Une insolente curiosité de Lynn Messina

Résumé :

Rien ne gâche mieux une fête qu’un meurtre sanglant dans la bibliothèque… Beatrice Hyde-Clare détonne au sein de la noblesse anglaise : orpheline sans mari, elle dépend de la générosité de son oncle et de sa tante. Elle s’efforce donc de rester docile, respectueuse et à sa place. Mais quand Bea trébuche sur le corps sans vie du pauvre monsieur Otley dans la bibliothèque de la demeure des Skeffington …

L’auteure :

Lynn Messina est l’autrice de plus d’une douzaine de romans, dont le best-seller Fashionistas qui a été traduit en seize langues. Elle a régulièrement écrit pour la presse, notamment pour la chronique « Modern Love » du New York Times. Lynn vit à New York avec ses fils.

Ma chronique :

Une lecture agréable, légère et parfaite pour l’été.

Bien que la mise en place des personnages et du lieu m’aient parues un peu longues dans les premières pages, la suite du roman m’a intéressée.

L’ambiance est très « Bridgerton » avec une héroïne effacée et ne correspondant pas aux canons de la mode anglaise. D’autres similitudes comme cette insistance des mères prêtes à tout pour marier leurs filles aux meilleurs partis.

Dès que le meurtre est commis, le rythme s’intensifie et l’intrigue devient intéressante. La complicité inattendue entre cette jeune fille et un personnage d’un rang très élevé m’a accrochée. Un peu comme « La chronique des Bridgerton », l’inattendu et la fantaisie font de cette lecture un moment de plaisir plaisir à ne pas bouder.

Paru aux éditions Les Escales collection Kes Escales Séries

Notation :

Chronique de : Les affinités sélectives de J. Courtney Sullivan  

Résumé :

Après avoir vécu vingt ans à New York, Elisabeth, brillante journaliste et autrice auréolée de succès, s’adapte difficilement à sa nouvelle vie de jeune mère dans une petite ville. Elle passe ses journées dans sa maison, seule avec son enfant, et commence à déprimer. Plutôt que de s’atteler à la rédaction de son nouveau livre, elle perd son temps entre un groupe Facebook de mères new-yorkaises et le compte Instagram de sa soeur influenceuse. Arrive Sam, l’étudiante qu’Elisabeth a engagée pour garder son bébé…

L’auteure :

J. Courtney Sullivan a écrit de nombreux best-sellers remarqués dans le monde entier et qui ont conquis plus d’un demi-million de lecteurs en France. Les Affinités sélectives est son premier roman publié aux Escales.

Ma chronique :

J. Courtney Sullivan a toujours publié des romans avec de beaux portraits de femmes, je la suis depuis ses débuts et j’ai retrouvé ici ses thèmes de prédilection, sa belle plume et son talent pour nous dépeindre l’amitié entre ces deux femmes.

L’une est très jeune et d’un milieu modeste tandis qu’Elisabeth est issue d’une famille aisée et a publié des livres à succès.

Elizabeth vient d’arriver dans cette petite ville après avoir vécu à New York. Elle a un bébé et cherche une nounou, Sam se présente.

Elles deviennent assez vite proches malgré leurs différences. Leur amitié se teinte de sentiments confus comme de la jalousie parfois. Chacune se débat avec ses soucis, cherchant une épaule consolatrice.

C’est une amitié plutôt exclusive, les éloignant de leurs proches.

L’auteure aborde les thèmes comme : le poids de la famille, la notion de famille parfaite ou idéale, le fossé entre les différentes classes sociales.

Tout en nuances, ce portrait de femmes et de leur amitié exclusive m’a happée et j’ai suivi leur quotidien avec grand intérêt.

L’écriture et le thème m’ont fait penser aux romans de Laura Kasischke.

À lire absolument.

Publié aux éditions Les Escales

Notation :

Chronique de : Route One de Michel Moutot 

Résumé :

À l’aube du XXe siècle, des hommes intrépides bâtissent la mythique route One, balcon sur l’océan Pacifique qui longe la côte ouest des États-Unis, de la Californie du Sud aux confins du Canada. Mais le destin du jeune ingénieur chargé de tracer la voie sur ces terres sauvages va croiser celui du dernier grand propriétaire terrien de Big Sur, mormon polygame à la fortune mystérieuse, prêt à empêcher toute intrusion dans son domaine et préserver ses secrets.

L’auteur :

Michel Moutot est reporter à l’Agence France-Presse, spécialiste des questions de terrorisme international. Lauréat du prix Albert-Londres en 1999, correspondant à New York en 2001, il a reçu le prix Louis-Hachette pour sa couverture des attentats du 11 Septembre. Son premier roman, Ciel d’acier, a reçu le prix du Meilleur Roman des lecteurs de Points en 2016.

