Catégorie : <span>ROMANS</span>

Chronique de : Le chaman du Pacifique de David Perroud 

Résumé :

Aphrodite, la première intelligence artificielle globale, a pris son envol au cœur des processeurs de la Silicon Valley. Si cela peut sembler anodin pour le non-initié, Julie, sa jeune conceptrice, découvre que le monde tel que nous le connaissons aujourd’hui est sur le point de basculer… Au même moment, de l’autre côté du Pacifique, les esprits de sa tribu millénaire poussent Daya, un navigateur-chaman, à venir révéler son savoir ancestral au monde occidental

L’auteur :

David Perroud est cofondateur de m1nd-set, un institut d’études de marchés spécialisé dans l’étude du comportement des passagers aériens à l’échelle mondiale. Il se passionne depuis 20 ans pour des matières aussi diverses que la cosmologie, la physique quantique, les neurosciences, les EMI et la spiritualité.

Ma chronique :

Un coup de cœur ce roman, très emballée par les thèmes, la narration et tout le contenu. Une vraie pépite.

J’ai eu envie de lire ce livre car j’étais intriguée par le lien qui pouvait être fait entre une IA (Intelligence Artificielle) et un chaman. Ce lien s’appelle Julie, la créatrice de l’IA Aphrodite, une des héroïnes du roman. 

J’ai aimé ce roman pour les sujets abordés : écologiques, intelligence artificielle, les exposés sur la conscience, les états d’EMI (Expérience de Mort Imminente) ou de SHC (Sortie Hors du Corps). Beaucoup de questionnement après cette lecture, les explications et expérimentations sont étayées par des études avec la bibliographie associée. Le discours avec cette forme narrative de roman est accessible à tous, notamment les explications sur notre conscience.

Voilà donc un roman passionnant et palpitant : un roman d’aventures instructif.

J’ai quitté à regret Julie et Daya, leur histoire m’a touchée.

Je vous conseille ce coup de cœur paru aux éditions Jouvence.

Notation :

Chronique de : L’instant d’Amy Liptrot  

Résumé :

Trentenaire en quête d’amour, Amy quitte les sauvages îles Orcades en Écosse pour la cosmopolite Berlin. Digital nomade, précaire, célibataire, elle fait de cette ville qui ne dort jamais le terrain de sa quête du bonheur. 

L’auteure :

Amy Liptrot a 36 ans. Journaliste et écrivaine écossaise, L’Instant est son deuxième livre après L’Écart, qui fut un succès dans plusieurs pays 

Ma chronique :

Après L’Ecart, lu il y a quatre ans, j’ai eu envie de retrouver la plume d’Amy. J’avais le souvenir d’une lecture forte avec une écriture envoûtante. J’ai été moins captivée ce deuxième roman, peut-être trop d’attentes.

À la première personne du singulier et sans aucun dialogue, Amy raconte sa vie à Berlin pendant quelques mois. Quitter Les Orcades pour Berlin, c’est le moyen qu’elle a trouvé pour tromper sa solitude devenue beaucoup trop pesante.

Ici, Amy évoque son quotidien berlinois avec ses digressions habituelles, sur les ratons laveurs, la Lune et ses cycles ou encore certains peuples des Philippines.

Amy est une nomade numérique qui tente de survivre, toujours seule pendant des semaines, désenchantée et triste.

Elle se plaint aussi de l’omniprésence des réseaux sociaux et de nos traces indélébiles sur Internet.

J’ai aimé sa belle plume, toujours poétique et sa sincérité qui transparaît dans cet ouvrage. J’ai moins apprécié le côté décousu du récit et les digressions sur les oiseaux et rongeurs. Globalement, j’ai eu moins d’empathie pour son parcours que lors de son précédent roman qui racontait sa quête pour contrecarrer son addiction à l’alcool.

N’hésitez pas à me donner votre avis sur ce livre.

Paru aux éditions Phébus.

Chronique de : Un rêve à portée de main d’Anna Jacobs 

Résumé :

Lancashire, 1863. Veuve depuis peu, Hannah Firth fait ses adieux à son fils cadet, qui part tenter sa chance en Australie. Elle se retrouve désormais seule en compagnie de son aîné et de son odieuse belle-fille, qui la traite comme une domestique. Nathaniel King a vu sa vie ruinée après un différend avec le fils de son propriétaire, qui lui voue désormais une haine tenace …

L’auteure :

Née en 1941, Anna Jacobs a grandi en Angleterre avant de partir vivre en Australie. Autrice de nombreux romans à succès, elle a été lauréate de l’Australian Romantic Novel of the Year en 2006. Les éditions L’Archipel et Archipoche ont publié sa trilogie « Cassandra », le premier volet de sa saga « Les Pionnières », ainsi que deux volumes de sa série « Swan Hill ».

Ma chronique :

Après les deux premiers tomes de cette saga, j’avais hâte de retrouver la plume d’Anna. Ici pas de dépaysement dans de lointaines contrées, l’action se passe intégralement en Angleterre, ce qui m’a surprise. Je n’ai pas vu de lien avec les deux premiers tomes, les personnages et l’intrigue sont différents.

