Nicolas Barreau : La vie en Rosalie

La vie en Rosalie
La vie en Rosalie

Résumé :

Rosalie, jeune propriétaire d’une jolie papeterie au cœur de Saint-Germain, passe ses journées à peindre les vœux des autres sur des cartes postales en attendant que les siens se réalisent. Jusqu’au jour où Max Marchais, le célèbre auteur jeunesse, débarque dans sa boutique pour lui proposer d’illustrer son nouvel album. Rosalie est comblée ! Mais c’était sans compter sur l’irruption d’un professeur de littérature américain qui assure que ce conte lui appartient.

L’auteur :

Sous le pseudonyme de Nicolas Barreau se cache un auteur franco-allemand qui travaille dans le monde de l’édition. Après le succès phénoménal du “Sourire des femmes”, il publie Die Frau meines Lebens (La Femme de ma vie), 2007,et “Du findest mich am Ende der Welt” (Tu me trouveras au bout du monde, 2008) qui un nouveau best-seller international.

Mon avis :

Un livre “doudou” qui fait du bien à la fois tendre, joyeux et optimiste.

L’auteur nous offre une lecture plaisir qu’il serait bien dommage de bouder.

Rosalie est une jeune femme passionnée, depuis son enfance, par le dessin et la couleur bleue. Son métier : décorer des cartes postales mettant en scène les vœux exprimés par ses clients.

L’histoire est pleine de rebondissements et chaque personnage évolue au contact de Rosalie : sa joie de vivre est contagieuse, elle met du baume au cœur de chacun.

La définition de la vie en Rosalie : assumer ses choix, vivre libre, flâner dans Paris et sourire souvent. Par exemple, quand son ami René, passionné de “vie saine” lui reproche son amour des croissants, elle le regarde et croque à pleine dents dans sa viennoiserie.

Peut on rêver plus belle vie ? Moi je vote pour.

En résumé : un livre que je qualifie de douceur, anti morosité à découvrir pour l’histoire et son ambiance. Comme Rosalie, profitons de la vie, sourions et lisons : voilà une belle prescription à partager !

Merci aux éditions Heloïse d’Ormesson.

Notation :

Hanne-Vibeke Holst : Le prétendant

Résumé :

Le prétendant
le prétendant

Suite à l’écrasante défaite du gouvernement aux élections, Gert Jacobsen, ex-ministre des Finances, brigue la tête du parti et se lance dans une ambitieuse course à la popularité pour s’attirer les suffrages. Toutefois, derrière l’excellence de son parcours, le leader social-libéral dissimule une part d’ombre. Sa femme, Linda, ne cesse d’en faire les frais. Quand les accès de violence du « prétendant » dépassent la sphère intime, sa campagne est mise en péril. Sait-on vraiment qui nous gouverne ? Jusqu’où la vie privée des politiques doit-elle être protégée ?

L’auteur :

Hanne-Vibeke Holst, née en 1959 à Hjørring, est un auteur danois. Avant de se consacrer à l’écriture, elle a longtemps été journaliste politique et s’est également illustrée par son engagement pour la cause des femmes. Elle siège aujourd’hui comme membre de la Commission danoise de l’Unesco. Véritables best-sellers au Danemark, ses romans ont été traduits en plusieurs langues, dont l’allemand, le néerlandais et le suédois. Elle a reçu plusieurs prix, notamment le Søren Gyldendal en 2003 et le Laurel d’Or, prix annuel des libraires danois, en 2008.

Mon avis :

Un livre qui nous scotche. Addiction assurée !

Les héros ne sont pas des gens comme les autres puisqu’ils sont à la tête d’un pays. Ils sont aussi terriblement humains : fragiles, sensibles et ambitieux.

Le prétendant est Gert, assoiffé de pouvoir; lorsque son parti bascule dans l’opposition, il se sent prêt à prendre la place du leader de son partir et briguer le poste de premier ministre. Oui mais il n’est pas le seul en lice. Des tractations démarrent entre lui et d’anciens ministres tandis que le précédent premier ministre débute aussi une campagne pour reconquérir les électeurs.

Chacun a ses faiblesses, Gert est le plus vil de tous : c’est un ultra violent dès qu’il se retrouve chez lui et, Linda, sa femme, en fait les frais. Un personnage qui s’humanise lorsqu’il rencontre Yasemin, une jeune femme intelligente d’origine turque qui devient son attachée parlementaire. Parmi les autres personnages, Charlotte, responsable sur les sujets environnementaux, croit dans sa mission et n’adhère pas aux manœuvres des autres comme Per et Meyer.

Une plongée dans les arcanes du pouvoir : des thèmes actuels, des guerres sans merci pour gouverner et des “authentiques” comme Charlotte ou Yasemin.

Le livre est découpé en chapitres qui alternent les points de vue, les passages où Linda se raconte sont poignants.

J’ai aimé les personnages, le sujet et le rythme.