Ma chronique :

Un livre formidable qui m’a tenue en haleine tout du long. Ce grand roman d’aventures nous entraîne sur les traces des ouvriers de cette route mythique de Californie.

Que de prouesses techniques seront nécessaires pour finaliser cet ouvrage ! Les engins de chantier n’existaient pas encore, c’est à la pioche que s’effectuent l’essentiel des travaux.

Le roman se concentre sur la partie de Big Sur avec ses falaises abruptes encore peuplées de grizzlis et coyotes dans ces années trente.

Le récit alterne entre l’histoire d’un mormon dont la famille est arrivée au dix-neuvième siècle et l’histoire du jeune ingénieur chargé de coordonner la construction. Le descendant des mormons refuse l’arrivée de cette route et le passage sur ses terres.

Très documenté, jamais ennuyeux et même haletant, j’ai suivi avec grand plaisir cette histoire. Les difficiles travaux de construction de la route et le destin des mormons s’entrecroisent pour retranscrire cette prouesse.

Un grand souffle épique parcourt ce roman qui combine aventures, faits historique, suspense et romance.

Je vous le recommande.

Notation :

Chronique de : Le chant des coquillages de Sarah Lark 

Résumé :

Nouvelle-Zélande, 1863. Carol et Linda vivent heureuses après que leurs mères, Cat et Ida, ont surmonté bien des embûches. Mais leur bonheur leur vaut aussi des ennemis, qui envient leur prospérité ou voient d’un mauvais oeil leurs liens avec les Maoris. Les deux jeunes femmes n’ont que faire du qu’en-dira-t-on…

L’auteure :

Sarah Lark vit près d’Almeria, en Andalousie, où elle a créé un refuge pour chevaux. Sa trilogie du « Nuage blanc », traduite dans 22 pays, a séduit plus de 3 millions de lectrices dans le monde. Ses neuf premiers romans, dont Fleurs de feu, le premier volet de cette nouvelle série, ont paru aux éditions de l’Archipel.

Ma chronique :

Un deuxième tome d’une saga passionnante qui nous plonge dans l’histoire néo-zélandaise.  Une suite plus sombre que la première partie, les héros sont face aux tensions entre les différents occupants de ce jeune pays.

J’ai été emballée par son côté historique très documenté. L’histoire du conflit entre maoris et pakehas (les blancs) est au cœur de ce roman.

Fort et tendu, ce livre, aux nombreux rebondissements, nous plonge dans cette période pleine de fureur où blancs et maoris se livrent des combats pour la détention de la terre. Un prédicateur maori profite de cette période tourmentée pour influencer les jeunes maoris et tenter de renverser les colons blancs.

Tous les héros, des pionniers et des maoris, sont attachants et vrais. Les aventures et souffrances des jeunes femmes nous émeuvent.

J’ai aimé cette incursion réussie dans l’histoire maorie, au cœur de leurs traditions. Le côté romanesque et les aventures de nos héros font de ce livre, un pavé, un page turner que l’on dévore.

À retrouver aux éditions de l’Archipel.

Notation :

Chronique de : Comment je suis devenue Duchess Goldblatt D’Anonyme 

Résumé : 

Éditrice dans une maison d’édition sur le point d’être rachetée, la narratrice de ce livre était au fond du trou le jour où elle a inventé Duchess Goldblatt. Récemment divorcée, elle devait apprendre à ne plus voir son fils qu’une semaine sur deux ; trouver une maison où vivre ; se rendre régulièrement chez son avocate et chez sa psychologue ; devait, aussi, se rendre à l’évidence : elle était seule. Amis et connaissances l’avaient délaissée, préférant se ranger dans le camp de son ex-mari, ou simplement s’épargner le cynisme de cette grande gueule, aussi dévastateur pour les autres que pour elle.

Ma chronique :

Un ovni littéraire, ce récit anonyme raconte la vie d’une femme à la double vie, encensée sur les réseaux sociaux pour son pseudo et chahutée dans son triste quotidien.

J’ai aimé suivre l’évolution de la vie de la narratrice, la création de son double virtuel et l’impact sur sa vie réelle. Les événements s’enchaînent, la célébrité de son double dépasse toutes ses attentes. 

L’auteure, anonyme, dévoile-t-elle vraiment toute son histoire ? Le mystère subsiste donc même après lecture, sur l’identité et les réelles motivations de @duchessgoldblath, à suivre en réel sur Twitter.

Cela fait du bien de se dire que les réseaux sociaux peuvent influer positivement des vies. Cette « duchessgoldblath » est empathique, généreuse et pleine d’humour, ces haïkus sont un vrai régal.

À découvrir aux éditions de la Table Ronde.

Notation :