaire est tuée chez elle, tout près de la maison dudit grand-père…

Mon avis :

Ce roman est un mélange de genres : à la fois thriller et roman historique.

 

Nous sommes plongés dans la France des années 40 au milieu des lebensborn ou fontaines de vie, ces maternités nazies conçues pour mettre au monde des enfants de pure race aryenne.

 

Se croisent des personnages contemporains très âgés et des personnages disparus intervenant lors de retours sur la période de la guerre.  Aurelien, jeune professeur, à la mort de son grand père exhume des secrets de famille et se retrouve confronté à un meurtre et des agressions. Difficile d’en dire plus sans dévoiler l’intrigue. L’histoire est à la fois haletante, fouillée et très documentée. Le style agréable et fluide m’a aussi conquise. Roman complexe avec un savant dosage entre secrets de famille et le contexte historique de la deuxième guerre mondiale, c’est aussi un puzzle qui se construit petit à petit.

 

Ce livre est captivant et le suspense soutenu, dur à lâcher … Précipitez vous !

 

À découvrir : merci Mariam de l’Ivresse Du Livre ma librairie à Bry-sur-Marne

 

Bibliographie de l’auteur

Valentin Musso est né en 1977. Il est agrégé de lettres. Il enseigne la littérature et les langues anciennes dans les alpes-Maritimes. Il est le frère du romancier Guillaume Musso.   Le Murmure de l’Ogre son troisième roman est paru en octobre 2012.

Notation :