Caroline Coldefy : Et enfin la vie prend tout son sens

Présentation

Dès l’adolescence, Caroline Coldefy ressent un immense vide intérieur qui l’amène à se tourner vers les addictions. Commence alors une lente descente aux enfers qui durera de nombreuses années, jusqu’à ce que sa vie bascule. Une première fois lorsqu’elle parvient, toute seule, à adopter sa fille au Kazakhstan, puis le jour où, lors d’une retraite dans un monastère, elle ressent une connexion profonde avec une puissance qui la dépasse. C’est le début d’une quête intérieure et spirituelle qui la mènera sur le chemin d’elle-même.

L’auteur

Caroline Coldefy est journaliste pour la télévision, spécialisée dans les documentaires et les magazines de société pour France Télévision. Elle a travaillé dix ans pour l’émission « Ça se discute » diffusée sur France 2.

Mon avis

Un témoignage saisissant riche en enseignements.

Ce n’est pas un livre de développement personnel, c’est une réflexion sur l’eveil à la spiritualité mélangeant histoire personnelle et interviews de personnes qui ont eu des démarches similaires. Ces témoins sont des personnes connues pour certains comme Alexandre Jollien ou Bernard Campan. Leurs récits sincères et authentiques renforcent le message de l’auteure.

Cette confession du cheminement vers la découverte de la spiritualité se lit facilement, avec plaisir et suscite la réflexion. Qu’est-ce que la spiritualité ? Une quête de soi avec un changement de son rapport aux autres. Caroline raconte qu’elle a gagné en sagesse, confiance et se sent plus libre. Elle a décidé de dire « oui » à la vie et de cultiver la conscience de l’instant présent.

Son parcours interpelle et questionne, son recul et lâcher prise sont ancrés. Même si le chemin est sinueux comme elle l’indique et ajoute en fin de livre : « la spiritualité m’oblige à la conscience ». Elle dit aussi avoir trouvé « une énergie du tout est possible ».

Une lecture émouvante et enrichissante.

À retrouver aux Éditions Leduc.

Notation :

Gian Luca Farinelli et C. Frayling : La révolution Sergio Leone

La révolution Sergio Leone
La révolution Sergio Leone

Présentation :

Co-écrit par Gian Luca Farinelli et Christopher Frayling, biographe attitré de Sergio Leone, l’ouvrage réunit des écrits du cinéaste, des textes critiques sur son œuvre, des entretiens avec certains de ses plus proches collaborateurs ainsi qu’une filmographie exhaustive. Il sera complété de documents issus des collections de la Cineteca et autres images illustrant le travail du réalisateur.

L’auteur :

Né en 1963, Gian Luca Farinelli entre dès 1984 à la Cineteca di Bologna. Il crée en 1986 le festival Il Cinema Ritrovato, dont il est aujourd’hui encore le directeur avec Peter von Bagh. En 2001, il devient directeur de la Cineteca di Bologna. Il a produit deux documentaires : Antonioni su Antonioni (2007) sur le réalisateur italien, et Terra madre (2009).

Mon avis :

Un beau livre, catalogue de l’exposition « Il était une fois Sergio Leone » à la cinémathèque française : à s’offrir et à glisser au pied du sapin.

J’ai visité l’exposition en parallèle de la lecture du livre et découvert l’univers de Sergio Leone : ses influences cinématographiques comme Kurosawa, son goût de la littérature (les grandes fresques) et la peinture (Degas ou Hopper). J’ai aussi appris comment Leone et Morricone se sont rencontrés.

Dans le livre très riche (cinq cent pages) on retrouve toute son histoire : son enfance avec des photos, la genèse de ses films avec de très belles photos, des affiches, des témoignages de ses collaborateurs et entretiens avec des acteurs. Ceux qui se sont inspirés de ce grand cinéaste comme Martin Scorsèse s’expriment également.

Cinquante ans après la sortie du film « Il était une fois dans l’ouest », ce bel hommage donne envie de revoir ses films et de s’immerger dans son monde.

Un livre richement illustré publié aux éditions de la Table Ronde.

Retrouvez l’exposition jusqu’au 28 janvier 2019 à la Cinémathèque française.

Notation :

J.P. Montal et J. C.Napias : 100 courts chefs d’œuvre

100 courts chefs d’œuvre
100 courts chefs d’œuvre

Présentation :

À lire en une heure, une soirée, une journée, le temps d’un voyage en

«— Les romans brefs font le tri entre les hommes et les petits garçons.

— C’est de qui ?

— De moi. On tient peut-être un truc : 100 courts chefs-d’œuvre. Un genre de guide.

— Épatant ! Encore faut-il s’entendre sur la définition de «court»… Je propose 150 pages. Des fictions. Des textes disponibles… »

Les auteurs :

Né en 1971, Jean-Pierre Montal est le co-fondateur des éditions Rue Fromentin. Il a publié en 2013 Morice Ronet – Les Vies du Feu Follet, en 2015 Les années Foch et en 2017 Les Leçons du vertige (éditions Guillaume de Roux).

Journaliste, auteur, traducteur et éditeur, Jean-Christophe Napias a écrit plusieurs livres sur Paris, dont Paris au calme en 2006 aux Éditions Parigramme, où il a co-créé la collection « Paris est à Nous ». Il a fondé la maison d’édition L’Éditeur singulier.

