Critique de : Ecrit dans le sang d’Edmonde Permingeat

Écrit dans le sang

Résumé :

La jeune Maya, une rousse sulfureuse, tombe en panne un soir d’été devant la grille de la Giraudière, un manoir perdu en pleine campagne tarnaise. Elle y est accueillie.

Mais, à peine installée dans cette étrange demeure où vit la famille Rascol, la « belle aux yeux de chatte » va jouer de sa séduction pour exacerber tous les conflits latents. 

L’auteure :

Résidant à Chabrillan, un petit village perché dans la Drôme, Edmonde Permingeat a consacré sa vie à l’enseignement sans perdre de vue sa passion pour l’écriture. 

Ma chronique :

Un thriller efficace et bien ficelé, suspense garanti jusqu’au bout.

Confronter une belle rousse venue de nul part à une famille très bourgeoise est osé : tout les oppose. Pourquoi Maya cherche-t-elle à séduire tous les personnages masculins ? Quels secrets se cachent derrière tout cela ?

Même si j’en avais deviné certains, je ne m’attendais pas du tout aux dernières pages.

L’intrigue nous tient en haleine, j’ai lu vite ce livre pour découvrir les intentions de Maya et le rôle de chacun de cette famille Rascol, la plupart prêt à tout pour garder leurs secrets.

Conclusion : un thriller difficile à poser, qui m’a surprise parfois et que j’ai lu presque d’une traite.

À glisser dans sa valise pour les vacances.

Paru aux éditions L’Archipel.

Notation :

Critique de : L’île de la mangrove rouge de Sarah Lark

L’île de la mangrove rouge

Résumé :

Jamaïque, 1753. Deirdre, la fille de Nora et de l’ancien esclave Akwasi, vit dans la plantation de sa mère et de son beau-père.

Les garçons de l’île, fascinés par la jeune métisse, ne cessent de lui tourner autour. Mais Deirdre n’a d’yeux que pour un seul homme : le Dr Victor Dufresne…

L’auteure :

Née en 1958, Sarah Lark est tour à tour guide touristique et journaliste avant de se tourner vers l’écriture. Résidant dans une ferme isolée près d’Almeria, en Espagne, elle est l’auteure de sept romans parus aux éditions de l’Archipel, dont « Le pays du nuage blanc » premier volet d’une trilogie qui a séduit plus de 3 millions de lectrices dans le monde.

Ma chronique :

La suite de « L’île aux mille sources » est tout autant passionnante que la première partie.

Le début m’a paru un peu semblable à la première partie mais passé les cinquante premières pages, l’histoire s’installe avec de nouveaux personnages et une intrigue différente. Je recommande de lire d’abord la première partie pour bien comprendre cette suite.

Axée essentiellement sur Deirdre, la fille de Nora, nous voyageons avec elle de la Jamaïque à Saint-Domingue. Accompagnée de ses fidèles serviteurs, des esclaves affranchis, elle se retrouve confrontée à des grands planteurs hautains et méprisants envers leur personnel tous esclaves. La révolte gronde petit à petit chez ces esclaves maltraités. Une histoire parallèle de pirates met du piment dans cette aventure.

Dans les seconds rôles, j’ai aimé le personnage de Bonnie, une battante pourtant bien mal partie dans la vie.

L’intrigue combine parfaitement l’histoire de la révolte des esclaves, la piraterie encore très active en ce dix-huitième siècle et une belle histoire romanesque. Des ingrédients qui en font une lecture estivale très agréable que je vous conseille.

Paru aux éditions L’Archipel.

Notation :

Critique de : Une immense sensation de calme de Laurine Roux

Une immense sensation de calme

Résumé :

Au cœur d’une étendue enneigée, une jeune fille rencontre Igor, un être aussi étrange que magnétique. Presque sans échanger un mot, elle va le suivre à travers une nature souveraine et hostile, portée par ce que la jeunesse a d’insolence. Mais plus elle semble proche d’Igor, plus le mystère qui l’entoure s’épaissit.

L’auteure :

Née en 1978, Laurine Roux vit dans les Hautes-Alpes où elle est professeur de lettres modernes.

Ma chronique :

Une écriture hypnotique et poétique pour une histoire hors du commun : un court roman que je n’oublierai pas.

Dès le début de l’histoire, on rentre dans un monde étrange et magnétique : la Toundra avec son immensité, sa blancheur et son froid intense. Comment survivre dans un monde aussi inhospitalier ?

