Catégorie : <span>LITTERATURE FRANCAISE</span>

Chronique de : Bonne nuit ma douce de Julie Garcia (podcast) 

Résumé :

Noël 2021, Eléonore, son mari et leurs deux filles se rendent à Copenhague pour passer les fêtes. Le lendemain de leur arrivée, Céleste, la cadette, a disparu. Son lit est défait mais la chambre est vide. Les caméras de l’hôtel ne révèlent rien. Les clients sont alertés et une fouille de l’hôtel est lancée…

Casting et réalisation du podcast :

Au casting : Aurélia Ciattoni, Kevin Garnichat, Kahina Carina, Michel Bompoil, Ella Pellegrini, Samantha Guillemenot, Nicolas Ullmann, Benjamin Egner.

Réalisé par Charles de Cillia et Léa Marchetti avec un scénario de Coline Dussaud au studio Empreinte Magnétique d’Editis.

Ma chronique :

Un polar sous forme de podcast au suspense très efficace. J’ai été conquise.

C’est mon premier podcast littéraire, j’ai accroché rapidement. J’ai aimé le jeu des acteurs et l’ambiance renforcée par les bruitages très réalistes  :  tout est là pour nous accrocher à l’intrigue.

La tension est présente tout du long et la chute diabolique.

Découpé en dix audios d’une dizaine de minutes, un timing facile à insérer dans son quotidien.

Je vous le conseille.

Disponible sur toutes les plateformes de podcast et écouté sur Spotify.

Notation :

Chronique de : Ce que nous désirons le plus de Caroline Laurent 

Résumé :

Un jour une amie meurt, et en mourant au monde elle me fait naître à moi-même. Ce qui nous unit : un livre. Son dernier roman, mon premier roman, enlacés dans un seul volume. Une si belle histoire. Cinq ans plus tard, le sol se dérobe sous mes pieds à la lecture d’un autre livre, qui brise le silence d’une famille incestueuse. Mon cœur se fige ; je ne respire plus. Ces êtres que j’aimais, et qui m’aimaient, n’étaient donc pas ceux que je croyais ?

L’auteure 

Caroline Laurent est franco-mauricienne. Après le succès de son livre co-écrit avec Évelyne Pisier, « Et soudain, la liberté » (Les Escales, 2017 ; Pocket, 2018 ; Prix Marguerite Duras ; Grand Prix des Lycéennes de ELLE ; Prix Première Plume), traduit dans de nombreux pays, elle a publié « Rivage de la colère » (lauréat d’une dizaine de prix, dont le Prix Maison de la Presse 2020 ; le Prix du Roman Métis des Lecteurs et des Lycéens, le Prix Louis-Guilloux et le Prix Bourdarie de l’Académie des Sciences d’Outre-Mer). 

Ma chronique :

Voici ce qu’on appelle un livre “coup de poing” tant par sa forme que son contenu.

Tout est fort dans ce texte : la douleur de l’auteure, les mots choisis et l’écriture « au couteau ».

Pour se retrouver et renaître après une grave crise, Caroline découvre la force de la nature rédemptrice et le pouvoir de guérison de la littérature. Son texte évoque les thèmes de la trahison et de la création littéraire.

Grâce à l’écriture de ce livre, l’auteure a pu « lâcher sa douleur », renouer avec l’écriture et nous offrir un superbe texte.

Comparable à aucun autre ouvrage, chacun pourra méditer aux conséquences d’une trahison d’un proche et au pouvoir salvateur de la littérature.

Paru aux éditions Les Escales.

Notation :

Chronique de : Le syndrome de la brasse coulée de Julia Mattera 

Résumé :

Ancien champion de natation, Oscar pensait agir pour le bonheur des siens. Toute son énergie était tournée vers sa réussite afin de les mettre à l’abri du besoin. Mais lorsque sa femme le quitte, lasse de ses absences, il se laisse sombrer, s’éloignant de son fils, de sa famille et de ses racines. C ’était compter sans la détermination de sa mère, qui décide d’élaborer un stratagème pour le faire revenir dans sa région natale et, surtout, le sortir de sa coquille et de son train-train quotidien…

L’auteure :

Alsacienne, Julia Mattera est passionnée d’écriture et de transmission.

Ma chronique :

Oscar et ses proches m’ont émue, ce roman est solaire et distille tout au long du récit optimisme et envie de profiter de la vie.

Avec une ambiance typiquement alsacienne, cuisine et parler local, nous entrons dans la vie de Zette, Momo, Gégé, Thérèse, Mireille. Plus de la moitié de ces personnages sont très âgés et vivent en maison de retraite. La rencontre entre Oscar, ancien champion de natation dorénavant maître nageur,  et ces personnes âgées révolutionne la vie de tous.