Mon avis :

J’ai adoré ce concept innovant : une encyclopédie dédiée aux courts chefs-d’œuvres de la littérature. Seul bémol : ma bibliothèque et pile à lire vont terriblement augmenter !

Au fil des pages, j’ai coché beaucoup de titres que je n’ai pas lus. La présentation des titres est attrayante et stimulante avec des informations comme « à quel moment le lire ? », « par quel livre poursuivre ? ». Une chronique magnifiquement écrite plus une citation complètent parfaitement chaque titre.

Une pointe d’humour parsème ce guide, un petit plus pour le lecteur.

Je l’ai lu vite en 2/3 jours, tellement curieuse de découvrir les différents titres et de confronter à ma liste.

Un livre que je vais offrir plutôt que le prêter car je n’ai aucune envie de m’en défaire, trop précieux.

Ne passez pas à côté, procurez-vous le.

Publié aux Éditions de la Table Ronde.

Notation :

Thierry Janssen : Écouter le silence à l’intérieur

Écouter le silence à l'intérieur
Écouter le silence à l’intérieur

Présentation

Thierry Janssen nous invite à entrer avec lui dans l’expérience du silence intérieur. Ce livre se présente comme une prescription spirituelle, un traitement de l’esprit et du corps. En racontant son histoire, son rapport à la spiritualité et en nous initiant aux exercices mis au point dans son école,Thierry Janssen guide le lecteur vers une expérience transformatrice.

L’auteur

Ancien chirurgien, Thierry Janssen quitte l’hôpital en 1998 et part étudier la médecine corps-esprit dans une école américaine. A son retour en France, il devient médecin-psychothérapeute et accompagne les patients souffrant de cancers et de maladies chroniques. Il est l’auteur, depuis 2001, de plusieurs livres consacrés à une approche globale de l’être humain et à une vision plus spirituelle de la société.

Mon avis

Un texte profond, à lire en prenant son temps pour profiter pleinement du contenu. C’est ce que j’ai fait, ce témoignage poignant et sincère m’a remuée.

J’ai eu envie de découvrir cet ouvrage à l’énoncé du titre « Écouter le silence à l’intérieur », en pensant calmer mon bavardage intérieur.

Le propos de l’auteur est plus ambitieux : nous amener à découvrir notre « pure conscience » au plus profond de soi.

Progressivement, en avançant dans la lecture, le cheminement introspectif de l’auteur nous amène vers d’autres notions qui vont beaucoup plus loin que l’écoute du silence intérieur. Il s’agit plutôt d’une reconquête de sa vie.

Cet ouvrage, éloigné du simple livre de développement personnel, est l’histoire d’une transformation et d’une révélation que l’auteur partage avec son lecteur.

A chaque fin de chapitre, les principales notions sont reprises et accompagnées d’un exercice pour expérimenter ce qui vient d’être énoncé.

Difficile de décrire tous ses ressentis face à ce texte : c’est un livre qui se vit avec beaucoup d’émotion et qui nous fait réfléchir.

Le chapitre dix intitulé « laisser la conscience s’éveiller… » est le cœur de ce livre, le chapitre à lire et relire plusieurs fois pour méditer sur les notions suivantes : la conscience, la joie, la présence, le Soi. Je l’ai lu puis relu, pour réfléchir aux propos.

En prime, le livre est très réussi : les éditions « L’Iconosclaste » ont réalisé une belle mise en valeur des propos de l’auteur : la mise en page est superbe.

Pour plus d’informations, le site de l’auteur.

Paru aux Éditions L’Iconoclaste en octobre 2018.

Notation :

Lizzie Velasquez : J’ai choisi la bienveillance

J’ai choisi la bienveillance
J’ai choisi la bienveillance

Présentation :

Atteinte d’une maladie orpheline, Lizzie Velasquez a toujours su qu’elle était différente. À dix-sept ans, elle découvre qu’une vidéo d’elle, tournée à son insu, est devenue virale sur Internet. Son titre est sans équivoque : «La femme la plus laide du monde». Loin de s’apitoyer sur son sort, elle décide de devenir la porte-parole de toutes les victimes de harcèlement. Très vite, ses TED talks sont suivis par des millions d’abonnés. Encouragée par ce succès et par les milliers de témoignages de souffrance qu’elle reçoit, Lizzie décide de raconter son histoire dans cet ouvrage courageux et inspirant.

Mon avis :

Un document poignant, le témoignage de Lizzie sur son combat contre le harcèlement force l’admiration.

Profondément marquée par des propos haineux sur Internet, Lizzie va se se battre et apporter des réponses qui transforment sa vie.

Aux travers de ses expériences, elle nous livre ses conseils : se poser des questions comme comme : Quel est notre but dans la vie ? Qu’est-ce qui nous fait avancer ? Comment aider ce monde à devenir meilleur ?

Elle a aussi appris qu’être singulier est une bonne chose. « Soyons nous mêmes et ne nous dévalorisons pas et concentrons-nous sur nos qualités »

Les qualités de Lizzie sont nombreuses : empathique, tenace, optimiste, courageuse et un grand sens de l’humour.

Une jeune femme sensationnelle : Lizzie sera mannequin le temps d’un défilé de mode. Sa mère en pleure de joie.

Ce portrait est une leçon de vie qui donne envie de vivre avec l’optimisme et l’entrain décrit par Lizzie. Quel courage et quelle force. Impressionnant !

Paru aux éditions Denoël le 5/4/2018

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Arnaud Baignot

Notation :