Mes coups de cœur livresques de 2019

Une année riche en découvertes, voici mes 12 romans préférés classés par date de parution, à la suite les documents et ouvrages de développement personnel les plus marquants de l’année :

Edith et Olivier de Michèle Forbes 

Belle-Amie d’Harold Cobert

Tout ce que tu vas vivre de Lorraine Fouchet 

La salle de bal d’Anna Hope

Les déracinés de Catherine Bardon

À la ligne de Joseph Ponthus 

Assassins de Jean-Paul Delfino 

Les vignes de Sarah de Kristen Harnisch 

La fuite en héritage de Paula McGrath 

Mortelle tentation de Christophe Ferré 

Sonate pour Haya de Luize Valente 

Le hameau des purs de Sonja Delzongle 

Autres ouvrages  de la catégorie « document » ou de « développement personnel », coups de cœur de 2019 : 

Ubuntu je suis car tu es de Mungi Ngomane 

Guérir un chemin d’amourette de conscience de Joëlle Maurel

Sagesse du Japon de Mari Fujimoto

Quarante courtes séances de sophrologie d’Alain Zulli

Critique de : Les listes d’Elisabeth de Lulah Ellender

Les listes d’Elizabeth
Les listes d’Elizabeth

Résumé :
Plusieurs années après la mort de sa grand-mère Elisabeth, Lulah Ellender hérite d’un curieux objet – un carnet rempli de listes. Dans ces fragments de la vie quotidienne, Lulah découvre les détails de l’extraordinaire destin d’Elisabeth : son enfance de fille d’ambassadeur dans les années 1930 en Chine, son mariage avec un diplomate britannique et leur vie à Madrid sous Franco, à Beyrouth après la guerre, puis à Rio et à Paris. Tout au long de son existence, ces listes ont été pour elle une source de structure et de réconfort entre le faste de sa vie publique et les troubles de sa vie privée.

L’auteure :
Lulah Ellender est journaliste pour différents magazines britanniques. Elle vit à Lewes avec son mari et ses quatre enfants. Les Listes d’Elisabeth est son premier ouvrage.

Ma chronique :
Un récit touchant qui couvre trois générations grâce aux souvenirs de la grand-mère de l’auteure, femme de diplomate à la vie bien remplie.
Retrouver un carnet rempli de listes puis en écrire un roman témoignage, voilà une belle idée !

Comme le précise l’auteure, une liste permet de détailler le rôle des objets participants à notre vie. Ces objets sont aussi une composante de notre bonheur.
Les listes sont une trace du passé, révélateurs de la vie quotidienne et du caractère du rédacteur. 

J’ai aimé suivre les pas d’Elizabeth qui accompagne son mari autour de la planète, une vie riche et mouvementée avec des déménagements multiples qui nécessitent une grande adaptation.

Au fil de la lecture, l’auteure confie mieux comprendre sa grand-mère et sa mère : un beau voyage intergénérationnel.
À découvrir.

Paru aux éditions Les Escales.

Notation :

Critique de : Sonate pour Haya de Luize Valente

Sonate pour Haya

Résumé :
Lisbonne, 1999. Amalia, une jeune portugaise, ignore tout de sa famille paternelle et n’ose pas questionner son père à ce sujet. Quand elle surprend une conversation concernant son arrière-grand-mère allemande, Amalia décide de partir pour Berlin afin de la rencontrer. Dépositaire du passé familial, cette femme centenaire lui lègue une partition intitulée Sonate pour Haya en plus de nombreuses révélations, avant de quitter le monde paisiblement.

L’auteure :
Née à Rio, Luize Valente est passionnée d’histoire. Elle est journaliste et réalisatrice de documentaires. Sonate pour Haya, son premier roman traduit en français, est un best-seller au Brésil.

Ma chronique :
Un livre bouleversant que j’ai adoré. 
L’histoire est tellement émouvante et prenante que j’avais beaucoup de mal à me détacher du livre. J’ai terminé cette lecture il y a quelques jours et elle me hante toujours.
Lorsque j’ai découvert, en fin de livre, que l’auteure s’est inspirée de faits réels, j’ai été d’autant plus émue.

Amalia part à la recherche de la vérité dans un passé qui la conduit entre le Portugal, Berlin et Rio. Ce passé est douloureux puisqu’il est question de la Shoah. La rencontre avec son aïeule centenaire qui vit toujours à Berlin est le détonateur de sa quête de la vérité. À Rio, le passé remonte à la surface progressivement : l’auteure alterne les chapitres qui déroulent le passé allemand au moment de la seconde guerre mondiale et l’époque contemporaine d’Amalia. 