Les plus joyeux et optimistes sont ces seniors qui ont envie de profiter de chaque instant que la vie leur offre. Oscar à leur contact reprend contact avec sa vie et ses proches.

Une belle leçon de vie et une lecture très fluide et agréable. Pour sourire, découvrir la cuisine alsacienne et se souvenir que chaque instant est précieux.

À découvrir aux éditions Flammarion.

Notation :

Chronique de : Julia tomes 1 et 2 d’Elisabeth Barbier 

Résumé :

En cette première moitié du ­XIXe siècle, Julia Angellier est loin de disposer de toutes les qualités que l’on attend d’une jeune fille de son rang : douceur, patience, abnégation, respect des traditions… Madame Angellier le constate une fois de plus en entendant sa fille aînée proclamer qu’elle refuse de se laisser marier avec un homme qui ne lui plaît pas.

L’auteure

Élisabeth Barbier est née à Nîmes en 1911. Après des études de lettres à Paris, elle s’est intéressée au théâtre. Installée à Avignon, elle fut l’amie des Pitoëff, de Jean Vilar, et participa à la création du festival. Elle était membre du jury du prix Fémina. Elle est décédée en 1996.

Ma chronique :

Dans le tome 1, on découvre une héroïne, Julia, jeune et décidée à vivre comme elle l’entend et à épouser celui qu’elle aime même s’il déplaît fortement à sa famille.

Son père est dur et intraitable tandis que Julia ne lâche rien, toujours combattive.

La place de la femme est difficile dans ce dix-neuvième siècle surtout dans les familles aisées qui organisent des mariages par intérêt financier souvent.

Julia se retrouve dans ce cas et fera tout pour sauvegarder son amour et vivre libre.

L’écriture très fluide nous emporte facilement dans la vie de ces nobliaux de la région provençale. Des mots et expressions locales parsèment le récit pour mieux nous immerger.

Tout le soleil et les ambiances provençales résonnent, j’avais l’impression de sentir les orangers et d’entendre les cigales.

Le tome 2 est plus sombre, l’émotion est au rendez-vous. J’ai frémi avec Julia lorsque le ciel s’assombrissait. L’ombre de la guerre franco-allemande de 1870 plane sur ce récit. L’ambiance méridionale est toujours au rendez-vous et le domaine de Mogador s’agrandit énormément.

Ces deux premiers tomes réédités dans la collection Archipoche des éditions de l’Archipel donnent envie de découvrir la suite, quatre autres tomes, des destinées de cette famille méridionale. J’ai hâte.

Notation :

Chronique de : La délicieuse imposture du chant des sirènes  

Résumé :

Jeune trentenaire, Claire se laisse un peu trop bercer par les illusions. Un samedi matin, dans les rayons d’une librairie, elle choisit un roman à la hâte : 422 pages qui vont chahuter son quotidien, au point de questionner son couple. Emportée par sa lecture, Claire décide de marcher dans les pas de son héroïne et de prendre le large. 

L’auteure :

Après avoir sillonné le monde, Charlotte Léman s’est installée en Suisse alémanique. Depuis 2017, elle s’inspire de ses aventures pour écrire des romans à mi-chemin entre feel good et comédie. « Je suis arrivée à l’écriture par un heureux hasard, cela résume plutôt bien ma philosophie de vie ».

Ma chronique :

Une lecture agréable de type « feel good », le temps passe vite avec Claire. 

La leçon de ce roman : pas d’excuse pour ne pas réussir sa vie, il suffit de s’écouter et prendre du recul.

La dernière phrase du livre est à méditer : « le bonheur c’est comme un jardin anglais, il nous appartient d’y cultiver ce qu’on aime, sans se soucier de ce qui pousse chez le voisin ».

La vie de Claire est fade et routinière, tout va changer après la lecture d’un livre : elle décide d’imiter l’héroïne en mettant à distance ce qui est toxique dans sa vie et part s’isoler en Bretagne. 

La suite de l’histoire ne prend pas forcément le chemin attendu et cela m’a plu. 

J’ai aimé le pouvoir de la littérature qui va remuer l’héroïne, les questionnements suite à cette lecture et les leçons de ce livre. J’y aurai ajouté un zeste de douceur et de rondeur et davantage de fantaisie pour rendre les personnages un peu plus charismatiques et attachants, c’est juste mon ressenti après lecture. 

Un livre paru aux éditions de l’Archipel collection Instants Suspendus.

Notation :