Un pavé de 700 pages qui se lit vite, attention, le terminer devient une obsession, un véritable “page turner”. Je confirme la mention sur la couverture : “suspense politique”.

Un livre passionnant que je vous recommande.

Merci aux Editions Heloïse d’Ormesson.

 

Notation :

Michel Quint : Fox-trot

Fox-trot
Fox-trot

Résumé :

Février 1934. Tandis que les gramophones jouent Deux sous de fleurs, l’affaire Stavisky éclabousse la classe politique française. De violentes émeutes menées par les ligues d’extrême droite éclatent. Malgré ces troubles, le spectacle continue. Le haut du pavé se presse pour admirer Lisa Kaiser qui se produit au « Sphinx », un cabaret lillois. Mais la trapéziste est sauvagement assassinée.

L’auteur :

Né en 1949 dans le Pas-de-Calais, Michel Quint obtient le Grand Prix de littérature policière pour Billard à l’étage en 1989 et publie Effroyables Jardins, best-seller international, en 2000. Il habite à Lille.

Mon avis :

Prenant et palpitant, un roman très réussi qui nous embarque dans les années 30, mêlant intrigue policière et peinture sociale de ces années troublées.

Pour le contexte historique : nous sommes face à la montée de l’extrême droite, la détresse des plus pauvres, alors que les socialistes sont au pouvoir, et la poussée du nazisme en Allemagne. Parallèlement à la grande histoire, des personnages simples voient leur vie chamboulée par les enchaînements d’événements politiques.

Dès le début, l’auteur nous embarque dans un Paris troublé par de grandes manifestations qui se déroulent devant l’Assemblée Nationale. Lisa, se retrouve dans ce quartier, témoin d’un accident et récupère une enveloppe qui sera très convoitée par la suite. Lisa rejoint ensuite le nord de la France où elle croisera la route de Charles.

On suit ensuite Charles, amoureux de Lisa la trapéziste, et Nelly, une modiste charmante, amoureuse de Charles. Les autres personnages sont Henri, le cousin de Charles policier, Henriette institutrice et Jojo le vendeur de journaux. Tous vont jouer un rôle dans l’enquête que mènera Charles pour découvrir pourquoi on en voulait à Lisa.

Tous ces personnages sont très attachants et proches. J’ai particulièrement apprécié l’écriture vive, avec une pointe d’argot parfois, ce qui rend le récit très vivant, fluide et captivant. La reconstitution de l’époque est le point fort, une mise en scène parfaite avec des protagonistes qui me font penser à Arletty et autres acteurs de ces années là.

Une lecture que l’on quitte à regret. On se sent bien avec ces personnages.

Un auteur que je découvre et que je suivrai dorénavant.

Je recommande chaudement cette lecture.

Merci aux Editions Héloïse d’Ormesson pour ce beau roman.

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Notation :

Rentrée littéraire : L’histoire d’un amour de Catherine Locandro

L'Histoire d'un amour de Catherine Locandro
L’Histoire d’un amour de Catherine Locandro

Résumé : Au comptoir de l’Alfredo, en face du lycée où il enseigne la philo, Luca lit La Repubblica. Ce matin-là, un article le ramène en 1967 lorsque, figurant pour une émission de variétés de la RAI, il croisa la Chanteuse. S’ensuivit une liaison, aussi ardente que brève, avec cette diva tristement célèbre pour sa tentative de suicide après la mort tragique de son compagnon. Une passion qui fit de Luca un homme à part, à distance du monde.
Dalida – Histoire d’un amour

L’auteur :

Née à Nice en 1973, Catherine Locandro vit à Bruxelles. Scénariste, elle publie son premier roman, Clara la nuit, qui remporte le prix René Fallet (2005). Parfaitement maîtrisé, fidèle à son univers nostalgique et envoûtant, L’Enfant de Calabre est son cinquième et avant-dernier roman. L’histoire d’un amour est paru le 21 août.

Mon avis :

Un court texte sur les conséquences de la perte de son premier amour. Un premier amour si fort qu’il va marquer toute la vie du protagoniste.

L’histoire débute alors que Luca, professeur, trouve un article sur celle qui fut l’amour de sa vie alors qu’il était tout jeune. La femme, toujours nommée la chanteuse, vient de perdre son compagnon . En pleine ascension vers une célébrité qui s’accentue, elle se tourne vers Luca dont la jeunesse et la fraîcheur l’émeuvent. Un amour physique doublé d’une complicité intellectuelle amplifie leur relation.

Une plume délicate et une distance avec les personnages confèrent à ce texte une originalité qui m’a séduite tout en me déroutant. Le style pur et fluide ravit le lecteur mais en même temps, trop de distanciation avec les personnages les rend moins attachants et la lecture moins agréable.

C’est donc un un avis partagé sur ce livre que je partage avec vous, l’émotion n’a pas été au rendez-vous avec cette lecture.

Je remercie les éditions Héloïse d’Ormesson et Libfly pour la Voie des Indés.

Notation :