Le passé se dévoile petit à petit, j’au tourné les pages rapidement, avide de connaître la suite pour comprendre les liens entre ces personnages du passé et cette famille installée à Rio.
L’écriture fluide et le découpage du livre sont addictifs et l’histoire est vraiment bouleversante.

À découvrir absolument ! À offrir pour les fêtes ou à s’offrir.

Paru aux éditions Les Escales.

Notation :

Lola Nicolle : Après la fête

Résumé :

Ils se sont connus à l’université et aiment se retrouver.

Le temps est aux discussions intenses et à la fête. Jusqu’au jour où, insidieusement, ils arrivent à ce moment de transition, de bascule entre les études et le monde du travail. De rupture aussi. Après la fête saisit cet instant, celui de la fin de l’insouciance, quand les amis s’éloignent et que les premières amours se tarissent. Même celles de Raphaëlle et Antoine. Tous deux habitent le quartier de Château-Rouge, à Paris. Elle est issue de la petite bourgeoisie, lui vient de la cité. Elle trouve rapidement du travail quand le chemin se fait pour lui plus épineux…

L’auteur :

Née en 1992, Lola Nicolle est éditrice. Elle est l’autrice d’un recueil de poésie Nous oiseaux de passage (Blancs Volants, 2017) et a participé à l’ouvrage collectif Les Passagers du RER (Les Arènes, 2019) ainsi qu’au projet de lectures musicales Les Liseuses. Elle vit à Paris et signe avec Après la fête son premier roman.

Mon avis :

Une belle plume pour un roman qui nous parle d’amour et de la fin de l’enfance.

Devenir adulte, oublier l’insouciance de l’enfance, s’assumer, trouver un travail… tous ces thèmes sont présents dans ce court roman.

Raphaëlle et Antoine se voient, s’aiment et se quittent puis se retrouvent. Ils veulent vivre leurs rêves à fond, trouver un métier dans le monde des livres.

Deux personnages qui nous ressemblent.

Je me suis juste un peu perdue dans la chronologie des événements mais ce n’est pas bien grave.

Ce récit est un petit bijou pour son écriture poétique et son style lyrique.

Je le conseille aux amoureux des livres qui aiment les romans contemporains et sont sensibles à l’écriture d’un roman.

Un beau premier roman de cette rentrée littéraire.

Publié aux éditions Les Escales.

Notation :

Catherine Bardon : L’américaine

L’américaine

Résumé :

Septembre 1961. Depuis le pont du bateau sur lequel elle a embarqué, Ruth tourne le dos à son île natale, la République dominicaine. En ligne de mire : New York, l’université, un stage au Times. Une nouvelle vie… Elle n’en doute pas, bientôt elle sera journaliste comme l’était son père, Wilhelm.

Ruth devient très vite une véritable New-Yorkaise et vit au rythme du rock, de l’amitié et des amours. Des bouleversements du temps aussi : l’assassinat de Kennedy, la marche pour les droits civiques, les frémissements de la contre culture, l’opposition de la jeunesse à la guerre du Viêt Nam…

Mais Ruth, qui a laissé derrière elle les siens dans un pays gangrené par la dictature où la guerre civile fait rage, s’interroge et se cherche. 

L’auteur : 

Catherine Bardon est une amoureuse de la République dominicaine où elle a vécu de nombreuses années. Elle est l’auteure de guides de voyage et d’un livre de photographies sur ce pays. Son premier roman, Les Déracinés (Les Escales, 2018 ; Pocket, 2019), a rencontré un vif succès.

Mon avis :

La suite des Déracinés est très réussie : j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre.

A la fin des Déracinés, j’étais triste de quitter tous ces personnages tellement attachants.

Je n’ai pas été déçue par cette suite : un pavé qui nous entraîne aux États-Unis dans les années soixante aux côtés de Ruth, jeune fille émancipée.

Accueillie par sa tante Myriam, qui a une situation très confortable grâce à son mari Aaron. Nathan, leur fils devient proche de Ruth.

Les aventures de Ruth sont passionnantes car ancrées dans l’histoire américaine : la guerre du Vietnam, Martin Luther King, les hippies.

Heureusement, Almah et les autres personnages restés en République dominicaine sont toujours présents dans ce deuxième opus. Je les ai suivis avec beaucoup d’intérêt.

La magie a continué d’opérer dans cette suite : aventures, histoire, amitiés et amours, un cocktail parfait pour une lecture passionnante.

Un livre pour l’été ou deux livres si vous avez raté le premier tome. Je les conseille à mes proches, de belles lectures estivales.

Paru aux éditions Les Escales.

Notation :