Collectifs : l’Iconographe

l’Iconographe
l’Iconographe

Présentation :

Quel est le livre de votre vie? Imaginez-en la couverture rêvée.

Cinquante illustrateurs ont accepté de jouer le jeu, et de réaliser la couverture du livre de leur choix. Pas n’importe quel livre : celui qu’ils ont toujours rêvé d’illustrer. Un livre qui les a profondément marqués. Leur livre de chevet – depuis l’enfance, l’adolescence, ou depuis une période plus récente. Celui qu’ils emporteraient sur une île déserte. Celui qu’ils ont relu deux, trois, quatre, cinq fois. Offert à maintes reprises – à moins qu’ils ne le chérissent en catimini, dans leur jardin secret. Le livre de leur vie, en somme. Un livre connu ou ignoré, d’un auteur célèbre ou obscur ; français ou étranger ; plutôt un roman, mais pas forcément.

Mon avis :

Un beau projet qui réunit illustration et littérature : le résultat est réussi.

La promesse de ce titre m’a emballée : « quel est le livre de votre vie ? Imaginez -en la couverture rêvée ».

La préface précise le contexte de ce livre : l’illustration prend une place de plus en plus importante, notamment pour les couvertures de livres, ainsi est né cette idée de réunir les illustrations des livres préférés de cinquante illustrateurs.

Le premier roman illustré est « Kafka sur le rivage » de Haruki Murakami, un livre qui m’a marquée aussi, un texte que je n’oublierai pas. J’ai apprécié l’illustration réalisée et le commentaire du dessinateur.

Pour les autres livres, j’ai été sensible aux représentations de « Le parfum » de Patrick Suskind et « Vendredi où les limbes du pacifique » de Michel Tournier, deux textes qui font partie de mes livres fétiches, dignes d’une bibliothèque idéale.

Grâce à l’Iconographe, on a envie de replonger dans les ouvrages qui nous ont fait aimer la littérature et grandir.

Le couple « illustration » et « littérature » fait mouche.

Quel lecteur n’a pas craqué sur un livre pour sa belle couverture ?

Un beau livre à offrir ou à s’offrir et à partager.

 

Notation :

Paul Gauguin : Avant et après et Je, Gauguin de Jean-Marie Dallet

Avant et après
Avant et après

Présentation de « Avant et après »:

Août 1901, Paul Gauguin quitte Tahiti à bord d’une goélette pour les îles Marquises. Il débarque dans l’île d’Hivaoa, construit son propre faré qu’il nomme Maison-du-Jouir, peint et écrit. Avant et après est le récit de tous ses exils et de ses combats : Arles, la Bretagne, Panama, Papeete. Gauguin passe également en revue toutes les morales qui l’ont poussé à fuir l’Europe et à se tourner vers un monde primitif : «Morale du cul, morale religieuse, morale patriotique, morale du soldat, du gendarme.»

Je, Gauguin
Je, Gauguin

Présentation de « Je, Gauguin »

Autobiographie imaginaire, certes, mais non fantaisiste, à laquelle Dallet ajoute le contexte social tel qu’il apparaît aujourd’hui dans les perspectives de l’Histoire, et où chaque fait, chaque revirement de situation, chaque malheur prend la couleur du destin. Sans compter que la part d’ombre, la face cachée de toute existence, est comme devinée à travers les tableaux du peintre chronologiquement revus.

Mon avis :

Deux livres pour découvrir ce grand peintre Gauguin : l’un qualifié comme étant son meilleur livre et l’autre, une biographie écrite par un écrivain passionné par ce personnage et connaissant bien la Polynésie.

Je vais donc vous livrer mes impressions croisées sur ces deux ouvrages, j’ai lu les deux livres en parallèle.

Gauguin se raconte tel qu’il est : entier, bourru et se dévoile sans retenue. Sa colère et ses revendications enflamment le récit. Quand on est artiste et que l’on crève de faim, la vie est bien difficile.

Il passe en revue son enfance, ses choix, ses amis les peintres. Il dit qu’il n’a pas écrit un livre, ni des mémoires.

C’est parfois décousu mais toujours vivant et intéressant.

La biographie, plus littéraire, peut se lire en écho au texte du peintre.

Écrite à la première personne et chronologiquement, elle se lit vite car l’auteur parvient à nous accrocher dès le début. La vie de Gauguin est jalonnée d’aventures, de découvertes et de grands espaces. Il a parcouru le monde et exercé de nombreux métiers ne parvenant pas à vivre de sa peinture.

J’ai été bien sûr très sensible aux descriptions de la Polynésie : Tahiti, Moorea et Les Marquises. Les polynésiens l’ont adopté même si la vie était difficile aussi là-bas pour le peintre : il avait faim aussi sous les Tropiques.

Le style est vivant et imagé.

En synthèse : une lecture fluide et passionnante.

Deux récits à découvrir aux Éditions de La Table Ronde collection La Petite Vermillon.

 

Notation :