Ceci dit, j’ai accroché rapidement à l’histoire et j’ai lu ou plutôt dévoré ce livre en trois jours. Le personnage central, Hannah, est bienveillante et dotée d’une grande sensibilité. Veuve et à la merci de ses proches, elle doit affronter sa belle-fille, qui, soutenue par son fils, lui mènera la vie dure. 

Une autre femme, battue par son mari, lutte pour sa sauvegarde. Ces portraits sans concession d’un patriarcat bien établi font froid dans le dos, les méchants étant très violents ici, il est difficile pour ces femmes de s’en sortir et de vivre décemment. Une grande empathie m’a accompagnée tout au long de ce roman dont le style très fluide accentue la vitesse de lecture.

Ces femmes fortes sont toutes attachantes, l’histoire combine aventures et romanesque. Une lecture agréable et distrayante, je recommande.

Paru aux éditions de l’Archipel.

Notation :

Chronique de : Week-end entre filles de Sarah Alderson 

Résumé :

Lisbonne : cette année, c’est là qu’Orla et Kate, meilleures amies depuis toujours, passent leur traditionnel week-end entre filles, loin de tout. Loin de son quotidien éprouvant de jeune mère pour Orla, loin de son divorce tumultueux pour Kate. Et pour se changer les idées, Kate entraîne Orla dans une boîte de nuit pour danser jusqu’à l’aube. À son réveil, Orla se rend compte qu’elle a tout oublié de la veille. Pire encore : Kate a disparu…

L’auteure

Sarah Alderson est une autrice et scénariste anglaise primée. Avec des centaines de milliers d’exemplaires vendus, ses romans sont traduits dans le monde entier.

Ma chronique

C’est décidé : si ma meilleure amie me propose un week-end à Lisbonne, je refuse, trop risqué se dit-on après cette lecture.

Un thriller implacable, haletant et démoniaque, très difficile à lâcher, je l’ai lu très vite.

Une lecture qui nous fait passer par toute la palette des émotions depuis la surprise jusqu’à l’effroi. La tension, palpable rapidement, continue de s’accentuer jusqu’à la dernière phrase. Décidément, ces auteures anglaises sont très douées pour nous faire frissonner.

Oui je le confirme, le lecteur ne restera pas insensible au destin d’Orla qui recherche désespérément son amie. Au fil de son enquête, elle rencontre des personnages qui l’aideront peut-être, c’est tellement difficile, seule, dans une ville qu’on ne connaît pas de chercher la vérité.

Pistes qui se brouillent, rebondissements nombreux, ambiance très tendue : tout est là pour un bon thriller. Celui-ci est particulièrement redoutable, j’ai tourné les pages rapidement pour tenter de comprendre cette disparition en me demandant comment Orla allait s’en tirer. Je me suis attachée à cette pauvre héroïne. 

La fin est complètement inattendue, chapeau bas Sarah pour ce thriller. Je regarderai l’adaptation Netflix par curiosité, le thriller se prêtant à une adaptation cinématographique, n’oublions pas que tout se passe à Lisbonne, un beau décor naturel. 

Paru aux éditions Les Escales.

Notation :

Chronique de : La vie selon Hope Nicely de Caroline Day 

Résumé :

À 25 ans, Hope Nicely a un esprit qui n’est pas structuré comme celui de la plupart des filles. Chez elle, les pensées ont du mal à rester en droite ligne.Persuadée que rédiger son autobiographie pourra l’aider à retrouver sa mère biologique, elle s’inscrit à un atelier d’écriture. Hope espère ainsi obtenir des réponses aux questions qui la tourmentent : pourquoi a-t-elle été abandonnée ? 

L’auteure :

Ancienne élève de l’atelier d’écriture Curtis Brown, Caroline Day est journaliste free-lance et rédactrice consultante. Aucun lien direct avec le syndrome d’alcoolisation foetale n’existe dans la famille de l’autrice, mais elle a passé, au sein d’un groupe de soutien, des centaines d’heures à écouter ce que chacune des personnes atteintes par ce syndrome avait à dire. Cette expérience a inspiré l’histoire de Hope. 

Ma chronique :

Une lecture mitigée, le sujet est intéressant, peu connu et rarement traité mais la forme ne m’a pas convaincue.

L’auteure connaît bien le problème de l’héroïne, Hope, le trouble du spectre de l’alcoolisation fœtale et nous le partage au travers de ce roman.

L’héroïne a été abandonnée à la naissance et élevée par une mère biologique aimante. Hope est maintenant jeune adulte mais son trouble l’empêche de vivre normalement. 

Son cerveau est comme un « vide grenier » dit-elle, tout est mélangé à l’intérieur.

Son inscription à un atelier d’écriture va changer le cours de son existence.

Bien sûr, difficile de rester indifférent au sort de cette jeune fille qui dépend complètement des autres qui parfois se moquent d’elle. Mais pour moi l’empathie n’était pas là, je n’ai pas réussi à adhérer complètement à l’histoire et aux personnages. Sa vie est racontée du point de vue de Hope, c’est brouillon, la lecture n’est pas agréable.

J’ai poursuivi jusqu’au bout, malgré tout, pour essayer de la comprendre mais je suis restée avec mon sentiment mitigé, la forme m’a vraiment gênée et j’ai été un peu déçue par cette lecture.

À vous de découvrir ce texte et dites-moi ce que vous en pensez.

Publié dans la collection Instants Suspendus chez Archipoche.