Igor est fort et soutient la jeune fille qui l’a suivi, elle a immédiatement perçu sa force et sa capacité de survie. Emportée par son sauveur et décidée à survivre dans cet environnement hostile où la nature est reine, la jeune fille convoque les esprits comme Baba, son aïeule, savait si bien le faire. Elle leur raconte ses journées et y trouve du réconfort. Son environnement sauvage recèle aussi des trésors, des plantes secrètes, capables de soigner les humains qui s’y intéressent.

Entremêlé de légendes et d’histoires anciennes, ce roman à la frontière de la fable happe le lecteur dès les premières lignes grâce à une écriture ciselée et poétique.

On le lit doucement pour profiter longuement de l’ambiance et frissonner avec les protagonistes.

Un beau roman inoubliable à découvrir sans tarder aux éditions Folio.

Notation :

Critique de : Ces petits rien qui nous animent … de Claire Norton

Ces petits riens qui nous animent

Résumé :

Ce matin-là, Aude est venue trouver refuge au parc des Buttes-Chaumont après avoir découvert l’infidélité de son mari. Alexandre, lui, est contraint de faire un choix entre son grand amour et sa famille. Quant à Nicolas, il s’inquiète des motifs qui ont poussé son frère à annuler le rendez-vous qu’ils avaient ensemble dans ce même parc. Chacun plongé dans ses propres tourments, Aude, Alexandre et Nicolas débouchent en même temps sur le pont qui mène à l’île du Belvédère. 

L’auteure :

Mère de trois enfants, Claire Norton continue de concilier son activité professionnelle dans les ressources humaines avec sa passion pour l’écriture.

Ma chronique :

Rafraîchissant, un livre plein de tendresse et d’émotion qui « rebooste » et donne confiance en la vie.

Sauver une jeune fille bouleversera la vie des trois personnes qui lui viennent en aide, car « ensemble on est plus forts », telle est la leçon de cette belle et douce histoire.

Le roman se lit presque d’une traite grâce au rythme soutenu, petit à petit tous ces êtres cabossés et malmenés par la vie se dévoilent aux autres et se sentent mieux.

Une leçon de vie qui ouvre les yeux à chacun, lorsque les protagonistes découvrent qu’ils ont des ressources insoupçonnées après avoir partagé une grande épreuve avec d’autres. Chacun parvient à prendre de la distance avec son quotidien et à repenser sa vie.

L’amitié et l’entraide sont au cœur de ce roman bouleversant et d’une grande sensibilité, cela fait du bien de partager les aventures de ces personnages.

À lire pour croire à la puissance de l’amitié et avoir confiance en demain.

Paru aux éditions Robert Laffont.

Notation :

Critique de : Lune de Tasmanie de Tamara McKinley

L’une de Tasmanie

Résumé :

1905. À la mort de son mari, Christy décide, à bientôt 65 ans, de se rendre en pèlerinage sur l’île de Skye, en Écosse, terre rude où elle a passé les quinze premières années de sa vie. Avant que ses parents ne soient contraints à l’exil et s’installent en Tasmanie, au sud de l’Australie.

L’auteure :

Née à Launceston (Tasmanie) en 1948, Tamara McKinley émigre en Grande-Bretagne, où elle intègre un pensionnat de jeunes filles du Sussex. De La Dernière Valse de Mathilda (2005), traduit dans plus de 20 pays, à La Route de Savannah Winds (2019), ses romans ont tous paru aux éditions de l’Archipel, puis en Archipoche. Mère de trois enfants, Tamara McKinley vit sur la côte sud-est de l’Angleterre, où se déroule l’action de cette saga.

Ma chronique :

J’ai beaucoup aimé le nouveau roman de Tamara, un de ces meilleurs romans à mon sens, j’ai été très touchée par l’histoire.

On s’attache immédiatement à l’héroïne Christy, pilier de sa famille, une femme forte qui cache aux siens ses failles. Repartie vers les terres de son enfance, elle y entraîne sa fille et petite-fille. Le voyage va les métamorphoser toutes les trois.

Leurs maris et fils restés au pays devront dénouer les fils de l’histoire compliquée de Christy en lien avec sa jeunesse. 

Ce que je retiens de cette lecture : l’émotion à l’état pur avec ces femmes fortes remplies d’une profonde humanité et porteuses de valeurs qui ont fait écho en moi.

Tous les ingrédients d’une belle lecture sont réunis : une intrigue palpitante avec des personnages forts, un rythme soutenu et intense plus le dépaysement garanti avec les aller-retours entre l’Ecosse et la Tasmanie.

En synthèse, une lecture parfaite pour l’été : une histoire émouvante et dépaysante, quoi de mieux ?

Paru aux éditions L’Archipel.

Notation :